LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
                                                        


 

Les crêtes de la Samblue - dimanche 25 février 2024
Le clocher des Payas, sur la commune de Pellafol, sonne les coups de 9 heures. Le petit groupe est prêt à partir et suivre Pierre pour une randonnée qui va mener au pied de sa majesté l’Obiou en suivant les crêtes de la Samblue. Nous démarrons à 921 m d’altitude – parking de la Mairie des Payas. Nous sommes 6 participants autour de Pierre. Nous sommes prévenus … ca monte raide !! Effectivement, nous parcourons en une heure les 400 premiers mètres de dénivelée : petite piste et sentier raide jusqu’au col de la Samblue et gîte éponyme à 1477 m. Le mont Obiou s’élève devant nous, la tête claire … il se cachera très vite durant le reste de la randonnée. Nous traversons la forêt domaniale de Pellafol.
La montée se poursuit un peu moins raide mais dans la neige fraiche jusqu’aux crêtes de la Samblue et le panorama nous permettra d’admirer sur la gauche les sommets du Valgaudemar et le lac du Sautet …et sur la droite, le plateau de la Matheysine.
Avant d’atteindre le col des Faisses, sur les crêtes, il nous faut « bâcher » (gants, bonnets, doudounes sont de sortie !!). Le col est atteint vers 11h15. Nous sommes à 1700 m. Nous commençons la redescente par la piste .. il fait très FROID !
Pierre propose de rejoindre la cabane du berger, près du parking de l’Obiou. Un très petit abri sommaire permet à 5 d’entre nous de nous accroupir pour déjeuner très vite. Lili et Dominique, nos deux courageuses, ne se sont pas abritées et ont subi le vent glacial pour grignoter ! On ne peut s’éterniser et nous repartons pour la descente jusqu’au village .. le vent et le froid ne nous lâchent pas .. une vraie petite Sibérie ! Il est 14 heures lorsque nous nous réchauffons dans les voitures qui nous ramènent dans le Champsaur. Pierre, le local de l’étape, rentre à pied chez lui .. le sentiment du travail accompli ! Merci à lui.
14 km - D+ 800
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 Les crêtes de Cristayes - Dimanche 18 février 2024
A 13, c'est toujours mieux, on sait que rien ne peut nous arriver.

C'est ainsi que nous nous retrouvons sur le parking de Darty à la sortie de Gap pour descendre un peu plus loin le long de la Luye au départ de cette randonnée.

Nous garons les véhicules au pont enjambant cette rivière et amorçons un large chemin forestier menant, après avoir passé une large barrière, sur le replat des Cristayes. A défaut de cristaux à l'origine de ce nom, nous y trouvons le soleil qui permet une belle photo de groupe.

Nous continuons dans la forêt de pins et grimpons jusqu'aux crêtes. Les anémones hépatiques, déjà en fleurs, aident à oublier ce raidillon au terme duquel les Autanes, le Piolit, le sommet de Dormillouse s'offrent à nous.

Nous cheminons tranquillement sur la crête surplombant la vallée de la Luye avec la crête de la Colle et le sommet de Montsérieux en perspective.

Au terme d'une petite descente, nous arrivons à l'étang et à la ferme des Marinons d'où nous empruntons les GR et le GRP.

A partir de là, la végétation est nettement plus méditerranéenne avec de multiples chênes et genêts. Nous apercevons la vallée de la Durance puis le château médiéval de Tallard tandis qu'un aigle nous survole tout là-haut.

Après une petite descente de pierres roulantes, nous arrivons au secteur de la Ville Vieille d'où nous pouvons admirer le panorama au sud.

L'heure du repas approche et nous nous arrêtons sur les marnes noires, vestiges sédimentaires rappelant que l'océan occupait cette région il y a bien longtemps. Le paysage est lunaire, magnifié par le contraste avec le Pic de Bure, et bien sûr l'incontournable Vieux Chaillol, tout enneigé au loin. Après des distributions de chocolats et de gâteaux absolument indispensables pour le moral de la troupe (moral déjà au beau fixe à l'image de cette journée chaude et ensoleillée), nous repartons en direction du village de Châteauvieux puis, par alternance de route et chemin, le hameau de Bel Air puis le croisement avec les GR et GRP déjà rencontrés aux Marinons. Les pervenches sont à ces endroits resplendissantes même si nous sommes tous interloqués par la précocité de la végétation.

La balade se poursuit dans la forêt à flanc de versant, à proximité du champ de tir, avec panorama sur Gap et le Dévoluy.

Nous retrouvons la crête que nous descendons par une sente raide et glissante que Chantal et Nadine exorcisent par des chants de jeunesse dont seule la discrétion nous interdit de citer les années.

Après de derniers crochets dans la forêt nous retrouvons nos voitures, fiers de nos 15 km et 600m de dénivelé et impatients de remettre cela dans les prochains jours.

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La cabanes des Pierres - Dimanche 15 février 2024

La météo nous annonçant une belle journée après les pluies diluviennes des derniers jours, nous maintenons la randonnée de ce jour. Après une alerte matinale de notre présidente nous annonçant 15 cm de neige vers Pont du Fossé, nous emmenons tous nos raquettes que nous laisserons au final dans la voiture tant la couche nivale sur Poligny est mince.

Les 8 courageux s'engagent depuis l'église de Poligny sur la route menant à Font Froide. Le ciel est dégagé, le vent bien moins présent qu'annoncé, la température somme toute assez douce...les conditions idéales.

Le chemin grimpe ensuite sans grande difficulté au milieu des sapins amidonnés de neige et rejoint, à Pié Rond, le sentier venant de Bois Vert. Le Girolet nous surplombe et le Vieux Chaillol, de l'autre côté, nous rappelle qu'il reste LE sommet emblématique de la vallée et ce en dépit des allégations de notre nouvelle recrue, Jacques, qui s'obstine à nous parler du sommet du Raz de Bec, plus haut sommet de Gap. Nous décidons d'y aller un jour gravir les 2385 m.

Après quelques tâtonnements d'itinéraire, la neige devient plus épaisse et c'est en enfonçant parfois dans 30 cm que nous traversons la grande clairière des Prés la Chaup pour aboutir sous les amas rocheux au pied de La Clape, sous le Sommet du Chamois.

La cabane des Pierres nous tend alors les bras et c'est sur la table de pique-nique que nous dégustons nos repas respectifs. Nadine nous fait goûter son pain, Jacques nous régale de ses chocolats, Jean François de ses guimauves chocolatées.

Le soleil reste dissimulé derrière les crêtes et nous repartons vers le Nord à la recherche de l'arbre centenaire dont certains affirment la présence alentour. Nous descendons dans la forêt par le sentier assez pentu sans en trouver la silhouette et encore moins la présence.

La descente se poursuit jusqu'à la chapelle St Etienne où nous retrouvons la route menant vers le village. Après un passage mouillé dans le gué du Riou Bel et alors que nous pensions déambuler tranquillement jusqu'à nos voitures, Antoine nous fait reprendre un chemin montant sur 100m de dénivelé, histoire de tenir la forme, puis descendant pareil avant de retrouver la plaine de Poligny et la route de retour vers le centre bourg.

Arrivés au parking, nous profitons du soleil pour savourer une bonne tarte au sucre du ch'ti pays tout en admirant les crêtes enneigées des massifs limitrophes du Dévoluy au pied desquels nous aurons parcouru 13,25 km pour 610 m de dénivelé.

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Les cabanes et la croix de Combeau – Dimanche 4 février 2024
11 participants pour cette journée « crampons – raquettes » se retrouvent à Pont du Fossé. Un titulaire de la licence FFR IMPN, Samir, en provenance des Pyrénées teste notre groupe. Au départ nous chaussons les crampons car de belles plaques de glace sont présentes dès le parking de Serre Eyraud. Le ciel bleu est bien présent mais le soleil se trouve pour l’instant à l’adroit… Nous entamons la grimpette, très glacée, qui nous mène à la piste forestière et rapidement nous enlevons une première couche. La neige est dure sur la trace et les crampons suffisent. Arrivés sur le plateau nous bifurquons sur la gauche pour accéder aux cabanes, mais en débouchant, nous devons chausser les raquettes car la neige baignée de soleil est revenue et nous nous enfonçons allégrement. Le paysage est magnifique avec un panorama blanc au-dessus de 1900m. La petite et la grande Autane nous surplombent. La station d’Orcières brille au loin. La vallée de Champoléon et les lacs de Crupillouse s’offrent en face de nous. Puis ce sont le Pic des Pourroys, le Vieux Chaillol, le Tourrond, Soleil Bœuf, le Palastre, le Queyrel ainsi que les sommets du Dévoluy qui complètent la vision. Il est midi moins le quart… Où déjeunerons-nous ? La question est posée ! La réponse est rapide car la belle table de la cabane du berger nous tend les bras et permet au groupe de se poser sur les bancs secs qui l’entourent. Les biscuits venus du Nord de Stella et d’autres aux amandes de Christine terminent notre repas. Nous reprenons notre chemin en direction de la croix de Combeau, point sublime au-dessus de notre Champsaur que nous admirons tout à loisir. La descente est engagée vers la cabane de Tante Yvonne, mais la neige n’est pas suffisamment poudreuse pour nous permettre des excentricités… Bien que certaines essaient tout de même… Nous reprenons les crampons un peu plus bas et repartons vers Serre Eyraud.
Une très belle journée, plutôt de printemps, malgré ce début de février. 
D+ 600m pour 11 kms
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 Crête de Montsérieux-dimanche 28 janvier 2024.

Le rv de cette rando dominicale était fixé sur le pk de la Petite Ourse face au magasin but de Gap. 18 candidats sont présents à l’heure dite. Que déduire de ce nombre ? Peut être l’effet de lendemain de Raglette, et pour certaines, quelques grammes à perdre après cette sympathique réunion culinaire, ou bien ?  Le fait que j’avais annoncé la veille que c’était une sortie ‘’pour un mou du genou’’ et ‘’pour une molle de la guibolle’’. Quoi qu’il en soit, nous partons en convoi de 5 véhicules afin de rallier le village de Venterol. Comme convenu, nous retrouvons Catherine, venue directement et nous stationnons au foyer de ski de fond. La température est frisquette, aussi, après la photo de départ, le groupe se met en marche. Nous allons, avec une allure, certes, modérée mais régulière, par une succession de pistes forestières, atteindre la Crête de Montsérieux. Une pause s’impose. 350m de dénivelée ont été avalée sans trop d’effort. De ce promontoire, nous pouvons admirer, au nord, le Massif du Champsaur et à l’est une petite partie de l’Ubaye. Nous reprenons notre marche, plein ouest, afin d’accéder à de minis sommets, d’abord le sommet des Pluis (ou Tête Seillon), puis le St Sagier et enfin Serre Brouchon. De là, le Massif du Dévoluy s’offre à nos yeux, plus au sud, le Pic de Crigne, et à son pied la vallée de la Durance. Après une descente raide, nous croisons 2 ‘’bons’’ chasseurs postés. Plus tôt, dans la matinée, 2 sangliers ont fait les frais de la battue. C’est l’heure de la pause déjeuner, nous rechargeons les batteries avec notre casse croûte + quelques restes du repas de la veille. Josseline nous régale de délicieux chocolats de sa confection. Certains, ayant des fourmis dans les jambes, nous reprenons le sentier de crête jusqu’à rejoindre le GR 653D. Celui-ci va nous permettre de retrouver une piste et ensuite la route qui va nous mener au hameau des Marmets. Un dernier effort afin d’atteindre le petit col du même nom. Nous reste 2kms de piste avant d’apercevoir nos voitures et de nous dire au revoir.
La météo très printanière ainsi que la composition du groupe a rendu cette balade très agréable.
D+ 600m pour 13kms.
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Le col du Palastre – Dimanche 14 janvier 2024
-7° à Pont du Fossé et quelques nuages qui trainent dans le ciel. Où est passé le beau soleil d’hier ? 13 acharnés sont présents pour vérifier la couche de neige tombée la semaine dernière. Le parking des Richards est déjà bien occupé et nous devons manœuvrer pour stationner. Nous démarrons, qui en crampons, qui en raquettes, car la piste est suffisamment enneigée. Ensuite nous n’empruntons pas le chemin d’été, mais traversons le ruisseau et entamons la montée dans les prés. La trace est bien faite par les très nombreux skieurs de randonnée depuis plusieurs jours. Des jeunes nous dépassent mais prennent le virage plus loin. Nous serons les premiers sur le replat ! Rien ne sert de courir… petite satisfaction des séniors. La hauteur de neige est différente et tout le monde chausse les raquettes. Nous sommes dans un paysage tout blanc. La pente est raide et nous faisons de nombreux arrêts pour reprendre notre souffle, nous désaltérer et se déshabiller car il fait chaud. Progressivement nous atteignons la partie des grands rochers ressemblants au « Tree Cime » des Dolomites (vieux rêve !). Puis la pente se redresse encore et chacun adopte son rythme afin de ne pas entrer dans le rouge. Au-dessus de nous de très nombreux skieurs montent ou descendent vers Soleil Bœuf ou Clot Lamiande : le spot le plus couru du Champsaur ! Enfin le piquet du col dépassant un peu de la neige nous marque l’arrivée. Tous les participants sont là : bravo à tous ! La vue en 360° est sympathique. Le Ventoux ensoleillé au loin. Les gros nuages gris continuent à passer par intermittence. Les anoraks avec capuche sont ressortis pour amoindrir l’effet du petit vent du col. Nous décidons de déjeuner là. Une distraite a tout simplement oublié son déjeuner dans son frigo… qu’importe la solidarité joue à plein régime et elle doit refuser multitude de propositions. Merci à tous. Dominique, Daniel, Nadine ainsi qu’Alexandre offrent du chocolat et des orangettes. Reboostés nous entamons la descente. Rapidement la poudreuse nous attire et nous partons pleine pente. Un régal tellement inespéré au vu des conditions météo du dernier mois. Quelques chutes, luges et roulé- boulé émaillent le retour, le tout dans des éclats de rire… On s’est régalé ! La descente a été rapide et nous faisons une bonne pause au soleil au bas du circuit. Les différents débits de boisson du village étant fermés nous nous désaltérons aux Estachys après cette première journée raquettes bien sportive.
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Chronique Rando Chatégré du 07 janvier
 

Pour cette première sortie dominicale, 8 courageux ( 6 dames et 2 hommes, mais 2 durs 2 vrais mais pas 2 tatoués ) étaient au r.v prévu au programme. Le petit groupe fait le choix de ne pas prendre les raquettes mais par contre nous chaussons de suite les crampons. Nous démarrons en longeant la piste de ski des Vallons afin de récupérer le circuit raquettes n° 11 en direction du St Philippe. La troupe mène un petit train, Marie « robocop » revient parmi nous et il faut laisser le temps au titane de chauffer, cela permet aux langues féminines de tourner, elles, à plein régime (plus de 15 jours sans rando, c’est trop pour ces dames). Un petit arrêt pour quitter une couche et nous repartons guillerets jusqu’au tourne à gauche suivant, avec en prime le soleil, mais en contre prime la bise Champsaurine. Nous atteignons le pied du fort, sous le St Philippe, et apercevons sa croix au travers du brouillard. La neige est plus profonde, mais rien n’entrave notre avancée. Le Coulon du Chateau est atteint et une fois que nous basculons côté sud, c’est la cabane de Faudon qui est en vue. Nous l’espérons non occupée, car celle-ci est notre point de chute pour notre pique nique. Eh oui Alain, il est miam miam tout juste. Le volet est ouvert, le petit poêle mit en marche. Nous voilà à l’abri avec un minimum de chaleur. En fin de repas, Christine nous régale avec une boite de rochers au chocolat. Il est temps de repartir, Marie va son coté pour retrouver sa voiture garée au hameau de Moissières.Le gr 50 est emprunté, et ce sera par alternance, rive gauche de la piste des Vallons non ouverte et des incursions dans le bois la jouxtant, jusqu’à retrouver nos véhicules. Il est à peine 14h30, mais nous avons malgré tout effectué 9kms et +450m, une remise en jambe après les excès de fin d’ année. Nous terminons l’après midi chez Marie et Patrice autour d’une galette accompagnée d’une Clairette.

8 participants, 8 grosses parts, tant pis pour les absents.
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