LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Le refuge du Pigeonnier – Dimanche 18 septembre 2022
Au rendez-vous de St Firmin nous sommes seulement quatre car le groupe n’est rentré qu’hier soir des Vosges. La vallée du Valgaudemar est totalement noyée dans le brouillard mais nous avons bon espoir que celui-ci se lève car le beau temps est installé tout autour. Nous démarrons du Gioberney bien emmitouflés car la température est proche de zéro. Nous nous dirigeons vers le vallon du Vaccivier et traversons les nombreux blocs de rochers portés par le torrent. Dès la cabane du berger passée le brouillard se dissipe. Le sentier se redresse rapidement et nous enlevons nos doudounes. Le soleil apparaît et les sommets s’illuminent. Nous arrivons à la cabane du Vaccivier et prenons à gauche pour rejoindre le tracé. Plusieurs personnes descendent après avoir passé la nuit au refuge, d’autres continuent vers le fond du vallon. Les lacets s’enchaînent et nous arrivons sur le secteur rocheux où nous profitons de la vue d’un bouquetin posé sur un rocher et d’une mère et son petit quelques mètres plus loin. Au détour du sentier le refuge est là. Il est midi et nous décidons de faire la pause déjeuner au-dessus de la vallée. Le panorama est exceptionnel. La vue presque à 360° avec en face le Sirac et Vallonpierre, le Chaillol au fond, le Gioberney à gauche, le glacier des Rouies derrière,… Quel spectacle dans un ciel bleu profond ! Nous repartons pour la grande descente en lacets et allons voir le lac du Lauzon car pour nos deux collègues c’est une découverte. Une pause auprès de ces eaux nous permet de reposer nos genoux. Il y a encore beaucoup de monde dans ce secteur. Nous rejoignons le refuge du Gioberney juste quelques minutes avant que le soleil disparaisse derrière la montagne. Un rafraîchissement et une belle tarte aux myrtilles récompensent nos efforts.
Une superbe journée de début d’automne !

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Chronique de la randonnée du Dimanche 4 septembre 2022 au lac de Mal Cros

 C'est la rentrée du RCV et la première rando de la nouvelle saison.
11 randonneurs se retrouvent à la station de Chaillol, dont 2 jeunes femmes venues tester le type de randonnée et l'ambiance.
Nous nous tassons dans 3 voitures hautes sur roues pour nous rendre au parking de départ car la piste est défoncée.
Puis nous remontons la piste forestière qui mène à la réserve collinaire. Il ne fait pas froid malgré que nous soyons à l'ombre. Arrive le gué qu'il faut traverser: pas une goutte d'eau ! C'est la première fois que nous le voyons comme ça!
Nous nous engageons sur le GRP Tour du Vieux Chaillol (variante du col de la Vénasque) qui monte tranquillement dans la forêt de mélèzes sous laquelle l'herbe a reverdi. Il y a même des champignons oranges identifiés comme des bolets du mélèze (à éviter).
Nous traversons la première goulotte qui coule un peu avec vue sur la réserve collinaire qui s'est un peu remplie suite aux orages.
Le sentier continue à serpenter tranquillement sur le flanc de la montagne jusqu'à l'embranchement du chemin qui vient de Clos Chanu, puis celui qui monte au col de la Vénasque. Un groupe dont Marie Blanche connaît un membre nous dépasse et s'y rend.
Nous continuons vers le col de la Pisse en passant près de la bergerie où les brebis sont parquées. La bergère se dispute avec des barrières galvanisées qu'elle a  du mal à déplacer si l'on en croit ses halètements!
Encore quelques épingles et nous voilà au col de la Pisse où nous effectuons une pause.
Tout le monde semble en forme, donc on continue. Nous passons sous une portion du canal de Mal Cros  recouverte de grosses dalles. Le sentier se redresse et coupe les courbes de niveau dans une pente semée de blocs. Au dessous de nous on voit le fond du vallon creusé par les glaciers il y a bien longtemps.
Finalement, la pente diminue et nous effectuons la traversée qui nous mène au col de Côte Longue sous l'oeil goguenard d'un bouquetin, d'un aigle et de 4 vautours fauves.
Encore un petit effort et nous longeons la murette du canal juste avant que la cabane des parisiens apparaisse.
Une petite pause photos et nous reprenons la progression sur le canal, parfois visible, parfois rempli de pierres. Puis apparaît le tunnel qui le protégeait des chutes de pierres. Il fait une centaine de mètres de long. Alain L qui anime la rando propose de le traverser . Tout le monde approuve et qui avec une frontale, qui avec un téléphone s'éclaire comme il peut pour éviter planches et brouettes remisées dans le tunnel.
A la sortie, le canal continue encore un peu. Puis nous arrivons à la Pyramide qui abrite une station automatique de mesures du débit du torrent de Mal Cros. Des bouquetins nous observent des rochers où ils font la sieste.
Il n'y a plus qu'à remonter son cours par un sentier taillé dans la moraine pour atteindre le lac.
Des nuages se sont développés et il faut se couvrir pour la pause déjeuner au bord du lac.
Celle ci se prolonge entre sieste et papotages puis la couleur sombre d'un nuage nous enclin à la prudence et nous amorçons le retour.
Ce coup ci, nous passons à l'extérieur du tunnel et arrivons à la cabane des parisiens où des bouquetins nous attendent. Les appareils photos crépitent pour immortaliser cette rencontre. Les animaux sont un brin cabotins et prennent des pauses jusque sur le toit de la cabane!
Nous amorçons la descente et plus bas que Côte Longue, le bouquetins de ce matin nous observe encore, accompagné d'un autre qui traverse le sentier devant nous. Plus bas, c'est un lièvre qui se fait photographier!
Et voici de nouveau le col de la Pisse où nous effectuons une pause. L'atmosphère s'est bien réchauffée en perdant 400 m.
 
Il n'y a plus personne à la bergerie. La bergère a du amener ses brebis pâturer mais on ne le voit pas.
Les épingles s'enchaînent ainsi que les traversées de goulottes et nous retrouvons la forêt.
Le sentier ayant une faible pente, il faut longtemps pour perdre de l'altitude.
Enfin voici le gué où nous effectuons une dernière pause avant de suivre la piste jusqu'aux voitures.
Chaussures enlevées, nous regagnons le parking. Tour le monde est satisfait de la journée qui nous a permis de voir des animaux dans un cadre de haute montagne minéral à souhait. Et puis de voir les efforts développés par nos ancêtres pour aller chercher de l'eau mérite le respect.
Nos découvreuses reviendront elles?
 
Séjour à la Bérarde du 25 au 30 juillet 2022
J1 – Refuge et vallon de la Lavey
Après quelques hésitations sur l’horaire de départ (7h00 ou 7h30) tout le monde est présent à 9h30 sur le parking de Champhorent. Nous sommes 19 et pour une fois majorité d’hommes (10). Il fait très beau. Nous débutons la randonnée par une belle descente qui nous conduit à un très joli pont en pierres qui enjambe le Vénéon avec sa couleur bleu turquoise bien caractéristique de la fonte des glaciers. De là la pente s’inverse et nous remontons en longeant la cascade de la Lavey et sa chute en brumisateur. Nous passons entre deux petites maisons en pierres ainsi qu’un oratoire qui surplombent la vallée. A partir de là la pente devient plus douce et la vallée s’élargit. Des framboisiers bordent le chemin et nous picorons les fruits rouges. Le ruisseau de la Muande serpente bruyamment et nous permet de voir de près six chamois qui lèchent le sel laissé par les moutons devant le chalet d’alpage à gauche du torrent. Nous gravissons le verrou glaciaire et débouchons sur le refuge de la Lavey. Il y a déjà du monde et nous poursuivons notre chemin au-delà afin de trouver un endroit pour déjeuner. Il est trop tard pour monter au lac des Bèches. Il fait très chaud, l’ombre est rare et nous décidons de nous rapprocher de l’eau où se trouvent quelques arbres. Andrée ne peut s’empêcher d’aller prendre le bain et d’autres suivront mais en trempent seulement les pieds : l’eau est glacée ! Nous admirons le fond de la vallée et le col de Chalance que nous connaissons bien. Nous sommes proches du Valgaudemar. L’heure du café a sonné et nous allons le consommer au refuge. Le ciel se couvre et nous reprenons la descente. A la traversée de la passerelle les hommes n’en croient pas leurs yeux : une naïade, sans doute un mirage… Un peu troublé Alain en a perdu son chapeau… La pluie menace, il ne faut pas s’attarder. Nous reprenons nos véhicules et arrivons au Chalet Alpin de la Bérarde pour nous y installer. Le repas est servi à 19h15 précises. Il pleut durant la soirée. Un film sur la conquête de l’Annapurna est projeté.
 
J2 – Refuge de Temple Ecrins
Le petit déjeuner pris, le sac complété par le pique-nique et l’eau nous partons en direction du refuge du Carrelet situé en fond de vallée au carrefour de la vallée du Chardon, du refuge de la Pilate et du refuge Temple Ecrins. Nous longeons le Vénéon et apercevons huit chamois. Par endroit l’eau a emporté le chemin, preuve que la nature doit être violente hors saison estivale. Aux abords du refuge deux ânes paissent tranquillement dans le pré. Une pause pour s’hydrater et nous reprenons le chemin. A la bifurcation à gauche nous entrons rapidement dans la pente. Le chemin se faufile cependant entre les arbres et nous aurons de l’ombre presque jusqu’au sommet. Nous longeons des failles et des creux impressionnants. Quelques personnes descendent du refuge après y avoir passé la nuit. D’autres nous doublent car nous progressons tranquillement et admirons le paysage. Après 66 virages nous arrivons au refuge Temple Ecrins et décidons de monter quelques lacets plus hauts pour déjeuner. Nous sommes au milieu de ces sommets et glaciers mythiques : Le glacier de la Pilate au fond de la vallée avec son refuge désaffecté, le mont Gioberney, la Pointe Richardson, les Bans, la crête du Cheret, l’Ailefroide, le Pic Coolidge, la Barre des Ecrins… La véritable haute montagne ! On ne peut que contempler. Au retour certains en profiteront pour déguster de bonnes glaces ou un demi pendant que d’autres commenceront une série d’étirements à renouveler chaque soir…
 
J3 – Le refuge du Soreiller – l’Aiguille Dibona
Nous nous regroupons dans les voitures afin de pouvoir se garer au mieux au petit village des Etages, lieu de départ de notre randonnée. Nous traversons le village et prenons le sentier, affiché difficile, en direction du refuge. Les lacets très raides (il y en aura 130) s’enchaînent (tchika, tchika, tik : aïe, aïe aïe…) et nous marquons quelques pauses afin de nous rafraîchir. Le sentier glisse sous nos pas par endroits. Nous avançons dans le ruisseau du Soreiller et profitons des cascades. Soudain nous levons la tête et elle est là !! Majestueuse et droite, piquée dans le ciel pur : la Dibona ! Nous voici remotivés pour atteindre cette merveille de la nature ! Nous prenons une photo collective pour envoyer à Josette qui est à l’origine de cette aventure et la remercier. Le refuge semble proche et pourtant il faudra encore du temps pour l’atteindre. Nous déjeunons sur les rochers à côté et profitons des cordées d’alpinistes accrochés sur la belle aiguille. Quel spectacle ! En face nous voyons en partie la tête des Fétoules, la pointe du vallon des Etages, les glaciers de la Lavey et des Rouies… Renseignements pris nous pouvons descendre par l’autre vallon en suivant les points verts à côté du refuge. Il faut un peu « mettre les mains » mais tout le monde s’acquitte de ce passage avec brio. Nous cherchons un peu le chemin car les points verts ne concernent que le retour de la Dibona, puis commençons à descendre dans les cailloux de nombreux lacets jusqu’à un replat où paissent quelques moutons. La descente continue, toujours très technique et pierreuse, longeant la paroi ou zigzagant dans l’herbe. Les genoux sont fatigués. Quelques chutes dans la poussière émaillent la descente. La glace ou la crêpe du retour feront oublier ces difficultés.
 
J4 – La tête de la Maye – le vallon du Chatelleret
Ce devait être une journée plus calme mais le mauvais temps annoncé pour vendredi nous fait modifier le programme. L’objectif étant de voir l’arrière de la Meije nous grimperons la tête de la Maye. Cette randonnée signalée comme technique ne nous décevra pas. Mains courantes, escaliers en ferraille, lacets serrés et pentus : il faut s’accrocher. Nous progressons tranquillement avant d’atteindre les difficultés. L’entraide fonctionne et tout le monde passe. Arrivés sur une pente herbue le sentier repart avec des câbles et un participant ne souhaite plus monter. Andrée restera avec lui pour attendre le reste de la troupe. Les autres franchiront avec panache le couloir avec un énorme rocher suspendu et les vires alentours. Des edelweiss parsèment la pente. Nous débouchons sur un replat d’où nous admirons la Meije et son petit glacier, le refuge du Promontoire blotti à sa base et tous les sommets environnants. Nous renonçons à aller jusqu’au sommet car nous devons retrouver nos collègues et déjeuner tous ensemble sur le belvédère. Puis la descente s’enchaîne avec les prises de pas dans les rochers et la tenue des câbles. A 19 il faut un peu plus de temps. Nous croisons des grimpeurs avec deux fillettes très jeunes qui promettent de ne pas avoir peur plus tard. Arrivés au croisement avec l’accès à la Bérarde certains rentrent faire la sieste. Les autres nous suivront dans le vallon du Chatelleret pour qu’Andrée puisse voir le massif de la Meije. Le cheminement en fond de vallée est facile et le spectacle parfait. L’herbe drue fait une couche parfaite pour un moment de détente. Les cascades coulent en plusieurs endroits. Andrée ne peut résister à cette eau qui dévale et se baigne à plusieurs reprises. Toujours pas d’autre candidat… seulement les pieds ! Une certaine se roulera dans les myrtilles au détriment d’un beau pantalon beige. Retour en petits groupes à la Bérarde.
 
J5 – Vallon du Chardon
Le mauvais temps approche, le ciel est gris mais nous espérons qu’il ne pleuvra pas avant le début d’après-midi. Nous partons comme d’habitude à 8 h en prenant le chemin sur l’autre versant de la vallée du Vénéon. Des framboisiers bordent le parcours et nous nous régalons. Rapidement nous observons 18 chamois qui broutent au-dessus de nous. Photos et commentaires vont bon train. Un peu plus loin se sont encore 7 chamois qui détalent dans les herbes pour se cacher sous les falaises. Un groupe d’allemand nous double car nous commençons à sentir quelques gouttes et nous enfilons nos capes de pluie. Cela ne dure pas et nous nous déshabillons. Nous avons une jolie vue sur le Plan du Carrelet et apercevons même le refuge Temple Ecrins dans la brume. De grosses gouttes tombent soudainement et nous remettons nos tenues de pluie. Les nuages arrivent du Valgaudemar tout proche. Nous entrons vers la droite dans le vallon du Chardon et apercevons le glacier du petit Chardon. La pluie s’arrête. Nous traversons un champ de RHAPONTIQUE (sorte de chardon-artichaut – merci Brigitte). Un chamois plonge dans les petits arbres du torrent devant nous. Nous rejoignons le fond de la vallée mais le mauvais temps est là et nous devons redescendre en empruntant l’autre côté de la boucle. Nous traversons des passerelles bien humides sur des torrents impétueux, avant de retrouver celle suspendue du deuxième jour. Le retour est échelonné et nous sommes bien trempés en arrivant au Chalet. Le repas est pris dans la salle de cinéma avant une sieste qui ravira la plupart d’entre nous. La fin de journée se passe en visite du village, glace, crêpes… le ciel s’est calmé. Les eaux sont boueuses et marron foncé.
 
J6 – Le Refuge de l’Alpe du Pin – le vallon de la Mariande
Nous quittons la Bérarde, les voitures chargées, nous prenons la direction des Granges en-dessous de Saint Christophe en Oisans pour un petit parking où il faut se glisser avec précaution. Devant nous la superbe cascade de la Froide Pisse. Nous commençons par une descente d’une centaine de mètres pour rejoindre le Vénéon et le traverser. L’eau redevenue bleue bouillonne sous la passerelle. Nous entrons directement dans le vif du sujet par une montée très raide de 77 virages (merci Françis) qui nous conduira au refuge de l’Alpe du Pin. Durant la montée sous les arbres nous admirons la cascade en différents endroits. Une magnifique chute ! Nous entrons dans un parc où les patous sont signalés, mais nous ne les verrons pas. Ouf ! Certains boivent un café, d’autres se documentent sur le four solaire, d’autres admirent encore et toujours ce paysage grandiose avec l’aiguille du plat de la Selle en face. La suite est plus facile, il s’agit d’une grande traversée au milieu des framboisiers et des plants de myrtilles. On aperçoit plus haut un verrou glaciaire… Il faut grimper jusque-là si l’on veut apercevoir le vallon de la Mariande. Après négociation la troupe repart et trouve le coin repas idéal pour voir les moutons au fond du vallon, le glacier du Chardon et les belles montagnes qui le bordent. Quelques papillons cherchent notre compagnie. Le temps est suspendu. Il faut repartir en empruntant le chemin du dessous qui nous ramène vers le Clot en suivant le torrent. Puis nous longeons le Vénéon jusqu’à la passerelle du matin. Un petit incident nous surprend presque à l’arrivée : Richard tape le pied dans un caillou et est projeté dans le bas-côté moussu mais très raide. Heureusement deux petits arbres l’arrêtent ! Plus de peur que de mal : égratignures et coup sur le côté. Cela nous rappelle qu’il faut rester vigilant jusqu’au bout de la randonnée. Nous rejoignons nos véhicules où nous attendent Daniel et Rusty venus chercher Régine.
 
Un beau séjour grâce au beau temps, à la cohésion de l’équipe et aux paysages merveilleux.
Merci à :
  • Josette pour son vécu dans cet endroit et sa transmission,
  • Andrée pour son aide logistique,
  • Christian pour son aide technique lors des descentes du Soreiller et de la Maye,
  • "Les Alain" et Andrée pour leur rôle de serre-file,
  • A tous pour votre belle forme.