LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Séjour raquettes dans le Vercors du mardi 8 au vendredi 11 mars 2022
Mardi 8 mars 2022
Le rendez-vous fixé à Saint Bonnet à 8h30 nous permet d’optimiser le chargement des voitures et de s’assurer qu’il ne manque personne. Malheureusement un participant souffrant ne pourra pas se joindre à nous. Nous prenons la route en direction de Saint Nizier du Moucherotte où nous attendent, sur un banc, les deux adhérents excentrés de Montélimar et Paris. Joie des retrouvailles pour la plupart d’entre nous et connaissance pour les autres. Nous sommes au complet, soit 23 participants. Nos animateurs, Simon et Romain arrivent munis du pique-nique, que nous partageons, et nous partons pour Lans en Vercors, début de notre première randonnée. Il y a de la neige durcie sur le chemin et nous chaussons les crampons. Exposés au soleil et sous un ciel très bleu nous avons rapidement chaud et nous rangeons les doudounes dans les sacs. Nous arrivons sur un plateau bordé par de nombreux rochers qui font une assise idéale pour déjeuner. De nombreux randonneurs arpentent ce lieu. Après ce pique-nique copieux nous repartons à l’assaut de la pente, mais l’ascension est plus difficile le ventre plein...  Nous débouchons sur la crête avec à nos pieds, quelque mille mètres plus bas : Grenoble, ville embuée par la pollution. Le panorama à 360° est exceptionnel. Après la Chartreuse à gauche, le Mont Blanc se détache au loin, puis le massif de Belledonne, le Mont Aiguille, les Ecrins, le Dévoluy, le Trièves, …Pour la descente en pleine pente nous chaussons les raquettes et passons à travers les bois où la neige est préservée. Nous reprenons les voitures afin de rejoindre notre hébergement qui se trouve au sud du Vercors. Nous traversons Villard de Lans avec ses toitures en pignons à redents typiques, puis empruntons les gorges de la Bourne, route encaissée taillée dans la roche où pendent de somptueuses stalactites de glace. Heureusement aucune ne se détache pendant notre passage… Ouf !  Nous arrivons à Vassieux en Vercors au Ranch Pow Grayon, ambiance country montagnarde, où nous prenons possession de nos chambres. Nous occupons la totalité de l’établissement. L’apéritif, offert par la Vie Sauvage, nous attend à 18h30 et le repas à 19h30. Les discussions vont bon train et les rires fusent tard dans les chambres. D+ 500m – 8 km.
Mercredi 9 mars 2022
Le petit déjeuner est servi à 8h, le pique-nique est partagé dans les sacs et nous partons à 9h en direction du col de la Chau (1337m) où se trouve le mémorial de la Résistance. Le ciel est bleu mais se couvrira de nuées au cours de la journée. Nous nous séparons en deux groupes. Les raquettes sont accrochées sur les sacs à dos car pour suivre la piste les crampons suffisent. Nous nous dirigeons sur la gauche vers l’immense plateau calcaire des Gagères, en direction du Puy de la Gagère (1651m). Là le spectacle est saisissant. Nous sommes sur des hautes falaises (rochers de Pêteloup) et dominons les vallées de la Drôme en dessous. Le relief de ces vastes espaces est doux et les crêtes s’enchaînent sans fin. De nombreuses dolines creusent le paysage. Nous croisons différents groupes de randonneurs.  Nous descendons sur le plateau vers le Pas du Follet, afin de nous abriter du petit vent frais qui souffle, pour le pique-nique. Au moment du départ nous apercevons un renard, non loin de nous qui erre sur le plateau à la recherche de campagnols ou autre proie à dévorer. Nous l’observons longuement car il ne semble pas dérangé par notre présence. Nous longeons les crêtes jusqu’à la porte d’Urle, le nom est assez évocateur pour comprendre que le vent doit souffler fort en ces lieux. La station de Font d’Urle est proche mais il n’y a plus assez de neige pour fonctionner. Nous arrivons à l’ancienne glacière qui se décompose en deux lieux. Une première grotte facilement atteinte dans un tas de neige dure où quelques glaçons pendent du rocher. La deuxième est beaucoup plus technique, quelques chutes dans la descente en seront les témoins. La salle est large et l’on aperçoit la sortie à l’opposé. Mais la glacière se trouve cachée par de gros rochers qu’il faut enjamber et se glisser derrière pour l’apercevoir. La salle est immense et profonde (-50m au moins). Une magnifique stalactite/stalagmite (les deux bouts se sont rejoints) s’offre à nous. Nous ne descendrons pas trop loin car la glace recouvre le sol et cela devient dangereux. Le premier groupe entame la sortie par la fenêtre en chaussant les crampons… le passage sera technique et délicat mais grâce à tous nos messieurs « animateurs de cœur» nous sortirons du trou sans encombre. Une magnifique arche domine la sortie. Le deuxième groupe remontera chercher les sacs de l’autre côte et nous rejoindra plus haut. Nous chaussons les raquettes à l’entrée du bois et nous dirigeons vers les quatre scialets des Cloches. Deux spéléologues en ressortent et nous expliquent que ces trous se rejoignent en dessous et que la profondeur est de plus de cinquante mètres. Nous redescendons à travers bois, dans une belle neige pour rejoindre les voitures. Les cannelés de Régine, cuits à point, sont les bienvenus pour le goûter. De retour au Gîte après la douche, de nombreuses siestes sont effectuées… Les ravioles de Romans sont excellentes et les plats vides leur témoin. D+470m – 12km.
Jeudi 10 mars 2022
Nous partons en direction du Musée de la préhistoire (1164m). Au parking d’autres randonneurs sont là et les groupes se forment. Décision a été prise par les animateurs de ne pas emporter les raquettes. Les crampons sont chaussés et nous nous empruntons la crête des Clots, le plus à droite, afin de profiter de la pleine vue sur les falaises de Gagères où nous étions hier. Quel spectacle ! Nous longerons ces crêtes jusqu’au But de Saint Genix (1643m).La vue se porte sur le Diois et la vallée du Quint. Là, à l’abri du vent nous déjeunons dans l’herbe et partagerons charcuterie, salade, fromage, chocolat,…de bon appétit. Une bande de vautours majestueux nous survolent et nous pourrons les admirer longtemps et de très près. Quelques chutes se produisent pour les « non-cramponnés » car la glace est cachée sous les feuilles... Nous rejoignons le col de Vassieux, voie ancestrale pour relier la Drôme et les plateaux du Vercors. Nous empruntons ensuite le chemin des Charbonniers où en son temps était fabriqué le charbon de bois qui était vendu ensuite dans les vallées. Aucun vestige de cette période, mais la forêt de hêtres, sapins, épicéas est magnifique et nous cheminons au travers. La descente est très longue et la file s’étire. La fatigue se fait sentir. Une bonne douche chaude et un apéritif réparateur plus tard tout sera oublié. D+ 700m – 16km
Vendredi 11 mars 2022
C’est déjà le dernier jour. Il a plu dans la nuit et le vent souffle très fort. Nous remercions nos hôtes pour la qualité de leur cuisine et leur sourire. Trois personnes nous quittent en raison de mal au genou. Nous rassemblons nos affaires et chargeons les voitures, direction le col de Rousset et sa station. La neige est là et nous chaussons les raquettes. Nous empruntons la piste de la montagne de Beurre, mais rapidement bifurquons vers la forêt où le vent est moindre et la neige légère. La progression dans les arbres est très agréable. Nous apercevons le Parc Naturel des Hauts Plateaux au pied du Grand Veymont. Les paysages vallonnés, boisés et enneigés s’enchaînent jusqu’à perte de vue. Même avec un ciel gris c’est superbe. Nous arrivons au Pas des Econdus (1546m) d’où nous admirons la vue sur Die, ainsi que sur la montagne de Glandasse qui nous cache le cirque d’Arciane. Le vent étant toujours aussi fort nous replongeons dans la forêt pour nous mettre à l’abri et trouver un bel endroit pour le pique-nique. Une surprise nous attend quand Simon nous demande de ramasser du bois et de tasser un cercle autour du tas qu’il est en train de construire. Rapidement les apprentis trappeurs se mettent au travail et le feu est allumé. Le repas est pris autour et la douce chaleur est bien agréable avec le froid ambiant. De son côté Romain nous explique le développement des espèces avec quelques exemples minutieusement bien choisis. Nous l’écoutons avec la plus vive attention. Plus loin il nous parlera du lièvre variable et de savoir s’il est gaucher ou droitier... La descente dans la forêt est tellement agréable que « certaine » n’hésite pas à se rouler dans la neige… De retour sur le parking de la station il est l’heure de se séparer.  D+ 300m – 7km.
Nous avons partagé quatre belles journées d’efforts, de convivialité, de rires. Merci à toutes et à tous.
La cabane et les crêtes de l’Aupette – Dimanche 6 mars 2022
Il fait très froid ce matin -5° à Pont du Fossé lieu du rendez-vous. 13 participants pour cette sortie raquettes à l’ubac, garant de présence de neige. Le départ se fera à Clot Davin. Nous empruntons le chemin mais rapidement nous sommes obligés de chausser les crampons car la glace est présente. A la sortie du bois la neige est bien là dans les champs mais elle est dure et nous pouvons continuer sans chausser les raquettes. Nous atteignons la route forestière qui vient de Serre Eyraud et l’empruntons un moment jusqu’à l’embranchement de l’Aupette. La pente se redresse et nous pouvons laisser les vestes dans les sacs. L’air est bien frais car quelques nuages se sont invités autour de la grande Autane et font de l’ombre. La montée entre les arbres est raide puis nous débouchons sur la piste forestière de l’Aupette. Un groupe de skieurs de randonnée est arrêté un peu plus haut et nous nous suivrons ou dépasserons jusqu’à la cabane où eux feront une longue pause. Nous repartirons rapidement en direction des crêtes en traversant le vallon très enneigé mais sur une neige toujours suffisamment dure pour nous porter. Nous atteignons le croisement où les skieurs partent à gauche vers le col et nous à droite vers les crêtes. La trace est moins marquée et les chaussures s’enfoncent un peu. Il ne reste qu’une centaine de mètres pour atteindre la crête. Les premiers passent facilement mais la neige brassée fini par céder et les suivants éprouvent de plus en plus de difficultés. Peu à peu tout le monde rejoint la crête avec plus ou moins de mal, certaines nagent, d’autres s’enfoncent jusqu’aux cuisses…  Mais les deux derniers sont carrément bloqués et n’arrivent plus à progresser. Il faudra mettre les raquettes pour une et malheureusement pour l’autre avancer pas à pas, sur les genoux, … car les raquettes sont déréglées. Il arrive frigorifié. Nous déjeunons rapidement sur l’herbe car un petit vent glacial souffle sous les nuages. Antoine nous offre un excellent gâteau au citron (aux dires de tous, sauf une…mais elle n’avait qu’à suivre !). Nous observons les groupes de randonneurs qui montent vers le col. Au vu des difficultés rencontrées précédemment nous chaussons les raquettes et engageons la descente le long de la crête. La vue est panoramique sur les vallons de l’Aupette et de Combeau, le fond des vallées d’Orcières et Champoléon. Nous retrouvons la piste forestière et la suivrons pour rejoindre celle qui descend de Combeau. Alain constate qu’il a perdu des dents. Celles de ses raquettes : ouf !! Les skieurs nous redoublent un à un. Ils sont au complet. Nous rejoignons Clot Davin et décidons d’aller enfin boire un verre à Pont du Fossé. Il y a si longtemps que nous ne l’avons pas fait. Après vérification des pass la journée se termine en une convivialité bien appréciée. D+ 840m – 12 km.
Orcières – Le Paravar – Dimanche 27 février 2022
Rendez-vous était donné sur le parking « patinoire » de la Poste à Pont du Fossé. 12 participants pour cette journée qui s’annonçait très belle. Au vu de l’enneigement rare du bas de la station des questions se posent au départ (1870m) pour la prise ou non des raquettes. Finalement nous les accrochons sur les sacs, (non sans difficulté pour certaines…) et la suite nous donnera raison. Nous prenons la piste, en direction des Forests des Estaris, qui est un peu gelée mais nous pouvons progresser dans l’herbe au bord sans difficulté. Nous dépassons le chalet Joubert et grimpons « tout droit » dans la pente pour atteindre la première neige. Là nous chaussons les raquettes et rejoignons le plateau de Jujal bien enneigé d’une belle poudreuse. Le paysage blanc est magnifique dans le soleil. Nous sommes bien en hiver ! Nous suivons les traces qui nous emmènent vers le Paravar (2214m) et son point de vue idéal sur le village de Prapic et sa vallée blanche. Beaucoup de neige sur tous les sommets environnants : plateau de Basset, Mourre Froid, Col des Tourrettes, Pinier… Nous restons un long moment à admirer ce paysage puis repartons car il est trop tôt pour déjeuner. La pente est forte et quelques-uns ne peuvent pas se retenir de se rouler dans la neige… D’autres voudront connaître la hauteur de neige et finiront également en mauvaise posture. Nous entendons des aboiements et apercevons quatre équipages de chiens de traineaux qui déroulent leur course dans le blanc du plateau. Nous atteignons le bout du plateau où nous nous installons sur l’herbe pour déjeuner. Quelques petits nuages nous cachent par moment le soleil. Des croquants et des sablés de Josette et Anne-Marie terminent délicieusement le repas. Mais les nuages s’épaississent et il ne fait plus très chaud. Décision est prise de repartir. Nous rattrapons la piste qui descend de Rocherousse et la suivons jusqu’à la bifurcation des Forests des Estaris où nous déchaussons. Nous rejoignons les voitures. Une très belle randonnée hivernale malgré l’apparence printanière de la vallée.
D+ 440m – 8 km
Réallon – Serre du mouton – Cabane de Joubelle – Dimanche 20 février 2022
Une belle journée s’annonce avec un ciel bien dégagé. Nous sommes huit à la station de Réallon où la neige résiste un peu face nord. De nombreux skieurs sont là et le parking se charge rapidement. Les chiens de traineaux hurlent tout près de nous attendant le départ. Nous chaussons les crampons et suivons la piste forestière jusqu’au croisement. Là nous empruntons un petit chemin et nous grimpons droit dans le bois de mélèzes. Le soleil nous réchauffe et nous enlevons les anoraks. La pente est raide jusqu’à un plateau bien ensoleillé où nous faisons une pause. Nous reprenons notre ascension et enlevons les crampons car la pente bien ensoleillée n’a plus de neige, mais de la boue… Nous atteignons le Serre du mouton 1976m et apercevons le haut de la station de Réallon avec ses skieurs. La vue sur le lac de Serre Ponçon est magnifique : le bleu éclate. Les sommets environnants se nomment : aiguille d’Orcières, Barle, aiguilles de Chabrières, Guillaume, Morgon… Le panorama est tellement beau que nous nous arrêtons un grand moment pour l’admirer. Le déjeuner étant prévu à la cabane forestière de Joubelle il nous faut descendre, rechausser les crampons et bifurquer sur la droite dans le bois de mélèzes. Rapidement les crampons sont en trop. Les crocus sont en fleurs : rose et blanc. Des discussions s’engagent pour connaître la qualité exacte de chaque fleur… Nous arrivons à la cabane de Joubelle à midi. De belles tables au soleil nous attendent ainsi qu’un barbecue et une fontaine. Un lieu idéal pour le pique-nique ! Nous en profitons. Le retour s’effectue par la route forestière laissée le matin (GR50) qui contourne le massif. La neige n’ayant pas fondu sur cette dernière partie au nord, nous rechaussons les crampons afin de ne pas prendre le risque d’une chute. La station très animée nous attend pour enfin prendre un verre en terrasse…. Comme au bon vieux temps d’avant… vous savez quoi... ! 
D+420m  -  8 km
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CHRONIQUE DE LA RANDONNEE AU PIC DE CRIGNE PAR LE VILLAR (13/02/2022)
 Après une halte au moulin du Païou lieu du regroupement, nous sommes partis direction Sisteron, puis Laragne pour enfin monter au Villar, point de départ de la randonnée.
Pas de vent, température proche de 0 et montée en perspective. Pour le moment, nous bénéficions d'un beau ciel tout bleu avec un peu de brume dans les lointains.
La pente du sentier incite vite à quitter les couches superflues. Nous montons en travers de la pente, dans des bois mêlés de pins noirs et de chênes. La vue se dégage progressivement sur la vallée de la Durance, la montagne de St Genis... Des crocus sont déjà sortis se croyant au printemps tant il fait doux.
Nous passons au pied de majestueuses falaises où des voies d'escalade ont été ouvertes. Pour le moment il n'y a pas de grimpeurs. Nous redescendons un peu pour traverser le torrent (presque à sec). On voit qu'il a charrié pas mal de pierres lors des pluies de l'automne dernier.
Il ne faut pas le traverser directement comme Alain croyait se le rappeler, mais le remonter sur 50 m pour trouver la suite du sentier.
La montée continue sur le versant planté de pins. Les forts coups de vent ont fait tomber des arbres dont un gros pin qui barre le passage et qu'il faut enjamber. Puis nous débouchons à la Porte et continuons la progression jusqu'à rencontrer une piste forestière. Nous la suivons jusqu'au col des Selles, reprenons un sentier qui coupe une épingle de la piste, la suivons de nouveau sur 50 m avant de continuer sur le sentier qui vient encore la frôler. Là on la quitte pour de bon et suivons une crête, puis descendons dans un bois et avons enfin la vue sur le pic de Crigne. Il faut alors gagner le début de la falaise qui mène au pic. Un sentier, probablement emprunté par des chevaux qui vivent ici en semi liberté, nous permet de longer le pied des falaises. Il est malgré tout assez scabreux et encombré de végétation pas très accueillante.
Nous arrivons pas loin de la base du pic et décidons de pique niquer là.
Comme à l'accoutumé après le repas, gâteau et pain d'épice sortent des sacs (de Lili et Antoine cette fois).
Alain demande s'il y a des amateurs pour aller au sommet du pic, compte tenu qu'il faut s'engager sur une petite vire dans la paroi et franchir un petit pas où il faut mettre les mains.
9 des 10 participants sont partants et nous voici progressant sur la vire, puis Antoine et Patrice se positionnent pour aider à passer le petit pas. La fin de la montée est beaucoup plus classique et le panorama extraordinaire pour un pic si peu élevé (1263 m): 360° sur la vallée de la Durance, les montagnes du Champsaur, les reliefs du 04...
Retour par le même chemin où les mêmes prêtent assistance au passage délicat.
Nous reprenons les sacs et la remontée au pied des falaises. A part quelques hésitations sur le tracé du sentier (pas très balisé et dupliqué par les chevaux), nous retrouvons la piste puis le sentier de descente. Les nuages prévus sont apparus et la température est descendue. Nous remettons des couches. Puis plus de vent et il fait de nouveau bon.
Ce coup ci, il y a du monde au site d'escalade. Nous en voyons grimper et entendons les autres, cachés par la végétation.
Plus bas, une chute spectaculaire mais sans gravité anime la descente plutôt glissante et pleine de pierres roulant sous les chaussures.
Les voitures sont en vue. Le pain d'épice ressort du sac d'Antoine.
Après ce goûter, chacun retourne vers son domicile avec en tête les images de cette belle journée bien remplie (11 km  et 960 m de dénivelée cumulée).
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 Les cabanes et la croix de Combeau – dimanche 30 janvier 2022
Moins 9 degrés à Pont du Fossé pour le regroupement des mordus de raquettes. Nous sommes 11. La station de Serre Eyraud est toujours fermée aux skieurs. Nous sommes dans l’ombre et nous nous activons pour chausser rapidement les crampons au départ de cette randonnée. Nous gravissons la pente bien raide qui nous conduit jusqu’à la route forestière. Malgré un rythme de sénateur cela nous permet de nous réchauffer rapidement et les anoraks sont retirés. Au niveau du ruisseau les glaçons sont bleus et bien épais. La neige est présente et de belle qualité. Nous garderons les crampons jusqu’au plateau. Là le soleil nous accueille et nous chaussons les raquettes au milieu d’énormes tas de bois coupés, prêts à être emportés. Mais il faudra attendre le printemps… Un chemin a été tracé sur la gauche pour accéder au niveau des cabanes de berger. Bien que très raide il nous facilite l’accès au deuxième plateau. Nous arrivons en vue des deux cabanes entourées de neige : Une véritable carte postale ! Une table magnifique nous attend devant la dernière cabane et nous décidons de déjeuner là en plein soleil. Une fois restaurés il reste à aller jusqu’à la croix de Combeau. Le soleil tape fort. De là-haut sur ce petit monticule nous dominons la vallée du Champsaur. Le panorama est majestueux. Nous reprenons la descente en trace directe vers la cabane de tante Yvonne. Quelques glissades et de bons éclats de rire accompagnent ce passage. Petite visite de cette cabane « mondialement connue » et rencontre de randonneurs de Sentiers 05. Si à la montée nous n’avons pas vu grand monde, maintenant il y en a un peu partout. La journée est tellement belle. Le chemin du retour se passe sans encombre mais toujours à l’ombre il nous faut remettre les vestes chaudes. Les passages glacés sont négociés avec prudence et nous rejoignons nos voitures qui sont bien au soleil. Une superbe journée de mars… bien que l’on soit en janvier !!. D+500m – 10 km.