LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Col de Combeau le 15/05/2022
11 personnes sont présentes au lieu de rdv à Ancelle. Nous embarquons dans 3 véhicules afin de rejoindre le parking après la carrière d’Ancelle, départ effectif de la rando.
Nous démarrons par la piste que nous quittons rapidement afin d’enjamber le torrent de la Rouanne par le Pont de Pomponne et cheminons dans le lit du torrent sur 500 mètres. Par ce biais, nous récupérons un petit sentier à la pente raide qui longe le torrent du Courou lequel va nous permettre de rattraper le chemin des balcons de Rouanne jusqu’à retrouver le parking de Rouanne haute.
Sur cette dernière portion, un chevreuil nullement effrayé nous accompagne un petit moment; la vraie première halte s’impose afin de quitter les vêtements chauds, car nous allons dorénavant progresser en terrain découvert sur une piste pentue. Vient le moment de prendre le sentier en direction de la prochaine bifurcation située au Serre du Milieu. A partir de là, la montée va se faire en une série de nombreux lacets lesquels nous permettront de rejoindre le col avec les 300 mètres de dénivelés restantes.
La vue n’y est pas très nette car déjà des nuages bourgeonnent..
Le casse-croûte y est expédié en une demi-heure !!!
Comme à son habitude, Antoine va nous délecter avec un gâteau au citron de sa composition. Pas de temps pour flâner, car cette fois, la masse nuageuse prend de l’ampleur.Nous dévalons la première partie de la descente et prenons quelques minutes de repos avant de nous diriger vers le lieu-dit, la Masse.Il nous reste à rejoindre nos voitures par le chemin qui descend du Cuchon. Le tonnerre gronde à présent tout au fond de la vallée.La pause rafraichissante, tant espérée,ne se fera pas. Les 2 bars d’Ancelle sont fermés !!!
La journée s’achève. D+ : 855    15 Kms 500
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Séjour Côte Bleue du 9 au 12 mai 2022
Lundi 9 mai 2022
Partis de différents endroits les participants se rejoignent à 10 h au parking du Sémaphore à La Couronne. Le temps est chaud, beau et bleu. Nous sommes 17. Andrée et Régine ont déjà récupéré les combinaisons de plongée et les distribuent aux courageux hauts alpins désireux de se jeter à l’eau. Nous accédons directement à la plage du Verdon par un escalier et enfilons ces tenues non sans de franches rigolades. Des adeptes locaux de la marche aquatique sont déjà dans l’eau et nous montrent l’exemple… il faut y aller ! L’eau est fraîche. Andrée nous explique les rudiments de ce nouveau sport et sur deux lignes (plus ou moins fluctuantes) nous débutons la séance. Lutter contre l’eau en se projetant vers l’avant n’est pas si aisé. Nous effectuerons des « aller-retour » en longeant la côte durant plus d’une heure tout en essayant d’éviter les trous dans le sable qui font tout à coup monter le niveau de l’eau et faire boire la tasse aux plus petites... nager avec la combinaison relève de l’exploit, la retirer aussi ! L’initiation marche aquatique nous a tous réjouit et ouvert l’appétit. Nous pique-niquons dans les rochers  avec vue imprenable sur la mer au-dessus de la plage du Verdon.
L’après-midi reprend avec une randonnée côtière au départ du phare de La Couronne. Nous rejoignons les carrières de Beaumaderie d’où étaient extraites les pierres servant à la construction des monuments de Marseille et environs. De nombreuses traces au sol rappellent les transports des blocs. Nous longeons la côte rocheuse ciselée par la mer et offrant de nombreuses dalles pour s’étendre au soleil. La chaleur nous surprend un peu par rapport au mauvais temps enduré la semaine précédente chez nous. Nous nous hydratons en conséquence. Nous atteignons la plage puis la chapelle de Sainte-Croix qui rappellent des souvenirs à certaines. Le sentier borde des petites falaises en continuant en direction de la plage et du port des Tamaris. La vue est superbe en direction de Marseille, le Frioul, le début des Calanques. Nous avançons jusqu’à la plage de Boumanderiel d’où nous voyons le début de Sausset-les-Pins avant de faire demi-tour. Il est temps de se rendre à la Bastide de Joncas où nous logerons. Après une bonne douche nous nous retrouvons pour diner sur la terrasse de l’établissement qui reçoit également des enfants en classe de mer, des jeunes en groupe de travail, des archéologues sous-marins : la mixité est très sympathique.
 
Mardi 10 mai 2022
Un copieux petit déjeuner avalé nous partons à pied vers la gare. Un autre client nous aborde et nous fait remarquer que l’affichage fait état d’une grève… il faut se rendre à l’évidence qu’il n’y aura pas de train à cet horaire là… Nous rebroussons chemin et partons en direction de Martigues pour effectuer la randonnée prévue le lendemain. Après quelques hésitations de certains sur l’itinéraire nous arrivons au Parc de Figuerolles où il vaut mieux avoir un véhicule bas. Ce parc possède de nombreux chemins et permet de s’oxygéner. Nous marchons dans la forêt de pins puis arrivons au sommet de la colline à la vigie, gardée pendant l’été, et  qui sert à prévenir en cas de départ de feux. Un panorama superbe s’offre à nous avec d’un côté l’Etang de Berre et de l’autre la mer et ses villages côtiers : Ponteau, Fos-sur-Mer, Lavéra, La Mède… Nous repartons sur la route forestière  bordée de cistes, thym, romarin et autres fleurs odorantes. Nous arrivons au bord de l’Etang à la plage de Massanne. Renseignements pris auprès d’habitants nous nous dirigeons par le bord de mer vers une petite plage ombragée pour déjeuner. Il fait très bon à l’ombre des grands pins. De nombreux canards vivent le long de l’Etang. Le chemin du retour sera une alternance de « grimpettes » et « descentes » pour suivre le terrain mais avec toujours une vue sur le bleu de l’Etang. Nous arrivons enfin sur la longue plage de Figuerolles remplie de coquillages issus sans doute des variations de salinité de l’Etang. Certains ne peuvent résister à l’appel de cette eau translucide et se baignent. La suite nous fera penser aux îles lointaines avec une plage de sable blanc, des tamaris, de l’eau turquoise : la nature a repris ses droits dans cet endroit si pollué il y a quelques années.
De retour à Martigues nous allons visiter cette petite Venise provençale en prenant tout d’abord au port de Ferrières la navette maritime qui nous emmènent de l’autre côté du village. Nous revenons à pied en traversant le quartier de Jonquières, puis empruntons le pont du quai Kléber qui enjambe le canal Galiffet. Ce pont qui s’ouvre en son milieu permettait le passage des gros bateaux ravitaillant les raffineries de la Mède. Nous continuons en direction du miroir aux oiseaux où les pointus se balancent nonchalamment sur l’eau, de l’église, puis des quais longeant le canal Baussengue et traversons pour rejoindre nos véhicules non sans s’être désaltérés.
Venus pour les enfants de la classe de mer, un groupe de danseurs, fifres et tambours provençaux nous régalera de son histoire et de ses traditions à la fin du repas
 
Mercredi 11 mai 2022
C’est « RE-parti »… en direction de la gare. Cette fois le train arrive et nous descendons en gare de La Redonne. Joli petit port accroché à la colline où tout est en pente. Un temps idéal pour marcher. Nous empruntons le chemin des douaniers qui longe la côte par un sentier escarpé, caillouteux, rocheux et surtout glissant car lissé par des millions de randonneurs depuis tant d’années. Les calanques s’enchaînent appuyées à une mer scintillant de mille feux. Quelle beauté ! Nous passons aux Figuières entre les propriétés où le conservatoire du littoral a réussi à garder l’accès. Nous progressons entre les ponts, les murs de la voie ferrée et la mer. Le sentier n’est pas toujours facile et il faut s’agripper en certains endroits. Nous descendons sur une plage de galets pour se baigner car il fait très chaud. Le bain pris nous remontons la pente raide et continuons jusqu’au début du vallon de L’Everine pour déjeuner. Perchés sur un promontoire et à l’ombre d’un grand pin nous dominons la mer : quel spectacle ! Le bord de mer est très découpé. Marseille est toute proche, les îles du Frioul en cachent une partie mais nous apercevons la Bonne Mère. La vue s’étend presque jusqu’à l’Estaque. Nous passons ensuite la calanque du Riflard et atteignons Niolon. Certains iront jusqu’à la Vesse, d’autres préfèreront une glace… C’est l’heure du train et nous repartons pour La Couronne. Andrée nous offre l’apéritif chez elle avec des produits Martégaux : poutargue, anchois marinés, brandade, tapenade accompagnés de vins. Un régal ! MERCI Andrée.
 
Jeudi 12 mai 2022
Départ de la Bastide de Joncas à 9h45 en direction du Barrage de Bimont. Malgré nos craintes nous n’aurons pas d’embouteillages, seulement des ralentissements. Au départ du parking le barrage est là avec sa voûte imposante. Il est géré par le Canal de Provence. En dessous une 2ème retenue permet l’entrée de l’eau dans le canal et assure l’approvisionnement en eau vers Marseille et le pays d’Aix. La Sainte Victoire et sa croix de Provence se superpose au barrage en arrière-plan. Nous traversons le barrage et bifurquons sur la gauche à la sortie pour prendre le sentier IMOUCHA (nom du pionnier de la restauration du Prieuré) tracé en bleu. Le sentier serpente en forêt et nous profitons de l’ombre car il fait déjà chaud. La pente se redresse et nous progressons sur une longue échine : la Crête des Costes Chaudes. La vue est exceptionnelle : Etang de Berre, Gardanne, Aix-en-Provence, la chaîne de l’Etoile, la Sainte Baume… la brume ne nous permettra pas de voir nos sommets des Alpes. Nous atteignons le Pas de l’Escalette par où nous descendrons au retour. Le Prieuré et le refuge sont atteints et nous profitons de la vue plongeante sur les falaises au-dessous. Un dernier effort et nous arrivons au pied de la Croix de Provence. Le nom de Sainte Victoire a été donné en souvenir de la victoire de Marius contre les Cimbres et les Teutons en 102 av. JC. La vue à 360° est grandiose et nous décidons de déjeuner devant ce magnifique spectacle. La descente est ralentie par les rochers glissants mais tout le monde passe. Nous bifurquons au Pas de l’Escalette pour suivre le chemin balisé en rouge. La pente est très raide mais surtout sur de la roche glissante et sans prise. La plus grande attention est de mise. Une fois ce passage difficile franchi nous pouvons contempler la Sainte Victoire sous l’angle que Cézanne aimait à peindre. Nous retournons vers le barrage de Bimont par la piste forestière, avec un arrêt dans un bassin d’eau froide pour rafraîchir nos pieds endoloris. Il est l’heure de nous séparer.
Quatre jours de beau temps pour des randonnées superbes, où tout avait été minutieusement préparé par notre animatrice. Un grand MERCI à Andrée.
Le saut de Rolland – Dimanche 27 mars 2022
Avec le changement d’heure nous nous retrouvons à la gare de Chorges une heure plus tôt et donc avec un peu plus de fraîcheur. Le ciel est gris, nous sommes dix pour cette nouvelle randonnée. Nous rejoignons les Hyvans, village vacances du BTP, situé au bord du lac de Serre Ponçon. Le départ s’effectue après les tennis et jeux de boules du centre. Nous grimpons sur le sentier assez pentu et rapidement avons un joli point de vue sur le lac. Nous continuons dans la pinède sur un sentier en lacets très agréable qui nous conduit sur la crête qui domine la grande combe du torrent des Claisoles. Nous apercevons le pont de Chanteloube avec ses piliers assez découverts. Nous débouchons sur la route au niveau du col Lebraut et remontons dans la pinède pour la longer bien au-dessus. Nous bifurquons à droite et cheminons dans la forêt tout d’abord sur une pente douce, puis qui s’accentuera de plus en plus jusqu’à atteindre le fond d’un torrent. Nous descendons dans le lit du torrent jusqu’à un embranchement où nous remontons un autre bras en direction des Canaries. Ce sont des demoiselles coiffées, sans chapeau… mais ce type d’érosion propose des formes étonnantes. Des  galets et des blocs de roches sont suspendus dans cet amalgame et ils ne demandent qu’à tomber lors de prochains ravinements… une jolie surprise de la nature ! Nous reprenons notre cheminement au fond du torrent, rempli de pierres de toutes les couleurs, jusqu’au Saut de Rolland qui est une belle cascade entourée de falaises très profondes. Mieux vaut être prudent pour admirer cette coupe franche dans la roche. Dommage qu’il n’y ait pas beaucoup d’eau pour la chute mais c’est aussi pour cela que la randonnée est possible. Décision est prise de continuer jusqu’au sommet du Rocher Chabrand, malgré certains estomacs qui crient famine. La montée est étroite, raide et très pierreuse. Il faut être vigilant. Nous arrivons enfin sur une petite plateforme qui nous sert de salle à manger et d’où  nous pouvons admirer le barrage et tous les environs. La vue est superbe et le lac un peu plus bleu que ce matin, le soleil reste faible. La suite du sentier est plus douce pour redescendre vers la route que nous croisons en direction du Villard. Il ne reste plus grand-chose des bâtiments. Nous descendons dans le torrent de Claisoles et remontons dans la forêt, puis dans les marnes qui bordent le lac. Un tout autre paysage « noir » nous accompagne jusqu’au centre de vacances. Un arrêt à Chorges pour se désaltérer juste avant la fermeture du troquet… Une journée variée en couleurs, paysages, géologie…   D+ 750m – 13 km
 Le lac Sainte-Marguerite – Les Orres – Dimanche 20 mars 2022
Après un petit cafouillage au niveau du parking de rassemblement (mais où donc se trouve Baratier ?) nous nous retrouvons aux Orres. Six participants pour cette randonnée raquettes qui sera sans doute la dernière de cet hiver. La station et ses sommets sont bien blancs à notre grand étonnement. Nous partons, raquettes sur le sac, sur la route forestière qui est dégagée au départ mais rapidement la neige est là et nous chaussons. Nous arrivons aux deux anciennes cabanes « Gavrier » où le bois au sol sur la terre battue fait un joli tapis. Le ciel est gris et quelques flocons commencent à tomber : une giboulée grésil. Il fait froid mais en marchant nous nous réchauffons vite et enlevons nos anoraks. De belles cascades de glace tombent dans les creux des ruisseaux. La pente s’accentue et nous nous élevons vite en enjambant ici et là des petites coulées de neige. Nous croisons un surfer qui ne se régale pas sur cette neige dure et préfère se poser plutôt que de nous emporter dans une manœuvre mal maitrisée. Nous débouchons enfin dans le vallon de l’Eissalete où nous remarquons les deux cabanes de berger situées sur la droite. Encore une longue traversée, puis une montée en direct très pentue et nous arrivons au lac ! Mais où est-il ??? Tout est blanc et nous ne pouvons que l’imaginer sous l’épaisse couche de neige. Nous reviendrons à l’été pour le voir dans sa plus belle couleur. Des tables de pique-nique sont disposées tout au long de la crête dominant le lac et nous optons pour la plus loin, mais plus à l’abri du vent pour déjeuner. Nous prenons le temps de déguster le bon gâteau au citron fait par Anne-Marie. Le ciel passe du gris foncé, au gris clair, puis un petit soleil apparaît avec quelques morceaux de ciel bleu… mais cela ne dure pas. Rapidement nous avons froid et nous reprenons le chemin du retour. Un groupe d’une dizaine de personnes faisant partie du Coders de Gap arrive sur notre gauche et notre accompagnateur discute un moment. La descente bien que fort raide se passe sans encombre et nous rattrapons un couple de jeunes gens qui s’enfoncent, pas trop équipés pour se déplacer dans la neige... Nous retrouvons nos véhicules sans regret car le ciel est resté bien gris au-dessus du lac. Notre accompagnateur nous invite à venir boire le verre de l’amitié chez lui. Beaucoup de neige pour cette randonnée, de très beaux paysages, une belle journée. D+ 680 m -10 km