LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Le Trou d’Argent – Sisteron – Dimanche 28 novembre 2021
 Après de multiples regards sur les différentes météo, une nuit au sommeil agité, décision est prise au petit matin, de conserver la randonnée. Le ciel sur Gap est totalement étoilé à 6h30, dans le Champsaur aussi, et la neige s’est arrêtée de tomber. Le froid est bien là 0°et il est difficile de sortir de la couette. Nous nous retrouvons à huit au Moulin du Païou et à dix à l’entrée de l’autoroute avec nos deux adhérents de Barcelonnette qui nous font le grand plaisir de se joindre à nous malgré les intempéries. Arrivés à Sisteron, au rocher de la Baume, un petit vent très froid souffle et malgré le soleil et le ciel bleu nous gagnons rapidement le couvert du bois de pins pour nous abriter. Le sentier en lacets, très bien tracés, nous permet de nous réchauffer et progressivement nous enlevons nos vestes. Des coups de feu tirés vers la falaise nous font sursauter, les chasseurs sont là ! Nous ne les verrons pas. Nous rejoignons une piste que nous laissons à droite pour cheminer au milieu des genêts, puis bifurquons à gauche sur le flanc de la colline en direction de la falaise. La pente devient plus forte et le restera jusqu’au Trou de l’Argent. Nous sortons les frontales et nous équipons. Quelques marches en fer nous permettent de nous élever vers l’entrée de la grotte et nous franchissons le pas pour entrer dans la première salle. Tout est sombre et il faut faire attention à ne pas se cogner aux rochers qui dépassent. Nous progressons courbés et débouchons vers les différentes fenêtres qui s’ouvrent sur la vallée de la Durance : une vue superbe, un peu voilée par un nuage de flocons portés par le vent du nord. Nous repassons par une deuxième salle plus longue où nous ne distinguons pas la sortie pendant un moment. Un trou de souris nous permet, en retirant nos sacs, de nous extirper de ce boyau. Nous dominons à présent toute la vallée et profitons de ce magnifique panorama. Nous replaçons les frontales dans les sacs car le sentier quelque peu aérien continue à l’air libre. Des câbles sur plusieurs longueurs nous permettent de déboucher au col de la Baume. Un cheminement sur la droite nous emmène jusqu’au sommet. La neige voltige toujours et nous décidons de ne pas déjeuner là. Nous reprenons la descente tout au long de la crête et basculons dans le bois de fayards sur l’autre pente. Nous croisons un ovni en short qui doit s’entraîner pour le prochain trail. Nous trouvons une clairière tout à fait adaptée à notre groupe pour déjeuner. Il est temps car certaines sont affamées… ! Le repas est vite avalé car il ne faut pas se refroidir. Le col de Mézien est atteint et nous empruntons le GR qui nous ramène vers le village de la Baume et nos véhicules. D+700m pour 8,5km. Une belle journée pour une fin de mois de novembre. Nous avons eu raison de nous lever ce matin ! 

Le col des Vachers – Dimanche 21 novembre 2021
Le regroupement se fait à St-Firmin sur le parking de la Maison de Pays. Nous sommes 14. Nous empruntons la route vers le col des Festreaux où nous sommes accueillis par une bande de chasseurs en pleine discussion sur la direction de leur battue. Renseignements pris nous pouvons sans crainte emprunter le chemin en direction de la cabane des Vachers. Il fait beau, sans vent et la température est idéale pour marcher. Le chemin est couvert de feuilles et certaines se retrouvent en enfance et font beaucoup de bruit en marchant au milieu de ce parterre. Nous traversons le ruisseau sur un joli pont de bois et retrouvons la piste qui monte directement de Brudour. Le vallon s’élargit et on aperçoit le col au loin. La pente se redresse après une nouvelle traversée, sans pont, du torrent du Brudour. Le ciel s’est couvert mais il n’y a pas de vent. Nous débouchons sur le hameau des Vachers. Il est juste 11h, bien trop tôt pour déjeuner,  et nous décidons d’aller jusqu’au col. La piste bien tracée nous emmène facilement jusqu’au sentier final. Sur les cents derniers mètres un vent froid souffle. Nous apprécions rapidement le paysage en vue directe de Notre Dame de la Salette. La décision est prise de redescendre un peu plus bas pour déjeuner à l’abri. Quelques douceurs terminent notre repas : des crêpes dentelles, du chocolat au lait, noir, au caramel beurre salé… La fraîcheur nous invite à redescendre et nous revenons à la cabane des Vachers d’un bon pas. Les cols de l’Esparcelet et des Préaux sont bientôt là et Pierre nous emmène vers la butte pour la contourner. Le chemin est long et nous nous retrouvons juste en dessous du col de l’Esparcelet. De là nous plongeons dans le bois de fayards et suivons les marques jaune jusqu’à ce que deux grands arbres couchés sur le sentier nous obligent à les contourner un peu sportivement. L’adrénaline est à son comble ! Le cheminement en lacets reprend sans encombre mais en pente raide jusqu’à la jonction avec le sentier de départ. Une très belle journée d’automne qui se termine presque à la nuit avec des sommets couverts où la neige ne doit pas être loin. La distance a été un peu rallongée et nous avons parcouru 20 kilomètres pour 935 mètres de dénivelé.
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Le lac de l’Hivernet dimanche 14 novembre 2021
Malgré les prévisions pessimistes pour l’après-midi nous sommes 14 au départ de cette journée. Rendez-vous a été donné à Embrun devant Centrakor. Les Champsaurins et les Gapençais feront quelques tours de ronds-points avant de trouver… Mais comme au RCV on n’est jamais en retard nous serons tous très à l’heure au rendez-vous. Le ciel est au grand bleu et les mélèzes dans leur dernière parure d’automne font flamboyer le paysage. Après une route très sinueuse nous atteignons le parking du Mont Guillaume. Aujourd’hui nous nous engageons vers la droite sur la piste forestière au milieu des bois de mélèzes. Des grumes attendent d’être chargés sur le côté du chemin. Une certaine douceur règne et nous enlevons rapidement les vestes. Les montagnes environnantes sont ourlées de neige et nous la retrouvons sur le haut du sentier. Il faut être vigilant pour ne pas glisser. Les derniers lacets sont bien pentus et nous faisons quelques pauses afin d’économiser notre souffle. La neige gelée est présente sur la dernière partie du trajet. Nous débouchons enfin sur le lac qui est totalement gelé. « Première hivernale du RCV pour le lac de l’Hivernet ! » Comme dirait certain… !  Nous contournons le lac pour nous asseoir en face sur les rochers au soleil. La pause déjeuner est la bienvenue : il est juste midi ! Nous avons la chance d’avoir en dessert un gâteau d’Antoine, du chocolat de Nadine et Daniel et quelques Canistrelli de votre serviteur. Le ciel jusqu’ici favorable se couvre rapidement de nuages et le froid se fait sentir immédiatement. Nous ne nous éternisons donc pas et reprenons nos sacs vers la descente. Tant pis pour la sieste… Nous empruntons la voie directe moitié neige et herbe pour éviter le sentier gelé et les risques de chutes. Nous croisons quelques randonneurs d’après-midi avec des enfants bien courageux qui montent. Nous retrouvons la piste venant du Mont Guillaume et nous profitons encore de cette belle forêt de mélèzes toute colorée. Nous sommes de retour de bonne heure au parking. Encore une superbe journée d’automne qu’il ne fallait pas manquer. D+ 800m – 9 km.
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Le col de Chorges – Dimanche 7 novembre 2021
La gelée blanche recouvre la nature et le vent souffle fort à St-Bonnet. Nous partons en direction de Chorges où nous retrouvons le reste de la troupe. Le soleil est là, le ciel sans nuages et il n’y a plus de vent : 11 participants. Après une chicane nous prenons la direction du parking des Gontards. Nous constatons rapidement que nous avons changé de climat. Les vestes tombent et nous grimpons, soulagés de ne pas avoir froid. L’embranchement avec le col des Gardettes est franchi et nous arrivons à la cabane du berger. Une barrière a été installée et nous devons prendre le chemin balisé au lieu de passer à travers les vallons. Un chasseur nous rassure, « il n’y a plus rien à craindre, le sanglier a été tué et tout le monde est rentré… ! » Nous remontons le vallon sur la gauche où la neige n’est pas encore partie. La boue nous fait glisser et surtout salit les chaussures et les pantalons … il va y avoir du nettoyage à faire ! De nombreux cairns nous indiquent le passage. Nous débouchons sur la crête du vallon et longeons les fils du parc des vaches jusqu’au sentier final qui traverse les éboulis jusqu’au col. La neige est là ! Nous admirons le Piolit, tout près de nous et la grande Autane en face. Nous redescendons un peu plus bas pour déjeuner dans les rochers sous le col. Antoine nous offre un très bon gâteau pour terminer le repas. Il fait chaud et nous profitons pleinement du magnifique panorama. Il faut penser au retour et nous repartons sur le beau chemin balisé par les Cathuriges. Quelques pauses pour profiter encore de la douceur exceptionnelle de cette journée et nous rejoignons nos véhicules.
D+ 860m – 12 km
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Chronique de la randonnée du dimanche 24 octobre au roc d'Alibrandes, au départ des Tourengs

 Par une claire matinée un peu fraîche (- 2°C à Pont du Fossé), nous nous rendons aux Tourengs, lieu de départ de la randonnée. Nous sommes 16, dont 2 nouveaux inscrits baroudeurs arrivant d'un périple pédestre de plus de 2 mois en Bretagne et une venant tester la randonnée du dimanche.
Nous montons à l'ombre mais la pente assez raide a vite fait de nous réchauffer et nécessite une première pose déshabillage. Puis ça monte moins et nous arrivons au carrefour vers les Marches que nous laissons à droite. Le soleil n'est plus très loin et quelques lacets plus haut, ça y est, il est là et nous en sentons les effets malgré le couvert des arbres. Ce qui nécessite une autre pose! Les couleurs d'automne explosent en pleine lumière contrastant avec le vert sombre des pins.
Nous voici bientôt au deuxième embranchement des Marches que nous ignorons. La montée se poursuit dans un lambeau de forêt. Les épingles se succèdent alternant tronçons raides et faux plats montant. Nous quittons le couvert des arbres et commençons de profiter de la vue. Nous sommes au milieu d'alpages inclinés couverts d'herbe jaunies par les premières gelées.
La croix du roc d'Alibrandes nous nargue!
Nous atteignons de nouveau un embranchement qui ramène vers Orcières et continuons à gauche vers le roc. Des vols de chocards passent au dessus de nous. 3 chevreuils dévalent la pente en dessous de nous. Nous allons maintenant effectuer une traversée légèrement ascendante. Marie Blanche nous dit qu'au bout, quand on domine la vallée de Champoléon, il y a souvent des chamois. Elle passe devant et nous la suivons dans le relatif silence d'une troupe de 16 personnes marchant sur des cailloux! Mais arrivés au col, rien en vue. Le froid les a peut être fait descendre. Il faut dire que le versant nord est blanc de givre et le soleil ne doit plus s'y éterniser. Encore un effort et nous atteignons le roc et sa croix par l'arrière de la crête. Pas de vent et une vue superbe. Il est décidé de pique niquer là haut (2407 m). Navettes (les friandises) de Marseille et gâteau d'Antoine et Anne clôturent le repas.
Un randonneur arrive et nous engageons la conversation sur les cartes, les aides électroniques, les publications...
Puis c'est le début du retour par le même chemin. Les polaires mises là haut pour se protéger d'une légère brise sont de nouveau rangées dans les sacs.
Plus bas il fait carrément chaud et les pauses boissons sont appréciées. Le lambeau de forêt apporte une ombre appréciable. Des parapentistes nous survolent. Les couleurs d'automne maintenant bien éclairées par la chaude lumière du soleil de mi après midi explosent sur les flancs des Autannes situées en face de nous. Les lacets se succèdent et bientôt nous arrivons au dessus du hameau. Encore une petite rampe à descendre, la traversée du village à faire et le parking est atteint.
Belle rando d'automne avec une lumière magnifique et une température idéale. Encore quelques dimanches comme ça avant l'hiver!

 
Le refuge de Chalance – dimanche 17 octobre 2021
Nous nous regroupons à St-Bonnet puis St-Firmin dans le jour à peine levé, direction le Rif du Sap. Il ne fait pas très chaud mais le soleil illumine déjà les sommets. Nous sommes 14 au départ de cette randonnée « coup de cœur » pour le RCV. Nous savons que la montée est forte tout au long du chemin aussi nous adoptons un rythme modéré afin de rester groupés et de se ménager pour être sûrs d’arriver au bout. Le soleil nous rejoint dans le premier tiers du parcours et rapidement nous tombons les doudounes. Il n’y a pas de vent. Les arbres commencent à changer de couleur et enflamment les pentes. Nous observons la cabane de la Lavine située à l’ubac et que nous essaierons de programmer au printemps prochain. Un groupe d’Isérois nous rejoint et nous dépasse. Au détour du chemin nous apercevons le refuge perché tout la haut. Nous atteignons le plateau et la petite cabane du berger mais il n’y a plus de moutons, ni de patous. Une nouvelle cabane en bois a été construite sur le contrefort à gauche en montant. Le berger sera  beaucoup plus à l’aise pour surveiller son troupeau. Une halte au col pour admirer le vallon et prendre quelques forces avec des fruits secs. Puis nous reprenons l’ascension en marchant sur des rochers où les mains sont utiles. Nous retrouvons la source plus haut sans pour autant remplir nos gourdes. Nous ne transpirons pas vraiment et avons de la ressource. Nous contournons tout le vallon et arrivons aux grands caïrns d’où nous avons une vue sur les sommets environnants couverts de neige : une belle carte postale !  Encore un petit effort et nous atteignons le refuge. Le groupe qui nous précède nous laisse gentiment la place et nous nous installons pour déjeuner sur le balcon et les abords du refuge. Le panorama est à couper le souffle de Pétarel au Gioberney ce n’est qu’une succession de montagnes enneigées se découpant sur le bleu dur du ciel d’automne. Une part de tartes du Champsaur termine le repas. Le calme règne devant tant de beauté. Chacun admire et espère que la prochaine fois nous pourrons dormir là-haut. Il faut malgré tout repartir car on sait que la descente sera longue au vu du dénivelé. Après quelques arrêts pour refroidir les genoux nous arrivons aux voitures vers 17h.
Le refuge de Chalance reste pour le RCV sa madeleine de Proust !
D+ 1250 m  -  10 km
Sommet du Méale depuis Les Orres Chef-lieu - dimanche 10 octobre 2021
Comme convenu, Yves nous attend au parking sur la D 40 au niveau de Barattier. La route jusqu’au village des Orres (Les Orres Chef-lieu) puis la piste menant au Méale, caillouteuse, où, après quelques hectomètres difficiles,  nous stationnons nos voitures.
Température fraîche et plafond bas. Nous continuons à pied la piste, puis empruntons un sentier, agréable, en forêt. Quelques trouées permettent d’admirer le panorama : vue sur le lac de Serre Ponçon, le Mont Guillaume et au loin, les Aiguilles de Chabrières. La pente est modérée et régulière.
A midi, nous sommes au sommet du Méale. Comme nous nous y attendions,  la vue est totalement bouchée. Yves nous assure qu’elle est imprenable ! Il fait frisquet et souffle une légère bise. Aussi nous décidons de casse-croûter un peu plus bas. Les pique-niques sont tirés des sacs. Certains ont amené de la soupe et Yves, fin gourmet, déguste une choucroute ! Il fait presque froid et la pause est de courte durée.
Doudoune, bonnets et gants pour attaquer le retour. Le brouillard se lève, le soleil par intermittence nous réconforte. Nous retrouvons nos voitures à 15h00. Yves nous invite à nous désaltérer chez lui pour clôturer la journée.
6 participants.
Circuit en boucle, distance : 11,5 km /  D+ 850 m /   Alt. Max 2433 m
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Col de la Pisse depuis Molines en Champsaur – dimanche 3 octobre 2021
Malgré le mauvais temps annoncé nous voici dix au départ de Molines pour randonner vers le col de la Pisse. Le ciel est gris et les nuages passent rapidement au-dessus des sommets. Nous nous échauffons sur le sentier du Roy avant de commencer le dénivelé en direction du col. Les couleurs d’automne illuminent le paysage avec leurs rouge, orange, jaune… toutes ces couleurs chaudes par un temps un peu frais… Nous arrivons au croisement où le chemin se scinde entre le col du Viallet d’une part et le col de la Pisse d’autre part. Les falaises nous entourent et nous nous demandons par où nous allons pouvoir grimper vers le col de la Pisse. Les myrtilles longent le sentier et régalent les gourmands. Après de nombreux lacets et traversées nous contournons les différents couloirs puis débouchons enfin au-dessous des sommets du l’Ingustier, du Tourond et du majestueux Chaillol. Une dizaine de chamois nous fait l’honneur de traverser les éboulis situés au-dessus avant de disparaître dans les barres rocheuses, bien à l’abri du vent. Nous progressons malgré les rafales de vent de plus en plus fortes et fraîches… Le col est en vue et soudain cinq chamois surpris s’élancent dans la descente juste devant nous. Nous atteignons le col d’où nous observons le bocage Champsaurin sous un pâle soleil. Mais le vent soufflant au maximum nous fait rebrousser chemin rapidement. Nous nous retrouvons au fond du vallon un peu plus abrité pour déjeuner. Les anoraks, coupe-vent, gants, bonnets sont enfilés. Le vent revient prendre sa place et nous repartons rapidement (sans café) vers la descente. Enfin nous sommes un peu à l’abri et  le café peut  être pris. Alain offre un petit cadeau en forme de clin d’œil aux participants du séjour en Provence : un gland en pendentif pour les femmes et en porte-clés pour les hommes. Le long sentier du Roy nous ramène vers le village de Molines. Malheureusement l’auberge est fermée….
D+ 1300 m  -  20 km