LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
         Voir notre page Facebook                                                          Météo Saint-Bonnet
Chronique de la randonnée Furmeyer - la Manche  du dimanche 25 octobre 2020
 
Alors que la montée de la route en lacets s'effectue à l'ombre à cette saison, déboucher sur le petit plateau où et construit Furmeyer en plein soleil valait déjà le déplacement!
Les 12 participants s'équipent puis nous traversons le hameau pour trouver le sentier. Celui ci démarre fort dans la forêt où quelques champignons égayent les sous bois. Nous sommes de nouveau à l'ombre mais la pente est suffisante pour nous réchauffer rapidement.
Une première pause permet d'enlever les pelures en surplus. Yves nous dit y avoir trouvé quelques champignons.
Nous repartons toujours dans la forêt versant nord de la montagne de Cëuse. Et ça monte toujours bien. Nous rencontrons un Vététiste qui monte lui aussi, assez souvent en poussant le vélo. Il n'y a pas de lacets et le sol est caillouteux.
Nous atteignons le lieu dit Serre La Croix et quelques courbes de niveau après la route forestière du col des Traverses, sensiblement horizontale, où nous rencontrons un chasseur plutôt sympa qui prévient ses collègues par téléphone de notre passage.
Nous quittons celle ci pour un raide sentier qui monte d'abord en forêt, puis dans un alpage. C'est très gras par terre et nous redoutons la descente que l'on fera par le même endroit.
Nous voici au Fays (col des Mias). Mais la Manche est encore plus haut et après avoir profité du paysage, nous reprenons l'ascension en limite de crête avec vue sur la Barre et la crête de la Lumineuse. Nous atteignons un faux col et apercevons au sud une masse de nuages noirs qui avancent vers nous. Encore un effort et nous voici à la Manche (1838 m). Le vent du sud y est sensible et commence à se refroidir. Nous profitons du panorama sur Bure, le Dévoluy, la crête de Charance...puis redescendons un peu pour trouver un endroit abrité.
Et c'est sous un gros pin sylvestre que nous prenons notre pique nique, un peu au milieu des bouses de vaches.
Yves qui nous avait habitué à manger de la cuisine maison faite par lui ouvre un infâme Bolino Pâtes chinoises. Il se fait quelque peu moquer!
Nous ne traînons pas car il fait froid et très couvert. Alain L n'a même pas le temps de finir son dessert!
Puis dès que l'on quitte la crête pour replonger dans la forêt, il fait meilleur. La descente est ponctuée de pauses, et la partie glissante finalement passée sans encombre.
Quelques chanterelles en tube sont débusquées lors d'une pause, mais on sent la fin de saison.
Plus bas nous rencontrons une jeune chasseuse elle aussi plutôt avenante.
Et voici Furmeyer et son noyer royal (?) que nous traversons par en dessous pour rejoindre le parking.
Puis nous enfilons les masques et reprenons les voitures direction la maison. Pas de pot pour cause de Covid!

 
 
Le Jas de Jartier depuis Molines– Dimanche 18 octobre 2020
Une belle brume enveloppe la vallée de Molines mais on aperçoit par endroit poindre les sommets. Douze randonneurs motivés malgré la fraîcheur matinale marchent d’un bon pas sur le chemin du Roy conduits par Pierre. Les couleurs d’automne flamboient et les feuilles déjà tombées pour certaines espèces forment des tapis dorés. Nous bifurquons à gauche et commençons l’ascension vers le hameau en ruines du Sellon. Une seule maison se dresse encore avec sa cheminée, vestiges d’un temps passé et d’une vie difficile… le reste est très abimé par le temps et la nature qui reprend ses droits.
Nous continuons le sentier tout en lacets qui s’enfonce au-dessus des gorges du torrent du Colombier. La brume s’est dissipée et un beau ciel bleu la remplace. A l’Ubac nous observons un champ d’arbres morts, couchés sans doute par une avalanche. Le Queyrel et la crête venant du col du Viallet sont un peu enneigés.
Nous atteignons enfin la limite du soleil et les vestes sont rangées dans les sacs. La petite vallée s’ouvre et nous offre un beau panorama sur le col de la Londonnière ou du Sellon, l’arrière du Chaillol, le Pic de Colle Blanche… Nous reprenons nos forces avant d’attaquer la dernière partie qui nous conduit à la cabane du Jas de Jartier. Mais là une surprise nous attend : c’est une magnifique cabane toute neuve qui a été réalisée à la place du petit abri très rustique que nous avions vu fin mai.
Nous déjeunons à côté du chalet et apprécions au dessert les petits canistrelis anis et citron d’Anne-Marie. Puis les jumelles sortent des sacs et le comptage des chamois commence sur les flancs de l’Ubac et au-dessous du col ! Leur pelage a viré au marron foncé et on pourrait presque les confondre avec ….. une vache !! Si si… J  Avec tout ce bruit la sieste est difficile pour certains…
Nous reprenons la descente en comptant trois glissades : Alain. L, Dominique et Cathy.K Heureusement plus de peur que de mal.
Au croisement du Sellon nous partons vers la cabane de la Londonnière. Le chemin en balcon est chauffé par le soleil et nous avons une belle vue sur la forêt aux multiples couleurs. Nous retrouvons le chemin du Roy, déjà dans l’ombre, puis le village de Molines encore dans le soleil.
15 kms et 800 m de dénivelée pour cette randonnée d’automne.
_________________________________________________________________________________________________________________
 Les crêtes de L’Estang – Dimanche 11 octobre 2020
13 participants pour cette randonnée automnale qui débute dans le brouillard au parking des Richards. La météo a prévu du beau temps et la petite troupe est optimiste. Nous commençons l’ascension accueillis par un patou un peu bruyant mais qui reste bien dans son enclos. Il ne fait pas très chaud et malgré la pente nous conservons les doudounes. Heureusement que nous n’allons pas vers le Palastre car le ruisseau est bien fourni… Peu à peu les brumes se dissipent et nous entrevoyons les sommets alentours puis la totalité du paysage avec un ciel d’un bleu éclatant. Le soleil ne nous quittera plus. Les couleurs d’automne rehaussent le tableau. Nous croisons deux traileurs à la cabane de La Baume. La neige dure est présente par épisode sur le sentier jusqu’au col sans nom.
Le Vieux Chaillol nous domine : nous ne sommes pas perdus ! Nous admirons la vallée et le refuge du Tourond au-dessous de nous. Les sommets sont enneigés et la vue à 360° est remarquable. Un petit vent frais nous pousse vers les crêtes afin de descendre un peu pour trouver la salle à manger idéale. Nous avançons dans un peu de neige ce qui donne à la rando l’air d’une hivernale ! A mi-pente quelques roches bien sèches et exposées plein soleil nous décident à poser les sacs. Nous déjeunons face au lac de L’Estang qui lui est à l’ombre et un peu gelé vu les éclats brillants que nous apercevons sur la surface. Anne-Marie nous régale d’un gâteau au citron. Une petite sieste pour certains, des repérages de sommets ou des histoires de randonneurs pour d’autres : il est temps de repartir.
Nous longeons les crêtes jusqu’à la grande prairie qui nous ramène au fond de ce vallon magnifique. Le lac est juste au-dessus…. Qui veut y aller ? Nous partons à l’assaut de la dernière pente et pouvons admirer de près ce que nous voyions un peu plus tôt de loin… Un triton est là sur une pierre, sous la glace, il doit profiter des rayons du soleil. La descente se déroule sans chute malgré la neige.
Bientôt nous rejoignons les aiguilles du Pertuis et la vue imprenable sur les vallées de Champoléon et d’Orcières. Le sentier en balcon s’ouvre ensuite sur tout le Champsaur. La descente vers les Richards nous fait croiser le chemin d’une vipère que Noëlle évite à temps.
11 kms et 850 m de dénivelée : une belle rando d’automne ensoleillée !
_________________________________________________________________________________________________________________
Le col des Sérigons ou « la randonnée des champignons »Dimanche 27 septembre 2020
La neige tombée précocement ne nous permet pas de faire la randonnée initialement prévue dans le Dévoluy qui ce matin reste très couvert. Yves nous propose d’aller au col des Sérigons au départ de Montmaur en passant par les Sauvas. 14 participants sont présents malgré la baisse significative des températures et le ciel voilé.
Le chemin qui nous conduit vers les Sauvas nous réchauffe rapidement et les vestes sont rangées. Puis notre attention est attirée par les champignons qui bordent le chemin et nous constatons qu’il y en a des bons au milieu des mauvais. Francis sort un sac plastique et quelques sanguins et oronges prennent place à l’intérieur grâce à plusieurs cueilleurs. Au plus on avance et au plus nous trouvons des champignons de toutes tailles mais surtout impeccables, sans vers. Arrivés au village des Sauvas le sac est à moitié plein il faut le doubler d’un second pour qu’il ne craque pas. Une pause méritée sur le muret devant le gite où nous avions passé un excellent week-end afin de nous rendre au Pic de Bure. Nous nous rappelons les bons moments de cette longue randonnée.
Nous reprenons le chemin au milieu de la forêt et descendons jusqu’au ruisseau. La passerelle a subi quelques misères et nous devons faire très attention pour ne pas mettre les pieds dans l’eau car les planches sont très glissantes. Notre progression continue en même temps que le ramassage des champignons qui sont en nombre incroyable. Des restes de neige bordent le chemin et nous bifurquons vers la gauche au croisement. La montée est très régulière et nous arrivons à une clairière ensoleillée où nous décidons de déjeuner. Marie-Christine nous offre un très bon gâteau au limoncelo de quoi nous donner les forces suffisantes pour grimper la dernière côte qui nous permet d’atteindre le chemin qui mène au Col des Sérigons. Un pause-sieste au soleil est très appréciée.
Nous attaquons la descente vertigineuse dans les bois de hêtres où les feuilles glissent sous nos pieds. Bien entendu les champignons continuent à nous faire de l’œil et le sac est proche de l’explosion. Nous regrettons tous de ne pas avoir d’autres sacs car la quantité laissée sur place est conséquente. Après quelques hésitations sur le sentier à prendre pour rejoindre Montmaur nous cheminons en balcon au-dessus de la vallée du petit Buëch. Quelques-uns d’entre nous « plus silencieux » entendent le brame d’un cerf. Puis nous rejoignons les voitures sous un ciel chargé.
Un peu plus de 18 kms et 900 m de dénivelée. Ce fut une belle et fraîche randonnée, presque hivernale, mais compensée par cette cueillette extraordinaire de champignons.
(3,4 kgs en brut et 2 kgs à cuire)
_______________________________________________________________________________
Randonnée du dimanche 13 septembre 2020 au col du Grun.

Au fil des rendez vous tout au long du chemin, nous avons collecté 14 randonneurs pour cette sortie, dont 3 invités. Annie, des Forestons, vient découvrir la rando avec le RCV, et Sylvie et Nicolas (fils de Josseline) ont profité de l'occasion.
Nous démarrons de la cabane des Vachers encore à l'ombre à cette heure.
C'est Pierre qui anime la rando et il nous fait faire un échauffement rapide dans le raidillon qui rejoint la partie en courbes de niveau de la montée. Une coupe de bois a rendu certains passages un peu pénibles du fait des branches en travers.
Nous sommes toujours à l'ombre mais il fait doux. Nous traversons la forêt par le sentier de découverte et rejoignons le bas des éboulis. Nous n'allons plus les quitter jusqu'au col.
Les myrtilliers commecent de rougir et ils portent des baies que nous grappillons tout en progressant.
Le paysage se découvre petit à petit: le Dévoluy et l'Obiou, le Vercors avec le mont Aiguille, le grand Veymont..., ND de la Salette apparaît surmontée du Gargas et des crêtes où nous étions dimanche dernier. Les épingles se succèdent. Un groupe de"jeunes "se détache un peu, et un groupe de randonneurs en "forme" suit. Mais en fin de compte, tout le monde arrive au col après avoir négocié le dernier passage de la gouttière.
Et là, changement de décors: la vue porte sur le Valgo (St Firmin, le Villar à nos pieds, la montagne de Faraut à droite, le Chaillolet en face, ainsi que la cabane de la Selle). On aperçoit les maisons de nos amis de St Firmin.
Nous nous installons de notre mieux sur la pente qui dégringole vers le Valgo. Il faut veiller à ne pas laisser partir quelque chose car ça risquerait de descendre très bas!
Les pique niques sortent des sacs et sont vite avalés pour compenser les presque 1000 m de montée.
Cake de Lili, chocolats et gâteau de Noëlle finissent de reconstituer les forces.
Un couple de Hollandais redescend du Grun et se restaure au col. Une femme, apparemment connue de Josseline, arrive au col et y pique nique aussi.
Puis vient l'heure de la descente un peu redoutée par les genoux et les pieds. Mais finalement, moyennant quelques pauses, celle ci se déroule sans incidents notables. Sur la fin, une ou deux chutes sans gravité sont à déplorer dans les zones abîmées par le débardage.
Le cabane est atteinte et sa source fraîche, gardée par deux chiens, heureusement attachés. Les godasses sont remplacées par des sandales pour le plus grand plaisir des pieds!
Josseline nous invite tous à l'Esparcellet pour une petite collation et boissons. Et c'est avec grand plaisir que nous faisons connaissance de son mari et dégustons à l'ombre les rafraîchissements offerts. Merci à eux deux pour leur hospitalité.