LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Chronique de la randonnée du dimanche 28 février 2021 au Suillet (Orpierre).
 
Quelques défections ont fait que nous nous sommes retrouvés 10 à Orpierre, après avoir récupéré ceux du rendez vous de Gap.
Nous retrouvons Yves, notre animateur du jour, sur le parking de la mairie d'Orpierre. Il fait un petit vent frisquet. Une fois équipés, nous traversons le vieux bourg et ses rues étroites et pleines de courants d'air. Puis nous attaquons les marches (qui ont connu des jours meilleurs) qui mènent au pied des falaises. Les balisages GR et PR brillent de tous leurs feux! Ils ont du être repeints récemment. Bravo à l'équipe du Buech.
La montée est rude et certaines marches sont hautes et notre animateur est parti fort! Cela traîne un peu derrière. La vue plongeante sur le village est splendide. Un petit collet est atteint et les polaires tombent. Plus de vent et plein soleil pour la suite de la montée où la cadence s'est ralentie. La pente s'adoucit et nous cheminons au milieu de buis, chênes blancs et pins sylvestres. La vue porte sur les ondulations des collines des baronnies provençales. Nous sommes en effet en limite Est de ce parc naturel que nous partageons avec la Drôme.
Des aboiements de chiens se font entendre: il doit y avoir une battue  au sanglier. Ils n'ont même plus de répit en hiver!
Nous croisons 2 vététistes.
Le sentier devient piste et nous allons la suivre épingle après épingle jusqu'au Suillet. Le sommet arrondi de cette colline est boisé et la vue est réduite.
Il est l'heure du pique nique et les casse croûtes sortent des sacs. Il fait bon en plein soleil. Josette a fait des galettes aromatisées au Rhum et Pierre distribue le chocolat. C'est rare qu'il n'y ait pas un pousse-dessert à la fin du repas.
Plus qu'à amorcer la descente, d'abord très raide jusqu'au belvédère où nous nous arrêtons contempler les montagnes du Buech, et au loin le Dévoluy, puis les Ecrins. Plus au Sud Est, ce sont les sommets du 04.
La pente diminue et la seule difficulté réside dans ne pas glisser sur la gravette qui recouvre le chemin. Finalement, personne n'a fini sur les fesses!
Nous atteignons une piste et y effectuons une petite pause, tout en cherchant des grimpeurs sur les parois. Il y en a quelques uns.
La piste se transforme en route, et Brigitte qui a mal aux pieds, quitte les chaussures et finit en chaussettes! Heureusement que nous n'étions pas loin du parking.
Celui ci atteint, nous nous disons au revoir puisque on ne peut pas boire un coup avant la dispersion. Pourtant nous avions encore de la marge avant le couvre feu!

 
CHRONIQUE DE LA RANDONNEE DU DIMANCHE 21 FEVRIER 2021 A LA CRETE DE LA SAMBLUE.
 
Quand on voit ce qui reste de neige autour de Saint Bonnet, on se demande ce qu'il va y avoir au pied de L'Obiou !
Malgré cela, nous nous rendons d'abord à St Firmin où le nouveau rendez vous n'a pas été pris en compte par tout le monde (lecture en diagonale des messages ???). Nous nous retrouvons malgré tout (merci les portables) et cap sur les Payas (commune de Pellafol). Un message apparaît sur l'écran de la voiture: quelqu'un nous attend à l'entrée du village. Arrivé sur place, personne. Mais le village a 2 entrées. Quelques coups de fil plus tard, le regroupement s'effectue enfin.
Nous nous préparons pour attaquer la montée, raquettes sur le sac car il n'y a pas un gramme de neige. Dès le départ, le ton est donné: ça grimpe raide dans une ancienne trace de débardage. Les épingles sont rares et ne font que changer le sens de déplacement, pas la pente !
Nous coupons une première fois une piste, puis reprenons la montée un peu plus douce. Deuxième traversée, puis troisième (celle qui monte au col de la Samblue). Quelques laisses de neige à traverser, mais pas de nature à mettre les raquettes.
Nous débouchons enfin au col et à la cabane ONF et y faisons une pause un peu plus longue. L'Obiou nous domine de toute sa majesté, étincelant de neige et se découpant sur le ciel bleu.
Nous optons pour continuer sans raquettes car la neige n'est pas profonde. Mais après quelques centaines de mètres, ça enfonce de plus en plus et nous chaussons finalement les raquettes pour continuer notre progression vers la crête. D'un coté l'Obiou, de l'autre le Dévoluy, le Beaumont, la Mateyssine, les Ecrins... Et tout ça dans une légère brume jaunâtre qui doit être la seconde vague de sable du désert annoncée pour ce WE. Le vent du sud souffle en rafales.
La crête est atteinte et s'approcher du bord devient difficile tant le vent est violent !
Nous trouvons aux pieds de pins sylvestres des zones sans neige et abritées où nous pouvons nous installer en respectant une distance correcte entre nous.
Malgré quelques tourbillons, le repas se passe bien et au soleil. Cathy passe avec une boite de Brownies qu'elle a fabriqué, et Marie avec du chocolat.
Puis il faut penser au retour car il y a le couvre feu à respecter.
Nous évitons de remonter la crête jusqu'au son sommet pour cause de vent violent et gagnons le col des Faïsses en marchant en dahus en travers de la pente. Au col ça souffle copieux et le poteau de signalisation est par terre. Nous le redressons juste pour immortaliser notre passage en ce lieu.
Nous commençons à descendre dans le vallon qui nous ramène au parking de l'Obiou. Atteint celui ci, nous déchaussons. Mais finalement, nous aurions pu garder les raquettes car il y a de nouveau de la neige sur la piste plutôt exposée nord.
Et voici le col de la Samblue où nous faisons une nouvelle pause avant la descente finale.
Celle ci s'effectue sans difficulté. Il fait de plus en plus chaud au fur et à mesure que l'on perd de l'altitude.
Les jambes un peu cassées par cette raide descente, nous atteignons les voitures et nous nous disons au revoir avant la dispersion des troupes. Encore une belle rando qui se finit.

 
Orcières – Le Paravar : dimanche 14 février 2021
A Pont du Fossé le ciel est gris mais on aperçoit le soleil au fond de la vallée. Le thermomètre affiche moins 6°. Huit participants pour cette randonnée raquettes de la Saint Valentin. Nous accueillons une nouvelle recrue : Geneviève. A Orcières la station est calme malgré les vacances. Nous entamons la montée vers le Forest des Estaris. Les filles ont froid aux mains et nous gesticulons un peu pour faire circuler le sang. La trace n’étant pas faite du côté du chalet Joubert nous restons sur la gauche à la suite de skieurs de randonnée et autres pratiquants de raquettes. A mi- pente nous bifurquons vers le chalet du berger. Pierre trace la voie dans une vingtaine de centimètre de poudreuse magnifique et profonde. Un peu de repos et de ravitaillement au chalet pour reprendre des forces. Nous recherchons les trouées de soleil qui nous permettent d’apercevoir les sommets de temps en temps. Mais le plafond autour de nous est bien gris. Nous reprenons notre progression sur la droite du plateau de Jujal et ce toujours dans une poudreuse fine, légère, douce en un mot : parfaite ! Un régal. Le soleil joue toujours à cache-cache. Nous atteignons le sommet du Paravar : 2220 m et découvrons le village de Prapic et sa vallée juste sous nos pieds. Très beau point de vue. Nous nous installons pour le déjeuner en contrebas, sans vent nous sommes bien. Quelques flocons voltigent autour de nous. A tour de rôle nous aurons quelques chutes et des difficultés pour ressortir de cette belle neige poudreuse…. Nous repartons et comme des gamins dans cette belle neige on s’en donne à cœur joie. Le soleil est maintenant présent et nous apercevons les sommets alentours. La descente vers le chalet Joubert est un peu plus sportive. Une suggestion est faite de passer par le fameux escalier qui a défrayé la chronique l’année dernière. L’escalier est recouvert de neige et bien pentu. La descente est difficile et l’instigatrice de cet itinéraire a les oreilles qui sifflent… Finalement tout le monde arrive à bon port et stimulés par cet exercice nous jouons à jeter nos bâtons dans un cœur tracé dans la neige pour fêter la Saint Valentin. Nous sommes tous vainqueurs !
De retour aux voitures un bon goûter nous est offert par Anne-Marie dont c’est l’anniversaire. Happy birthday !
450 m D+ 8 kms
Combeau cabane de tante Yvonne – lundi 8 février 2021
Avec les mauvaises conditions météo de ces derniers jours la rando du dimanche se déroule un lundi. 14 participants heureux d’enfin se dégourdir les jambes car pour certains « cas contacts », reconnus négatifs, l’isolement avait assez duré…
Le départ de la station de Serre Eyraud se fait directement en raquettes. Nous ne pourrons pas emprunter la piste passant au-dessus de Clot Davin car le ruisseau est bien large et beaucoup d’eau coule. Il serait dommage de se mouiller les pieds dès le début de la journée. Nous prenons donc la « grimpette » qui nous fait rejoindre la piste forestière. C’est très difficile lorsqu’on n’est pas échauffé de débuter par ce chemin bien raide. Après le passage de l’embranchement avec l’Aupet une petite couche de poudreuse recouvre la neige salie par le passage du sirocco et son nuage de sable ocre. Le paysage est à nouveau vierge de toute trace devant nous. Le ciel est bleu et le soleil se rapproche à travers les grands mélèzes couverts de neige fraîche. Magnifique !
Juste avant de déboucher sur le plateau de Combeau nous traversons les habituelles avalanches descendues en bon paquets bien glacés. Soudain Josette, serre-file, nous alerte d’un problème : Alain a failli disparaître dans la neige devant elle…  Il s’est soudainement enfoncé d’au moins 80cm car il n’était pas en raquettes… Il se dépêche de les chausser mais avec les crampons, ça ne marche pas bien…. La petite troupe repart en riant avec les commentaires divers et variés autour de cette péripétie. Il est midi et nous prenons la décision de ne pas monter plus haut. Nous déjeunons autour de la cabane de tante Yvonne. Pendant le repas le ciel se voile peu à peu et les prévisions s’avèrent exactes. Nous prenons le chemin du retour. A l’arrivée Daniel et Michèle nous offre un « open bar » dans l’arrière de leur voiture. Quelle bonne idée ! Merci à eux car nous sommes privés de ce bon moment depuis longtemps.
Dénivelée 400m et 8,5 kms.
Rando raquette station de Laye, col de Gleize. Dimanche 31 janvier 2021.
Température 1°, brouillard, verglas sur le parking...bref l'hiver ! Nous chaussons les raquettes dès le départ du sentier de la Cuque. La neige est bonne. En altitude, le brouillard est moins épais et là quelques rayons de soleil s'infiltrent au travers des arbres. Nous sommes finalement récompensés, le brouillard est en dessous de nous et le panorama sur nos montagnes enneigées est magnifique. Le Chaillol, imposant, nous rassure par sa présence. Tant que nous le voyons, nous ne sommes pas perdus !
Repas au col atteint après 2h30 de montée. Le soleil est là. C'est agréable et nous restons une heure. 
Retour par le même chemin, enfin presque, une erreur de navigation engendrée par le bavardage...tout rentre dans l'ordre et pour le final, nous plongeons sur la station de Laye par la piste de ski du Grand Clos.
Belle journée avec finalement une météo agréable.
Nous étions 7 et avons fait 11,5 km et 500 m de dénivelé.
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Rando raquette depuis les Payas . Dimanche 24 janvier 2021.

 Après une demi journée de neige et une nuit froide, il y avait une couche de poudreuse fort sympathique en ce matin ou le bleu dominait franchement dans le ciel.
C'est des Payas, lieu du rendez vous, que les 7 randonneurs se sont élancés vers le lac des Barbeyroux en passant par la trace directe. Le neige est vierge de toute trace humaine, mais de nombreux animaux sont passés par là. Le lac est en vue et nous faisons une pause déshabillage quand 3 personnes arrivent derrière nous. C'est un copain des Payas et 2 de ses enfants. Ils ont profité de nos traces.
Nous continuons vers le calvaire. La nature est magnifique, les arbres chargés de neige, les stalactites et cristaux de glace brillent au soleil. La nature est toute poudrée de blanc aussi loin que le regard porte.
Nous atteignons le sentier qui rejoint le canal de Malcros, normalement très fréquenté. Mais pas de traces récentes. Nous croisons toutefois un couple qui doit venir de Chaillol.
Au croisement qui permet de rejoindre le GR50 par Champ Fourrier, nous prenons cette option. Pas de trace et il y a de la poudreuse. Les lacets s'enchaînent et la hauteur de neige augmente. Alain qui ouvrait laisse Pierre s'y coller. La neige est profonde et à un moment Pierre et Alain s'enfoncent dans un trou d'où il fut difficile de sortir. C'est Yves qui ouvre à présent. Le chemin d'été est invisible et nous galérons dans la profonde suivant Lili qui ouvre. La pente augmente. Nous marquons un arrêt pour faire le point. Le GR 50 ne doit plus être loin, 30 ou 40 m au dessus peut être. Un groupe de jeunes qui ont profité de notre trace nous rattrape. La pente est raide et certains d'entre nous n'ont pas envie de continuer. Les jeunes nous dépassent et ouvrent un sentier vers le GR. Nous rebroussons chemin et redescendons sur un replat pour casser la graine. Après damage de la neige, nous nous installons en plein soleil pour pique niquer.
Puis nous continuons la descente et rejoignons le sentier d'accès au canal de Malcros.
Nous décidons d'aller jusqu'à Coquette, ferme en cours de restauration au début du canal de Malcros.
Pour revenir vers Barbeyroux, nous optons pour revenir sur nos pas et ensuite descendre à travers prés rejoindre l'ancien canal. Au moment où nous amorçons la descente, 3 personnes passent devant nous et font la trace: plus qu'à les suivre et vérifier qu'ils vont dans la bonne direction. C'est le cas, mais à un moment nous optons pour une trace plus directe qui évite de remonter. L'ancien canal est rejoint et il n'y a plus qu'à le suivre jusqu'au lac. Les stalactites de glace présentes sur les arbres témoignent qu'il n'a pas dû faire plus de 0 dans le journée car elles ne coulent pas!
Le chemin du lac (véritable autoroute d'après les très nombreuses traces) est atteint et nous le suivons jusqu'aux Payas.
Sur le parking, nous retrouvons les 3 personnes que nous suivions au début. Il s'avère qu'elles habitent l'Aullagnier.
Plus qu'à regagner nos domiciles avant le couvre feu.

 
Plateau de la Coche – Le Sulit – Dimanche 17 janvier 2021
 Nous sommes 12 au rendez-vous à Pont-du-Fossé. Un petit soleil éclaire la Pousterle. Nous prenons la direction de la Coche. La route est blanchie par la fine couche de neige tombée pendant la nuit. En arrivant au village le soleil et le ciel bleu nous accueillent.
Nous suivons la trace sur le plateau et profitons du panorama exceptionnel sur le fond de la vallée. Bien au soleil nous regardons l’Ubac et ses villages encore dans l’ombre. Au bout du plateau Brigitte aperçoit une biche qui broute les buissons dans la pente au-dessus. Nous pouvons l’observer un long moment.
Nous reprenons notre ascension et quittons la trace pour nous diriger vers le Sulit. La neige est un peu plus dure après les jours de redoux de cette semaine.
Nous débouchons à hauteur du Sulit et avons juste le temps de nous régaler des sommets du Palastre, Soleil Bœuf, Prouveyrat, Pousterle inondés de soleil. Nous décidons de déjeuner un peu plus haut sur quelques troncs, bien qu’enneigés, qui serviront de sièges. Mais les nuées qui étaient accrochées sur l’Autane se développent également au-dessus de nos têtes et le déjeuner est avalé rapidement.
Nous rejoignons le GR dans la descente vers les Richards. Quelques essais hors-piste ne sont pas concluants car la neige est croutée. La belle poudreuse de ces derniers temps s’éloigne…
Le soleil est revenu rapidement et nous admirons à nouveau la vallée sous un beau ciel bleu. Nous retrouvons nos véhicules et regrettons que ce Covid ne nous permette plus d’aller nous désaltérer tous ensemble… 

Chaillol le sommet de la Lauzière – Dimanche 10 janvier 2021
C’est la reprise pour le RCV après les diverses péripéties de cette fin d’année 2020 : confinement, couvre-feu, fêtes de Noël et Jour de l’An…  Malgré un temps couvert dans la vallée, la webcam de Chaillol nous indique qu’il fait meilleur là-haut. Effectivement le ciel est bleu et le soleil illumine le Queyrel à notre arrivée. 11 participants heureux de se retrouver et de s’aérer sont présents.
Nous partons par la piste verte au droit de la station. La neige est bonne, souple, légère et crisse sous les raquettes, bien qu’elle ait été damée. La mer de nuages s’étend sur le fond de la vallée et nous offre un joli paysage. Nous atteignons Clos Chenu et quelques vestes sont rangées. Il fait chaud.
Nous continuons jusqu’au télésiège de la Lauzière puis bifurquons à droite dans le bois. La montée est régulière et nous pouvons commenter à loisir notre fin d’année. Nous débouchons sur le petit plateau situé à l’arrivée du télésiège et prenons une table bien située et déneigée pour déjeuner. Une fois n’est pas coutume nous nous asseyons dessus car les bancs sont ensevelis sous la neige. Nous apercevons des chamois dans les rochers situés en face de nous au-dessous de la crête qui mène au Queyrel. Un bel igloo permet à certaines d’imaginer la vie des Inuits et prendre une photo.
Le déjeuner pris nous ne trainons pas car dans l’inactivité le froid se fait sentir malgré la bonne liqueur de framboise de Françis. Nous prenons la descente dans la poudreuse en bordure de la piste rouge. Un régal de souplesse ! Nous bifurquons plus bas sur le sentier qui descend vers le canal de Malcros et la ferme de Couquette. Très jolie descente au milieu de la forêt. Trois chutes pour alimenter les rires… car dans la poudreuse : pas de mal !
Nous empruntons le canal de Malcros jusqu’à la station de Chaillol. Ce cheminement en balcon est spectaculaire car on embrasse un large paysage. Bien que le ciel se soit couvert il reste des bans de brume dans la vallée et les contrastes sont étonnants.
410 m de dénivelée, 9 kilomètres : voici une belle journée pour une reprise de randonnée.