LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
         Voir notre page Facebook                                                          Météo Saint-Bonnet
Chronique de la randonnée de dimanche 22 mai 2022 aux 6 cabanes
 
Départ des 12 randonneurs de Saint Maurice en Valgaudemar par un ciel jaunâtre et déjà une température haute pour un mois de mai.
Nous traversons le village et déjà l'ambiance générale de la sortie est donnée: ça monte!
Heureusement que nous évoluons sous le couvert de la forêt de hêtres qui nous protège des rayons directs du soleil.
Nous franchissons la passerelle sur le torrent de Saint Maurice et admirons la belle cascade.
Un peu plus haut, une première bifurcation donne le choix entre monter par la cabane de la Salette, ou celle de Rochimont. Nous optons pour cette dernière et la montée continue avec des vues sur la vallée et les hameaux. Il y a des fleurs comme le sceau de Salomon, des céphalanthères, des saponaires...Les sous bois sont secs et les feuilles mortes craquantes, et glissantes. Cela monte toujours bien soutenu. Le sentier est entrecoupé de passages rocheux en corniche, de passages de blocs. C'est assez varié et les points de vue sur le massif qui nous fait face sont intéressants. Quelques haltes réhydratation sont les bienvenues car il fait chaud.
Nous atteignons le flanc du ravin du torrent de la Meule et le franchissons puis finissons en traversée ascendante à la cabane de Rochimont.
Une bonne pause permet de recharger les batteries car il nous va falloir maintenant rejoindre la cabane de la Salette par une longue traversée d'abord montante, puis descendante où l'ombre est rare. Une légère brise nous accompagne. Le ciel est toujours jaunâtre et les lointains estompés mais pour le moment les sommets sont dégagés.
Nous atteignons le croisement qui mène aux 6 cabanes, il reste environ 200 m de dénivelée à monter.
Lili a un coup de mou et Alain et elle s'arrêtent pour manger quelque chose et redescendre à la cabane de la Salette.
Mais finalement la pause l'a requinquée et nous rejoignons les copains qui ont fait pause un peu plus haut. Et c'est finalement tous ensemble que nous atteignons les 6 cabanes (constructions en pierre genre borie qui abritaient les bergers lors de l'estive dans les alpages).
La descente s'organise et nous parcourons le sentier jusqu'à la bifurcation de la cabane de la Salette où le point d'eau est à sec. Quelques uns vont compléter le niveau des gourdes dans le torrent.
La descente n'est pas trop pentue et assez largement à l'ombre des hêtres dont les feuilles mortes recouvrent le sentier, provocant des glissades! Quelques spécimens sont apparemment très vieux.
Le sentier de la montée est rejoint et il ne reste plus qu'à regagner le village et ses fontaines d'eau fraîches qui sont les bienvenues.
Les voitures sont de véritables fours!
Nous faisons halte à St Firmin pour une pause réhydratante avant de regagner nos domiciles.

Col de Combeau le 15/05/2022
11 personnes sont présentes au lieu de rdv à Ancelle. Nous embarquons dans 3 véhicules afin de rejoindre le parking après la carrière d’Ancelle, départ effectif de la rando.
Nous démarrons par la piste que nous quittons rapidement afin d’enjamber le torrent de la Rouanne par le Pont de Pomponne et cheminons dans le lit du torrent sur 500 mètres. Par ce biais, nous récupérons un petit sentier à la pente raide qui longe le torrent du Courou lequel va nous permettre de rattraper le chemin des balcons de Rouanne jusqu’à retrouver le parking de Rouanne haute.
Sur cette dernière portion, un chevreuil nullement effrayé nous accompagne un petit moment; la vraie première halte s’impose afin de quitter les vêtements chauds, car nous allons dorénavant progresser en terrain découvert sur une piste pentue. Vient le moment de prendre le sentier en direction de la prochaine bifurcation située au Serre du Milieu. A partir de là, la montée va se faire en une série de nombreux lacets lesquels nous permettront de rejoindre le col avec les 300 mètres de dénivelés restantes.
La vue n’y est pas très nette car déjà des nuages bourgeonnent..
Le casse-croûte y est expédié en une demi-heure !!!
Comme à son habitude, Antoine va nous délecter avec un gâteau au citron de sa composition. Pas de temps pour flâner, car cette fois, la masse nuageuse prend de l’ampleur.Nous dévalons la première partie de la descente et prenons quelques minutes de repos avant de nous diriger vers le lieu-dit, la Masse.Il nous reste à rejoindre nos voitures par le chemin qui descend du Cuchon. Le tonnerre gronde à présent tout au fond de la vallée.La pause rafraichissante, tant espérée,ne se fera pas. Les 2 bars d’Ancelle sont fermés !!!
La journée s’achève. D+ : 855    15 Kms 500
_________________________________________________________________________________________________________________
Séjour Côte Bleue du 9 au 12 mai 2022
Lundi 9 mai 2022
Partis de différents endroits les participants se rejoignent à 10 h au parking du Sémaphore à La Couronne. Le temps est chaud, beau et bleu. Nous sommes 17. Andrée et Régine ont déjà récupéré les combinaisons de plongée et les distribuent aux courageux hauts alpins désireux de se jeter à l’eau. Nous accédons directement à la plage du Verdon par un escalier et enfilons ces tenues non sans de franches rigolades. Des adeptes locaux de la marche aquatique sont déjà dans l’eau et nous montrent l’exemple… il faut y aller ! L’eau est fraîche. Andrée nous explique les rudiments de ce nouveau sport et sur deux lignes (plus ou moins fluctuantes) nous débutons la séance. Lutter contre l’eau en se projetant vers l’avant n’est pas si aisé. Nous effectuerons des « aller-retour » en longeant la côte durant plus d’une heure tout en essayant d’éviter les trous dans le sable qui font tout à coup monter le niveau de l’eau et faire boire la tasse aux plus petites... nager avec la combinaison relève de l’exploit, la retirer aussi ! L’initiation marche aquatique nous a tous réjouit et ouvert l’appétit. Nous pique-niquons dans les rochers  avec vue imprenable sur la mer au-dessus de la plage du Verdon.
L’après-midi reprend avec une randonnée côtière au départ du phare de La Couronne. Nous rejoignons les carrières de Beaumaderie d’où étaient extraites les pierres servant à la construction des monuments de Marseille et environs. De nombreuses traces au sol rappellent les transports des blocs. Nous longeons la côte rocheuse ciselée par la mer et offrant de nombreuses dalles pour s’étendre au soleil. La chaleur nous surprend un peu par rapport au mauvais temps enduré la semaine précédente chez nous. Nous nous hydratons en conséquence. Nous atteignons la plage puis la chapelle de Sainte-Croix qui rappellent des souvenirs à certaines. Le sentier borde des petites falaises en continuant en direction de la plage et du port des Tamaris. La vue est superbe en direction de Marseille, le Frioul, le début des Calanques. Nous avançons jusqu’à la plage de Boumanderiel d’où nous voyons le début de Sausset-les-Pins avant de faire demi-tour. Il est temps de se rendre à la Bastide de Joncas où nous logerons. Après une bonne douche nous nous retrouvons pour diner sur la terrasse de l’établissement qui reçoit également des enfants en classe de mer, des jeunes en groupe de travail, des archéologues sous-marins : la mixité est très sympathique.

 
Mardi 10 mai 2022
Un copieux petit déjeuner avalé nous partons à pied vers la gare. Un autre client nous aborde et nous fait remarquer que l’affichage fait état d’une grève… il faut se rendre à l’évidence qu’il n’y aura pas de train à cet horaire là… Nous rebroussons chemin et partons en direction de Martigues pour effectuer la randonnée prévue le lendemain. Après quelques hésitations de certains sur l’itinéraire nous arrivons au Parc de Figuerolles où il vaut mieux avoir un véhicule bas. Ce parc possède de nombreux chemins et permet de s’oxygéner. Nous marchons dans la forêt de pins puis arrivons au sommet de la colline à la vigie, gardée pendant l’été, et  qui sert à prévenir en cas de départ de feux. Un panorama superbe s’offre à nous avec d’un côté l’Etang de Berre et de l’autre la mer et ses villages côtiers : Ponteau, Fos-sur-Mer, Lavéra, La Mède… Nous repartons sur la route forestière  bordée de cistes, thym, romarin et autres fleurs odorantes. Nous arrivons au bord de l’Etang à la plage de Massanne. Renseignements pris auprès d’habitants nous nous dirigeons par le bord de mer vers une petite plage ombragée pour déjeuner. Il fait très bon à l’ombre des grands pins. De nombreux canards vivent le long de l’Etang. Le chemin du retour sera une alternance de « grimpettes » et « descentes » pour suivre le terrain mais avec toujours une vue sur le bleu de l’Etang. Nous arrivons enfin sur la longue plage de Figuerolles remplie de coquillages issus sans doute des variations de salinité de l’Etang. Certains ne peuvent résister à l’appel de cette eau translucide et se baignent. La suite nous fera penser aux îles lointaines avec une plage de sable blanc, des tamaris, de l’eau turquoise : la nature a repris ses droits dans cet endroit si pollué il y a quelques années.
De retour à Martigues nous allons visiter cette petite Venise provençale en prenant tout d’abord au port de Ferrières la navette maritime qui nous emmènent de l’autre côté du village. Nous revenons à pied en traversant le quartier de Jonquières, puis empruntons le pont du quai Kléber qui enjambe le canal Galiffet. Ce pont qui s’ouvre en son milieu permettait le passage des gros bateaux ravitaillant les raffineries de la Mède. Nous continuons en direction du miroir aux oiseaux où les pointus se balancent nonchalamment sur l’eau, de l’église, puis des quais longeant le canal Baussengue et traversons pour rejoindre nos véhicules non sans s’être désaltérés.
Venus pour les enfants de la classe de mer, un groupe de danseurs, fifres et tambours provençaux nous régalera de son histoire et de ses traditions à la fin du repas
 
Mercredi 11 mai 2022
C’est « RE-parti »… en direction de la gare. Cette fois le train arrive et nous descendons en gare de La Redonne. Joli petit port accroché à la colline où tout est en pente. Un temps idéal pour marcher. Nous empruntons le chemin des douaniers qui longe la côte par un sentier escarpé, caillouteux, rocheux et surtout glissant car lissé par des millions de randonneurs depuis tant d’années. Les calanques s’enchaînent appuyées à une mer scintillant de mille feux. Quelle beauté ! Nous passons aux Figuières entre les propriétés où le conservatoire du littoral a réussi à garder l’accès. Nous progressons entre les ponts, les murs de la voie ferrée et la mer. Le sentier n’est pas toujours facile et il faut s’agripper en certains endroits. Nous descendons sur une plage de galets pour se baigner car il fait très chaud. Le bain pris nous remontons la pente raide et continuons jusqu’au début du vallon de L’Everine pour déjeuner. Perchés sur un promontoire et à l’ombre d’un grand pin nous dominons la mer : quel spectacle ! Le bord de mer est très découpé. Marseille est toute proche, les îles du Frioul en cachent une partie mais nous apercevons la Bonne Mère. La vue s’étend presque jusqu’à l’Estaque. Nous passons ensuite la calanque du Riflard et atteignons Niolon. Certains iront jusqu’à la Vesse, d’autres préfèreront une glace… C’est l’heure du train et nous repartons pour La Couronne. Andrée nous offre l’apéritif chez elle avec des produits Martégaux : poutargue, anchois marinés, brandade, tapenade accompagnés de vins. Un régal ! MERCI Andrée.
 
Jeudi 12 mai 2022
Départ de la Bastide de Joncas à 9h45 en direction du Barrage de Bimont. Malgré nos craintes nous n’aurons pas d’embouteillages, seulement des ralentissements. Au départ du parking le barrage est là avec sa voûte imposante. Il est géré par le Canal de Provence. En dessous une 2ème retenue permet l’entrée de l’eau dans le canal et assure l’approvisionnement en eau vers Marseille et le pays d’Aix. La Sainte Victoire et sa croix de Provence se superpose au barrage en arrière-plan. Nous traversons le barrage et bifurquons sur la gauche à la sortie pour prendre le sentier IMOUCHA (nom du pionnier de la restauration du Prieuré) tracé en bleu. Le sentier serpente en forêt et nous profitons de l’ombre car il fait déjà chaud. La pente se redresse et nous progressons sur une longue échine : la Crête des Costes Chaudes. La vue est exceptionnelle : Etang de Berre, Gardanne, Aix-en-Provence, la chaîne de l’Etoile, la Sainte Baume… la brume ne nous permettra pas de voir nos sommets des Alpes. Nous atteignons le Pas de l’Escalette par où nous descendrons au retour. Le Prieuré et le refuge sont atteints et nous profitons de la vue plongeante sur les falaises au-dessous. Un dernier effort et nous arrivons au pied de la Croix de Provence. Le nom de Sainte Victoire a été donné en souvenir de la victoire de Marius contre les Cimbres et les Teutons en 102 av. JC. La vue à 360° est grandiose et nous décidons de déjeuner devant ce magnifique spectacle. La descente est ralentie par les rochers glissants mais tout le monde passe. Nous bifurquons au Pas de l’Escalette pour suivre le chemin balisé en rouge. La pente est très raide mais surtout sur de la roche glissante et sans prise. La plus grande attention est de mise. Une fois ce passage difficile franchi nous pouvons contempler la Sainte Victoire sous l’angle que Cézanne aimait à peindre. Nous retournons vers le barrage de Bimont par la piste forestière, avec un arrêt dans un bassin d’eau froide pour rafraîchir nos pieds endoloris. Il est l’heure de nous séparer.
Quatre jours de beau temps pour des randonnées superbes, où tout avait été minutieusement préparé par notre animatrice. Un grand MERCI à Andrée.
 
Chronique de la randonnée au lac de Peyssier à partir de Barcillonnette 1er mai 2022
 Après un regroupement à Gap, nous sommes 10 à prendre le chemin de Barcillonnette, lieu de départ de la randonnée. Le parking est à l'entrée du village, juste en face du chemin que nous allons emprunter.
Nous n'avons pas quitté le village que ça monte déjà raide par un petit bout de route puis un joli chemin avec belle vue sur les maisons en contrebas.
Nous attaquons la montée dans les marnes, heureusement sèches. Elles ont été creusées par les eaux de pluie et c'est dans une rigole que nous progressons. Puis ça se calme et nous traversons un premier bois de pins. Après une source, ça remonte ferme mais la pente s'atténue vite et la suite est plutôt douce, entrecoupée de petits ressauts plus pentus. Il fait grand bleu et nous apprécions l'ombre dispensée par les premières feuilles sur les hêtres.
Des buissons sont couverts de fleurs blanches qui ressortent sur le vert tendre de la végétation nouvelle. Quelques fleurs (coucous, orchidées, violettes) égayent les sous bois.
Nous passons des pins aux hêtres et du tapis d'aiguilles au tapis de feuilles sur le sentier.
Puis du bleu apparaît de plus en plus bas sur l'horizon et nous débouchons au col qui domine le col de Peyssier. Une pause s'impose après cette montée soutenue.
Puis nous nous engageons sur la piste forestière de Maraud qui longe la montagne de Peyssier pratiquement à l'horizontale. De belles perspectives sur la vallée et sur le plateau de Bure s'offrent à nos yeux. Puis ça descend en 2 épingles et  à gauche débute la rampe d'accès au col des Garcins qui permet de franchir la montagne de Peyssier. A partir de là, ce n'est plus que de la descente sur le GR94 par un vallon humide où nous pataugeons un peu dans la boue. Il débouche sur la piste forestière qui mène ensuite jusqu'au lac. Elle est défoncée d'ornières heureusement sèches. Des familles sont montées en 4x4 et pique niquent non loin de la piste.
Arrivés au lac (bien plein), nous ne sommes pas seuls. Nous trouvons une place sympa pour casser la croûte. Des nuages cachent le soleil et la température chute.
Comme souvent, un gâteau amené cette fois par Anne Marie et du chocolat offert par Viviane clôturent le repas.
La sieste n'est pas bien longue car les nuages persistent.
Nous attaquons le retour par les marais de Maraize, zone plus ou mois humide selon la saison. Nous traversons quelques ruisseaux, piétinons dans la gadoue pour enfin atteindre la piste du refuge des Oustous, fermé à cette époque. Nous remontons ensuite vers le col de Peyssier par la longue piste pas très intéressante (quelques vues sur les ravines marneuses ).
Une pause au col pour se réhydrater car il manque d'ombre sur la piste et nous rejoignons le premier col en recherchant un accès aux crêtes de la montagne de Peyssier que nous aimerions faire une prochaine fois. Rien de bien marqué, mais ça semble possible.
Nous basculons vers l'est par le sentier de ce matin, de nouveau à l'ombre dans la hêtraie, puis dans la pinède. Un peu avant de négocier la forte descente, nous faisons une pause pour resserrer les lacets de chaussures et boire un coup. Puis nous portons notre attention sur le sentier parsemé d'embûches: aiguilles et pommes de pin, gravette, cailloux ronds... tous prêts à nous faire glisser!
Quelques dérapages plus tard, le village est en vue. Nous faisons une dernière pause à l'ombre pour finir les gourdes et quelques biscuits sortis des sacs.
Les voitures sont en plein soleil et il y fait très chaud.
L'après midi est bien avancée et nous décidons de rentrer directement dans le Champsaur.
Une belle journée de printemps et une belle randonnée placées sous le signe de la bonne humeur.