LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Chronique des 4 jours de raquettes en Haute Ubaye du 9 au 12 Mars 2020
 
Jour 1:
Rassemblement en face But sur la route de Barcelonnette. Puis nous partons en convoi pour l'Ubaye. Temps maussade et très nuageux mais la météo prévoit une éclaircie à partir de 10 heures. Pour l'instant, l'arrivée à l'entrée de la vallée n'est pas encourageante: averse de pluie et de neige! Mais à mesure que nous progressons vers Larche, le temps s'améliore. Nous arrivons à St Ours sous le soleil.
Les conditions d'enneigement et les risques d'avalanches nous incitent à faire une randonnée sans risque. Nous partons pour le plateau de Mallemort. Nous abandonnons l'idée d'aller vers le col du Vallonnet car le vallon est étroit et la neige peu stable. Nous poursuivons donc vers l'ancien fort de Mallemort que nous dépassons et nous nous arrêtons pour pique niquer sous le fort et la tête de Viraysse. Le vent se lève et nous incite à prendre le chemin du retour. Dès que nous quittons le plateau, plus de vent et il fait chaud. Un peu plus bas, nous repérons des bouquetins sur le flanc de la montagne. Ils sont très nombreux et nous passons un moment à les regarder et les photographier. Puis nous en découvrons aussi d'autres en dessous de nous, et plus loin, juste au dessus du hameau, deux beaux mâles se laissent admirer.
La haute Ubaye est riche en animaux sauvages.
Nous faisons un crochet par la chapelle puis nous regagnons le parking et le gîte. Les chambres sont distribuées, avec quelques difficultés car Alain K a fait une erreur sur le nombre de couples (un d'entre eux n'étant pas "légitime !!!).
Après avoir déposé les bagages et pris la douche, nous nous retrouvons au salon pour la "mousse". Le repas est servi à 19 h 30 et à la hauteur de ce qu'Yves nous avait vanté.
 
Jour 2:
Ce matin, départ pour le col de Larche car nous allons au lac de l'Orenaye et au col de Roburent. La voiture de Jean louis refuse de démarrer et nous enfume copieusement!
Aussi nous tassons nous dans les autres véhicules pour nous rendre au départ de la rando.
Brigitte nous rejoint pour la journée.
Arrivés au parking sous le col de Larche, Jean Louis et Marie Christine s'aperçoivent qu'ils ont oublié leurs chaussures dans la voiture!
Les tennis avec les raquettes, c'est pas le top! Francis prête à Marie Christine des sur-chaussures qui vont s'avérer très efficaces. Quand à Jean louis, il est condamné à avoir les pieds mouillés!
Et nous voilà partis. Rien que le franchissement du talus de neige qui borde le parking suffit à donner chaud! Puis nous commençons la longue montée alternant des raidillons avec des passages peu pentus. Il fait chaud et le ciel est bleu parsemé de nuages débonnaires. La réverbération est intense et la neige pas encore trop molle.
Nous arrivons à la bifurcation des cols de Roburent et de le Gypière de l'Orenaye. Une pause un peu longue s'impose. Un rocher isolé est décrété "toilettes pour femmes". C'est le seul paravent disponible!
Nous reprenons la progression dans cet interminable vallon. La neige colle aux raquettes et c'est fatigant. Le soleil tape dur. Enfin le lac est là (du moins si nous croyons ce que dit Yves notre animateur) car la neige recouvre tout. Quelques uns commencent à faiblir et il faut encore monter au col! Il n'y a plus de trace. Philippe s'y attelle suivi de Pierre et de beaux zig zags se dessinent dans la neige. Puis Philippe redescend soulager Richard de son sac car il est fatigué et a des crampes à répétition. Enfin tout le monde se retrouve au col près de rochers pour le pique nique et comme à l'accoutumé le vent se lève.
Le lac de Roburent est à nos pieds, mais lui aussi invisible.
La descente se fait pleine pente mais la neige est trop molle pour vraiment en profiter (une gamelle ou deux égayent la progression). Plus de vent et le soleil bien présent font que ça chauffe sur les figures.
Nous rejoignons la bifurcation. Après une pause, nous commençons la descente enchaînant passages de faible pente et passages raides. Nous n'avons pratiquement rencontré personne si ce n'est 4 skieurs et vu au loin un groupe vers la tête de Platasse.
Nous faisons une pause à la cabane de berger avant de finir la descente avec quelques glissades incontrôlées.
Le parking est rejoint. Marie Christine a les pieds secs mais Jean Louis patauge dans ses tennis, comme prévu!
Halte à Larche pour une "mousse", puis retour à St Ours.
Le soir, nous présentons presque tous des figures rouges, agrémentées pour certains d'une bande blanche laissée par un bandeau, ou les lunettes...
 
Jour 3:
La voiture ne démarre toujours pas. Donc Jean Louis et Marie Christine sont les hôtes des conducteurs plus chanceux. Ce coup ci, ils ont pensé aux chaussures!
Fabienne dont le genoux avait atteint la veille au soir des proportions impressionnantes a déclaré forfait pour la journée.
Direction Ste Anne la Condamine pour une rando au départ de la station.
Il fait déjà une température largement positive quand nous quittons les voitures. Une centaine de mètres plus loin, les raquettes sont chaussées (sauf par quelques uns qui préfèrent les crampons tant que la neige porte). C'est un large chemin dans un bois de mélèzes que nous suivons tout d'abord. Puis nous le quittons pour descendre vers le torrent que l'on entend bouillonner au fond du vallon. Pas un nuage dans le ciel et pas un brin de vent.
En fin de descente nous rejoignons le GR 6 que nous suivons un moment avant de le quitter pour atteindre un chalet. Les raquettes sont chaussées par ceux qui s'en étaient dispensé jusqu'alors. Un bruit de chute dans la paroi en face nous en fait chercher l'origine. C'est en fait une soudaine coulée d'une ravine qui vidange, sous l'action du soleil et de la chaleur, l'eau et la neige accumulée. Cette coulée visqueuse saute les falaises par de soudaines cascades et finit sa course sur les cônes d'éboulis du bas des pentes.
Passé le chalet, nous continuons de monter hors trace (que Philippe s'empresse de faire) jusqu'à une cabane de berger. Très beau coin situé au pied du grand Bérard.
Nous nous installons de manière à profiter du spectacle des coulées. Celle ci s'enchaînent presque sans interruption, plus ou moins spectaculaires. Le pique nique fini, nous profitons encore du spectacle et d'un essai de la sonde pour mesurer l'épaisseur de neige finalement pas si épaisse que ça (entre 30 et 80 cm).
C'est le moment du retour et la pente laborieusement franchie en épingles est dévalée tout droit. La neige presque vierge de toute trace le matin est labourée sur 10 m  de large!
Puis nous retrouvons la piste. Un instant, nous envisageons d'aller jusqu'à la chapelle Ste Anne, mais le retour doit s'effectuer sur une route. Aussi remontons nous par le même itinéraire. La neige est fondante.
La piste forestière est retrouvée et bientôt nous croisons des gens en chaussures, nous signifiant que le parking n'est pas loin.
Quelle gadoue! Enfin nous entamons la descente, surveillant en arrivant au dessus de la Condamine si les mouflons sont là. Et ils y sont comme d'habitude, juste au dessus des maisons.
Nous poussons jusqu'à Jausiers pour aller faire quelques emplettes à la maison de pays.
Puis arrêt au carrefour de la route de la Bonnette pour une réhydratation.
Retour vers St Ours où nous rejoindront ce soir Brigitte et Christian pour le repas. Ce dernier ronge son frein. Ayant été opéré d'un problème au pied il ne peut pas marcher pendant un mois!
 
Jour 4:
La voiture de JL et MC toussote, fume mais démarre quand même. La batterie prêtée par Christian ne sera pas nécessaire.
 
La rando prévue est située dans le vallon du Lauzanier. Mais les risques d'avalanche sont importants et une vilaine fissure domine la partie étroite qui mène au lac. Aussi n'irons nous pas plus loin que la raison imposera.
Nous quittons le col de Larche sur le talus de gauche et après avoir passé un point culminant nos commençons la descente. Il y a beaucoup moins de camions en provenance d'Italie que 2 jours avant. Le Covid19 semble bien paralyser l'économie.
La descente s'effectue en travers de la pente. La vue est belle sur tout le bassin en contre bas. la piste de ski de fond déroule les méandres de ses 12 km autour du torrent.
Nous atteignons celle ci que nous suivrons d'assez près vers le fond de la vallée. Quelques coulées sont visibles sur le flanc est mais aucune n'atteint le fond de la vallée.
Cette étendue plate et entaillée par le torrent est égaillée de quelques boqueteaux de mélèzes. Elle est très belle mais un peu monotone au rythme des raquettes. Quelques skieurs passent près de nous en skatting.
Nous atteignons la fin de la piste et un panneau incite à la plus grande prudence. Le rétrécissement de la vallée est surplombé par des masses de neige qui ne demandent qu'à décrocher sous l'effet de la chaleur et du soleil. Aussi optons nous pour un retour sur l'autre rive. Nous rencontrons de rares randonneurs en raquette. Pour apporter un peu de distraction, nous visons un chalet à mi pente et y grimpons. Mais il est encore bonne heure et nous continuons jusqu'à un replat dominant la vallée. Puis nous décrétons que ce lieu sera la salle à manger et entamons le dernier pique nique du séjour.
Après le repas, dernière descente pour rejoindre le fond du vallon. Nous le traversons pour regagner l'itinéraire de montée. Celle ci s'effectue à bonne allure et bientôt le col est en vue. 2 autocars ont déposé des dizaines de bambins qui s'initient aux chiens de traîneaux, aux raquettes et autres distractions comme bonhomme de neige ou bataille de boules.
C'est l'heure du retour dans le Champsaur. Yves propose un dernier pot à Jausiers. Le bar est fermé! Aussi décision est prise de filer à Barcelo sauf pour une voiture qui doit aller restituer la batterie. Mais finalement ils ne seront pas perdants car le pot leur est offert par Christian et Brigitte.
Le ciel se couvre et la pluie est prévue pour cette nuit après 4 jours de beau temps!
Décidément, la baraca est toujours avec le RCV!!!

La cabane de L’Aupette – Dimanche 8 mars 2020
Le ciel est un peu laiteux mais une partie est bien bleue. Huit participants du RCV se lancent à l’assaut du chemin pentu au-dessus de Serre Eyraud. Les téléskis fonctionnent cette fois, la station est ouverte depuis mardi. La neige est dure mais plus épaisse que dimanche dernier. Arrivés sur la route forestière nous rejoignons un groupe dont l’homogénéïté nous semble incomplète… Ils se dirigent vers Combeau : nos chemins se séparent !
La piste de l’Aupette est tracée par les skieurs. Nous la suivons sans problème. La neige est toujours accrochée sur les grands sapins et mélèzes, signe de froid. Nous effectuons quelques pauses afin de reprendre la respiration dans les parties les plus pentues. La respiration : une action à surveiller en randonnée n’est-ce pas Bettina ? Nous retrouvons la piste forestière et là la neige devient presque poudreuse au fur et à mesure de notre progression.
Le bout de la cheminée de la cabane apparaît et cela soulage certains et certaines qui ne veulent pas trop se fatiguer en prévision des jours à venir… A nos âges il faut se ménager.
Il est presque midi et nous décidons de rester déjeuner à la cabane. Le ciel s’est éclairci et le soleil nous réchauffe. La salle à manger est magnifique au pied de la grande Autane. Le majestueux Sirac se détache derrière la montagne de Sédéra. Nous observons la progression de deux skieurs de randonnée qui nous ont doublés dans le bois.
Des sablés chocolat de chez CIAT de Josette, des petits gâteaux « randonneurs » de Régine plus du chocolat de Pierre nous voilà bien prêts « caloriquement » pour continuer.
Philippe nous offre un cours de détermination de pente avec ses bâtons : l’empreinte, le pendule et la distance restante ou en plus multipliée par trois … voici les déterminants ! (enfin si j’ai tout bien noté). Cela donne à réfléchir  à toute la petite troupe mais avec quelques exemples tout le monde a compris ! Merci Philippe.
Nous reprenons la descente et cette fois empruntons la piste forestière sur toute sa longueur. Nous passons entre les grands pins couverts de neige. Le soleil et le ciel bleu rehausse encore la beauté des lieux. De nombreuses traces nous démontrent que la vie animale est active malgré la neige.
Nous rejoignons le chemin de Combeau et redescendons par la piste au-dessus de Clot Davin pour continuer la boucle. Cathy demande une pause car une belle ampoule s’éclaire sur son talon. Espérons qu’elle se résorbera rapidement et ne pénalisera pas son séjour en haute Ubaye. Il faut rentrer car nous devons préparer nos sacs ce soir.
Un arrêt bien mérité en terrasse au petit bar de Serre Eyraud nous rafraîchit. Ce fut une belle sortie entièrement raquettes.
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 Chronique de la randonnée raquettes dite "Pastissou" du Dimanche 01/03/2020
 Il fallait une bonne dose d'optimisme et croire aux prévisions météo (quelques gouttes ou flocons passé 13 h) pour partir ce matin. Temps bas, nuages accrochant les montagnes... A Serre Eyraud, il avait neigé dans la nuit quelques centimètres de neige mouillée. Mais ça donnait un petit air de montagne enneigée malgré tout. Nous étions tout de même 7!
Départ par le sentier du facteur encombré de mélèzes abattus par la tempête du début d'hiver. Il fallait soit enjamber, soit passer dessous, soit contourner. La neige est plutôt collante et mouillée et les raquettes sont utiles.
 Des arbres sont tombés sur la ligne téléphonique et les fils traînent presque au sol. Des écharpes de brume passent de temps à autre. Nous atteignons les falaises d'Arthouze que nous dépassons. Il y a bien 25 à 30 cm de neige. Nous rencontrons un gars en Quad peu de temps avant de quitter la piste pour grimper dans la forêt vers les chalets d'Arthouze. Sous le couvert des arbres, la neige est peu épaisse et nous colle aux raquettes. Encore des arbres abattus! Cela grimpe toujours bien dans ce secteur!
Puis nous débouchons au niveau des chalets en plein soleil et ciel bleu! Nous rejoignons la piste d'Archinard qui est elle aussi encombrée d'arbres. Nous sommes les seuls sur l'itinéraire et Pierre fait la trace dans 30 cm de neige lourde. Enfin la piste bifurque à droite vers Pastissou (aucune indication) et nous reprenons la montée. Dans un virage nous avons une vue dégagée sur l'Aiguille d'Orcières qui rappelle à certain des souvenirs de l'été dernier!
Encore quelques virages et nous sommes proches du chalet. Des traces de skis sont présentes sur la piste. Nous la quittons à droite et arrivons au chalet . Il n'y a personne et nous bricolons un banc contre le mur de la maison. Le soleil est parti et nous nous re-habillons.
 
Chacun sort son pique nique. Peu après, les premiers flocons commencent de tomber mais très parcimonieusement. Cela nous laisse le temps de finir et de taper dans la tablette de chocolat que Pierre fait circuler. Puis la brume revient et les flocons accélèrent et nous repartons.
Un hélicoptère tourne pendant un long moment du coté d'Orcières. Que cherchait il?
 La forêt est décorée de neige et c'est malgré, malgré le brouillard, très beau. Nous arrivons en bas du premier grand pré que nous remontons, puis du deuxième. Il neigeote sans conviction et le soleil se montre de temps à autre. Il fait presque chaud. Le sommet du pré atteint, nous basculons coté station. C'est tout blanc et vierge de toute trace. Nous dégringolons la pente, dépassons l'enclos à vaches et rejoignons la combe et bientôt la piste rouge de ski. La station est fermée et seules des traces de skieurs de randonnée sont visibles. Au bas de la piste, comme il ne neige plus, nous décidons de finir le grand tour et remontons la piste forestière. C'est au sommet de celle ci qu'il se remet à neiger plus fort. Nous rejoignons le GR50 et la neige s'arrête dans la descente. Au sol elle est peu épaisse et collante. Nous rejoignons le parking de la station. Un peu de grésil tombe. Le bar est ouvert et nous sacrifions au rite habituel de fin de rando.
Puis encore quelques dizaines de mètres sur la route pour retrouver nos voitures.
Pierre s'est bien acquitté de sa tâche d'accompagnateur.
Chronique de la rando à la chapelle St Maurice (Valserre) le 23 février 2020
 
8 personnes sont au rendez vous de la mairie de St Bonnet plus 7 personnes à Gap, et nous voilà partis pour Valserre, lieu du début de la rando.
Nous nous garons devant l'école, et 100 m plus loin, les participants ont un aperçu de ce que raidillon veut dire! Le sentier déjà bien raide est en plus dégradé par les orages et ressemble plus à une rigole qu'à un sentier! Les seules zones presque plates sont les traversées de la piste forestière. Nous sommes vite réchauffés, même si le soleil n'est encore pas présent.
Passé la dernière rencontre avec la piste, la pente s'accentue. Ceux qui ont tracé ce chemin ne connaissaient pas les épingles!
Un peu plus haut, une trouée dans la végétation permet de voir la vallée de la Durance. Nous y faisons une pause. Puis nous repartons dans la pente toujours aussi raide jusqu'à atteindre une vielle piste forestière que nous suivons et qui redevient un sentier. Bettina qui vient le dimanche pour une première fois commence à manquer d'air. Mais l'émulation du groupe l'encourage. Et nous atteignons au bout de 2 heures le replat où et construite la chapelle.
Il y a eu du débroussaillage  et cela met mieux en valeur le site. Nous allons en bord de pente voir le panorama, puis montons au sommet où la vue est encore meilleure et y faisons la pause pique nique en plein soleil. Il fait très doux, presque chaud et la pause s'allonge un peu.
Mais il faut songer à partir car nous n'avons parcouru que le tiers de la rando. C'est de la descente maintenant, et pas de la bricole non plus! Heureusement plus de neige ni de glace. La terre est même très sèche et nous pataugeons dans les feuilles mortes craquantes, ce qui n'est pas sans rappeler à certains les cours d'école plantées de platanes à l'automne!
Le bas Col est atteint. Le chemin devient piste carrossable et remonte légèrement.
A un moment, un panneau indique Valserre à droite. Habituellement nous poursuivions par la piste. La curiosité nous fait suivre cette direction qui n'a pas l'air très fréquentée, mais il y  a des balises jaunes. La pente est forte, les feuilles mortes nombreuses et nous dégringolons le flanc de la montagne, mais en direction opposée à Valserre! Un point GPS confirme que c'est bien le bon chemin et nous continuons de descendre et enfin la direction change pour pointer vers le village. Nous croisons un couple de cycliste en VTT. La route de la vallée de l'Avance est juste en dessous de nous. Enfin, une dernière descente nous amène au bas du village. Nous n'avons plus qu'à le traverser dans toute sa longueur! Et il n'est pas encore 16 h quand nous retrouvons les voitures.
Pas de bars sur la route du retour. Aussi reprenons nous le chemin du Champsaur sans sacrifier au rite habituel. Les champsaurins font toutefois halte aux 3 Ton's en pensant aux autres.
Le circuit de la chapelle St Maurice est toujours égal à lui même, pentes soutenues en montée comme en descente! Une bonne remise en forme!

Chronique de la rando raquettes au vallon d'Ane, Dévoluy Dimanche 16/02/2020

 

Après passage au rond point du Sénateur pour récupérer les gapençais, direction le col du Festre où nous devons rejoindre Yves. Au col, seules les montagnes dépassant les 1500 m sont enneigées. La vallée de Dévoluy est brune, avec par ci par là des taches vertes.

Nous prenons la route de St Etienne, pas plus de neige par là. Puis nous montons au pied du téléphérique de Bure où le parking est plein!

Il y a un peu de neige et nous chaussons les raquettes, plus pour s'en servir de crampons car la neige est dure et tassée.

Sur la piste forestière, elle est même absente ou transformée en glace fondante car il ne gèle pas.

Nous la quittons à la cabane de l'Avalanche pour rejoindre la bergerie. Ca commence de monter et les cales sont mises en fonction. Il fait bon, même presque chaud au soleil pourtant voilé. La bergerie atteinte, direction Têtes rondes. La montée est sévère dans de la neige soit dure, soit gros sel. Nous atteignons un replat avec belle vue sur le nord du Dévoluy. De là, une traversée légèrement montante nous mène au dessus du chalet du Vallon d'Ane, salle à manger présumée. Mais en fin de descente, un groupe de jeunes skieurs nous double et remontent sur la cabane qu'ils atteignent avant nous. Adieu la cabane! Nous poursuivons, mais bientôt de fortes rafales de vent nous incitent à quitter l'influence du col pour gagner une zone qui devrait être mieux abritée. Il y a bien un peu de vent, mais supportable au début du pique nique. Puis il forcit et se refroidit, nous incitant à quitter le lieu.

Nous basculons de l'autre coté, et bientôt le vent est moins sensible. Nous coupons des pistes et atteignons celle du col de Rabou qui nous ramènera au départ. En repassant sous les câbles du téléphérique, la chaleur revient et nous devons nous déshabiller.

Les voitures sont atteintes. Où allons nous boire notre coup aujourd'hui? Yves suggère Asnières en Dévoluy où se trouve un bar restaurant qui devrait être ouvert. Et il l'est.

Nous étanchons notre soif et c'est Dominique qui nous régale pour fêter son anniversaire.

Les champsaurins décident de rentrer par Corps car le passage par Gap est plus long. Nous avons mis 1 h 10 ce matin! En effet, Saint Bonnet est atteint en 45 mn! Il faudra s'en souvenir pour les jours ou le col du Noyer est fermé.

Belle journée, mais peut être une des dernières balades en raquettes de cet hiver doux et sec.

Les cabanes et la croix de Combeau – Dimanche 9 février 2020
 Seize « raquetteurs ou cramponneurs » au départ de Serre-Eyraud pour ce beau dimanche. La neige fait un peu défaut sur le sentier mais nous chaussons quand même car il y a de la glace par endroits. Une hésitation pour savoir si on passe côté Clot-Davin mais le ruisseau coule beaucoup et il fait trop froid pour prendre un bain de pieds.  La montée habituelle assez raide est empruntée et nous réchauffe….
Le chemin forestier est couvert de neige dure. Nous progressons facilement tout en admirant les sommets ensoleillés autour du Chaillol. Il n’y a pas de randonneurs à skis.
La plupart ont chaussés les crampons et nous les échangeons pour les raquettes au niveau de la cabane de Tante Yvonne. Certaines qui ne les ont pas mises s’enfoncent un peu… Jusqu’aux genoux. Une montée sportive nous attend avant de déboucher sur le plateau des deux cabanes de bergers. Le panorama est magnifique.  Les montagnes brillent dans le soleil qui nous réchauffe. Nous continuons jusqu’à la croix où un passage délicat est franchi.
La décision est prise de déjeuner sur l’herbe au soleil. Un dessert au caramel et un génépy, très appréciés, terminent le repas. Certains se laissent aller à une petite sieste…
Nous reprenons la descente en ligne plus directe vers la cabane de Tante Yvonne. Robert fait une belle glissade et  Jean-Louis tente de l’imiter. La bonne humeur est là !
Nous échangeons à nouveau raquettes contre crampons pour redescendre jusqu’à Serre-Eyraud. Bettina et Marie-Christine en ont assez de leurs raquettes….  Et oui c’est du sport !
Une belle boite de meringues  offerte par Christine nous régale à l’arrivée aux voitures. Alain a cru a des champignons de Paris… visite chez l’ophtalmo à programmer Sourire
Un rafraîchissement au bar de la station qui vient d’ouvrir termine cette belle journée.
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