LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Chronique du mini trek de 2 jours Gleize- Rabou- Chaudun des 22 et 23 juin 2021
 
Premier jour
Par un matin très nuageux, dans le genre noir foncé orageux (il a plu en début de matinée), nous nous retrouvons à 10 au col de Gleize.
Contrairement à 2014, nous avons opté pour aller déposer en voiture au gîte les affaires de nuit, le repas du premier soir et le pique nique du lendemain.
2 voitures descendent à Chaudun pendant que les piétons vont attendre le retour d'une d'entre elles au col de Chabanotte.
Et à 9 h la descente vers Rabou peut commencer. Les herbes sont hautes et mouillées par les averses de fin de nuit. Le bas des pantalons en est franchement trempé.
Il y a profusion de fleurs de toutes les couleurs et nous mesurons notre ignorance du nom de la plupart d'entre elles.
Les nuages défilent, quelques gouttes tombent mais sans conséquence. Nous atteignons le bas du vallon, rejoignons le ruisseau que nous traversons 2 fois avant d'atteindre la route goudronnée. Nous la suivons puis la quittons pour rejoindre le début du sentier des Bans sans passer par Rabou. Sur le sentier, thym, serpolet, sarriette parfument l'air. Encore des fleurs partout. Une pause au passage en corniche avant de dévaler le sentier vers l'éboulis bien consolidé par ancrage de pieux en fer à béton, de câbles et de grillages. Une réelle sécurité.
A la bifurcation du GR et du PR qui traverse le petit Buech, nous décidons la pause pique nique. Le ciel est toujours menaçant, de gros nuages nous surplombent. Nous écourtons la pause pour essayer de prendre de vitesse les nuages. Le GR tantôt monte, tantôt descend sur le flanc du vallon. Soudain, un coup de tonnerre, puis plus rien. Nous traversons des bois denses où il fait sombre, frôlons le petit Buech, remontons... puis atteignons le passage en corniche. Coup de tonnerre suivi de quelques gouttes, puis plus rien. Un peu plus loin, la pluie commence et se fait plus présente. les ponchos sortent des sacs. Mais ça ne dure pas. Nous finirons par les enlever car il fait chaud.
Les intempéries du printemps ont dégradé le sentier et quelques passages sont un peu scabreux (et glissants). Le premier gué est franchit, puis très vite le second. Là, quelqu'un s'aperçoit d' avoir perdu ses lunettes. Le serre file rebrousse chemin et les ramène 5 mn plus tard du premier gué. Ouf! Au prix de l'optique c'est un soulagement.
2 autre gués sont franchis puis une passerelle en bois et nous débouchons dans les prés de Chaudun. Le gîte est là.
C'est ensuite l'installation et la mise en route toujours aussi laborieuse de l'eau et  de l'électricité.
Par contre l'eau chaude est absente. Le plombier promis n'a pas dû passer!
Vu les 8 ° de la flotte c'est plutôt toilette de chat!
Pause boissons, préparation de barbecue occupent la fin d'après midi ainsi qu'une visite à la chapelle et au cimetière.
Puis c'est apéro: blanc, clairette, toasts au pâté...l'ambiance est bonne.
S'ensuit la cuisson des saucisses et autres viandes, la préparation des tagliatelles sauce tomate.
Le repas pris en extérieur bât son plein, bien arrosé au côte du Rhône, Château Neuf du pape, clairette... qui en mettent certains en joie, et on finit par des fruits et des tartes.
C'est l'heure d'aller se reposer car demain ça grimpe.
 
Deuxième jour:
 
Tout le monde est levé avant l'heure prévue et les petits déjeuners sont pris. S'ensuit le nettoyage des chambres et de la salle, le remplissage de la voiture qui le soir remontera tout au col de Gleize.
A 8 h 30, nous attaquons le GR 93, bien raide et dans les hautes herbes au début. C'est un festival de fleurs dont des lis de Saint Bruno (paradisea liliastrum), probablement des genets ailés (genista sagittalis) qui égayent les pentes de leur profusion de fleurs jaunes d'or.
La montée est moins raide et à l'ombre dans la forêt. Puis nous débouchons sur une crête exempte d'arbres et où des tapis de fleurs des pelouses sèches et de graminées remplacent les plantes de sous bois. Le sentier devient horizontal et nous quittons le GR 93 pour aller rejoindre le tour de ronde. De nombreuses ravines sont à franchir ce qui occasionne de nombreuses reculées de plusieurs centaines de mètres, allongeant le trajet. Toujours des fleurs, gentianes de Coch, renoncules, campanules...
Peut être que les mouflons sont là haut? Quelques repérages à la jumelle permettent d'en voir, mais ils sont très loin.
Les franchissement des ravines sont quelquefois malaisés car les intempéries ont effondré les berges. Une d'entre elles nécessite de remonter bien plus haut pour pouvoir la franchir!
C'est après avoir retrouvé le sentier et des zones plus plates que nous décidons la pause pique nique au pieds de pins sur un gazon fleuri. Les nuages se montrent plus menaçants et la sieste est écourtée.
Il reste la partie la plus exposée du chemin de ronde à faire, et il vaut mieux ne pas y être sous l'orage. Le fond du cirque est fréquenté par de très nombreuses vaches qui ont laissé des traces sur le sentier!
Là aussi quelques ravines ont été modifiées par les fortes pluies, rendant leur franchissement malaisé.
Enfin nous atteignons le point culminant et basculons vers le col de Chabanotte. C'et un peu plus loin que les chauffeurs des voitures "de service" quittent la troupe pour redescendre à Chaudun récupérer le dernier véhicule. 12 km aller retour de piste forestière et d'épingles à cheveux plus tard, les 2 voitures rejoignent le col.
Des boissons sortent des glacières et quelques gâteaux surgissent des sacs. Nous clôturons ces 2 jours passés avec la chance d'avoir évité les orages. Le RCV a souvent la baraka coté météo!

 
 
 
 
Moutet – le Chamois – col de Chétive – 13-06-2021
Enfin un grand soleil et de la chaleur ! Nous nous retrouvons huit à Notre Dame de Bois Vert pour débuter cette journée. La montée dans le bois est agréable et fraîche mais lorsque l’on attaque le pierrier les chapeaux font leur apparition et les pauses boissons se multiplient. Bien que connu par tous on ne se lasse pas du panorama sur le Champsaur. Les fleurs de toutes les couleurs nous accompagnent, notamment une multitude de gentianes et de trolles. Nous arrivons à la cabane du berger, encore fermée. Il est un peu tôt pour les troupeaux bien que l’herbe commence à être haute. «attention aux tiques » Entre la cabane et le col de Girolet le moral et le rythme baissent car la pente est vraiment raide… Un petit vent frais nous réconforte sur la crête et nous reprenons la montée vers Girolet. La vision à 360° est somptueuse, les grands sommets enneigés ressortent dans ce tableau idéal. Nous déjeunons au-dessus de la falaise avant la montagne du Chamois. Nous avons à nos pieds tout le cirque de Chaudun, bordé par le pic de Gleize et l’aiguille de Laye. Nous n’apercevrons pas de mouflon : il y a beaucoup de personnes qui randonnent… Nous attaquons le sommet du Chamois et sa vue plongeante sur le col de Chétive, mais là aussi nous n’aurons pas la chance de voir les chamois qui d’habitude se tiennent au pied de la falaise. Au sommet une profusion de tulipes sauvages nous accueille en plus de toutes les autres fleurs. La nature est à son maximum. La descente vers Chétive est un peu dynamique car il n’y a plus de sentier, mais elle se déroule correctement. Une pause pour admirer la vallée à nos pieds et nous rejoignons le sentier pierreux sous la barre de Chétive. Quelques chutes sans gravité sur ces cailloux roulants sont enregistrées. Le retour par les bois est très apprécié car le soleil a tapé fort et certaines et certains sont d’une couleur « rouge »… Ce soir ça va piquer…. ! Une magnifique journée fleurie avec 14 km et 1200m D+.
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Chronique de la randonnée au Chapeau de l'Evêque du 6 juin 2021

 
Un petit groupe de 8 randonneurs a répondu à l'appel pour effectuer le tour du Chapeau de l'Evêque au dessus du Glaizil. Après s'être garés sur le parking des services technique, la bande a suivi la piste forestière qui grimpe dans la forêt. Le ciel est menaçant mais la météo n'a pas prévu de pluie. Il fait rapidement chaud, et c'est même avant de négocier le raide sentier que nous nous déshabillons.
Puis c'est parti dans la forêt de hêtres de l'ubac où au début la pente est raide et les épingles inexistantes. Heureusement que nous sommes à l'ombre. Puis nous quittons ce qui a dû être une sente de débardage et commençons à progresser sur des épingles à peine moins raides. De rares replats permettent d'effectuer des pauses bien souvent avec vue sur la vallée du Drac.
Et soudain, nous arrivons au col sous le Chapeau de l'Evêque après avoir franchi une clôture à vaches déjà sous tension.
Il n'y a plus qu'a monter au Chapeau dans une raide prairie fleurie. De la haut, la vue est belle mais des nuages bas accrochent la montage de Farault, empêchant la vue vers la brèche et la croix de Querière.
Après avoir contemplé le paysage, nous redescendons au col et traversons la forêt jusqu'au pied de la pente herbue et très fleurie qui monte à la croix de Querière (souvenir pour certains de la rando de" remise en forme" après le confinement du printemps 2020: 1500 m super raide!).
Nous nous installons sur un vague replat au milieu d'une multitude de fleurs et de champignons blancs ivoire à lamelles appelés mousserons (tricholomes de la St. Georges).
Ils sont considérés parmi les meilleurs champignons comestibles.
Après une sieste pour certains, la cueillette pour d'autres, nous descendons pleine pente rejoindre le sentier de descente, avec pause cueillette en cours de route.
Plus bas, le paysage est plus méditerranéen et des profusions de fleurs égayent la prairie: aster de printemps, gentianes de Coch, doronic, pensées, myosotis...
Bientôt le sentier rejoint une piste au niveau d'une aire de retournement par où les vaches montent à l'estive. La piste franchit un gué récemment rétabli (on voit que le torrent s'était largement épanché là lors des fortes pluies de fin d'hiver).
Elle aboutit à une bifurcation, et , mauvaise nouvelle, nous allons la quitter pour une traversée de torrent et un raide sentier caillouteux et en plein soleil. Environ 150 m plus haut, nous basculons sur l'ubac et entamons la descente finale vers le parking où la chaleur nous attend.
Après quelques palabres, nous regagnons nos domiciles les yeux pleins de belles images.

 
Chronique de la randonnée au mont de Rousse, 30 mai 2021
 
8 randonneurs du RCV plus la fille d'une d'entre eux se sont retrouvés au col de l'Holme (au dessus de Ste Luce, 38). Surprise! La piste forestière par laquelle commence la montée a été fraîchement goudronnée (les engins sont encore sur place) jusqu'au premier virage. La suite ne présente plus que quelques traces de goudron très ancien. La vue s'élargit au fur et à mesure de la montée: lac du Sautet, Dévoluy, Vercors, la Mure... et la tête de l'Obiou qui émerge timidement derrière une colline. Puis la piste tourne et c'est le sud qui se dévoile: le Chaillolet,  petit et grand Journal, col des Vachers...
Enfin on arrive sur un replat ou se trouve une grande bergerie au lieu dit Haut Col. De là nous grimpons dans l'alpage pour rejoindre le sentier qui mont au col Nodry. Il y a plein de fleurs: trolles, pensées, primevères, doronics... et l'herbe est assez haute. Bientôt apparaît le sentier qui longe le mont de Rousse par son pied. Toujours plein de fleurs jusqu'à ce qu'on rencontre les jonquilles près de la fin de la montée. La plupart sont encore en fleurs.
Juste après démarre la croupe du mont de Rousse que nous allons suivre jusqu'au sommet (1877 m) au milieu des jonquilles et de touffes d'herbes drues que les animaux ne semblent pas apprécier. Il n'est qu'onze heures dix. Un palabre s'engage pour savoir si nous poursuivons  encore jusqu'à un sommet situé à peine un peu plus haut et plus à l'est.
Nous dévalons la pente parsemée de jonquilles, gentianes de Coch, pensées jaunes et mauves... Le col Nodry est atteint et nous prenons la direction de ND de la Salette. Bientôt il s'avère que le sommet est de l'autre coté d'un profond vallon que le relief nous masquait! Du coup nous poursuivons jusqu'au col de Lierre où nous pique niquons au milieu des fleurs et de quelques sifflements de marmottes.
Retour vers Nodry et traversée sur le flanc du mont de Rousse pour aller rejoindre une épaule d'où nous basculerons vers le Haut Col. Les vaches ont tracé plein de drailles qui ressemblent à des sentiers. Nous passons d'une à l'autre en diagonale de la pente toujours au milieu des fleurs. D'énormes terriers de marmottes sont partout visibles mais les habitantes restent discrètes!
Nous retrouvons un chemin et continuons jusqu'au Haut Col d'où nous empruntons un sentier qui le contourne par le nord et ramène au col de l'Holme à travers une forêt de hêtres.
Tout le monde semble satisfait de celle balade très fleurie à travers la montagne à vaches du Beaumont.
Une halte à Corps à la petite Poste nous fait renouer avec la tradition des boissons de fin de rando mise en sommeil pendant un an.
Le col de Pierrefeu – Dimanche 23 mai 2021
12 randonneurs au départ de Veynes (820 m) sous un ciel bleu et un beau soleil que l’on n’avait pas vu depuis plusieurs jours. Nous longeons la pente fleurie en direction du village afin d’atteindre la piste qui nous conduira à Champerus (1236 m). La montée, un peu raide, au milieu des cailloux et des arbustes méditerranéens nous oblige à « mettre les mains » quelquefois et à nous dévêtir rapidement… Il était noté sur le site « randonnée sportive » !
Nous nous élevons rapidement et la vue sur Veynes et ses environs est intéressante. Après un passage en main-courante câblée nous atteignons Champerus où le panorama à 360° nous enchante. La photo de groupe avec en fond le plateau de Bure enneigé est obligatoire… Nous reprenons le sentier en direction du hameau de Châteauvieux. Nous traversons une zone de roches « en tranches » très impressionnante. Après le village nous atteignons le col de la Selle, nous bifurquons à droite en direction du col de Pierrefeu. Le dénivelé prévu n’étant qu’à la moitié …nous attaquons la pente caillouteuse en ligne directe et nous élevons rapidement vers la crête. Orchidées, gentianes, lys de saint Bruno, Céphalanthères blanches,… le printemps est là. Nous atteignons le plateau sommital et décidons que la salle à manger était ouverte juste en face du plateau de Bure encore très enneigé. Du chocolat amande fleur de sel offert par Cathy termine notre repas et débute un repos bien mérité.
Nous repartons vers Châteauvieux en incluant quelques pauses pour refroidir les genoux…
La porte de la Chapelle du XI – XIIème siècle est ouverte et nous admirons la construction. Nous en profitons pour reprendre notre souffle dans le jardin autour du bâtiment. Un chat reste un chat et personne ne pourra l’approcher… Dans cette belle herbe verte on a envie de faire des roulades… et sonner les cloches… La descente s’effectue cette fois par la forêt sous un couvert de pins. Nous rejoignons nos voitures. Décision est prise de s’arrêter à La Freissinouse pour se désaltérer… malheureusement le bar n’est pas ouvert…
Enfin une belle journée de printemps : D+ 730 m – 10 kms
Chronique de la randonnée du jeudi 6 mai 2021 (qui a remplacé celle du dimanche 9) )à  la tête de Boursier (Melve, 04).
 
Cela fait maintenant 2 ans que la randonnée à la tête de Boursier pour aller voir les pivoines en fleur a été reportée pour cause de mauvais temps. Cette année a failli ne pas déroger à la règle! Mais un créneau météo (on y croit!) semblait indiquer qu'une tentative puisse être faite.
Andrée a bien voulu se coller à l'animation de la balade et l'a reconnue lundi.
Et c'est munis de ponchos, K-ways et autres pantalons de pluie que les 15 vaillants marcheurs se sont lancés dans l'aventure.
Quelques dizaines de mètres sur la route puis un raidillon musclé mettent les jambes à rude épreuve. Et ce n'est qu'un début. Le sentier qui traverse une végétation plutôt méditerranéenne alterne faux plats et raidillons et se dirige vers une pente de marnes grises. Les lacets se succèdent et puis nous entrons dans la forêt de chênes qui recouvre ce versant sud, puis nous obliquons vers le versant ouest. Et là, les premiers pieds de pivoine se montrent. Beaucoup sont en boutons et peu en fleurs. Nous atteignons la crête et nous nous dirigeons vers la tête de Boursier. Les pivoines mieux exposées sont plus en fleur et il y a queue pour les photographier! Il y a aussi quantité de sceau de Salomon en fleur. Nous atteignons la tête de Boursier et profitons du panorama très large. Le ciel est sombre et il doit pleuvoir sur le Champsaur. Demi tour pour reprendre la crête très boisée qui alterne montées et plats jusqu'a atteindre le point culminant nommé les Croix (1425 m). Des pivoines moins nombreuses et non fleuries se montrent le long du chemin. Une particularité remarquable sur cette crête assez aiguë orientée est-ouest, c'est que le versant sud est peuplé de chênes alors que le nord ne montre que des hêtres. Et la limite se jour sur 1 mètre! Les pivoines préfèrent le sud.
Toujours pas de pluie et le pique nique se déroule au sommet des Croix.
Mais le ciel n'est pas engageant et un petit vent humide souffle emportant 2 gouttes. Nous commençons la descente qui bientôt nous amène à traverser des pentes de marnes grises heureusement sèches.
Quelques ravines à traverser mettent à l'épreuve les moins habitués. Mais nous voilà bientôt sur un replat herbu surmonté d'une ruine de tour. Une pose s'impose et il commence à faire chaud. La couverture nuageuse est moins dense. Plus bas nous rejoignons la route de Melve en face du hangar d'un producteur de pommes où nous avons nos habitudes. Un peu de goudron et voici le parking. Pas une goutte (si, deux au sommet). Mission accomplie: nous avons vu les pivoines en fleur mais peut être un peu tôt mais comment savoir avec ce printemps bizarre.

 
Chronique de la randonnée de dimanche 2 mai 2021
 
Vu ce qu'il tombait encore en fin de soirée, ce n'était pas gagné d'avoir un temps correct le dimanche. Eh bien ma foi, nous avons bien fait de croire en la météo.
Nous nous sommes retrouvés à 11 à la chapelle de Sauveterre (route de Rabou), lieu du départ.
Après avoir traversé le canal du Drac et monté quelques dizaines de mètres, nous avons trouvé le chemin (torrent pour être plus exact) qui longe le canal mais plus haut. L'eau coulait de partout, attestant des pluies de la semaine. Puis le sentier redescend sur le canal que nous avons suivi jusqu'à l'écluse de l'oeuf. Un peu boueux là aussi, et très fréquenté.
Nous continuons vers la brèche de Charance par le chemin qui monte (raide) et qui lui aussi a de petits airs de torrent. Cela patine un peu à la montée. Nous évitons les sentiers qui rejoignent la brèche pour privilégier le passage par Rochasson (belle vue sur Gap) et le col de Guizières. Nous y croisons un père de famille affublé de 2 bébés: un derrière dans un sac et un devant dans un kangourou, plus 2 gamins qui gambadaient à pied: chapeau!
La dernière bifurcation atteinte, nous serpentons sur le flanc caillouteux et atteignons le col de Guizières où nous sommes accueillis par la bise pas chaude du tout. On se rhabille. Puis nous lorgnons l'orée du bois de mélèze en espérant y trouver l'abri du vent. Et c'est effectivement un endroit correct pour sortir les casse croûtes, avec belle vue sur le Champsaur et la vallée de la Durance. Plein d'anémones pulsatiles décorent l'herbe encore brûlée par le gel.
Après la pause, nous finissons de grimper la bosse et nous dévalons vers la brèche. Le vent souffle et nous nous attendons à l'avoir tout le long de la montée vers le pic de Charance et le Cuchon. En fait il n'est pas présent tout le temps. Quelques névés ralentissent la marche. La neige est molle et glissante. Enfin la crête est atteinte. Décision est prise d'aller jusqu'au pic de Charance que certains n'ont jamais fait et d'y profiter de la vue.
Puis nous redescendons afin de continuer vers le Cuchon que nous atteignons rapidement. Très belle vue vers le sud et l'ouest, sur Rabou et sur le pic de Bure bien enneigé.
Une traversée nous mène à l'itinéraire de descente, assez pentu et glissant, entrecoupé de passages rocheux. L'attention est de mise. Mais finalement nous atteignons l'aire d'envol des parapentes avec un seul toucher postérieur sans gravité à déplorer! Plaisir de fouler l'herbe avec une pente raisonnable mais de courte durée. Le sentier redevient caillouteux et pentu jusqu'à un escalier naturel au pied duquel nous faisons une pause déshabillage car il fait de nouveau bon.
Puis nous entamons la fin de la descente par un sentier large mais très caillouteux où les pierres roulent sous les pieds. Un raccourci un peu humide nous permet de regagner le parking.
Belle rando sportive (près de 1000m et 13 km) qui nous a permis de nous dégourdir les jambes après cette semaine à regarder tomber la pluie.