LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Chronique de la randonnée du dimanche 13 septembre 2020 au col du Grun.
 
Au fil des rendez vous tout au long du chemin, nous avons collecté 14 randonneurs pour cette sortie, dont 3 invités. Annie, des Forestons, vient découvrir la rando avec le RCV, et Sylvie et Nicolas (fils de Josseline) ont profité de l'occasion.
Nous démarrons de la cabane des Vachers encore à l'ombre à cette heure.
C'est Pierre qui anime la rando et il nous fait faire un échauffement rapide dans le raidillon qui rejoint la partie en courbes de niveau de la montée. Une coupe de bois a rendu certains passages un peu pénibles du fait des branches en travers.
Nous sommes toujours à l'ombre mais il fait doux. Nous traversons la forêt par le sentier de découverte et rejoignons le bas des éboulis. Nous n'allons plus les quitter jusqu'au col.
Les myrtilliers commecent de rougir et ils portent des baies que nous grappillons tout en progressant.
Le paysage se découvre petit à petit: le Dévoluy et l'Obiou, le Vercors avec le mont Aiguille, le grand Veymont..., ND de la Salette apparaît surmontée du Gargas et des crêtes où nous étions dimanche dernier. Les épingles se succèdent. Un groupe de"jeunes "se détache un peu, et un groupe de randonneurs en "forme" suit. Mais en fin de compte, tout le monde arrive au col après avoir négocié le dernier passage de la gouttière.
Et là, changement de décors: la vue porte sur le Valgo (St Firmin, le Villar à nos pieds, la montagne de Faraut à droite, le Chaillolet en face, ainsi que la cabane de la Selle). On aperçoit les maisons de nos amis de St Firmin.
Nous nous installons de notre mieux sur la pente qui dégringole vers le Valgo. Il faut veiller à ne pas laisser partir quelque chose car ça risquerait de descendre très bas!
Les pique niques sortent des sacs et sont vite avalés pour compenser les presque 1000 m de montée.
Cake de Lili, chocolats et gâteau de Noëlle finissent de reconstituer les forces.
Un couple de Hollandais redescend du Grun et se restaure au col. Une femme, apparemment connue de Josseline, arrive au col et y pique nique aussi.
Puis vient l'heure de la descente un peu redoutée par les genoux et les pieds. Mais finalement, moyennant quelques pauses, celle ci se déroule sans incidents notables. Sur la fin, une ou deux chutes sans gravité sont à déplorer dans les zones abîmées par le débardage.
Le cabane est atteinte et sa source fraîche, gardée par deux chiens, heureusement attachés. Les godasses sont remplacées par des sandales pour le plus grand plaisir des pieds!
Josseline nous invite tous à l'Esparcellet pour une petite collation et boissons. Et c'est avec grand plaisir que nous faisons connaissance de son mari et dégustons à l'ombre les rafraîchissements offerts. Merci à eux deux pour leur hospitalité.

 
Chronique de la sortie de dimanche 6 septembre aux crêtes de la Salette
 
C'est la reprise de l'activité de rando au RCV. Les 14 randonneurs se sont donnés rendez vous à ND de la Salette pour un tour des crêtes qui dominent le site. Pour certains, ce sont des retrouvailles depuis le confinement.
Au parking, les crêtes sont engluées dans la brume comme c'est souvent le cas dans ce coin. La météo a prévu des éclaircies, plus qu'à prier qu'elle ait raison!
Nous traversons le site du sanctuaire et dirigeons nos pas vers le cimetière des premiers prêtres. De là part le sentier qui mène au col de l'Eterpat, puis au Gargas. La brume se déchire par moment et laisse entrevoir le paysage. 
Nous reprenons la rando vers le Chamoux, pendant est du Gargas. Au début le chemin monte assez raide dans les hautes herbes, puis devient plus caillouteux et finalement demande d'user des pieds et des mains pour certains passages. Nous alternons les aguerris et les moins à l'aise pour aider ceux ci. La barre rocheuse est passée sans difficulté: peut être un peu d'appréhension pour quelques uns. Finalement, tout le monde arrive au pied du Chamoux où une pause permet de laisser souffler tout ce petit monde. Un aller retour au sommet, situé 10 m plus haut, ne permet pas d'avoir une meilleure vue: temps bouché! Le lieu n'est pas propice à un arrêt repas. Nous continuons sur la crête en montagnes russes pour nous rapprocher des alpages plus plats. Et puis une dépression nous semble sympa et abritée du vent qui se lève. Nous nous y installons pour reprendre des forces. La fin du repas est améliorée par les chocolats de Nono et les galettes de Marie. Des éclaircies fugaces dévoilent des fragments de paysage.
Nous reprenons la progression en crête par petite bise fraîche et atteignons enfin la croix de Rougny, 2250 m et point culminant de la rando. Plus qu'à descendre la crête de l'autre coté. Pas de visibilité pour le moment, mais quelques signes de nettoyage de la brume se font sentir. Et enfin, un peu avant la croix de Pale ronde, le paysage se révèle jusqu'au Dévoluy, au lac du Sautet...
Nous rejoignons le chemin de ronde que nous allons suivre pour le retour. Celui ci a été renforcé de différentes ferrailles et grillages pour contrer l'érosion due aux pluies. Il faut faire attention de ne pas s'embroncher dessus car la pente est raide! Tour le monde regarde ses pieds! Nous croisons une bergère et ses chiens qui nous dit qu'il est dangereux de stationner en dessous du troupeau. Mais les brebis sont au dessus et hors de notre vue, cachées dans une combe!
Après quelques échanges, nous continuons le sentier qui devient plus rocailleux et coupe le bas de reliefs rocheux. Plus que quelques centaines de mètres et le sanctuaire est à nos pieds.
Nous regagnons bientôt le parking et direction St Firmin où nous comptons boire le verre de fin de rando. Le bar est ouvert et nous étanchons notre soif avec Daniel venu en voisin nous rejoindre.
Malgré la brume qui nous a occulté quelques perspectives et les passages un peu scabreux que certaines ont moyennement apprécié, cela a été une belle rando de reprise.

 

La tête des Ormans en Dévoluy  Dimanche 26 juillet 2020
Neuf participants pour cette dernière sortie avant la trêve du mois d’août. Le départ est donné à la Cluse. Nous empruntons tout d’abord une piste qui nous permet de voir qu’il y a un autre parking un peu plus haut, puis rapidement le sentier monte à droite au milieu d’une multitude de plans de lavande. L’air est parfumé. Plus loin de beaux chardons sont en formation. Des cupidones fleurissent les prés. Une génisse esseulée nous regarde passer. L’herbe est rase, broutée par le gros troupeau qui était là la semaine précédente.
Le Col de Plate Contier (1905 m) est en vue sur la droite, à côté de gros rochers. La pente se redresse et nous devons effectuer quelques pauses pour permettre à certains de reprendre leur souffle. Quelques personnes nous devancent au Col et montent directement vers la crête. Nous bifurquons vers la gauche à travers un énorme pierrier et débouchons sur un petit plateau au bout duquel nous dominons tout le vallon du torrent de l’Abéou. Un cirque grandiose tout en falaises. En face de nous le Col de Darne où nous étions passés récemment. Encore un petit effort et nous arrivons à la tête des Ormans (2140 m). Un attroupement nous accueille : ce sont les randonneurs de l’ABRG. Quelques échanges avec les randonneurs connus et ils reprennent la descente.
Nous déjeunons sur un replat herbeux d’où nous pouvons admirer tous les sommets environnants : du Ventoux à la Meije, sans oublier l’Olan ni le Chaillol,… La vue est imprenable ! Anne Marie nous régale avec ses canistrelis anis et citron. Quelques vautours fauves majestueux nous survolent.
Nous entamons la descente et après le Col de Plate Contier nous traversons en direction du Col de Lauteret tout en restant à peu près de niveau. Une petite pause pour admirer le paysage et se désaltérer car il fait chaud. Puis nous descendons dans le vallon qui nous ramène à la Cluse.
Yves nous invite chez lui pour le traditionnel pot de fin de randonnée. Merci Yves !
Bonnes vacances à tous et rendez-vous début septembre.
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Le Col des Terres Blanches – Dimanche 19 juillet 2020
Le rendez-vous à Pont-du-Fossé est matinal pour certains… Cinq participants, après les quatre du mardi, au départ de cette longue randonnée. 23 kms et 1270 m de D+. Nous montons dans la fraîcheur jusqu’au Saut de Laire, bavardons un peu avec le berger et en profitons pour caresser ses bergers d’Anatolie très doux malgré leur imposante taille. Nous restons côté gauche et enjambons les deux ruisseaux pour ne pas approcher le second troupeau et ses cinq patous….
Le sentier, toujours aussi agréable, nous permet une progression régulière. Nous observons des ronds avec des champignons énormes. Personne ne pense à en faire une omelette… La croisée des chemins avec le col des Tourettes est atteinte et nous commençons la longue traversée à flanc de montagne. Nous croisons des connaissances du village qui se sont levées encore plus tôt que nous…
Il reste encore 300 m de dénivelé à gravir et nous les faisons au travers de prairies remplies de petites fleurs de toutes les couleurs ;  des jardins miniatures de toute beauté. Nous passons enfin auprès des Terres Blanches, gros monticule de gypse en contrebas du chemin.
« Le col des Terres Blanches doit son nom à la spectaculaire bulle de gypse qui semble posée au col. Les roches blanches érodées par l'eau offrent une étonnante variété de formes. Le gypse est une roche très soluble et friable, laissant libre cours à la nature pour nous étonner. Déposée au bord de l'océan alpin il y a 230 millions d'années, cette roche s'est retrouvée projetée à 2700 m d'altitude il y a quelques trente millions d'années par le jeu de la tectonique des plaques. »
Nous poursuivons jusqu’au col à 2721 m. Là il y a urgence à déjeuner sinon notre Président perdra son sourire. Nous nous installons en contrebas de rochers car le vent souffle et la température a bien baissé.
Le ventre comblé nous pouvons continuer vers le cairn qui nous indique la vue sur la vallée de Fressinières et le village de Dormillouse. Un très beau panorama nous attend malgré les quelques nuages qui nous cachent les plus beau sommets. Nous repartons en direction du col et surtout des Terres Blanches. Nous nous en approchons par un petit vallon pierreux et commençons à gravir cet étrange amalgame friable. Nous basculons de l’autre côté et découvrons que cette formation continue en dessous et forme une grande arche ainsi qu’un pic et une grotte. Très belle découverte !
Nous rejoignons le chemin en contrebas et reprenons la longue traversée. Une pause mini-sieste à l’embranchement pour admirer un vol de vautours, puis c’est la descente jusqu’à Prapic.
Un arrêt à la Jabiore nous permet de nous rafraîchir et de commenter cette belle journée.
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Chronique de la randonnée au col des Clochettes et refuge des Souffles dimanche 12 Juillet 2020

 Et oui! Il reste encore quelques membres du RCV qui randonnent! 6 personnes se retrouvent à Villar Loubière pour une montée au col des Clochettes par la forêt domaniale du Valgaudemar. Il fait bon et nous sommes à l'ombre quand nous commençons notre montée par le GR 54. C'est très fleuri et très varié. Les lacets s'enchaînent dans la forêt de hêtres où pousse en abondance le thé de l'Aubrac (ou grande Casamance), une plante à fleur roses foncé et qui sent la menthe et la réglisse. Dans l'Aubrac, elle était très ramassée pour en faire des tisanes.
Nous traversons plusieurs fois le même éboulis et débouchons sur un replat couvert d'oeillets hauts sur tige. Plus haut, une bifurcation permet de rejoindre le refuge des Souffles. Nous continuons à droite vers le col des Colombes. La forêt a disparu au profit de la pelouse d'altitude, elle aussi très fleurie. Des nuages décorent le ciel et le Pic Turbat qui nous domine est encore recouvert de neige. Nous rejoignons la variante du GR 54 qui vient du pas de L'Olan par le col des Colombes. Le col des Clochettes se profile à gauche. Il est vite atteint et l'on devine le refuge des Souffles.
Nous décidons d'aller manger un peu plus haut, au pic coté 2221. Il y a une vue panoramique vers les cols des Colombes, à l'Est, le col de la Vaurze à l'ouest, la vallée du Valgo, le vieux Chaillol... Après le repas, nous identifions quelques sommets.
Nous redescendons au col, puis au refuge des souffles. Il y a du monde sur cet itinéraire. Une pause au refuge pour déguster une boisson. Josette papotte avec le gardien du refuge et une jeune femme de sa connaissance... Le gardien nous offre des sucres au génépi. Nous apprenons que des cloisons en plexi séparent les couchages, qu'il faut avoir son matelas et son duvet, du gel hydro alcoolique, un masque... dur dur de faire de l'itinérant dans ces conditions!
Nous repartons par le GR 54 que nous allons suivre jusqu'en bas. Les épingles se succèdent et nous croisons pleins de jeunes qui, de part leurs lourds sacs, doivent faire le Grand Tour des Ecrins et montent au Souffles. Il fait chaud et le soleil tape dur. Heureusement qu'il y a un peu de vent.
Nous retrouvons la bifurcation de ce matin, puis l'itinéraire de montée, avec la déviation qui évite la partie éboulée il y a 3 ou 4 ans. Elle franchit le torrent par une belle passerelle.
Encore des groupes de jeunes qui montent!
Enfin le village est en vue et après quelques lacets le goudron est retrouvé. Une fontaine bienvenue permet de se rafraîchir. Presque 1200 m de dénivelée ont été effectué.
Nous nous quittons aux voitures en se donnant un probable rendez vous mardi pour le col des Terres Blanches.