LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Les bouquetins du Tourrond – dimanche 21 avril 2019
13 randonneurs motivés pour ce dimanche de Pâques. En effet le temps ce matin est plutôt très gris et la pluie passe sur les sommets… Mais rien n’arrête le RCV ! La suite nous donnera raison.
Les sourires sont plutôt crispés à la descente des voitures aux Fermonds. De grandes bourrasques balaient la vallée et il ne fait pas chaud… Nous commençons la montée et rapidement les vestes tombent.
La neige a bien fondu et le chemin est libre hormis quelques restes d’avalanches. Nous regardons les côtés mais pas de bouquetins jusqu’au refuge. A partir de là nous voyons un bon nombre de gros males, juchés sur un promontoire ainsi que des plus jeunes broutant dans le vallon à côté. Nous les observerons en plusieurs endroits au cours de notre ascension. Des chamois avec leur robe plus foncée déjeunent également sur le versant un peu au-dessus. Quelques marmottes sifflent.
Nous continuons vers la cabane du berger et trouvons les plus jeunes restés là. Il y en a un peu partout et nous nous régalons de les voir évoluer sans trop de crainte des humains.
Pour l’instant le soleil est présent et le cirque du Tourrond couvert de neige brille.
La pause déjeuner se termine par un cake et une bouteille de Clairette pour fêter l’anniversaire de Catherine. D’autres ont apporté diverses sucreries : c’est Pâques et les cloches sont passées…
Nous reprenons la descente tout en observant les jeunes qui s’éparpillent dans tout le vallon. Un peu plus bas au refuge nous retrouvons le troupeau des mâles et de quelques jeunes. Ils se lancent dans des joutes où les cornes résonnent. Puis tout à coup ils se déplacent vers la droite et rejoignent avec maintes cabrioles et courses effrénées un ensemble rocheux. Ils doivent avoir une assemblée générale car ils sont tous regroupés…
Nous rejoignons les voitures sans avoir reçu de pluie malgré les nuages noirs qui sont passés. Une petite halte à l’auberge des Ecrins pour nous désaltérer clôture cette belle randonnée animalière.

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Le sommet du Suillet à Orpierre, dimanche 14 avril 2019
 La randonnée avait été reportée dimanche dernier pour cause de mauvais temps.
Après un trajet assez long, nous arrivons à Orpierre, village déjà provençal niché aux pieds de hautes falaises. Ce site attire de grandes quantités de grimpeurs car les voies sont de tous les niveaux. Nous garons les voitures au cimetière. Mais pas de traces du GR par lequel nous devrions partir. Après avoir visité une partie du village, au demeurant original avec ses rues étroites et pentues, ses passages couverts et ses vielles façades, voici la marque rouge et blanche. Nous remontons une vielle rue et au bout le sentier monte raide en épingles serrées. La vue sur le village vaut le coup. Nous contournons un gros doigt de roche et poursuivons dans des bois de pins sylvestre et de chênes. La pente est maintenant plus douce et régulière.
Le vent froid s'est calmé et nous sommes aussi plus à l'abri. Le sentier se transforme en piste et nous amène virage après virage au sommet du Suillet (1324 m). C'est un peu avant que la vue est intéressante, le sommet lui même est dans les arbres. Nous basculons de l'autre coté pour rejoindre un belvédère sur la vallée du Buech et les sommets familiers de St Génis, Beaumont, montagne de Chabre et plus loin les Monges et bien d'autres encore.
Nous descendons encore pour trouver un coin un peu plat pour le pique nique.
A la fin de celui ci, Alain K sort gâteau et Clairettes pour fêter son anniversaire. Après avoir tancé Cathy qui voulait ouvrir la bouteille en lui disant que c'est une histoire d'homme, il fait pêter le bouchon et arrose Barbie!
Enfin les verres se remplissent et le gâteau est coupé et distribué et nous pouvons lever nos godets à la santé de notre président.
S'ensuit une sieste passive pour certains et causante pour d'autres. Puis nous reprenons la descente, croisons une randonneuse, un traileur, deux jeunes grimpeuses. la pente est raide et les pierres du sentier roulent sous les pieds.
Un édifice de bois attire Alain L et René. Il s'agit certainement d'un poste de chasse. Il y a une belle vue sur la vallée. De retour, Cathy voit une tache orange sur une falaise et suppose qu'il s'agit d'un grimpeur.
Les jumelles sortent des sacs et nous ne pouvons que constater que ce n'est qu'un effet de la Clairette!
Plus loin par contre, des quantités de grimpeurs sont visibles sur toutes les falaises, avec une concentration impressionnante sur la via ferrata.
Nous arrivons au village et envahissons la terrasse du bar pour la boisson de clôture.
Puis nous remontons au cimetière récupérer les véhicules et en route pour chez nous.
Belle journée, beaux panoramas et de bons moments de rigolade.

 
 
Les marmites du Diable, le moure de l'Aigle, dimanche 31 mars 2019
 
C'est après avoir récupéré les trois gapençais que nous nous dirigeons vers la Faurie. Nous loupons la piste et faisons  demi tour, pour nous rendre au parking des marmites du Diable. Dès le départ, on est dans l'ambiance. Le ravin est très encaissé et un petit ruisseau y coule. Le sentier partage parfois le peu d'espace avec le ruisseau. La montée est raide. L'eau dévale des pentes sur des tobogans et plonge dans des trous appelés marmites. L'incessant passage de l'eau a creusé d'étroits chenaux parfois méandriformes dans le calcaire , d'abord larges quand le débit était fort, puis plus étroits au fur et à mesure que le débit diminuait.
Le sentier se développe au pied de falaises dans les éboulis de pente et manque d'adhérence. On patine parfois avant de pouvoir gagner en altitude.
Puis le vallon s'ouvre et on sort du défilé pour retrouver une piste de débardage. La pente est forte et nous n'avons pas les 600 cv des engins de débardage! Mais nous progressons vers le haut  avec quelques haltes pour récupérer. Nous quittons soudain la piste pour monter pleine pente à travers la forêt et déboucher sur la crête. Le moure de l'Aigle n'est pas loin mais nous décidons de faire la pause repas, profitant d'un beau panorama.
Le repas se termine par 2 gâteaux concocté par Lili et transportés toute la montée, ainsi qu'une bouteille de Crémant. Et ceci pour fêter un peu en avance les anniversaires de Lili et Alain qui seront absents le prochain dimanche.
Certains jugent opportun de siester, d'autres préfèrent jouer au jeu de devine qui est ce sommet. Finalement, décision est prise de monter sur le moure de l'Aigle, accessible plus rapidement que l'on pourrait penser. La vue y est très dégagée et porte loin (Ventoux), haut (Pic de Bure), bas (vallée du Buech). Le retour s'effectue par le même chemin, puis la crête que nous prolongeons avant de dévaler la pente pour rejoindre la piste de montée. Celle ci nous conduit jusqu'à Notre Dame, où des moines orthodoxes se sont installé. On peut y visiter une petite chapelle, un lieu de vente d'icônes et autres produits, et l'église très décorée de fresques et d'icônes typique de cette religion.
Reprise de la descente par un raccourci "marcassinier" qui nous fait traverser des broussailles piquantes dans une pente très forte. Nous n'avons pas le rude poil des sangliers et quelques rayures se font sur nos peaux! Puis nous retrouvons la piste et la remontons 5 mn pour retrouver les voitures. Soudain, le président effectue une drôle de danse, puis tombe, se relève, tombe encore. Nous le pensons touché par la grâce! Mais c'est finalement plus prosaïque: la boucle de ses lacets est venue se prendre dans les crochets de l'autre pied. Pas de bobo.
Nous décidons de retourner à la Freissinouse pour le pot de fin de rando où quelques anecdotes ponctuent les libations. Puis retour aux domiciles.
Belle journée et rando originale et esthétique. Merci à notre accompagnateur du jour: Yves.
Le trou de l’Argent et la montagne de la Baume à Sisteron - dimanche 24 mars 2019

L’hiver est terminé, les raquettes sont rangées aussi nous décidons de chercher la randonnée du dimanche vers le Sud. Le temps est très beau et surtout sec, car la destination choisie ne souffre pas l’humidité….
Les 9 participants sont saisis par le vent froid qui souffle au village de la Baume. Nous attaquons rapidement le chemin de montée qui débute dans le site du rocher d’escalade. Le sentier serpente dans la forêt et nous sommes abrités du vent. En s’élevant nous admirons Sisteron et sa citadelle en face de nous. La retenue d’eau est si bleue que certaines y verront une ressemblance avec les Calanques….
Le sentier serpente doucement et nous conduit en traversée assez loin de la falaise. Il y a presque 700 m de dénivelé à parcourir donc la pente arrive et nous grimpons au milieu des buis et genêts. Le silence se fait dans le rang…
Nous arrivons à la grotte. Le trou d'argent devrait son nom au fait que des fouilles archéologiques ont mis à jour des pièces de monnaies anciennes, cette grotte était déjà habitée au néolithique, puis plus près de nous au XVIème siècle elle fut investie par les protestants lors de la bataille de Sisteron pendant la guerre de religions. Il s'agit d'une première grotte en façade de la montagne, suivie d'un long boyau, toujours en façade, en quelques sortes, un enchainement de tunnels qui longent la falaise au lieu de s'enfoncer dans la terre, quelques fenêtres éclairent les lieux.
A la sortie les sceptiques ont enfin compris qu’il fallait bien se baisser pour ne pas se blesser…. Que la lampe était obligatoire… et que le panorama était superbe mais quelque peu vertigineux par endroits.
Quelques crochets métalliques nous permettent de franchir plusieurs passages de rochers où les mains sont très utiles pour tenir le câble et parvenir sur la crête. Nous déjeunons au sommet de la montagne de La Baume où il fait chaud et les Tshirts manches courtes font leur apparition. La vue est à 360° et nous énumérons les sommets….
Pour le retour nous empruntons le chemin qui descend vers le col de Mezien puis nous rejoignons le village de la Baume et son rocher d’escalade.
Un arrêt à l’aéroport de Tallard pour nous désaltérer est le bienvenu. Ce fut une ballade originale.

 
 
Le sommet du mont Sérieux le 17 mars 2019

7 randonneurs pour cette classique du 04. Départ de Piegut où le soleil brille et l'air est doux. Le sentier débute par un reste de vieille neige et commence son ascension dans un bois de pins sylvestres. Rapidement le panorama se dégage vers le Champsaur et Céuse. Piégut est à nos pieds. Nous quittons les dernières polaires car il faut doux, même lors de passages à l'ombre. Les lacets se succèdent presque régulièrement et quelques plaques de neige ou glace parsèment l'itinéraire.
. Bientôt nous voici arrivés à la piste forestière que nous suivrons jusqu'au pied du mont  puis en emprunterons une autre qui atteint le sommet. Dans les dernières épingles, pas mal de neige molle et peu profonde n'entravant pas la progression. Puis soudain, une belle plaque de glace vive provoque quelques glissades. Il faut passer en limite dans la terre ou la neige molle pour ne pas glisser.
Encore quelques plaques de neige et le sommet est atteint. Superbe vue sur pratiquement 360°. Nous essayons de nommer les sommets visibles. 2 pointes attirent l'attention. Elles sont loin vers le nord est. Une a la forme de l'Obiou, mais pas la bonne direction. Il s'agit en fait du roc de Garnesier (2383 m) situé au dessus de la Jarjatte à 45 km à vol d'oiseau.
Nous trouvons un replat abrité et herbu pour la pause casse croûte. Une petite sieste s'impose. C'est vers 13 h que nous rebroussons chemin en empruntant un autre itinéraire pour éviter la glace. Il nous fait descendre vers la crête du mont, puis par une piste forestière qui en contourne la base nous rejoignons le chemin de montée. Nous quittons la piste pour un retour dans la forêt.  Peu de temps après, nous sommes confrontés à un passage enneigé et englacé très raide. Il n'y a pas de contournement possible et nous décidons par sécutité de faire demi tour. C'est donc par le sentier de montée que nous regagnons Piegut
Reste à touver un bar ouvert, exercice difficile un dimanche après midi. C'est finalement à l'aérodrome de Tallard que nous clôturons la rando autour de mousses et autres boissons. Des nuages commencent de monter dans le ciel lorsque nous retournons vers le Champsaur.