LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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La montagne d'Aujour dimanche 30 septembre 2018
 
Les 8 randonneurs parquent leurs véhicules sous le village du Saix, au départ de la rando.
Le pont traversé, nous commençons de monter dans les marnes grises. Nous aurions du normalement suivre ensuite le ruisseau à droite, mais un panneau ambigu  nous incite de continuer à monter le raide couloir à la limite de l'adhérence. Nous retrouvons plus haut le chemin initial, toujours pentu. La montée continue dans un bois de pins sylvestres à la limites de pentes marneuses en remontant le flanc d'une ravine à partir du col de Combe Escure.
Nous suivons le sentier jusqu'à la bifurcation qui mène à l'abbaye de Clausonne. Nous continuons jusqu'à une clairière où se trouve une cabane. La signalétique est chiche et le sentier en face nous attire. C'est un peu plus loin qu'Alain est pris d'un doute: le chemin devrait monter vers la crête au lieu d'en suivre la base. Le GPS confirme qu'il faut revenir sur nos pas. Nous trouvons une raide montée signalée par un cairn. C'est là qu'il faut monter.
Une suée plus haut, la crête est atteinte au col de la Posterle. Nous suivons celle ci, avec très belle vue sur le bas Buech jusqu'à rencontrer le pas de désescalade qui permet de rejoindre la piste et le GR94D. Nous suivons celui ci 50 m et le quittons à gauche, quoiqu'il n'y ait pas de marquage. Un chasseur sympathique posté plus haut confirme que c'est le bon sentier. Plus haut, le marquage indique qu'il faut monter dans une cheminée. La sortie de celle ci se termine dans un arbre. Plus loin, plus de marque ni de trace. C'est la galère entre dalles pentues, éboulis instables et buissons épineux. Puis nous retrouvons la trace dans un petit col herbu. En fait, ce n'était pas la bonne cheminée! Il aurait fallu continuer sous la barre jusqu'au col herbu.
Le sentier retrouvé  franchit effectivement la barre rocheuse plus loin. Malgré cela, les traces sont rares, le sentier peu fréquenté et ce n'est pas évident de trouver le passage dans la pente.
Il est près de 14 h quand la sommet est enfin presque atteint!
Le temps se couvre, le vent se lève et les nuages sont bien foncés. Le repas, terminé par une tarte, est pris assez rapidement. Nous finissons de gravir les quelques mètres nous séparant du sommet puis contournons la brèche qui coupe la montagne pour chercher le passage qui la traverse. C'est Lili qui le trouve. Une petite désescalade sécurisée??? par des cordes qui sont là depuis au moins 5 ans permet de franchir la brèche. Nous sommes dans un chaos de blocs  au pied des falaises. C'est magnifique!
Le sentier peu évident serpente dans la pente encombrée de gros blocs, puis atteint la forêt. La descente continue, parfois raide et parfois douce. Un grand plat herbu est atteint. La carte indique qu'il faut rejoindre le GR, puis le quitter pour arriver au lac. Nous traversons un grand troupeau de vaches et de taureaux heureusement pacifiques.
Le lac de Peyssier est partiellement à sec, comme en chaque fin d'été.
Nous suivons la piste qui nous ramène au Saix.
En chemin, nous rencontrons une source, l'embranchement de l'Abbaye de Clausonne (où nous n'irons pas car le tonnerre gronde au loin), le FaÏ et sa trompe, des créations artistiques faites à base de végétaux, comme un homme fait d'un tronc et ses branches retenant une roche. Saisissant!
Enfin le défilé de Gouravour indique la fin de la descente. Le village est à 10 mn et quelques gouttes tombent.
Nous atteignons les voitures juste à temps!
Pas de mousse ce soir car il est déjà tard et 1 h de route nous attend. La pluie nous accompagne à partir de Veynes pour se transformer en déluge à Saint Bonnet.

 
 
3 jours en Ubaye, automne 2018

Jour 1: la tête de Louis XVI.
 Vue de la sortie de Barcelonnette vers Gap, sa forme évoque le profil du roi, avec son nez bourbon, d'où son nom.
Après quelques ralentissements dans le col Bayard (assez exceptionnels pour le signaler), nous retrouvons les gapençais puis continuons en direction de la vallée de l'Ubaye. Arrivés à la carrière de Méolans-Revel, nous empruntons la rampe qui nous conduit aux Clots. Un chamois traverse la route entre nous et une voiture qui descendait! Aux Clots, une ferme est en cours de restauration . De grands prés verts et pratiquement plats en font un joli lieu.
La montée s'effectue dans un environnement méditerranéen planté de pins sylvestre, de genévriers et autre plantes des adrets secs et ensoleillés. Le sentier chemine dans le flanc de la montagne qu'il gravit par une succession de courts lacets, de vires et de traversées. Le panorama se dévoile petit à petit et un bout de Serre Ponçon apparaît. En face, c'est la Grande Séolane qui se découvre. Bientôt nous arrivons sur une zone plus plate où ont été construites des granges d'alpage (Roche Juan). Un peu plus haut, une petite cabane a été restaurée avec goût.
Nous changeons de versant et l'exposition nord ouest fait que le sentier se poursuit dans un bois de mélèzes puis au pied de fortes pentes rocheuses. Nous débouchons dans les alpages. La cabane de berger est déserte mais les brebis devaient y être il n'y à guère.
Commence alors la montée vers le col à travers des pentes herbues. Les derniers mélèzes disparaissent. La pente se redresse un peu avant de franchir les derniers lacets sous le col et les cailloux remplacent l'herbe. Du col, belle vue sur la vallée de l'Ubaye vers Barcelonnette, et bien sûr sur les montagnes alentours. La tête de Louis XVI est 100 m au dessus. Il n'y a plus qu'à suivre le bord de l'arête par un raide sentier en lacets. Nous voilà au sommet, payés de nos efforts par une vue à 360° sur la contrée.
Les casse croûtes sont sortis des sacs et c'est de bon appétit que nous les mangeons. La collation se termine par une tarte et une petite goutte de mirabelle. Nous discutons avec deux grimpeurs de Nancy (comme les Pauly) qui ont fait la tête pour se "reposer".
Après une sieste consacrée à l'identification des reliefs, nous rebroussons chemin par le même itinéraire jusqu'au petit chalet restauré où nous faisons une pause jusqu'à ce que la chaleur nous en chasse!
La descente s'effectue sans problème et nous regagnons les voitures, heureux de quitter les godasses et d'enfiler les sandales. Nous reprenons la route en direction de Barcelo où nous faisons une halte: visite de la rue principale et mousse.
La fin d'après midi est consacrée à l'installation au gîte de l'Eterlou où nous accueillent Serge et Valérie.
A 19 h 30, apéro de bienvenue où nous faisons connaissance d'un couple de canadiens cyclistes et de motards du sud ouest, ainsi qu'un couples d'ardéchois plus âgés.
Repas animé et dodo.
 
Jour 2, le lac des 9 couleurs par le col de la Couletta.
 
La randonnée de ce jour est plus ambitieuse et se passe dans un environnement de haute montagne. Aussi partons nous plus tôt pour Fouillouse, tout au fond de la vallée.
La route à partir de saint Paul est très étroite et sinueuse. Mais le clou du spectacle est le franchissement de l'Ubaye par le pont du Châtelet et le tunnel qui s'en suit!
Quelques lacets plus loin, voici Fouillouse.
Le parking est à l'entrée du Hameau. Il n'y fait pas très chaud ce matin. Nous traversons celui ci pour atteindre le départ de la montée par un chemin caillouteux qui serpente dans un bois de mélèzes jusqu'au fort de Plate Lombarde dont subsistent quelques murs et les tourelles des mitrailleuses et canons qui défendaient l'accès de l'Ubaye aux troupes italiennes lors de la dernière guerre.
Nous quittons alors le GR5 pour emprunter le GR de pays" tour du Chambeyron". Le sentier monte à flanc de montagne dans des alpages encore vert.
Le ciel est tout bleu et il commence à faire chaud. Nous atteignons une bifurcation et empruntons la branche de gauche qui monte au col de la Couletta par un vallon très minéral au pied du Brec du Chambeyron. Nous passons par une cabane de berger puis continuons notre progression alternant paliers (petits) et pentes (raides) au milieu des gros blocs de roche éparpillés partout sur les versants.
Le col est encore loin et n'est pas visible. Un gendarme piqué dans l'éboulis du socle du Brec donne une idée de sa position. Un gros chaos nous barre la route. Il faut le franchir avant de retrouver une raide pente faite d'éboulis très fin qui se dérobe sous les pieds et arrive au col de la Couletta.
De là se dévoile le lac Premier et le refuge du Chambeyron, ainsi que le vallon qui va nous conduire au lac des 9 couleurs. En face, ce sont les aiguilles de Chambeyron qui nous dominent de leurs 3300 m.
Nous descendons un peu puis remontons pour franchir les anciennes moraines du glacier qui occupait ces lieux. Passé celles ci, nous retrouvons le sentier qui mène du refuge vers le lac, le col de la Gypière et la tête de la Fréma.
C'et là que se trouve le lac Long au bord duquel nous allons casser la croûte car il se fait tard, la montée ayant duré plus que prévu. Une tarte plus tard, nous reprenons le chemin pour une demi heure de marche à travers un environnement exclusivement minéral. Nous franchissons des zones parsemées de gros blocs dominés par des moraines récentes. Et puis voilà le lac enchâssé dans son écrin de montagnes acérées. Il y a en effet plusieurs nuances de bleu et de vert en fonction de la profondeur et de la couleur du ciel, aujourd'hui tout bleu profond.
Nous rencontrons un Vététiste qui monte à la tête de la Fréma, VTT sur l'épaule!
Retour jusqu'au lac Long, et de là direction le refuge par lequel nous allons passer pour redescendre. Nous nous y arrêtons pour refaire le plein d'eau et discutons avec les gardiennes dont c'est la dernière semaine avant fermeture.
Reste à parcourir la longue descente qui commence par une traversée en balcon où peu d'altitude est perdue. Nous dominons le début de notre itinéraire de montée, tout en bas dans la vallée. Nous effectuons une pause là où nous quittons le PR afin de raccourcir la descente en empruntant un ancien tracé qui coupe de nombreux lacets.
Il reste une tarte! Pendant que nous lui faisons un sort arrive le vététiste de retour de la Fréma. Il continue à dévaler le sentier à fond la caisse!
Nous reprenons la progression, recoupant le sentier jusqu'à être contraints de suivre celui ci. Un troupeau de brebis est devant nous, soulevant un nuage de poussière.  Nous devons attendre qu'elles finissent par s'égayer dans un pré pour passer.
Nous rejoignons enfin la vallée, traversons Fouillouse avec une halte au bar afin de rincer la poussière accumulée dans nos gosiers!
Nous reprenons les voitures et arrivons au gîte avec juste le temps de prendre la douche avant l'apéro et le repas aussi animé que la veille avec les mêmes participants.
 
Jour 3: les lacs du col de la Cayolle
 
Randonnée plus douce que ces deux derniers jours, celle ci va nous faire découvrir 4 lacs et dominer celui d'Allos, perle de ce massif.
Après les 27 km de montée sinueuse du col et le passage des gorges du Bachelard, nous nous garons au col de la Cayolle. Peu de vélos ce matin, mais il est encore bonne heure.
La rando commence par une descente sur le versant sud du col. Nous dominons les épingles de celui ci et devinons la vallée du Var juste en dessous. Celui ci prend sa source à Estenc.
Il y a des vaches, puis plus loin des marmottes. Le sentier très bien tracé et entretenu chemine sur la pente parsemée d'éboulis et de blocs. Il commence à remonter au milieu des alpages, longe une ravine où 2 chamois fuient en nous entendant puis amorce une petite pente qui mène en face du lac du Lausson, à sec en ce début d'automne. Il faut dire qu'il est presque comblé par les alluvions emportées par les orages. Une traversée, puis une montée dans la pente caillouteuse nous mène au col du Lausson. C'est une vaste étendue pierreuse avec une rare pelouse jaunâtre dominée au sud par la montagne de l'Avalanche.
Nous empruntons vers l'ouest le sentier qui redescend et découvrons le lac d'Allos 350 m plus bas. C'est le plus grand lac naturel des Alpes du sud (environ 600 m par 1000 m).
Nous nous dirigeons vers un petit promontoire qui domine le lac afin de faire la pause repas.
Au nord, le mont Pelat (3051 m) nous domine. La vue porte au loin sur la tête de l'Estrop, les 3 Evêchés et la grande Séolane, puis plus au sud ouest sur les montagnes dominant Beauvezer.
Le repas, et la tarte finies, nous reprenons le chemin, rejoignons la crête qui mène vers le sommet des Garrets, descendons au lac éponyme que nous longeons. Il est presque parfaitement circulaire et associé à un tout petit lac qui en période de hautes eaux fusionne avec lui, formant un huit. Ce n'es pas le cas aujourd'hui. Quelques marmottes finissent de s'engraisser pour la longue période d'hibernation.
Nous franchissons un collet puis allons voir de dessus le lac de la petite Cayolle. Au retour, nous rencontrons un promeneur qui recherche les animaux. Il nous dit avoir vu des bouquetins au dessus et nous prête ses jumelles pour mieux les voir. En effet un gros mâle est à l'ombre, adossé à la paroi. Un peu plus loin, nous en découvrons d'autres faisant la sieste sur la crête.
Nous atteignons le col de la petite Cayolle.
Reste alors à descendre le flanc de la montagne pour rejoindre les alpages où de nombreuses marmottes sont visibles. Nous passons près d'un petit lac très peu profond, mais en eau!
Nous contournons une immense zone marécageuse occupant tout le fond du cirque. Puis soudain, au détour d'un virage, le parking est là, juste au dessous de nous.
Nous redescendons le col. Pas de troquet ouvert sur le trajet. Aussi retournons nous à Barcelo où au centre il y a en a d'ouverts.
Après la mousse, retour aux autos et en route pour le Champsaur.
 
Conclusion:
 
Trois journées avec une météo exceptionnelle. Les 3 randos proposées, montrant chacune un aspect différent de la région, ont été très appréciées. Une préférence toutefois pour le lac des 9 couleurs et son environnement haute montagne.
L'accueil au gîte etait parfait et nous incitera à y retourner à l'occasion (c'est déjà la troisième!).