LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
         Voir notre page Facebook                                                          Météo Saint-Bonnet
Chronique de la rando au col de l'Aup le dimanche 27 juin 2021
Le rendez vous final a lieu au parking des Gillardes, tout en bas du Dévoluy.
Les 14 randonneurs venus par le col du Noyer y retrouvent 2 nouveaux qui arrivent par le col du Festre.
Des présentations sommaires sont faites car il n'est pas facile de retenir d'emblée le prénom de 14 personnes. Ils auront toute la journée pour ça!
Nous traversons le pont sur la Souloise et arrivons rapidement  aux petites Gillardes à sec comme souvent. L'animateur explique rapidement le contexte hydrogéologique  du Dévoluy.
Puis nous attaquons la première rampe qui monte heureusement versant nord dans une forêt de hêtres. L'ambiance est donnée: cette rando est placée sous le signe des raidillons bien pentus. On entend bien distinctement le bruit de l'eau de la Souloise et de son affluent de la grande Gillarde. Le débit de l'exsurgence doit être  costaud!
Les lacets dans la forêt débouchent sur une piste forestière moins pentue. Une pause permet de nommer les éléments du paysage: l'Obiou, la crête de la Samblue, le plateau de Pellafol...
Puis nous quittons par la droite le piste pour un sentier de liaison. Nous retrouvons une piste forestière qui nous amène presque à plat (miracle) jusqu'à la cabane forestière.
Petite pause avant de se lancer dans l'ancienne trace de débardage bien raide et presque droite qui nous attend heureusement à l'ombre dans la forêt. Les zones de récupération ne dépassent pas 10 m: même pas la place d'y loger 16 randonneurs!
Nous sortons de la zone boisée et les fleurs  commencent à abonder. Un faux col est atteint avec entre autre vue sur le lac du Sautet. Il s'agit maintenant de descendre un peu pour traverser le haut de la  combe de Lucles, assez encaissée et vertigineuse, puis de remonter à un nouveau faux col. Bientôt nous entrons dans le vallon couvert de fleurs qui nous mène au col de l'Aup. Un vent assez fort souffle dans celui ci. Les lis orangés ne se montrent pas. Il faut grimper sur le flanc gauche du col avant de les trouver, présents par groupe au milieu d'un alpage très fleuri.
Nous identifions aussi de l'arnica montana, chose assez rare car c'est souvent à la doronic d'apparence très voisine que nous avons à faire.
Reste à trouver une salle à manger abritée. Nous redescendons au col et trouvons une zone où le vent n'est pas sensible.
Pique nique suivi d'une tournée de gâteau à la noix de coco faits par Noëlle, puis de sablés faits par Antoine, nouveau membre du RCV.
Après le repas, l'envie prend à certains d'aller un peu plus haut pour bénéficier d'une vue plus étendue. L'alpage est couvert de fleurs et nous y retrouvons entre autre nos lis orangés. La crête est atteinte et la vue porte loin vers le nord, du Vercors au Taillefer et aux Ecrins.
Nous redescendons au col récupérer sacs et copains et nous nous engageons dans la descente.
Quelques pauses hydratation et photos plus bas, les mollets tétanisés par la pente, nous rejoignons la cabane forestière. Le reste de la descente est plus une formalité.
Certains ne connaissant pas les grandes Gillardes, nous y faisons un détour pour aller les voir. Il y a effectivement beaucoup d'eau qui sort de l'éboulis.
Retour au parking et dispersion vers nos lieux de résidence afin d'aller effectuer notre devoir de citoyen car c'est 2eme tour des élections régionales.

 
Chronique du mini trek de 2 jours Gleize- Rabou- Chaudun des 22 et 23 juin 2021
Premier jour
Par un matin très nuageux, dans le genre noir foncé orageux (il a plu en début de matinée), nous nous retrouvons à 10 au col de Gleize.
Contrairement à 2014, nous avons opté pour aller déposer en voiture au gîte les affaires de nuit, le repas du premier soir et le pique nique du lendemain.
2 voitures descendent à Chaudun pendant que les piétons vont attendre le retour d'une d'entre elles au col de Chabanotte.
Et à 9 h la descente vers Rabou peut commencer. Les herbes sont hautes et mouillées par les averses de fin de nuit. Le bas des pantalons en est franchement trempé.
Il y a profusion de fleurs de toutes les couleurs et nous mesurons notre ignorance du nom de la plupart d'entre elles.
Les nuages défilent, quelques gouttes tombent mais sans conséquence. Nous atteignons le bas du vallon, rejoignons le ruisseau que nous traversons 2 fois avant d'atteindre la route goudronnée. Nous la suivons puis la quittons pour rejoindre le début du sentier des Bans sans passer par Rabou. Sur le sentier, thym, serpolet, sarriette parfument l'air. Encore des fleurs partout. Une pause au passage en corniche avant de dévaler le sentier vers l'éboulis bien consolidé par ancrage de pieux en fer à béton, de câbles et de grillages. Une réelle sécurité.
A la bifurcation du GR et du PR qui traverse le petit Buech, nous décidons la pause pique nique. Le ciel est toujours menaçant, de gros nuages nous surplombent. Nous écourtons la pause pour essayer de prendre de vitesse les nuages. Le GR tantôt monte, tantôt descend sur le flanc du vallon. Soudain, un coup de tonnerre, puis plus rien. Nous traversons des bois denses où il fait sombre, frôlons le petit Buech, remontons... puis atteignons le passage en corniche. Coup de tonnerre suivi de quelques gouttes, puis plus rien. Un peu plus loin, la pluie commence et se fait plus présente. les ponchos sortent des sacs. Mais ça ne dure pas. Nous finirons par les enlever car il fait chaud.
Les intempéries du printemps ont dégradé le sentier et quelques passages sont un peu scabreux (et glissants). Le premier gué est franchit, puis très vite le second. Là, quelqu'un s'aperçoit d' avoir perdu ses lunettes. Le serre file rebrousse chemin et les ramène 5 mn plus tard du premier gué. Ouf! Au prix de l'optique c'est un soulagement.
2 autre gués sont franchis puis une passerelle en bois et nous débouchons dans les prés de Chaudun. Le gîte est là.
C'est ensuite l'installation et la mise en route toujours aussi laborieuse de l'eau et  de l'électricité.
Par contre l'eau chaude est absente. Le plombier promis n'a pas dû passer!
Vu les 8 ° de la flotte c'est plutôt toilette de chat!
Pause boissons, préparation de barbecue occupent la fin d'après midi ainsi qu'une visite à la chapelle et au cimetière.
Puis c'est apéro: blanc, clairette, toasts au pâté...l'ambiance est bonne.
S'ensuit la cuisson des saucisses et autres viandes, la préparation des tagliatelles sauce tomate.
Le repas pris en extérieur bât son plein, bien arrosé au côte du Rhône, Château Neuf du pape, clairette... qui en mettent certains en joie, et on finit par des fruits et des tartes.
C'est l'heure d'aller se reposer car demain ça grimpe.
 Deuxième jour:
Tout le monde est levé avant l'heure prévue et les petits déjeuners sont pris. S'ensuit le nettoyage des chambres et de la salle, le remplissage de la voiture qui le soir remontera tout au col de Gleize.
A 8 h 30, nous attaquons le GR 93, bien raide et dans les hautes herbes au début. C'est un festival de fleurs dont des lis de Saint Bruno (paradisea liliastrum), probablement des genets ailés (genista sagittalis) qui égayent les pentes de leur profusion de fleurs jaunes d'or.
La montée est moins raide et à l'ombre dans la forêt. Puis nous débouchons sur une crête exempte d'arbres et où des tapis de fleurs des pelouses sèches et de graminées remplacent les plantes de sous bois. Le sentier devient horizontal et nous quittons le GR 93 pour aller rejoindre le tour de ronde. De nombreuses ravines sont à franchir ce qui occasionne de nombreuses reculées de plusieurs centaines de mètres, allongeant le trajet. Toujours des fleurs, gentianes de Coch, renoncules, campanules...
Peut être que les mouflons sont là haut? Quelques repérages à la jumelle permettent d'en voir, mais ils sont très loin.
Les franchissement des ravines sont quelquefois malaisés car les intempéries ont effondré les berges. Une d'entre elles nécessite de remonter bien plus haut pour pouvoir la franchir!
C'est après avoir retrouvé le sentier et des zones plus plates que nous décidons la pause pique nique au pieds de pins sur un gazon fleuri. Les nuages se montrent plus menaçants et la sieste est écourtée.
Il reste la partie la plus exposée du chemin de ronde à faire, et il vaut mieux ne pas y être sous l'orage. Le fond du cirque est fréquenté par de très nombreuses vaches qui ont laissé des traces sur le sentier!
Là aussi quelques ravines ont été modifiées par les fortes pluies, rendant leur franchissement malaisé.
Enfin nous atteignons le point culminant et basculons vers le col de Chabanotte. C'et un peu plus loin que les chauffeurs des voitures "de service" quittent la troupe pour redescendre à Chaudun récupérer le dernier véhicule. 12 km aller retour de piste forestière et d'épingles à cheveux plus tard, les 2 voitures rejoignent le col.
Des boissons sortent des glacières et quelques gâteaux surgissent des sacs. Nous clôturons ces 2 jours passés avec la chance d'avoir évité les orages. Le RCV a souvent la baraka coté météo!

 
 
 
 
 
Moutet – le Chamois – col de Chétive – 13-06-2021
Enfin un grand soleil et de la chaleur ! Nous nous retrouvons huit à Notre Dame de Bois Vert pour débuter cette journée. La montée dans le bois est agréable et fraîche mais lorsque l’on attaque le pierrier les chapeaux font leur apparition et les pauses boissons se multiplient. Bien que connu par tous on ne se lasse pas du panorama sur le Champsaur. Les fleurs de toutes les couleurs nous accompagnent, notamment une multitude de gentianes et de trolles. Nous arrivons à la cabane du berger, encore fermée. Il est un peu tôt pour les troupeaux bien que l’herbe commence à être haute. «attention aux tiques » Entre la cabane et le col de Girolet le moral et le rythme baissent car la pente est vraiment raide… Un petit vent frais nous réconforte sur la crête et nous reprenons la montée vers Girolet. La vision à 360° est somptueuse, les grands sommets enneigés ressortent dans ce tableau idéal. Nous déjeunons au-dessus de la falaise avant la montagne du Chamois. Nous avons à nos pieds tout le cirque de Chaudun, bordé par le pic de Gleize et l’aiguille de Laye. Nous n’apercevrons pas de mouflon : il y a beaucoup de personnes qui randonnent… Nous attaquons le sommet du Chamois et sa vue plongeante sur le col de Chétive, mais là aussi nous n’aurons pas la chance de voir les chamois qui d’habitude se tiennent au pied de la falaise. Au sommet une profusion de tulipes sauvages nous accueille en plus de toutes les autres fleurs. La nature est à son maximum. La descente vers Chétive est un peu dynamique car il n’y a plus de sentier, mais elle se déroule correctement. Une pause pour admirer la vallée à nos pieds et nous rejoignons le sentier pierreux sous la barre de Chétive. Quelques chutes sans gravité sur ces cailloux roulants sont enregistrées. Le retour par les bois est très apprécié car le soleil a tapé fort et certaines et certains sont d’une couleur « rouge »… Ce soir ça va piquer…. ! Une magnifique journée fleurie avec 14 km et 1200m D+.
__________________________________________________________________________
Randonnée au Chapeau de l'Evêque du 6 juin 2021

 Un petit groupe de 8 randonneurs a répondu à l'appel pour effectuer le tour du Chapeau de l'Evêque au dessus du Glaizil. Après s'être garés sur le parking des services technique, la bande a suivi la piste forestière qui grimpe dans la forêt. Le ciel est menaçant mais la météo n'a pas prévu de pluie. Il fait rapidement chaud, et c'est même avant de négocier le raide sentier que nous nous déshabillons.
Puis c'est parti dans la forêt de hêtres de l'ubac où au début la pente est raide et les épingles inexistantes. Heureusement que nous sommes à l'ombre. Puis nous quittons ce qui a dû être une sente de débardage et commençons à progresser sur des épingles à peine moins raides. De rares replats permettent d'effectuer des pauses bien souvent avec vue sur la vallée du Drac.
Et soudain, nous arrivons au col sous le Chapeau de l'Evêque après avoir franchi une clôture à vaches déjà sous tension.
Il n'y a plus qu'a monter au Chapeau dans une raide prairie fleurie. De la haut, la vue est belle mais des nuages bas accrochent la montage de Farault, empêchant la vue vers la brèche et la croix de Querière.
Après avoir contemplé le paysage, nous redescendons au col et traversons la forêt jusqu'au pied de la pente herbue et très fleurie qui monte à la croix de Querière (souvenir pour certains de la rando de" remise en forme" après le confinement du printemps 2020: 1500 m super raide!).
Nous nous installons sur un vague replat au milieu d'une multitude de fleurs et de champignons blancs ivoire à lamelles appelés mousserons (tricholomes de la St. Georges).
Ils sont considérés parmi les meilleurs champignons comestibles.
Après une sieste pour certains, la cueillette pour d'autres, nous descendons pleine pente rejoindre le sentier de descente, avec pause cueillette en cours de route.
Plus bas, le paysage est plus méditerranéen et des profusions de fleurs égayent la prairie: aster de printemps, gentianes de Coch, doronic, pensées, myosotis...
Bientôt le sentier rejoint une piste au niveau d'une aire de retournement par où les vaches montent à l'estive. La piste franchit un gué récemment rétabli (on voit que le torrent s'était largement épanché là lors des fortes pluies de fin d'hiver).
Elle aboutit à une bifurcation, et , mauvaise nouvelle, nous allons la quitter pour une traversée de torrent et un raide sentier caillouteux et en plein soleil. Environ 150 m plus haut, nous basculons sur l'ubac et entamons la descente finale vers le parking où la chaleur nous attend.
Après quelques palabres, nous regagnons nos domiciles les yeux pleins de belles images.