LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
         Voir notre page Facebook                                                          Météo Saint-Bonnet
Les crêtes de Moutet – Samedi 6 juin 2020
C’est enfin la reprise des activités du dimanche (qui sera un samedi) pour le RCV. Départ 8h30 de Bois Vert. Six candidats pour aller voir les mouflons. Il ne fait pas très chaud et des pluies sont annoncées pour le milieu d’après-midi. Selon le souhait d’un participant nous partons direction la cabane de Moutet. La montée se déroule au mieux à travers un parterre de fleurs de toutes les couleurs. Quel plaisir pour les yeux. Nous dominons rapidement la vallée et apprécions les « verts » du printemps posés sur le bocage Champsaurin.
Une pause douceur à la cabane et nous voilà repartis dans les deux cents derniers mètres bien raides… Nous débouchons au col où un petit vent nous fait nous recouvrir. Nous admirons la vue à 360° sur tous les massifs environnants. Quelques nuages se forment mais rien d’inquiétant.
Nous profitons de longer les crêtes en direction de Coste Folle, puis Coste Belle et admirons une quinzaine de bouquetins qui, cette fois, ont enjambé le sommet et se trouvent en contrebas dans une aire bien verte et suffisamment lointaine pour ne pas être inquiétés. Nous croisons six personnes et apercevons quelques autres sur le col de Gleize et l’aiguille de Laye.
Nous déjeunons au Col de Coste Belle devant un rocher rempli de fleurs. La nature utilise le moindre recoin pour créer des merveilles. Lili nous gâte avec une tarte au macaron-framboise de chez Ciat : une tuerie dirait certains gourmands… Nous vérifions si les collègues sont dans le bon timing pour partir vers la Lorraine : 13h05 parfait !
Les forces reconstituées nous prenons la descente vers Laye car quelques nuages foncés se forment et un vent frais les devance… Là encore pléthore de fleurs !
En rejoignant la piste forestière nous traversons un mauvais passage où les tracteurs « débardeurs » ont créés des ornières profondes et où l’eau stagne. Ouf ! personne ne s’est noyé ! Nous retrouvons le coin de muguet, les traversées de ruisseaux et enfin le parking de Bois Vert. La pluie n’est pas venue. Tant mieux ! 14 km pour 900 m de D+. Une belle randonnée fleurie de printemps.
________________________________________________________________________________________________________________
Chronique des 4 jours de raquettes en Haute Ubaye du 9 au 12 Mars 2020
 Jour 1:
Rassemblement en face But sur la route de Barcelonnette. Puis nous partons en convoi pour l'Ubaye. Temps maussade et très nuageux mais la météo prévoit une éclaircie à partir de 10 heures. Pour l'instant, l'arrivée à l'entrée de la vallée n'est pas encourageante: averse de pluie et de neige! Mais à mesure que nous progressons vers Larche, le temps s'améliore. Nous arrivons à St Ours sous le soleil.
Les conditions d'enneigement et les risques d'avalanches nous incitent à faire une randonnée sans risque. Nous partons pour le plateau de Mallemort. Nous abandonnons l'idée d'aller vers le col du Vallonnet car le vallon est étroit et la neige peu stable. Nous poursuivons donc vers l'ancien fort de Mallemort que nous dépassons et nous nous arrêtons pour pique niquer sous le fort et la tête de Viraysse. Le vent se lève et nous incite à prendre le chemin du retour. Dès que nous quittons le plateau, plus de vent et il fait chaud. Un peu plus bas, nous repérons des bouquetins sur le flanc de la montagne. Ils sont très nombreux et nous passons un moment à les regarder et les photographier. Puis nous en découvrons aussi d'autres en dessous de nous, et plus loin, juste au dessus du hameau, deux beaux mâles se laissent admirer.
La haute Ubaye est riche en animaux sauvages.
Nous faisons un crochet par la chapelle puis nous regagnons le parking et le gîte. Les chambres sont distribuées, avec quelques difficultés car Alain K a fait une erreur sur le nombre de couples (un d'entre eux n'étant pas "légitime !!!).
Après avoir déposé les bagages et pris la douche, nous nous retrouvons au salon pour la "mousse". Le repas est servi à 19 h 30 et à la hauteur de ce qu'Yves nous avait vanté.
 Jour 2:
Ce matin, départ pour le col de Larche car nous allons au lac de l'Orenaye et au col de Roburent. La voiture de Jean louis refuse de démarrer et nous enfume copieusement!
Aussi nous tassons nous dans les autres véhicules pour nous rendre au départ de la rando.
Brigitte nous rejoint pour la journée.
Arrivés au parking sous le col de Larche, Jean Louis et Marie Christine s'aperçoivent qu'ils ont oublié leurs chaussures dans la voiture!
Les tennis avec les raquettes, c'est pas le top! Francis prête à Marie Christine des sur-chaussures qui vont s'avérer très efficaces. Quand à Jean louis, il est condamné à avoir les pieds mouillés!
Et nous voilà partis. Rien que le franchissement du talus de neige qui borde le parking suffit à donner chaud! Puis nous commençons la longue montée alternant des raidillons avec des passages peu pentus. Il fait chaud et le ciel est bleu parsemé de nuages débonnaires. La réverbération est intense et la neige pas encore trop molle.
Nous arrivons à la bifurcation des cols de Roburent et de le Gypière de l'Orenaye. Une pause un peu longue s'impose. Un rocher isolé est décrété "toilettes pour femmes". C'est le seul paravent disponible!
Nous reprenons la progression dans cet interminable vallon. La neige colle aux raquettes et c'est fatigant. Le soleil tape dur. Enfin le lac est là (du moins si nous croyons ce que dit Yves notre animateur) car la neige recouvre tout. Quelques uns commencent à faiblir et il faut encore monter au col! Il n'y a plus de trace. Philippe s'y attelle suivi de Pierre et de beaux zig zags se dessinent dans la neige. Puis Philippe redescend soulager Richard de son sac car il est fatigué et a des crampes à répétition. Enfin tout le monde se retrouve au col près de rochers pour le pique nique et comme à l'accoutumé le vent se lève.
Le lac de Roburent est à nos pieds, mais lui aussi invisible.
La descente se fait pleine pente mais la neige est trop molle pour vraiment en profiter (une gamelle ou deux égayent la progression). Plus de vent et le soleil bien présent font que ça chauffe sur les figures.
Nous rejoignons la bifurcation. Après une pause, nous commençons la descente enchaînant passages de faible pente et passages raides. Nous n'avons pratiquement rencontré personne si ce n'est 4 skieurs et vu au loin un groupe vers la tête de Platasse.
Nous faisons une pause à la cabane de berger avant de finir la descente avec quelques glissades incontrôlées.
Le parking est rejoint. Marie Christine a les pieds secs mais Jean Louis patauge dans ses tennis, comme prévu!
Halte à Larche pour une "mousse", puis retour à St Ours.
Le soir, nous présentons presque tous des figures rouges, agrémentées pour certains d'une bande blanche laissée par un bandeau, ou les lunettes...
 Jour 3:
La voiture ne démarre toujours pas. Donc Jean Louis et Marie Christine sont les hôtes des conducteurs plus chanceux. Ce coup ci, ils ont pensé aux chaussures!
Fabienne dont le genoux avait atteint la veille au soir des proportions impressionnantes a déclaré forfait pour la journée.
Direction Ste Anne la Condamine pour une rando au départ de la station.
Il fait déjà une température largement positive quand nous quittons les voitures. Une centaine de mètres plus loin, les raquettes sont chaussées (sauf par quelques uns qui préfèrent les crampons tant que la neige porte). C'est un large chemin dans un bois de mélèzes que nous suivons tout d'abord. Puis nous le quittons pour descendre vers le torrent que l'on entend bouillonner au fond du vallon. Pas un nuage dans le ciel et pas un brin de vent.
En fin de descente nous rejoignons le GR 6 que nous suivons un moment avant de le quitter pour atteindre un chalet. Les raquettes sont chaussées par ceux qui s'en étaient dispensé jusqu'alors. Un bruit de chute dans la paroi en face nous en fait chercher l'origine. C'est en fait une soudaine coulée d'une ravine qui vidange, sous l'action du soleil et de la chaleur, l'eau et la neige accumulée. Cette coulée visqueuse saute les falaises par de soudaines cascades et finit sa course sur les cônes d'éboulis du bas des pentes.
Passé le chalet, nous continuons de monter hors trace (que Philippe s'empresse de faire) jusqu'à une cabane de berger. Très beau coin situé au pied du grand Bérard.
Nous nous installons de manière à profiter du spectacle des coulées. Celle ci s'enchaînent presque sans interruption, plus ou moins spectaculaires. Le pique nique fini, nous profitons encore du spectacle et d'un essai de la sonde pour mesurer l'épaisseur de neige finalement pas si épaisse que ça (entre 30 et 80 cm).
C'est le moment du retour et la pente laborieusement franchie en épingles est dévalée tout droit. La neige presque vierge de toute trace le matin est labourée sur 10 m  de large!
Puis nous retrouvons la piste. Un instant, nous envisageons d'aller jusqu'à la chapelle Ste Anne, mais le retour doit s'effectuer sur une route. Aussi remontons nous par le même itinéraire. La neige est fondante.
La piste forestière est retrouvée et bientôt nous croisons des gens en chaussures, nous signifiant que le parking n'est pas loin.
Quelle gadoue! Enfin nous entamons la descente, surveillant en arrivant au dessus de la Condamine si les mouflons sont là. Et ils y sont comme d'habitude, juste au dessus des maisons.
Nous poussons jusqu'à Jausiers pour aller faire quelques emplettes à la maison de pays.
Puis arrêt au carrefour de la route de la Bonnette pour une réhydratation.
Retour vers St Ours où nous rejoindront ce soir Brigitte et Christian pour le repas. Ce dernier ronge son frein. Ayant été opéré d'un problème au pied il ne peut pas marcher pendant un mois!
 Jour 4:
La voiture de JL et MC toussote, fume mais démarre quand même. La batterie prêtée par Christian ne sera pas nécessaire. La rando prévue est située dans le vallon du Lauzanier. Mais les risques d'avalanche sont importants et une vilaine fissure domine la partie étroite qui mène au lac. Aussi n'irons nous pas plus loin que la raison imposera.
Nous quittons le col de Larche sur le talus de gauche et après avoir passé un point culminant nos commençons la descente. Il y a beaucoup moins de camions en provenance d'Italie que 2 jours avant. Le Covid19 semble bien paralyser l'économie.
La descente s'effectue en travers de la pente. La vue est belle sur tout le bassin en contre bas. la piste de ski de fond déroule les méandres de ses 12 km autour du torrent.
Nous atteignons celle ci que nous suivrons d'assez près vers le fond de la vallée. Quelques coulées sont visibles sur le flanc est mais aucune n'atteint le fond de la vallée.
Cette étendue plate et entaillée par le torrent est égaillée de quelques boqueteaux de mélèzes. Elle est très belle mais un peu monotone au rythme des raquettes. Quelques skieurs passent près de nous en skatting.
Nous atteignons la fin de la piste et un panneau incite à la plus grande prudence. Le rétrécissement de la vallée est surplombé par des masses de neige qui ne demandent qu'à décrocher sous l'effet de la chaleur et du soleil. Aussi optons nous pour un retour sur l'autre rive. Nous rencontrons de rares randonneurs en raquette. Pour apporter un peu de distraction, nous visons un chalet à mi pente et y grimpons. Mais il est encore bonne heure et nous continuons jusqu'à un replat dominant la vallée. Puis nous décrétons que ce lieu sera la salle à manger et entamons le dernier pique nique du séjour.
Après le repas, dernière descente pour rejoindre le fond du vallon. Nous le traversons pour regagner l'itinéraire de montée. Celle ci s'effectue à bonne allure et bientôt le col est en vue. 2 autocars ont déposé des dizaines de bambins qui s'initient aux chiens de traîneaux, aux raquettes et autres distractions comme bonhomme de neige ou bataille de boules.
C'est l'heure du retour dans le Champsaur. Yves propose un dernier pot à Jausiers. Le bar est fermé! Aussi décision est prise de filer à Barcelo sauf pour une voiture qui doit aller restituer la batterie. Mais finalement ils ne seront pas perdants car le pot leur est offert par Christian et Brigitte.
Le ciel se couvre et la pluie est prévue pour cette nuit après 4 jours de beau temps!
Décidément, la baraca est toujours avec le RCV!!!