LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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La grande Aiguille d’Orcières 2793m - dimanche 14 juillet 2019

Le départ est avancé à 7h à St Bonnet car la randonnée prévue est plus forte en dénivelée. 1300m pour seulement 10 km AR. Nous sommes 11 aux Audiberts (1466m). Des nuées sont présentes au-dessus du sommet et nous inquiètent un peu.
Nous cheminons sur un sentier où l’herbe est coupée ras jusqu’à la séparation avec un retour sur la base de loisirs d’Orcières. A partir de là l’herbe est haute et très humide. Les fleurs sont magnifiques car ce versant nord est encore préservé de la chaleur. Nous arrivons sur un grand champ où se trouvent des abreuvoirs, financés par l’Europe, que nous appellerons au retour « les trois tonneaux ». La montée continue dans les mélèzes avec une pente non négligeable jusqu’à un petit plat. Là un superbe panorama se découvre autour de nous : la grande Autane, le fond de la vallée d’Archinard, le plateau de Basset, le Mourre Froid, les Estaris, le Chaillol, … Nous avons déjà pris de la hauteur !
A la sortie un panneau nous indique qu’à partir de là nous entamons une partie difficile !! Rien n’arrête le RCV et nous continuons dans une pente qui se redresse jusqu’à la croix. A partir de là il n’y a plus d’arbres et le sommet est bien visible au-dessus de nos têtes… le sentier se déroule jusqu’à un gros cairn et devient rapidement plus caillouteux. De tous petits plats en grosses montées nous longeons la crête et comme dirait une randonneuse assidue « la pente se redressait encore »… nous faisons des pauses régulières pour reprendre notre souffle. Au milieu de ces cailloux quelques belles petites fleurs nous montrent que la vie est la plus forte ! Le final est une directissime mais toute la troupe arrive soudée et ravie au sommet. Nous avons gravi ce sommet en 3h45 : bravo à toutes et tous.
Nous déjeunons là-haut en jumelant les chamois dans le vallon des Gourniers au-dessous. Les nuages s’étant dissipés nous avons un panorama excellent.
La descente s’effectue par une variante un peu sportive sur le côté droit. Un peu de piment dans ce monde trop simple…. Quelques pauses pour refroidir les genoux et nous retrouvons les voitures.
Un arrêt à la base de loisirs d’Orcières afin d’admirer encore une fois cette belle Aiguille et nous désaltérer…
Une vraie rando d’été avec les difficultés et la dénivelée inhérente à notre belle montagne.



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Fête de la randonnée du CDRP05, les 28 et 29 juin 2019 à  Cervières
 Vendredi 28 juin
 Comme la fête se déroule assez loin, cela sert de prétexte à partir la veille pour faire une rando et coucher une nuit dans un gîte.
Cette année, la fête est à Cervières et nous irons coucher à Villar St Pancrace.
Nous voici partis rejoindre les gapençais à Chorges pour nous rendre ensuite à Puy Chalvin pour faire le col de la Trancoulette. Nous l'avions fait en hiver en raquettes mais dans la brume et sous la neige.
Après pratiquement 1 heure de bouchon à Savines pour cause de travaux (mineurs), nous arrivons à Puy Chalvin. Marie Blanche propose que l'on file jusqu'aux Combes en voiture pour rattraper le temps perdu, dont acte.
L'astiquage récent de la voiture de Régine n'a pas résisté à 2 km de piste poussiéreuse !
Il fait déjà chaud quand les 13 participants prennent le chemin du col, d'abord par la suite de la piste, puis par un sentier. Il y a des fleurs partout. Le chemin serpente sous les mélèzes et au milieu des rhododendrons en fleur, puis dans des prairies tantôt jaunes de boutons d'or, tantôt blanches de renoncules des Pyrénnées, tantôt bigarrées. La pente est raide et ça transpire. La montée finale du col est heureusement à l'ombre en grande partie. Puis nous débouchons au col (2293 m) et pouvons ce coup ci voir ce que le mauvais temps nous avait caché cet hiver. Là aussi, le vaste vallon est très fleuri. A notre gauche, la crête de l'âne de Passaga nous attire. De là, on doit voir du coté de Briançon et nous décidons d'aller y déjeuner. Il fait un vent fort, et malgré qu'il soit tiède, nous préférons nous abriter dans une dépression.
Après le repas, certains ont envie d'aller un peu plus haut. Et finalement, 2 d'entre eux montent jusqu'à la croix d'Aquila (2466 m) qui les narguaient au bout de la crête.
Retour au col où un sentier bien marqué (mais non représenté sur les cartes) permet de rejoindre le lac des Partias, situé dans la réserve naturelle du même nom. Un joli chemin en balcon, au milieu des rhodos mène à une pente herbue qui s'achève sur le lac. Déception, ce n'est qu'une flaque malodorante et sans intérêt. Nous prenons le chemin du retour, passant par des chalets d'alpage, puis des prairies fleuries et enfin le bois de mélèzes de la montée.
2 km de poussière plus tard, nous retrouvons Puy Chalvin puis descendons sur Briançon pour la mousse. Il fait 36 ° à la gare où nous prenons notre boisson, enfumés par un inconditionnel de la clope.
C'est ensuite la recherche du gîte à Villar St Pancrace, puis l'installation, la douche et un peu de repos avant le repas: tartiflette accompagnée de jambon et cervelas + gâteau. Pas vraiment de saison mais nous y avons toutefois fait honneur. Promenade digestive et coucher vers 10 h.
Samedi 29 juin 
Comme à l'accoutumé, tout le monde est déjà en place 20 mn avant l'heure prévue du petit déjeuner ! Ce qui fait que tout le monde est aux voitures 20 mn en avance. Nous prenons la route pour Cervières. Un service de guidage nous oriente vers le lieu de regroupement, puis on suit des ballons. Sauf que rien n'indique de tourner à droite.  C'est en se retrouvant au dessus du lieu que l'on voit qu'on a loupé la rue. Comme c'est par là que l'on part ensuite, on abandonne les voitures pour retourner à pied se faire reconnaître, boire un jus et croquer une viennoiserie. A l'exception de Marie qui opte pour le lac des Cordes, tout le monde est partant pour le Chenaillet.
Les groupes sont constitués et nous rejoignons les autos pour nous rendre au parking au dessus du mur des Aittes.
Là, comme nous sommes nombreux, 2 groupes sont constitués, avec animateur, serre file et géologue: le Chenaillet est connu pour présenter des terrains très anciens où se trouvent des formations rocheuses à la fois continentales et sous marines. Le géologue va nous expliquer cela durant la montée en faisant des stations sur les sites remarquables. Pour en savoir plus: www.geol-alp.com/brianconnais/_lieux_Claree_E/Chenaillet.html
Nous dépassons le premier groupe dont le géologue est plus bavard que le notre. La montée s'effectue dans les alpages, plus secs et moins fleuris que ceux d'hier. Les arbres se font rares mais il y a un peu d'air et le chaleur est supportable. Nous atteignons la cabane des douaniers. A partir de là, nous allons cheminer dans un monde minéral peuplé de roches aux noms barbares que nous décrit Michel.
Vu de loin, on pourrait penser que le sommet n'est atteignable qu'en escaladant des blocs énormes dans de gigantesques éboulis. Mais il n'en est rien: le sentier géologique est bien aménagé et la montée est aisée. Un névé est traversé et voici le sommet (à 2650 m) qui est un belvédère à 360 °. Dommage que ce soit brumeux mais on voit quand même bien les Ecrins, la Vanoise, le Queyras...et l'Italie.
Pique nique au sommet où il fait bon, avec une légère brise. L'autre équipe nous rejoint. Nous échangeons avec quelques connaissances puis il faut songer à la descente par un autre chemin, avec encore quelques explications géologiques. Les prés sont atteints. Il commence à faire chaud ! Les voitures sont en vue. Nous larguons les chaussures pour enfiler les sandales et cap sur Cervières où une collation nous attend. Le local où nous sommes reçus est celui qui, dans la série Hugo, est le siège de la police rurale.
Les groupes arrivent petit à petit. Nous retrouvons Marie enchantée par le circuit du lac des Cordes. Nous nous excusons auprès du président, mais le retour est long et nous n'attendons pas le discours de clôture. Il fait 35 ° à Briançon, le ciel est voilé.
Nous faisons un crochet par Guillestre pour faire le plein de fromages à la fromagerie de la Durance. Le ciel est de plus en plus chargé, mais finalement, il ne pleuvra pas quoique quelques coups de tonnerre se fassent entendre dans le Champsaur.
A notre avis, cette fête 2019 est une réussite. Merci aux membres de l'ARBB qui l'ont organisé.