LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Chronique de la randonnée du 12 septembre 2021 aux lacs de Pétarel à partir des Andrieux
 Petite reprise pour ce deuxième dimanche car nous n'étions que 7 pour cette belle randonnée.
Une surprise, Michel que nous n'avions pas vu depuis des mois était présent.
Partis des Andrieux encore à l'ombre à cette heure matinale, nous avons trouvé la montée toujours aussi raide! Les épingles se succèdent dans la forêt assez humide. Il y a pas mal de champignons. Heureusement que nous sommes à l'ombre car il fait déjà chaud. Les replats pour faire des pauses sont inexistants et nous devons nous arrêter en pleine pente ce qui ne facilite pas les redémarrages. Nous passons une première bifurcation qui redescend dans la vallée et continuons, passons une clairière où subsistent des vestiges de construction et atteignons le croisement du chemin venant des Portes. Si nous n'avons vu personne sur le premier tronçon, ce n'est pas le cas à partir de ce point. Des gens montent vers les lacs, d'autres en descendent. Nous ne sommes qu'à la moitié de la montée. Les épingles continuent à s'enchaîner, entrecoupées de longues traversées ascendantes. Bientôt la forêt fait place à des éboulis et à de la végétation clairsemée, la vue commence à porter sur la vallée et le massif de l'Olan qui se dresse en face de nous. Encore quelques passages dallés dans les éboulis, quelque ressauts bien humides et nous débouchons au sommet du verrou et découvrons les lacs: 1050 m viennent d'être grimpés.
Il y a du monde et nous cherchons un coin tranquille près de l'eau car Cathy et Michel veulent tremper les pieds. Puis les pique niques sortent des sacs. Le soleil se fait disputer la place par des nuages et la température fait le yoyo. Josette repère le premier (et le seul) chamois que nous finissons par tous voir, même sans les jumelles.
Après le repas, certains bullent, d'autres vont photographier les reflets de la montagne dans les lacs.
Puis nous entamons le retour par le même chemin sous un ciel partiellement couvert mais sans vent. Nous croisons des gens qui montent. Une ou deux pauses coupent un peu la descente et permettent de délasser les genoux bien sollicités. La bifurcation des Portes est atteinte, puis la clairière. Les champignons jaunes entrevus par Alain à la montée et qu'il pensait pouvoir être des girolles sont en fait des petits pieds de mouton. Tant pis!
Les virages se succèdent, il fait chaud même sous le couvert de la forêt. Quelques arrêts permettent de s'hydrater. Finalement, le bas de la pente est atteint et c'est avec grand plaisir que nous quittons les chaussures.
Direction St Firmin où les abreuvoirs sont ouverts. Nous y faisons la pause mousse de fin de balade. Une belle journée s'achève.

 
Chronique de la randonnée de Dimanche 5 septembre au mont Pellegrin
 C'était la semaine de reprise officielle des activités du RCV qui étaient en sommeil en Août. Seulement 6 personnes se sont retrouvées au parking de la salle des fêtes du Glaizil pour une ascension du mont Pellegrin, situé entre le chapeau de l'Evêque et le mont Chauvet.
Le départ par la piste forestière est ombragé et peu pentu. Nous atteignons assez rapidement l'embranchement qui conduit au chapeau de l'Evêque et à la croix de Queyrière que nous laissons de coté et continuons la piste jusqu'à un embranchement nommé le Puy. Le sentier part alors à gauche dans la forêt mais la flèche qui indique le Pellegrin a disparu. Après une pause, nous suivons ce sentier très bien tracé et balisé en jaune qui s'élève dans la forêt de pins sylvestres. Les épingles sont nombreuses et permettent de négocier le raide versant de la montagne. C'est quand même assez soutenu mais Pierre a affirmé que "ça ne montait pas plus qu'ailleurs", alors, faut pas se plaindre! Le type d'arbre varie selon les expositions et les hêtres alternent avec les pins. Puis nous arrivons au dessus de la cascade du ruisseau du Glaizil qu'il va falloir traverser. Il est à sec. Le chemin continue en face, tant tôt dans les éboulis à végétation clairsemée, tantôt dans la hêtraie. le mont nous domine de ses 1598 m. Encore un petit effort et nous atteignons une petite escalade, puis un col et de nouveau un peu de varappe noue emmène sur le sommet où trône une cabane de chasseurs ( de quoi coucher à 3 ou 4, avec table, bas flancs et poêle à bois). Les matelas sont dehors, visiblement bouffés par les rats!
Une esplanade surmontée d'une croix rustique en bois fait une salle à manger tout à fait correcte, avec vue sur la vallée du Drac, le Valgaudemar, le massif des Ecrins...Un beau belvédère pour une altitude assez modeste. La croix de Queyrière et la brèche de Faraut nous dominent. Le chapeau de l'Evêque et le pic Chauvet sont à peu près à la même hauteur.
Le repas pris en plein soleil, nous décidons de redescendre un peu pour buller à l'ombre.
Puis nous amorçons la descente, parfois au soleil, parfois à l'ombre. Des cumulus se sont formés sur les reliefs, mais sans conséquence. Quelques pauses nous permettent de nous réhydrater car il fait chaud et de reposer les genoux sur cette pente qui "ne descend pas plus qu'ailleurs"!
Le torrent est franchit, la piste forestière retrouvée et nous finissons de descendre vers le parking que nous rejoignons vers 15 h.
Jolie balade de reprise (700 m D+) avec très belle vue, sur un sentier balisé (mais absent des cartes IGN) et bien tracé. A refaire à l'occasion.

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La brèche de Faraut – vendredi 23 juillet 2021
La météo annoncée nous faisant craindre du très mauvais temps pour le dimanche nous avons décidé d’avancer la randonnée au vendredi. 10 participants sont présents sur le parking d’Intermarché et nous prenons la direction du col du Noyer. Après une petite erreur de direction nous empruntons le chemin très raide qui nous conduit à la cabane, lieu de départ de la rando. Nous retrouvons le cairn en haut des prés non fauchés et la petite troupe s’élance à l’assaut de la brèche. La pente est très raide et le restera jusqu’au sommet. Quelques cairns nous indiquent la direction : c’est tout droit !!! Pas de replat, ni de corniche où se poser un peu. Nous progressons lentement mais surement sur la droite directement dans la pente, il n’y a pas de sentier. Un chamois nous observe du haut des rochers puis ce sera un chevreau. Philippe un peu en avance sur le groupe en comptera quatre. Nous entendons un grand bruit et un appel d’Alain qui vient de décrocher un rocher et se trouve coincé dessous au niveau des genoux. Pierre l’aide à se dégager mais il souffre. Au bout d’un moment il arrive à se relever et tout en boitant se hisse jusqu’au sommet. Le ciel est parfaitement dégagé et la vue est magnifique des deux côtés : Champsaur et Dévoluy rivalisent de beauté. Il est midi et nous nous installons pour déjeuner à l’ombre de la grande falaise qui borde la brèche sur le côté droit. Nous soignons notre blessé et lui contenons le genou avec un bandage. Il préfère redescendre doucement par ses propres moyens. Nous longeons la crête au soleil jusqu’à l’autre côté de la brèche d’où nous apercevons la « célèbre » croix de Queyrière. Mais par où montent les gens du côté de Pouillardenc ?? La question reste posée. La descente s’organise avec quelques étapes permettant à Alain et Lili de rejoindre le groupe. Nous retrouvons le cairn de départ et les voitures. Un arrêt au col du Noyer pour nous désaltérer et la journée s’achève. D+ 750 m – 3,5 kms – 2240m. Ce fut une randonnée technique pour la dernière de la saison  Le rêve de certains était réalisé…
Chronique du séjour de 4 jours en Clarée du 14 au 17 juillet 2021
 Premier jour: on va se mouiller ou pas ?
 L'ultime rendez vous est à Savines. La météo est mitigée et l'aperçu du ciel moyennement encourageant!
De toute façon, on a pas le choix! Nous voici donc au pont de Fort Ville (Roubion), départ des lacs et porte de Cristol. Nous vérifions les sacs afin d'être prêts à toute éventualité. Il fait plutôt doux et nuageux.
Les 13 participants s'élancent sur le GR 5C/GR 57 qui rejoint la forêt de mélèzes après avoir traversé un grand pré au pied du flanc de la montagne. Puis s'enchaînent lacets, traversées, contournement de reliefs jusqu'à rejoindre l'embranchement où le GR 5C diverge du GR 57 (col de l'Oule). Juste au dessus, c'est sensiblement plat puis c'est de nouveau une traversée légèrement ascendante avec quelques descentes. C'est très fleuri et les rhododendrons sont en fin de floraison. Pas de pluie mais pas de soleil non plus. Le sentier rejoint le fond du vallon à une passerelle qui mène au refuge de Buffère. Nous continuons de progresser tantôt à plat, tantôt en montée puis passons un verrou. Sitôt après nous quittons le GR pour aller rejoindre le lac de Cristol qui occupe tout le fond du vallon. Les flanc de celui ci sont couverts de rhododendrons en fleur. Une pause s'impose.
Puis la progression continue en franchissant le deuxième verrou qui retient le lac Rond, plus petit. Nous montons à travers quelques blocs et rejoignons le GR. Il n'y a plus qu'à continuer pour atteindre la porte de Cristol qui se profile un peu plus haut. Compte tenu du temps, la vue n'est pas extraordinaire. On voit le grand Aréa et, de l'autre coté de la vallée de la Guisane, les pentes de Serre Chevalier, le tout estompé par la brume. De l'autre coté, le Thabor est à peine visible. Le vent souffle et il fait froid. Nous nous habillons avant de commencer la descente vers un lieu de pique nique abrité. Des grains de pluie sont visibles. Ils finissent par nous atteindre vers la fin de la pause et c'est avec les vêtements de pluie que nous entamons la descente. Ce coup ci, nous continuons par le GR pour atteindre le bout du lac de Cristol.
Un peu plus loin, la pluie cesse et nous quittons ponchos et goretex. La descente se fait au sec, avec une chaleur lourde.
Nous atteignons les prés près du parking où nous décidons d'une pause sur les troncs d'arbres aménagés en bancs. Quelques gouttes nous décident à rejoindre les autos. Quelques minutes plus tard, nous garons celles ci sur le parking de Névache et entreprenons de trouver un bar.
Puis les soifs étanchées, nous rejoignons le creux des Souches où nous nous installons pour trois nuits. Installation, douche, apéro, repas, dodo. Demain sera un autre jour.

 Deuxième jour: ambiance haute montagne
 La vallée est interdite aux voitures à partir de 7 h 45 et un parking est établi à Roubion. Un système de navette permet d'atteindre les départs de randos tout au long de la haute vallée.
Comme nous préférons utiliser nos voitures pour plus de liberté, nous négocions l'heure du petit déjeuner à 7 h.
Le ciel est loin d'être bleu et il fait plutôt frais.
Nous nous rendons à Fontcouverte afin de suivre la piste qui permet d'atteindre les chalets de Ricou, et de là les lacs Laramon et du Serpent, puis le pic du lac Blanc. Un peu de bruine nous incite à se couvrir de manière étanche. La montée est émaillée de photos qui ont pour thème les clairs-obscurs. Au fur et à mesure de la montée, la vallée se dévoile. Les Cerces très découpées nous dominent à l'Ouest. Nous arrivons au hameau de Ricou où quelques maisons rénovées sont à louer . Nous avons d'ailleurs en montant rencontré un couple qui y loge.
Après une pause, nous reprenons la montée par une série de lacets et sous quelques gouttes de pluie intermittente. Puis nous rencontrons le GR de pays Tour du Mont Thabor. Nous continuons vers les lacs et peu de temps après le lac Laramon se présente à nos regards dans son écrin de verdure et de roches.
Une pause permet de le photographier. Le ciel est toujours bouché. C'est dommage car la grisaille ne met pas en valeur la profusion de fleurs qui peuplent les flancs de la montagne.
Nous longeons le lac, traversons une sagne puis grimpons le sentier caillouteux qui monte au lac du Serpent, 100 m plus haut. Celui ci est sensiblement aussi grand que Laramon, mais enchâssé dans une dépression très minérale. Les ruines de constructions en pierre (militaires?) sont visibles sur le replat. Nous le contournons par la gauche et pataugeons dans la gadoue pour regagner le chemin du pic. Celui ci grimpe entre des blocs, suivant grosso modo le torrent des Gardioles.
Il souffle une bise chargée d'humidité et nous continuons dans une ambiance plus minérale, puis dominons une série de petits lacs du lieu dit les Gardioles. Des névés teintés de rose par des micro algues sont visibles. Le pic lui est dans les nuages. La progression continue, alternant traversées en faible pente et raidillons. La bise continue de souffler et nous sommes parfois dans les nuages qui s'égouttent sur nos habits, sans toutefois vraiment mouiller. Les crêtes et les sommets sont effacés. Nous atteignons la crête au col du grand Cros (2848 m). Le vent est violent et froid. 3 personnes souhaitent s'arrêter là et se mettent à l'abri derrière de gros rochers. Nous continuons de progresser sur les crêtes des Gardioles, bien bousculés par la bise. Nous sommes dépassés par un randonneur plus rapide. Compte tenu qu'il n'y a aucune visibilité, nous optons pour essayer d'aller voir le lac blanc en contre bas. Lorsque nous atteignons le pas de lac Blanc (2935 m, soit 55 m sous le sommet!), nous sommes alertés par le serre file qu'une personne a fait demi tour. Comme on n'y voit pas grand chose et que le chemin n'est pas très facile, nous optons pour faire demi tour et rattraper la fugueuse. Nous sommes consolidé dans cette décision par le retour du randonneur: on y voit rien en haut et ça caille!
Nous récupérons tout le monde et entamons la descente en cherchant un coin à l'abri pour le repas. Un replat abrité par une petite crête fait l'affaire. Quelque gouttes sans convictions s'invitent au pique nique.
La descente reprend sans évènement à signaler et nous nous arrêtons un bon quart d'heure au dessus du lac du Serpent où chacun choisi d'occuper cette pause: photos, sieste...
Puis c'est de nouveau le lac Laramon où il y a plein de monde, puis les chalets de Ricou. Il fait meilleurs et sec depuis un moment.
Plus bas, nous retrouvons les locataires de ce matin avec lesquels nous échangeons nos récits de la journée. Bientôt le parking est atteint. Nous décidons d'aller au fond de la vallée car il est possible que nous changions de rando pour le lendemain (Rochilles prévues) et certains ne connaissaient pas ces lieux.
Retour à Névache et activités habituelles du soir suivies du repas.
La météo n'est pas terrible pour demain, mais c'est partout pareil et nous confirmons la rando refuge des Drayères, col des Rochilles.

 Troisième jour: nous reviendrons en été!
 Il a plu durant la nuit, il pluviote encore un peu. Au petit déjeuner, une partie de la bande choisit de ne pas venir ce jour. 6 téméraires (ou inconscients?) décident de tenter le coup.
Les essuie glace fonctionnent par intermittence durant le trajet jusqu'au fond de la vallée, et c'est sous quelques gouttes que nous commençons à marcher. Le sol est détrempé et spongieux. La pluie s'intensifie et nous oblige a sortir les ponchos (sauf Cathy qui l'a oublié!).
Et plusieurs gués sont à traverser, ajouté à ça les herbes détrempées, les chaussures commencent à être mouillées. Mais c'est vraiment beau malgré tout. Les nuages et écharpes de brume accrochés aux sommets apportent un coté un peu irréel au paysage. La pluie s'estompe et nous arrivons aux Drayères au sec. Le plafond est bas et chargé mais tant pis, nous n'allons pas fondre! Nous dépassons le refuge et continuons de patauger sur le sentier transformé en ruisseaux. Le réflexe est d'éviter de marcher dans l'eau ou la boue, mais ça ne sert à rien. Nous atteignons un plat marécageux et tourbeux qui est pavé de grosses pierres plates. C'est très joli et très humide! Nous nous élevons ensuite entre de gros blocs pour atteindre le lac de la Clarée où celle ci prend sa source. Les pointes des Cerces nous dominent (du moins ce qu'on en voit). Certaines frisent les 3000 m. De gros névés roses sont encore présents. Nous franchissons le seuil des Rochilles et découvrons le lac Rond, impressionnant par sa taille (450 x 220 m), puis le lac du grand Ban, à peine plus petit, et nous voici au col des Rochilles (2491 m). Pas de vue car nous sommes un peu dans le nuage.
Brigitte a perdu sa casquette et s'apprête à revenir sur ses pas alors que nous voulons contourner les lacs pour revenir par les autres rives. Puis une personne arrive qui a ramassé sa casquette. Tout le monde prend le chemin du contournement des lacs. Le sentier est assez malaisé et parsemé de blocs, éboulis et névés, mais présente une autre vue des lieux. C'est finalement au seuil des Rochilles que nous rejoignons le chemin de l'aller. Il pleut un peu. Nous atteignons le lac de la Clarée lorsque la pluie redouble. C'est râpé pour manger au sec!
Nous continuons vers la tourbière, puis les zones rocheuses sans qu'il y ait de réelle accalmie.
Enfin un éclaircie nous permet de nous restaurer, mais elle est de courte durée et nous reprenons le chemin du refuge sous la pluie. Un arrêt à celui ci pour boire un truc chaud (tiède pour le café!) sous la bruine et nous regagnons la piste que nous avions négligée le matin. Elle aussi sert un peu de ruisseau. Moins d'une heure plus tard, nous sommes au parking, il ne pleut plus mais il bruine.
Retour à Névache pour nous doucher et nous changer.
Nos camarades sont tout de même allés manger leur pique nique au dessus de Fontcouverte, et au sec!
Demain grand beau temps d'après la météo! Vrai ou faux ???

 Quatrième jour: le soleil est rentré de vacances
 Il semble que la météo ait dit vrai. Il fait beau! Le temps de faire les bagages, de préparer les sacs et de déjeuner, nous nous retrouvons au parking. Direction le col de l'Echelle, lieu du départ de l'ultime rando.
Il fait effectivement bon et nous apprécions la montée à l'ombre car le sentier est raide. Il s'élève en lacets dans la forêt de pins au dessus du col. Bientôt apparaît Bardonnechia dans le fond de la vallée, puis le début de la vallée étroite, le mont Thabor. Un arbre en travers caresse rudement le crâne de Domi! Nous longeons coté italien la crête Névachaise qui domine la vallée suspendue du col de l'Echelle. Nous sommes à cheval entre Italie et France. Les perspectives sont vastes et la vue impressionnante. Après une pause, nous entrons pour un moment en Italie. Des vestiges de blockaus, de baraquement militaires, de socles d'artillerie sont présent ça et là. Le paysage est composé de tours ruiniformes de dolomie jaune, d'éboulis, d'arches, de couloirs d'avalanche. Le tout parsemé de pelouses vertes et fleuries. C'est grandiose. Un cirque rocheux est peuplé d'aiguilles acérées, plus loin un piton massif se détache. La roche granuleuse est percée de grottes, d'abris sous roche...
Au pied du piton, il nous faut descendre une centaine de mètres derrière une arrête (rocher de Barrabas), puis en traversée dans la forêt rejoindre le pied du col des Acles. Notre ami Richard a très mal au genoux et souhaite s'arrêter là. Nous laissons les sacs et grimpons au col des Acles histoire d'aller voir la vue sur la vallée de la Clarée. Le but de la rando est encore assez loin (le col de la Mulatière) et ne présentait d'intérêt que dans la présence de fleurs jaunes aromatiques très prisées des montagnards!
Nous décidons de pique niquer là où nous avons laissé notre copain et de rebrousser chemin après. Une petite sieste est possible pour la première fois depuis le début du séjour.
Le genoux est reposé et nous pouvons reprendre le sentier. Il y a du monde: piétons, vététistes électriques, surtout des italiens venus de Bardonnechia.
Trois d'entre eux ont emprunté le sentier par lequel nous sommes arrivés. Nous avons des doutes qu'ils passent car c'est accidenté et très raide. Et effectivement, à un passage difficile nous les retrouvons. Ils font demi tour: trop dur et un VTT est en panne.
Nous croisons encore du monde et atteignons le pied du Piton. Une grotte abritant une vierge existe au pied de l'arête. Genevieve souhaite y aller et quelques uns l'accompagnent. C'est un bel abri avec une niche où est installée une vierge "de la montagne", accompagnée de quelques fleurs. Un livre permet de laisser trace de son passage.
Reprise du sentier, pause boisson à la fin des remontées, discussion avec des randonneurs italiens qui suivent le même chemin... Puis c'est le début de l'interminable descente vers le col (500 m de sentier parsemé de cailloux et de graviers qui roulent sous les pieds).
Et puis le plat près du col où nos effectuons un arrêt boisson et repos des genoux. Les voitures sont à 2 mn.
Une fois à l'aise, nous reprenons le chemin du retour, avec pour objectif d'aller prendre le pot de fin de séjour à Eygliers gare. Manque de pot, le bar est fermé, un samedi, jour de départ en congés!!! Ils ne doivent pas avoir besoin de travailler:
Donc retour à sec vers nos domiciles.

 Conclusion: On ne sait pas si il va y avoir un été. En tout cas, ce séjour était bien automnal.
Mais malgré ça nous ne sommes pas restés enfermés et le contrat et rempli. Nous avons passé d'agréables moments.
Notre hébergement était très correct et nos hôtes très accueillants et serviables. Une certaine recherche dans la nourriture bien équilibrée quoique manquant un peu de protéines animales pour certains (mais nous étions prévenus de la tendance végétarienne du lieu).
Le choix des randos à eu l'air d'être apprécié pour sa diversité et tout le monde a affronté stoïquement les conditions météo plutôt humides et fraîches.
Il faut se rappeler que la montagne peut être très accueillante par beau temps et dangereuse en conditions dégradées. Il faut toujours respecter les consignes de l'accompagnateur.
 On reviendra en été!!!