LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Chronique de la randonnée Les Guérins, pas du Loup, la Lumineuse à Céüse le 5 juillet 2020
 
5 randonneurs au départ de Saint Bonnet, 2 rejoints aux Guérins, une petite équipe pour ce tour de Céüse inédit pour le RCV.
Du parking, ça monte tout de suite dans des marnes ravinées et une végétation de type méditerranéenne. Il est encore bonne heure et il fait bon. Nous sommes en forêt et donc à l'abri du soleil qui commence à darder ses rayons sans être contrarié par les nuages: tempête de ciel bleu! Une piste forestière est atteinte et traversée puis la montée continue, toujours en forêt. Dans les trouées, la vue porte sur la vallée jusqu'à Tallard et les montagnes du 04.
Une bifurcation est rencontrée et nous continuons à droite pour atteindre et longer la base des falaises. De nombreux amarrages brillent dans les parois car le lieu est très prisé des grimpeurs (Stéphanie Baudet y a sévi!). 3 jeunes grimpeurs nous dépassent. Le sentier monte tranquillement  avec une vue splendide sur le bassin de Gap. C'est très fleuri et encombré de quantité de grands Lazers.
Puis il s'incurve vers le nord . Le lac de Pellautier est à nos pieds, le pic de Bure se dévoile. Nous passons sous le sommet de Céüse et la grotte de Sigaud puis continuons en légère descente jusqu'au pied du pas du Loup où arrive le chemin venant de Manteyer.
Quelques explications pour ceux qui n'avaient pas encore gravi ce pas: rien de difficile mais demandant de l'attention sur la vire assez étroite et sécurisée par un câble (à la gaine craquelée et rouillé par endroits).
La progression se déroule sans difficulté malgré l'appréhension de certaine vis à vis du vide!
Encore un effort pour franchir un court pas d'escalade câblé et nous débouchons sur la crête de Céüse. Une pause pour se remettre des émotions et direction le sommet. Nous le dépassons et nous arrêtons pour la pause déjeuner avec vue à 360°!
Quelques gesticulations pour éloigner les insectes, nombreux sur la crête. La vue porte loin, jusqu'au Ventoux, aux montagnes des Alpes de Haute Provence, de la Drôme, des Ecrins...
Puis reprise de la marche car nous n'avons parcouru que les 2/5 ème du parcours. La descente s'effectue en traversée pour rester en hauteur et bénéficier de la brise. Des parterres de fleurs de toutes couleurs égayent le paysage. Le fond du vallon est rejoint et nous le suivons, puis remontons un peu afin de rejoindre les marais de Raux. Le ruisseau qui les draine est presque à sec. Après les marais, une petite remontée permet d'atteindre les seconds marais et les premiers arbres du lieu dit la Lumineuse. C'est là que commence une descente entre des gros blocs pour rejoindre les cascades. Nous l'ignorons et préférons un sentier plus tranquille. Il commence à faire chaud car nous retrouvons le versant sud et il n'y a ni ombre ni brise. Les épingles s'enchaînent sur le flanc à végétation clairsemée. Nous atteignons le bas de l'itinéraires des cascades puis la piste forestière traversée ce matin. Nous la suivons sur au moins 500 m avant de retrouver le sentier de montée. Il fait de plus en plus chaud!
Nous arrivons enfin aux voitures et quittons avec plaisir les chaussures!
Alain K suggère de revenir par la Freissinouse avec pause glouglou à l'hôtel Azur.
Et c'est après être réhydratés que nous prenons le chemin du retour.

 
Chronique de la rando au col des Aiguilles à partir du col du Festre, 28 juin 2020
 
Un rendez vous à St Bonnet où se retrouvent 7 personnes, puis au col du Festre où nous retrouvons notre animateur et 2 autres randonneurs.
Nous commençons la rando en face du bar/resto du col, par une piste carrossable qui mène aux cabanes de bergers situées plus haut. Le ciel bleu est disputé au soleil  par des nuages venant de l'ouest, mais la météo ne prévoit que de faibles pluies en milieu d'après midi.
Le Dévoluy est très vert, et ça lui va très bien! Des enclos à brebis sont disséminés dans les alpages, mais aucun patou à l'horizon. Le sentier (GR 94) commence de monter en lacets sur le flanc du vallon des Aiguilles pour contourner la cascade du saut d'Aure. Cette partie est en corniche au dessus de la cascade. Puis le chemin redescend rejoindre l'ancien lac qui devait occuper le fond du vallon. C'est un endroit marécageux et très fleuri où serpente un ruisseau issu du col. Il y a du monde dans ce vallon: des randonneurs, un traileur, des Vététistes... Une dame nous signale des chamois dans un vallon au dessus, mais nous sommes déjà passée et n'en voyons qu'un qui traverse un pierrier.
La partie presque plate traversée, nous reprenons la montée jusqu'au col  par quelques lacets.
Le col (2003 m) est occupé par un névé. De l'autre coté on voit quelques maisons de la Jarjate, la route qui monte au col de Lus le croix Haute, le sud Vercors et bien d'autre collines et montagnes.
Nous décidons d'aller manger plus bas car il souffle un petit air frais et il n'y a plus de soleil.
En redescendant, nous croisons Brigitte, Stella et leurs époux. Ils nous savaient par là mais préféraient monter à leur rhytme.
Un peu plus bas, un replat sert de salle à manger. Alain K s'isole un peu pour siester, mais pas assez pour ne pas entendre le bavardage des autres! 8 randonneurs sont tout en haut sur les crêtes et progressent assez lentement (difficulté du parcours hors sentier? Notre curiosité est attisée!
Reprise du cheminement pour rejoindre la base du col de le Darne (qu'Alain L avait renommé col de la Dame. La prairie un peu spongieuse est parsemée de fleurs. D'anciens murets d'enclos à brebis ont été réalisés avec les pierres locales, qui ne manquent pas dans ce vallon.
Un petit effort et le col est atteint, puis un petit sommet pour certains, et enfin un autre col qui permet la vue sur le sud vers la montagne d'Aujour.
La descente reprend dans un environnement typique de lappiaz et d'effondrements (dolines) fréquents en Dévoluy qui n'est constitué que de roches calcaires.
Nous contournons l'enclos à brebis et faisons une pause. La chaîne de Faraut est en face de nous et Marie Blanche nous explique son ascension avec Pierre.
Puis nous finissons la descente et allons changer de chaussures aux voitures, avant d'aller clôturer cette journée au bar du col.
Retour par le col du Noyer malgré la réticence de Domi qui appréhende un peu de conduire dans ce col.
Fin d'une belle rando dans un Dévoluy verdoyant.

 
 
Le Pic Chauvet – Dimanche 21 juin 2020
Le départ est donné au Glaizil à 9h précises. Sept randonneurs présents pour ce dimanche ensoleillé mais très venté ! Nous débutons la randonnée par le tracé de la Valgaude ce qui nous permet de nous échauffer tout doucement. Puis nous bifurquons à gauche et commençons l’ascension dans le bois sur un chemin bien tracé et doux sous la plante des pieds. Les premiers lacets sont souples et bien équilibrés. La pente se redresse ensuite pour nous rappeler que l’on doit gravir 960m…
A la sortie du bois le sentier continue, en pente non négligeable, jusqu’à la cabane du berger, située bien à l’abri sous la roche. Nous dominons les vallées du Valgaudemar et du Champsaur d’une vue imprenable. Le vent est toujours aussi fort et nous apprécions l’arrêt à la cabane pour admirer le paysage. Les falaises et la brèche de Faraut, la Croix de Queyrière, la Salette,  l’Olan enneigé, le Sirac… tous les sommets nous entourent de leur majesté.
Le dernier épisode est à réaliser dans la pente très abrupte et sans sentier. L’herbe est belle et de nombreux lys orangés et lys de Saint Bruno pigmentent cette prairie. Toujours sous les rafales du vent assez violent, qui nous oblige à nous couvrir, nous progressons vers le sommet. La vue s’augmente du côté de La Mure, le lac du Sautet, le lac de Monteynard,… C’est magnifique dans ce ciel bleu !
Nous décidons de déjeuner sous les rochers du sommet car le vent trop violent nous interdit de monter plus haut sans prendre de risques. A l’abri nous sommes au mieux pour notre repas. Josette nous régale d’une belle tarte framboise pour inaugurer son nouveau sac à dos. Du chocolat et des madeleines complètent allègrement le dessert. A-t-on assez dépensé de calories en montant ???
Nous passons un bon moment à regarder aux jumelles tous les sommets environnants et pestons un peu contre les quelques petits nuages qui viennent cacher le haut de l’Olan… Des chamois sont aperçus au-dessous des falaises.
Il est temps de repartir car le vent est toujours très présent. La très grande pente est avalée en un quart d’heure à peine, quelle différence avec la montée ! La descente dans les bois vers Lesdiguières est privilégiée car cela fera une boucle. Nous débouchons au château que « certaines » n’ont jamais vu de près…  Un chemin forestier nous ramène au Glaizil avec quelques grimpettes non comprises dans le programme. Nous mangeons des cerises succulentes sur le bord du chemin.
Retour aux voitures après 12,5 km et 960 m de dénivelée.
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Col de Parquetout -> Notre dame de la Salette par col d'Hurtière le 14 juin 2020

Précautions obligent, nous avons limité le co voiturage à 2 par voiture (trois avec masque).
Et nous avons collecté les véhicules le long du parcours: 2 à St Bonnet, 1 à St Firmin et une à Corps. Nous n'étions en fait que 8 pour cette deuxième rando après déconfinement.
Départ au parking du col de Parquetout. La brume redoutée après ce samedi très pluvieux était au rendez vous. Un peu de goudron, un peu de piste forestière et nous quittons celle ci dans la première épingle par un raidillon bien gras et très pentu. Personne n'a glissé et nous continuons dans la forêt de hêtres. Des éclaircies semblent se développer, confirmées lors de trouées dans la forêt: on voit Valbonnais tout au fond de la vallée.
 Le cheminement se poursuit et nous atteignons les pentes des alpages. C'est fleuri, mais moins que d'autre fois: le printemps a été plus précoce en 2020.
Nous arrivons au passage de la voûte et du tunnel du chemin des pères. Des gouttes tombent des parois verticales au dessus de nous. Il y a du vent qui dégage la brume coté Valbonnais. Nous arrivons au col d'Hurtière et le coté Salette est entièrement pris dans la brume. La descente jusqu'au sanctuaire se fait sans que nous le voyons une seule fois. C'est très fleuri.
Enfin l'église sort de la brume alors que nous sommes devant, mais pour peu de temps.
 Après une petite pause nous faisons demi tour pour remonter à Hurtière, puis vers le col de Lière.
La brume s'estompe à Hurtière mais Lière est dedans, donc la pause déjeuner se fait entre les 2, au soleil et à l'abri du vent.
Mais la brume se rassemble et nous sommes bientôt dedans: la sieste en est écourtée.
Nous reprenons la montée vers Lière où souffle une bise pas chaude. Nous y retrouvons une dame qui avait égaré son chien (retrouvé) et qui ramassait des pensées sauvage pour en faire des remèdes.
La brume est épaisse et M. Blanche qui traînait derrière n'est plus visible! Nous l'attendons et reprenons la marche vers le col de Nodry dans la purée de pois. Celui ci atteint, nous contournons le mont de Rousse (invisible) et engageons la descente.
 Une éclaircie se profile et le lac du Sautet apparaît (non ce n'est pas Serre Ponçon!!!), puis disparaît! Puis c'est au tour du Beaumont de se montrer. On y voit enfin quelque chose. Nous arrivons en bas de la descente sur la piste et y faisons une pause au soleil, bientôt rejoints par des génisses curieuses, puis une famille de randonneurs.
La piste est grasse, boueuse et parsemée de flaques. Les talus sont très fleuris.
Ca glisse et il faut faire attention de ne pas se retrouver sur le derrière!
Enfin la route est rejointe, puis le parking du col.
Nous avons malgré tout bénéficié d'une journée correcte, même si la vue a été occultée par la brume une partie du temps.