LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Le pas du Follet (Dévoluy) dimanche 6 octobre
 
Arrivée en ordre dispersé à l'Office du tourisme de St Etienne des 13 participants à cette rando automnale. Puis nous nous rendons en convoi au départ du téléphérique du pic de Bure où nous garons les voitures.
La montée commence par un fort raidillon goudronné qui nous permet de nous échauffer car il ne fait pas chaud et le soleil est encore derrière les crêtes. De plus, des nuées traînent sur les reliefs et dans le fond des vallées. La pente s'adoucit, et la piste redescend même alors que nous pénétrons dans la forêt, puis remonte doucement. La mousse a un peu reverdi suite aux précipitations, mais pas un champignon n'est visible.
A une bifurcation, nous quittons le surplus de vêtements et changeons de direction. Puis nous empruntons sur la gauche un raidillon qui nous mène dans un grand vallon (Vallon froid) enchâssé entre la crête d'Ane et la montagne de Barges. Le sentier est peu marqué et nous montons dans la prairie fort pentue jusqu'à atteindre un replat. La vue de face de la crête d'Ane est saisissante de verticalité! Nous atteignons un col et redescendons vers une combe avec un semblant de sentier glissant et pentu. Jocelyne dérape et part dans la pente, heureusement pas très loin. Plus de peur que de mal!
Nous finissons la descente au fond de la combe avant de remonter en face, toujours dans des pentes herbeuses où le sentier se devine à peine. Le panorama est somptueux, aussi bien vers le nord du Dévoluy que vers le pic de Bure qui nous écrase de ses vertigineuses parois!
La pente s'adoucit et nous découvrons le pas du Follet, à la verticale de la grande falaise d'au moins 600 m sous le pic de Bure (voie Demaison).
Le sentier continue dans un éboulis peu engageant et Yves décrète que nous pique niquerons au pied du pas que nous ne gravirons pas pour des raisons de prudence.
Une jeune femme le gravit avec précaution pendant notre pause. Il semble que certains passages soient délicats, surtout pour un groupe.
Puis le ciel se couvre et le vent forci donnant le signal du retour. Nous négocions la descente en serpentant dans l'alpage jusqu'à retrouver la combe de ce matin. Là, nous obliquons à gauche sur un sentier assez bien tracé qui suit le flanc gauche du vallon d'Ane et rejoint la cabane du même nom. Le sentier serpente dans un lappiaz parsemé de blocs de calcaire érodés et percés, typiques des ces lieux. Le Dévoluy est un massif calcaire constellé de gouffres appelés localement chourum et dont le plus profond atteint 980 m de profondeur!). Un circuit hydrologique (circulation d'eau souterraine) le parcours et rejaillit aux sources des Gillardes coté nord.
La cabane offre la possibilité de s'abriter et d'y dormir pour 4 à 5 personnes: lits avec couvertures, poële à bois, table et bancs.
Vous poursuivons la descente pour rejoindre la forêt en passant non loin d'une bergerie qui abrite en été jusqu'à 5000 brebis et 5 patous! Heureusement, tout ce petit monde est déjà parti!
Nous rejoignons la piste à la cabane de l'Avalanche, construction en rondins situés dans une jolie clairière avec tables de pique nique. Plus qu'à légèrement remonter, puis dévaler la rampe pour rejoindre le parking.
Pas un seul bistrot d'ouvert à St Etienne! Nous nous dispersons sans sacrifier au pot de fin de rando.
 
Randonnée "Tour du Giroulet" dimanche 29 septembre 2019.
 
Une journée splendide s'annonce: ciel bleu, pas de vent, température agréable comme l'arrière saison peut nous en proposer. 8 randonneurs se retrouvent à ND de Bois Vert, dont un nouveau qui souhaite voir comment se passe une rando du dimanche.
Départ à l'ombre dans les bois et rencontre avec des chasseurs en battue: c'est l'automne et ces rencontres sont fréquentes. Mais dans le 05, nous avons toujours cohabité avec les chasseurs sans se sentir des gêneurs. Nous franchissons le torrent sous le pas neuf, puis continuons par la piste élargie pour les besoins d'une coupe de bois. Nous voilà au dessus de Laye Station, puis au départ du sentier qui mène à Coste belle. Le soleil est déjà présent et les polaires au fond du sac. Nous enchaînons les lacets sous l'aiguille de Laye et atteignons le col sans nom. Une petite pose et nous continuons vers Coste belle, point culminant de la rando avec 2001 m.
Maintenant il nous faut parcourir la crête en son entier avec vue magnifique sur le Champsaur et le Dévoluy. Se succèdent Coste folle, le Giroulet, puis la descente vers le Bas col où nous décidons la pause repas. Une petite brise nous rafraîchi. Il fait bon, même en plein soleil et une petite sieste clôture le repas.
Puis nous continuons vers la montagne du Chamois. Dilemme: on passe dessus ou au pied? Finalement 3 choisissent le pied et le reste le sommet. De toute manière, les sentiers se rejoignent. La vue porte sur tout le chemin parcouru le matin. On aperçoit en dessous de nous l'éboulis de Chétive par lequel nous reviendrons vers Bois Vert.
Puis il faut s'attaquer à la descente hors sentier en travers de la pente herbue et pierreuse pour atteindre le GR93 qui passe en contre bas et rejoint le col de Chétive. Les cailloux roulent sous les pieds et les touffes d'herbe sèche glissent un peu, mais nous venons à bout de la difficulté et nous voici sur le sentier et très vite au col.
L'éboulis est partiellement à l'ombre et on pourrait penser que celle ci va gagner du terrain. Mais le soleil tourne vers le col, et c'est l'inverse qui se passe!
Quelques lacets plus bas, nous nous engageons dans ce grand éboulis qui vient de la montagne du Chamois et le traversons de diagonale jusqu'à rejoindre la forêt au dessus de la cabane des Pierres. Une pause à l'ombre des arbres permet de nous désaltérer et de nous reposer de la descente. La suite s'effectue dans de grandes prairies où le sentier suit les ondulations du terrain. Nous passons près d'une vielle caravane Eriba amenée là voilà certainement pas mal de temps. Pourquoi? Mystère! La forêt est de nouveau atteinte, puis la piste forestière et le chemin qui vont nous ramener tranquillement au point de départ, avec quelques petites cotes pour rompre la monotonie. Puis nous finissons le parcours sur la grande piste de Bois Vert qui passe près de la fontaine St Clair.18 km et 1100 m de dénivelée cumulée sont à notre actif.
Direction les 3 ton's pour le pot de clôture. Chemin faisant, nous revoyons des chasseurs et soudain un magnifique cerf traverse la route devant nous. Les chasseurs ont dû nous maudire de passer juste à ce moment là! Nous lui avons peut être sauvé la vie!

 
Le refuge et le col de Chalance – Dimanche 15 et lundi 16 septembre 2019
Rendez-vous matinal à 7 h à Saint-Bonnet pour les 11 participants afin de rejoindre le Valgaudemar et le Rif du Sap. Chacun récupère une partie des courses faites par notre Président et son épouse en prévision du repas du soir. Les sacs s’alourdissent et nous savons qu’il faudra encore prendre deux litres d’eau supplémentaires à la source au-dessous du refuge, car il n’y a pas d’eau potable là-haut !
La montée débute avec la vérification du cahier consignant que nous sommes bien prévus pour le couchage du soir au refuge. Tout est ok. L’ascension peut commencer. Le rythme est lent car le poids des sacs se fait sentir et accentue le mal au dos de certain, les machines ont du mal à démarrer. Le soleil nous rattrape et avec lui les vestes tombent, lunettes et chapeaux refont surface. Les corps réchauffés prennent leur cadence habituelle et la colonne avance doucement mais surement.
La montée tout en lacets nous laisse contempler la belle vallée du Valgaudemar. Une pause sur un replat et nous pouvons observer le versant opposé où se situe la cabane de la Lavine qui fera l’objet d’une prochaine rando. Les couleurs de l’automne commencent à s’imposer et nous admirons des rouges, des jaunes éclatants parmi les arbres du bas. Nous sommes rejoints par trois dames, connues de certaines, qui nous dépasserons un peu plus loin. Au détour du chemin nous apercevons enfin le refuge situé tout là-haut à côté du majestueux Pic Lambert. Nous rejoignons le replat où se trouvent les cabanes du berger ainsi que le patou … qui nous accueille bruyamment… vite arrêté par son maître situé un peu plus haut sur le sentier. Très gentiment le berger, connaissance d’une des nôtres, nous propose de nous offrir le café. Mais la montée est encore longue et nous préférons ne pas laisser refroidir nos muscles. Ce sera pour demain au retour. La pente se fait plus raide et nous passons quelques rochers où l’aide des mains est utile. Puis à travers les pâturages la trace est directe jusqu’à la cascade et la source où nous nous ravitaillons en eau potable. Les sacs sont très lourds et le pas se ralentit encore ! Mais nous progressons et arrivons au refuge dans le timing idéal pour le repas ! Nous envahissons la petite terrasse du refuge et faisons fuir plus haut dans les rochers les quelques occupants du moment. Deux randonneuses ont du mal à arriver et Philippe et Josette redescendent pour prendre les sacs et leur permettre la fin de l’ascension.
Une fois restaurés et la petite sieste faite pour certains nous reprenons les sacs, allégés au maximum, et partons en direction du col de Chalance. Plus que cinq volontaires très motivés, car il y a encore pas loin de 500m de dénivelé à grimper. Nous suivons le tuyau d’alimentation en eau du refuge sur une bonne partie de la montée au milieu des rochers et des éboulis. Une vire à passer qui requiert toute notre attention et nous reprenons notre ascension de caïrn en caïrn. Nous approchons du col sur la droite par un dernier éboulis bien glissant. Ca y est nous sommes à plus de 3000m. Une première pour Françis ! La vue s’ouvre sur le glacier et le lac de la Muande, le refuge de La Lavey, le lac des Rouies,… Tout simplement grandiose !
Quelques gros nuages sont au-dessus de nos têtes et Anne-Marie sent même deux gouttes… nous reprenons la descente au milieu de toutes ces roches, mais en utilisant les grandes plaques bien plus faciles pour l’adhérence. Philippe complète au passage, de manière artistique, quelques caïrns… ! Nous observons avec les jumelles les alentours mais nous ne voyons ni chamois, ni marmotte. Seule une perdrix sera aperçue dans la descente du col. Où se cachent les animaux ?
Après le savoureux cake de Lili servi pour le gouter, il est rapidement l’heure de boire l’apéro offert par Françis pour fêter son 3000m. Nous profitons de la terrasse et du somptueux panorama. Le soleil commence à baisser et nous rentrons pour souper. Les pâtes bolognaises, cuites al dente sont un régal. Bravo à Alain qui a tenu son engagement de nous faire goûter une vraie sauce bolognaise maison ! Une bonne tome de chez Marion et un cake marbré d’Edwige complètent le repas. Un Bourgogne, un Côte du Rhône et pour finir un génépi facilitent la digestion. Le panneau solaire nous permet d’avoir de la lumière : c’est le luxe ! Nous nous couchons de bonne heure avec un bon fou rire d’Edwige et Christine au sujet d’une photo, paraît-il audacieuse…. Que nous ne verrons pas. Dommage ! La nuit est tranquille dans le dortoir. Le ciel est dégagé, bien éclairé par la lune.
Réveil à partir de 7h, nous rangeons nos affaires et préparons le déjeuner que nous prendrons à l’extérieur en admirant le lever du soleil. La vaisselle terminée, le rangement du refuge effectué, nous prenons le chemin du retour et profitons à chaque étape du panorama et de la vision du charmant refuge de Chalance qui s’éloigne…
Nous nous arrêtons pour le café chez le berger avec qui nous partageons un très agréable moment. La discussion va bon train mais il faut repartir… le reste de la descente s’effectue avec quelques glissades sans gravité sur le sentier. Il est un peu plus de midi lorsque nous arrivons aux voitures.
Direction le Gioberney pour déjeuner. Après une arrivée au restaurant, où le personnel est légèrement grognon, nous nous régalons d’un bon « menu rando » avec des glaces énormes pour certains au dessert… 1 600 calories perdues pendant l’ascension 16 000 calories reprises en un repas… Le randonneur a un bon coup de fourchette !
Deux journées bien remplies. De la bonne humeur et de la convivialité. Un site remarquable. Tous les ingrédients sont réunis pour que la randonnée du refuge de Chalance devienne chaque année un incontournable à notre calendrier.