LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Le Châtel ou Bonnet de Calvin, dimanche 8 septembre 2019
 
Déjà du vent et des nuages dès ce matin à St Bonnet où se retrouvent les 6 courageux prêts à affronter l'ascension du Châtel. En fait, 5 membres du RCV et une personne venue tester la rando du dimanche:Corinne.
Direction Cordéac, qui a changé de nom et s'appelle maintenant Châtel en Trièves!
Un peu de piste carrossable nous mène au parking de départ. Des panneaux expliquent pourquoi il y  a des brises crues dans le torrent.
La rando débute par une raide piste caillouteuse, puis un sentier suit le ruisseau des Pavés.
 D'autres explications disent pourquoi le fond du torrent est pavé... Celui ci coule malgré la sècheresse présente aussi dans le Trièves. Le sentier monte en épingles dans la forêt de pins, d'épicéas et de hêtres, résultat d'un reboisement initié par la RTM au début du siècle dernier pour éviter le ravinement lors des forts orages. De nombreuses pistes forestières, pour la plupart abandonnées, sont coupées par le sentier. Le vent n'est pas très sensible sous le couvert végétal mais on devine qu'il souffle au dessus des arbres.
Bientôt nous débouchons dans les alpages et le Châtel s'offre à la vue. Des nuages défilent dans le ciel et accrochent les reliefs. La piste est rejointe, puis de nouveau abandonnée pour un sentier montant en lacets sur le flanc de la montagne. D'un coup, la vue s'ouvre sur le Trièves sud et le pied de l'Obiou (qui a la tête dans les nuages).
La progression reprend vers le premier ressaut qui franchit une petite falaise, puis une seconde un peu plus haute pour finir par le troisième ressaut qui permet de prendre pied sur la base du plateau. Encore un effort et le sommet est là. Le vent souffle fort et il ne fait pas chaud. 2 personnes y font des photos.
Nous nous couvrons et décidons de traverser l'alpage sommital pour aller manger à l'abri. Tout en descendant, nous profitons pour identifier les lacs et sommets visibles. Le lac du Sautet est suivi d'un second sans nom ( barrage de St Pierre Cognet), puis de celui de Monteynard.
Au delà de la Mure, les lacs de Laffrey sont visibles. On devine le Vercors, l'Obiou, les Ecrins, tous dans les nuages.
Nous descendons sur le sentier de retour et nous nous arrêtons dans une épingle pour le pique nique: plutôt peu confortable mais à l'abri du vent. Malgré cela nous ne traînons pas car il ne fait pas chaud et le soleil manque à l'appel. Le reste du sentier est dévalé et nous retrouvons la piste puis une bergerie et le carrefour du matin. Le sentier de montée est repris et l'abri des arbres retrouvé. Il fait meilleur et les doudounes retrouvent les sacs. Une pause ou deux pour boire un coup et la piste caillouteuse nous ramène aux autos, non sans quelques dérapages.
Il y a un peu plus de soleil.
Corinne a l'air satisfaite de sa journée et devrait bientôt faire partie des effectifs.
Nous reprenons le chemin du retour avec un peu plus de vue que le matin.
 
Dommage que la journée ait été si nuageuse et froide pour un début septembre. Le Châtel est un beau belvédère mais la vue y était limitée. On y retournera!

 
 
Le Pas de l’Olan mercredi 4 et jeudi 5 septembre 2019
Mercredi 4 septembre 2019 :
Départ de Saint-Bonnet à 8h avec quinze participants motivés pour ce mini-séjour. Il fait grand beau, aucun nuage ! Petit arrêt à Villar-Loubière pour garer une voiture en prévision du retour. Nous laissons les voitures sur le parking à la sortie de la Chapelle en Valgaudemar et attaquons la montée. Les lacets s’enchaînent et la pente est raide. Rapidement nous dominons le village. Nous longeons la cascade toujours bien fournie en eau. Nous croisons quelques équipes qui redescendent après avoir sans doute passé la nuit au refuge. Une halte à la première passerelle pour observer le paysage et reprendre des forces et nous continuons jusqu’à l’embranchement où nous virons à droite, direction le refuge de l’Olan. L’air est doux et nous cheminons vers la deuxième passerelle où une nouvelle pause s’effectue. Nous admirons le paysage et reconnaissons tous les sommets environnants. Nous arrivons sur un replat et la pause déjeuner s’impose : il est midi !!  Pour le dessert Cathy nous offre un brownie pour fêter son anniversaire. Quelques gouttes de mirabelles pour la digestion… Une petite sieste pour certains, des repérages jumelles pour d’autres, nous sommes très bien dans ce vaste espace herbu. Encore un petit effort et le refuge est en vue. Il surplombe la vallée comme un nid d’aigle. L’ancienne gardienne avance d’un bon pas vers ses souvenirs…
Nous profitons du reste de l’après-midi pour nous relaxer sur la belle terrasse et sans se lasser du paysage somptueux qui s’offre à nous. Quelques discussions pour nommer certains sommets…. Qui changeront de nom le lendemain matin avec la lumière du lever du jour…
Pour le goûter c’est Josette qui nous régale d’un gâteau au chocolat et nous offre les boissons en souvenir de ce lieu si cher à son cœur. Nous écoutons ses explications : Les glaciers ont fondus de manière conséquente ces dernières décennies, les courses sur la neige ne peuvent plus se faire en été, le réchauffement climatique est bien là et le manque d’eau prévisible…
Avec la tombée du jour la fraîcheur s’installe et nous sortons les doudounes. Le repas est servi à 19h et nous apprécions la soupe chaude. Nous sommes installés dans deux dortoirs afin d’éviter les échelles… Après quelques rires au sujet des boules Quies… le silence se fait et tout le monde récupère de la belle montée. (D+ 1250m pour seulement 6 kms)
Jeudi 5 septembre 2019 :
Réveil à 7h pour un petit déjeuner à 7h30. Cinq chamois (deux adultes et trois jeunes) sont présents derrière le refuge à moins de 100m. Ils lèchent la pierre à sel des moutons qui pâturent aux alentours. Nous profitons du spectacle et prenons des photos. A 8h30 départ vers le Pas de l’Olan qui est déjà illuminé par le soleil. La montée s’effectue sans encombre et nous arrivons sur le Pas de l'Olan où les quinze se serrent. La vallée du Valgo s’offre devant nous toute ensoleillée.
Nous débutons la descente en nous accrochant aux rochers sur quelques mètres. Puis le sentier très bien tracé reprend. Une hésitation, afin de choisir le passage direct sur la rive droite, vite résolue grâce à la rapidité de Philipe transformé en chamois courant sur la pente. Tout le groupe traverse sans encombre le petit ruisseau qui a fait changer le parcours du GR sur quelques longueurs.
Nous observons les nuées qui remontent de la vallée et nous cachent le Pas de l’Olan ainsi que le Col des Colombes que nous atteignons après la traversée d’un magnifique pierrier de toutes couleurs.
Malgré la brume, nous décidons de déjeuner au bord du lac Lautier. Les incantations de Cathy feront leur effet et le soleil (timide) se lèvera suffisamment pour apercevoir le lac en totalité durant notre repas.
Nous reprenons la descente par des lacets très pentus qui nous conduisent jusqu’à l’embranchement du Col des Clochettes que nous laisserons à notre droite avant de plonger dans le vallon, puis la forêt direction Villar-Loubière. Nous apercevons trois chamois qui grimpent dans les rochers avec aisance ainsi qu’une grosse marmotte gardienne d’un énorme rocher, bien décidée à ne pas le quitter...
Les genoux, hanches, orteils, talons…. sont bien sollicités et certains ralentissent le rythme. La descente est très longue et nous sommes une deuxième fois confrontés à un changement d’itinéraire dû à l’érosion. Nous devons remonter une portion du sentier, franchir une belle passerelle, puis plonger enfin sur le village de Villar-Loubière. (D+ 500m – D- 1800m – 14kms)
Les chauffeurs vont récupérer les véhicules à la Chapelle en Valgaudemar. Afin de clôturer ces deux belles journées nous partageons, en terrasse au « Loubard », le verre de l’amitié.
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Le Col du Pas de la Cavale et le Col de l’Aup Martin - Dimanche 1er septembre 2019
 C’est la reprise des randonnées pour le RCV en ce 1er septembre. Six courageux sont présents pour commencer en beauté (22kms – D+ 1300m) cette nouvelle saison. Nous croisons d’abord Baloo et Dolma les deux gros chiens de berger qui nous saluent de quelques aboiements mais nous laissent passer sans encombre. Les moutons sont dispersés tout au long du parcours jusqu’au plateau de séparation des sentiers en direction du Col du Cheval de Bois et du Col du Pas de la Cavale. Ils ont laissé sur place de belles crottes qui posées sur le sol mouillé font un sentier des plus glissant… Surtout ne pas tomber !
Nous nous élevons au gré des lacets très nombreux mais bien équilibrés en ce qui concerne le dénivelé. Nous traversons plusieurs ruisseaux sans aucun problème et pouvons admirer le Sirac et le reste de glacier accroché à ses pentes, le col de La Valette, le Col du Cheval de Bois, le Chaillol…. Les plissements des montagnes sont encore remplis en certains endroits des restes de l’orage de grêle qui a eu lieu la nuit dernière. L’automne est bien là.
Nous débouchons au bout de plusieurs « 300 m » sur le dernier plateau nous apercevons le Col du Pas de la Cavale. Un dernier effort et nous franchissons la porte. Il est midi et nous déjeunons dans l’herbe sur le côté du Col. La vue est belle sur le vallon du Fournel et les montagnes au loin. Des vautours fauves tournoient au-dessus de nous. Un fromage et un gobelet ont des envies de glissade…
Des gros cumulus commencent à encombrer le ciel. La dernière bouchée avalée nous partons pour rejoindre le Col de l’Aup Martin, souvenir de notre trek sur le GR 54 Tour de l’Oisans. Nous pouvons admirer le Pelvoux, la barre des Ecrins, l’Ailefroide et la belle vallée du fond de Vallouise.
Il ne faut pas traîner car le ciel se remplit de toutes parts et nous commençons la descente. Quelques gouttes nous ferons sortir les vêtements de pluie mais sans grande utilité jusqu’aux voitures. Nous descendons du côté où les éboulements se sont produits et le spectacle est saisissant de constater la quantité de roches issues de la montagne.
Une belle journée malgré les prévisions météo pessimistes. Une fois de plus nous avons bien fait de nous lever !