LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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La crête de la Samblue à partir de Peiseiriou, dimanche 21-10-2018
 
Brouillard à couper au couteau en ce matin d'automne au rendez vous à Saint Bonnet. Qu'à cela ne tienne, ça devrait se lever dans la journée, et puis on monte à 1800 m.
Les 12 randonneurs, dont 2 du jeudi venus tester la rando du dimanche prennent la route pour la Posterle. Pas plus clair à la cabane forestière de Peiseiriou, départ de la rando.
Le sentier démarre raide dans la forêt moussue et enchaîne quelques épingles avant de retrouver la piste que l'on traverse. Un raidillon s'en suit, puis une série de lacets serrés, une traversée et de nouveau la piste que l'on surplombe pour la quitter et la retrouver cette fois jusqu'au col de la Samblue. Nous sommes sortis de la brume et le paysage se dévoile, tout au moins ce qui domine la mer de nuage! L'Obiou nous observe du haut de ses 2789 m.
Le col atteint, il s'avère que le logiciel de cartographie qui donnait une dénivelée de 900 m totale est erroné. Nous avons monté moins de 400 m. Du coup, nous ajoutons une petite incursion au pied de l'Obiou en aller retour avant de grimper sur la crête de la Samblue.
Le paysage est grandiose et la brume occupe toujours les vallées, puis commence de monter.
Le col où la pause repas était prévue est envahi par celle ci. Nous décidons de manger au point culminant, la tête de la Garde à 1769 m, espérant que la brume ne monte pas jusque là. Voeux exaucé et nous cassons la croûte au soleil avec vue magnifique. Christine a amené des brownies qui disparaissent assez vite.
Nous attaquons la descente sur le versant nord. C'est gras et glissant, très raide par endroits (et dire que nous l'avons monté en raquettes!). Bientôt, nous replongeons dans la brume qui ne nous quitte plus jusqu'à la cabane forestière de la Samblue.
Petite pause avant de prendre la piste, puis les raccourcis et nous diriger vers l'abri du col de Champ Long. La piste continue en légère montée et la visibilité est altérée par le brouillard persistant. Nous négligeons à gauche une piste qui redescend vers les Payas et continuons jusqu'à retrouver le sentier qui ramène à Peiseiriou. Nous n'avons fait que 600 m de dénivelée cumulée!
Nous prenons le chemin du retour. Le brouillard ne nous quittera qu'en franchissant la frontière Isère/ Hautes Alpes. Grand ciel bleu dans le Champsaur!
Visite habituelle aux 3 Ton's pour la boisson de clôture.
Nos 2 randonneurs à l'essai ont dit qu'ils reviendront.
 
Rando du dimanche 14 octobre 2018, col des Oulettes et tête de Gipière
 
Lendemain d'AG, quoique nous ne nous sommes pas couché tard, le lever (bien avant celui du soleil!) est un peu dur. Pourtant, 10 courageux se sont retrouvés à St Bo, puis à Chorges pour se rendre à Crots. De là, encore 10 km de petite route et de piste pour atteindre le lieu de départ. Le paysage est magnifique sur cet ubac dominant Embrun et l'entrée du lac de Serre Ponçon. Les mélèzes jaunissent, les merisiers rougeoient, les saules prennent des teintes d'or.
Nous attaquons la montée par une piste forestière humide de la rosée de la nuit à travers une forêt de mélèzes et qui nous mène à la cabane de la Perouyère. Des sangliers passent dans le bois au dessus de nous. Plus haut, il y a encore des vaches (et des bouses) sur le flanc que nous allons gravir, un peu hors sentier semble t il. Nous retrouvons alors le sentier que nous suivons en franchissant plusieurs ravines marneuses glissantes. Plus loin, nous continuons dans la pente où quelques cairns donnent la direction générale. Une harde de chamois défile sur la crête au dessus de nous. Le sentier passe près d'une cabane de berger puis gravit le flanc de la montagne, toujours assez peu visible, mais le col est en vue.
El la vue porte soudain coté Ubaye. Nous repérons la tête de Louis XVI sur laquelle nous étions 15 jour plus tôt, et le vallon par lequel nous l'avons atteinte. En suivant la croupe à droite, on atteint le sommet de la Gipière ( 2443 m) d'où la vue porte assez loin quoique la brume altère les reliefs: Serre Ponçon, Séolanes, Estrop, batterie de Dormillouse, Morgon, Mont Guillaume...
Nous nous abritons du vent pour pique niquer et profiter du panorama.
Des nuages voilent le soleil et le repli est amorcé par une descente dans la pente afin de rejoindre la cabane du berger. S'en suit un chemin en balcon qui domine le ravin que nous avons suivi sur l'autre rive le matin. Très beau sentier sensiblement horizontal dans les mélèzes jaunissants avec belle vue sur le flanc sud de la vallée de la Durance.
Nous rejoignons alors le chemin qui vient du col de la Rousse. Celui descend rejoindre une piste, puis notre point de départ.
La descente en voiture est interrompue par une visite au musée du corbillard de la Montagne, où des passionnés ont restauré 3 corbillards: un à traîneau pour l'hiver, un à 2 roues pour les hameaux, un à 4 roues pour le chef lieu.
Puis nous continuons vers Savines où pas un bar n'est ouvert. Nous finissons par rejoindre Chorges où un bistrot est toujours ouvert.
Après réhydratation, chacun part rejoindre son domicile.
Une bien belle randonnée!

 
La montagne d'Aujour dimanche 30 septembre 2018
 
Les 8 randonneurs parquent leurs véhicules sous le village du Saix, au départ de la rando.
Le pont traversé, nous commençons de monter dans les marnes grises. Nous aurions du normalement suivre ensuite le ruisseau à droite, mais un panneau ambigu  nous incite de continuer à monter le raide couloir à la limite de l'adhérence. Nous retrouvons plus haut le chemin initial, toujours pentu. La montée continue dans un bois de pins sylvestres à la limites de pentes marneuses en remontant le flanc d'une ravine à partir du col de Combe Escure.
Nous suivons le sentier jusqu'à la bifurcation qui mène à l'abbaye de Clausonne. Nous continuons jusqu'à une clairière où se trouve une cabane. La signalétique est chiche et le sentier en face nous attire. C'est un peu plus loin qu'Alain est pris d'un doute: le chemin devrait monter vers la crête au lieu d'en suivre la base. Le GPS confirme qu'il faut revenir sur nos pas. Nous trouvons une raide montée signalée par un cairn. C'est là qu'il faut monter.
Une suée plus haut, la crête est atteinte au col de la Posterle. Nous suivons celle ci, avec très belle vue sur le bas Buech jusqu'à rencontrer le pas de désescalade qui permet de rejoindre la piste et le GR94D. Nous suivons celui ci 50 m et le quittons à gauche, quoiqu'il n'y ait pas de marquage. Un chasseur sympathique posté plus haut confirme que c'est le bon sentier. Plus haut, le marquage indique qu'il faut monter dans une cheminée. La sortie de celle ci se termine dans un arbre. Plus loin, plus de marque ni de trace. C'est la galère entre dalles pentues, éboulis instables et buissons épineux. Puis nous retrouvons la trace dans un petit col herbu. En fait, ce n'était pas la bonne cheminée! Il aurait fallu continuer sous la barre jusqu'au col herbu.
Le sentier retrouvé  franchit effectivement la barre rocheuse plus loin. Malgré cela, les traces sont rares, le sentier peu fréquenté et ce n'est pas évident de trouver le passage dans la pente.
Il est près de 14 h quand la sommet est enfin presque atteint!
Le temps se couvre, le vent se lève et les nuages sont bien foncés. Le repas, terminé par une tarte, est pris assez rapidement. Nous finissons de gravir les quelques mètres nous séparant du sommet puis contournons la brèche qui coupe la montagne pour chercher le passage qui la traverse. C'est Lili qui le trouve. Une petite désescalade sécurisée??? par des cordes qui sont là depuis au moins 5 ans permet de franchir la brèche. Nous sommes dans un chaos de blocs  au pied des falaises. C'est magnifique!
Le sentier peu évident serpente dans la pente encombrée de gros blocs, puis atteint la forêt. La descente continue, parfois raide et parfois douce. Un grand plat herbu est atteint. La carte indique qu'il faut rejoindre le GR, puis le quitter pour arriver au lac. Nous traversons un grand troupeau de vaches et de taureaux heureusement pacifiques.
Le lac de Peyssier est partiellement à sec, comme en chaque fin d'été.
Nous suivons la piste qui nous ramène au Saix.
En chemin, nous rencontrons une source, l'embranchement de l'Abbaye de Clausonne (où nous n'irons pas car le tonnerre gronde au loin), le FaÏ et sa trompe, des créations artistiques faites à base de végétaux, comme un homme fait d'un tronc et ses branches retenant une roche. Saisissant!
Enfin le défilé de Gouravour indique la fin de la descente. Le village est à 10 mn et quelques gouttes tombent.
Nous atteignons les voitures juste à temps!
Pas de mousse ce soir car il est déjà tard et 1 h de route nous attend. La pluie nous accompagne à partir de Veynes pour se transformer en déluge à Saint Bonnet.

 
3 jours en Ubaye, automne 2018

Jour 1: la tête de Louis XVI.
 Vue de la sortie de Barcelonnette vers Gap, sa forme évoque le profil du roi, avec son nez bourbon, d'où son nom.
Après quelques ralentissements dans le col Bayard (assez exceptionnels pour le signaler), nous retrouvons les gapençais puis continuons en direction de la vallée de l'Ubaye. Arrivés à la carrière de Méolans-Revel, nous empruntons la rampe qui nous conduit aux Clots. Un chamois traverse la route entre nous et une voiture qui descendait! Aux Clots, une ferme est en cours de restauration . De grands prés verts et pratiquement plats en font un joli lieu.
La montée s'effectue dans un environnement méditerranéen planté de pins sylvestre, de genévriers et autre plantes des adrets secs et ensoleillés. Le sentier chemine dans le flanc de la montagne qu'il gravit par une succession de courts lacets, de vires et de traversées. Le panorama se dévoile petit à petit et un bout de Serre Ponçon apparaît. En face, c'est la Grande Séolane qui se découvre. Bientôt nous arrivons sur une zone plus plate où ont été construites des granges d'alpage (Roche Juan). Un peu plus haut, une petite cabane a été restaurée avec goût.
Nous changeons de versant et l'exposition nord ouest fait que le sentier se poursuit dans un bois de mélèzes puis au pied de fortes pentes rocheuses. Nous débouchons dans les alpages. La cabane de berger est déserte mais les brebis devaient y être il n'y à guère.
Commence alors la montée vers le col à travers des pentes herbues. Les derniers mélèzes disparaissent. La pente se redresse un peu avant de franchir les derniers lacets sous le col et les cailloux remplacent l'herbe. Du col, belle vue sur la vallée de l'Ubaye vers Barcelonnette, et bien sûr sur les montagnes alentours. La tête de Louis XVI est 100 m au dessus. Il n'y a plus qu'à suivre le bord de l'arête par un raide sentier en lacets. Nous voilà au sommet, payés de nos efforts par une vue à 360° sur la contrée.
Les casse croûtes sont sortis des sacs et c'est de bon appétit que nous les mangeons. La collation se termine par une tarte et une petite goutte de mirabelle. Nous discutons avec deux grimpeurs de Nancy (comme les Pauly) qui ont fait la tête pour se "reposer".
Après une sieste consacrée à l'identification des reliefs, nous rebroussons chemin par le même itinéraire jusqu'au petit chalet restauré où nous faisons une pause jusqu'à ce que la chaleur nous en chasse!
La descente s'effectue sans problème et nous regagnons les voitures, heureux de quitter les godasses et d'enfiler les sandales. Nous reprenons la route en direction de Barcelo où nous faisons une halte: visite de la rue principale et mousse.
La fin d'après midi est consacrée à l'installation au gîte de l'Eterlou où nous accueillent Serge et Valérie.
A 19 h 30, apéro de bienvenue où nous faisons connaissance d'un couple de canadiens cyclistes et de motards du sud ouest, ainsi qu'un couples d'ardéchois plus âgés.
Repas animé et dodo.
 
Jour 2, le lac des 9 couleurs par le col de la Couletta.
 
La randonnée de ce jour est plus ambitieuse et se passe dans un environnement de haute montagne. Aussi partons nous plus tôt pour Fouillouse, tout au fond de la vallée.
La route à partir de saint Paul est très étroite et sinueuse. Mais le clou du spectacle est le franchissement de l'Ubaye par le pont du Châtelet et le tunnel qui s'en suit!
Quelques lacets plus loin, voici Fouillouse.
Le parking est à l'entrée du Hameau. Il n'y fait pas très chaud ce matin. Nous traversons celui ci pour atteindre le départ de la montée par un chemin caillouteux qui serpente dans un bois de mélèzes jusqu'au fort de Plate Lombarde dont subsistent quelques murs et les tourelles des mitrailleuses et canons qui défendaient l'accès de l'Ubaye aux troupes italiennes lors de la dernière guerre.
Nous quittons alors le GR5 pour emprunter le GR de pays" tour du Chambeyron". Le sentier monte à flanc de montagne dans des alpages encore vert.
Le ciel est tout bleu et il commence à faire chaud. Nous atteignons une bifurcation et empruntons la branche de gauche qui monte au col de la Couletta par un vallon très minéral au pied du Brec du Chambeyron. Nous passons par une cabane de berger puis continuons notre progression alternant paliers (petits) et pentes (raides) au milieu des gros blocs de roche éparpillés partout sur les versants.
Le col est encore loin et n'est pas visible. Un gendarme piqué dans l'éboulis du socle du Brec donne une idée de sa position. Un gros chaos nous barre la route. Il faut le franchir avant de retrouver une raide pente faite d'éboulis très fin qui se dérobe sous les pieds et arrive au col de la Couletta.
De là se dévoile le lac Premier et le refuge du Chambeyron, ainsi que le vallon qui va nous conduire au lac des 9 couleurs. En face, ce sont les aiguilles de Chambeyron qui nous dominent de leurs 3300 m.
Nous descendons un peu puis remontons pour franchir les anciennes moraines du glacier qui occupait ces lieux. Passé celles ci, nous retrouvons le sentier qui mène du refuge vers le lac, le col de la Gypière et la tête de la Fréma.
C'et là que se trouve le lac Long au bord duquel nous allons casser la croûte car il se fait tard, la montée ayant duré plus que prévu. Une tarte plus tard, nous reprenons le chemin pour une demi heure de marche à travers un environnement exclusivement minéral. Nous franchissons des zones parsemées de gros blocs dominés par des moraines récentes. Et puis voilà le lac enchâssé dans son écrin de montagnes acérées. Il y a en effet plusieurs nuances de bleu et de vert en fonction de la profondeur et de la couleur du ciel, aujourd'hui tout bleu profond.
Nous rencontrons un Vététiste qui monte à la tête de la Fréma, VTT sur l'épaule!
Retour jusqu'au lac Long, et de là direction le refuge par lequel nous allons passer pour redescendre. Nous nous y arrêtons pour refaire le plein d'eau et discutons avec les gardiennes dont c'est la dernière semaine avant fermeture.
Reste à parcourir la longue descente qui commence par une traversée en balcon où peu d'altitude est perdue. Nous dominons le début de notre itinéraire de montée, tout en bas dans la vallée. Nous effectuons une pause là où nous quittons le PR afin de raccourcir la descente en empruntant un ancien tracé qui coupe de nombreux lacets.
Il reste une tarte! Pendant que nous lui faisons un sort arrive le vététiste de retour de la Fréma. Il continue à dévaler le sentier à fond la caisse!
Nous reprenons la progression, recoupant le sentier jusqu'à être contraints de suivre celui ci. Un troupeau de brebis est devant nous, soulevant un nuage de poussière.  Nous devons attendre qu'elles finissent par s'égayer dans un pré pour passer.
Nous rejoignons enfin la vallée, traversons Fouillouse avec une halte au bar afin de rincer la poussière accumulée dans nos gosiers!
Nous reprenons les voitures et arrivons au gîte avec juste le temps de prendre la douche avant l'apéro et le repas aussi animé que la veille avec les mêmes participants.
 
Jour 3: les lacs du col de la Cayolle
 
Randonnée plus douce que ces deux derniers jours, celle ci va nous faire découvrir 4 lacs et dominer celui d'Allos, perle de ce massif.
Après les 27 km de montée sinueuse du col et le passage des gorges du Bachelard, nous nous garons au col de la Cayolle. Peu de vélos ce matin, mais il est encore bonne heure.
La rando commence par une descente sur le versant sud du col. Nous dominons les épingles de celui ci et devinons la vallée du Var juste en dessous. Celui ci prend sa source à Estenc.
Il y a des vaches, puis plus loin des marmottes. Le sentier très bien tracé et entretenu chemine sur la pente parsemée d'éboulis et de blocs. Il commence à remonter au milieu des alpages, longe une ravine où 2 chamois fuient en nous entendant puis amorce une petite pente qui mène en face du lac du Lausson, à sec en ce début d'automne. Il faut dire qu'il est presque comblé par les alluvions emportées par les orages. Une traversée, puis une montée dans la pente caillouteuse nous mène au col du Lausson. C'est une vaste étendue pierreuse avec une rare pelouse jaunâtre dominée au sud par la montagne de l'Avalanche.
Nous empruntons vers l'ouest le sentier qui redescend et découvrons le lac d'Allos 350 m plus bas. C'est le plus grand lac naturel des Alpes du sud (environ 600 m par 1000 m).
Nous nous dirigeons vers un petit promontoire qui domine le lac afin de faire la pause repas.
Au nord, le mont Pelat (3051 m) nous domine. La vue porte au loin sur la tête de l'Estrop, les 3 Evêchés et la grande Séolane, puis plus au sud ouest sur les montagnes dominant Beauvezer.
Le repas, et la tarte finies, nous reprenons le chemin, rejoignons la crête qui mène vers le sommet des Garrets, descendons au lac éponyme que nous longeons. Il est presque parfaitement circulaire et associé à un tout petit lac qui en période de hautes eaux fusionne avec lui, formant un huit. Ce n'es pas le cas aujourd'hui. Quelques marmottes finissent de s'engraisser pour la longue période d'hibernation.
Nous franchissons un collet puis allons voir de dessus le lac de la petite Cayolle. Au retour, nous rencontrons un promeneur qui recherche les animaux. Il nous dit avoir vu des bouquetins au dessus et nous prête ses jumelles pour mieux les voir. En effet un gros mâle est à l'ombre, adossé à la paroi. Un peu plus loin, nous en découvrons d'autres faisant la sieste sur la crête.
Nous atteignons le col de la petite Cayolle.
Reste alors à descendre le flanc de la montagne pour rejoindre les alpages où de nombreuses marmottes sont visibles. Nous passons près d'un petit lac très peu profond, mais en eau!
Nous contournons une immense zone marécageuse occupant tout le fond du cirque. Puis soudain, au détour d'un virage, le parking est là, juste au dessous de nous.
Nous redescendons le col. Pas de troquet ouvert sur le trajet. Aussi retournons nous à Barcelo où au centre il y a en a d'ouverts.
Après la mousse, retour aux autos et en route pour le Champsaur.
 
Conclusion:
 
Trois journées avec une météo exceptionnelle. Les 3 randos proposées, montrant chacune un aspect différent de la région, ont été très appréciées. Une préférence toutefois pour le lac des 9 couleurs et son environnement haute montagne.
L'accueil au gîte etait parfait et nous incitera à y retourner à l'occasion (c'est déjà la troisième!).


 

La grande Autane dimanche 23 septembre 2018
 Encore six participants pour cette randonnée avec un sommet à 2782 m. Le ciel est parfait ce matin, pas un seul nuage. Nous débutons notre chemin à Archinard, dans l’ombre du Nord. Un panneau nous interdit l’accès du sentier pour travaux. Mais nous sommes dimanche …. Et personne ne travaille !
La montée vers l’alpage et la cabane du berger se déroule dans un bon rythme. Le chemin est très bien entretenu. Les 400 premiers mètres de dénivelé sont franchis. La deuxième partie, jusqu’au col de Rouannette est un peu plus difficile à négocier : ça grimpe ! Le soleil est arrivé et la chaleur qui va avec. Nous atteignons le col en moins de temps qu’annoncé au départ.
Après une petite concertation tout le monde veut continuer. Nous attaquons les crêtes et profitons du superbe panorama. Il est midi. Arrivés au pied de la Grande Autane on se demande par où il faut grimper. La pente se relève et seuls les cailloux dominent. Deux personnes préfèrent s’abstenir en raison d’un manque d’entraînement et de douleurs.
Nous reprenons l’ascension en escaliers tout en bord de crête. Le vrai sommet est un peu caché derrière celui qui nous apercevions du bas. Nous touchons au but. Le spectacle à 360° est grandiose. Le ciel toujours aussi pur. Nous déjeunons en citant les sommets environnants.
La descente est plus facile car nous dominons les passages. Nous rejoignons nos deux collègues qui ont profité de ce moment de repos dans un carré de verdure bien ensoleillé. Le retour sur Archinard se déroule avec quelques haltes afin de détendre les muscles bien sollicités… Un arrêt à Pont-du-Fossé pour se réhydrater et commenter nos 1260 m de dénivelé.
Ce fut une très belle journée d’automne.
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Le refuge et le Col de Chalance dimanche 16 et lundi 17 septembre 2018
 Les six participants se retrouvent à St-Bonnet avant l’heure indiquée : tout porte à croire qu’ils sont pressés de découvrir les lieux annoncés. Au Rif du Sap nous notons nos noms dans le cahier du CAF. La montée peut commencer. Le temps est beau mais des nuées commencent à apparaître vers les sommets. Nous progressons au rythme des nombreux lacets et juste avant de déboucher sur le premier plateau nous apercevons le refuge perché, tout là-haut, sur son piton. Les cabanes de berger de la Muande gardent les lieux vides de tout troupeau. Les plants de myrtilles virent au rouge, l’automne est annoncé… Le Pic Lambert nous domine dans toute sa majesté.
Nous reprenons notre progression dans une bonne pente jusqu’à la source où il est noté « pas d’eau potable au refuge. Faites le plein ici ». Nous remplissons la totalité des gourdes emportées en prévision. Les nuées remontant de la vallée se sont multipliées et cachent par moment les sommets  Nous croisons ceux qui ont passés la nuit au refuge.
Un dernier effort pour traverser en direction du Pic Lambert et contourner le massif qui nous cache le refuge. Nous le découvrons enfin au-dessus de nous… accessible ! Le panorama est un peu brouillé par la brume qui va et vient. Nous déjeunons sur la terrasse où il fait bon. Un temps de repos s’impose.
Nous décidons de monter vers le Col de Chalance malgré tout. Nous suivons le beau tuyau qui amène l’eau au refuge et vient de très loin au-dessus.  Nous avançons prudemment en suivant les cairns disposés tout au long du parcours… au milieu des pierres, cailloux, rochers, éboulis de toutes sortes. Le paysage est totalement minéral. Enfin le Col de Chalance (3053 m) est là et nous plongeons nos yeux dans les glaciers situés de l’autre côté. Le vide est impressionnant. La vue est totalement dégagée. Le soleil est revenu. Quelle chance !
La descente n’est pas plus aisée bien que facilitée par les grandes dalles polies par les glaciers où nos chaussures adhèrent bien. Un phénomène particulier nous fait penser à une apparition au milieu d’un arc-en-ciel… l’atmosphère est étrange. Nous rentrons au refuge à 18h00. Nous contemplons le paysage qui progressivement s’est un peu éclairci. Il est temps de se préparer pour le repas. Cake au thon et carottes, saucisson, pâtes fraîches bolognaise, reblochon et gâteau au chocolat : un festin !
Après 1600 m de dénivelé nous sommes un peu fatigués et nous gagnons nos couchettes vers 21h. La nuit se passe toute en douceur et calme.
Lever à 7h00 avec une vue totalement dégagée et nous assistons bientôt au lever du soleil pendant le petit déjeuner. Que de beauté ! Nous rangeons le refuge et remontons au point de vue sur la vallée situé un peu plus haut pour profiter du panorama exceptionnel. Ensuite c’est la descente depuis ce lieu magique. Une halte sur le plateau situé au-dessus des cabanes pour finir le gâteau au chocolat de Cathy. Nous rejoignons les voitures à 12h45 et nous allons déjeuner au Chalet du Gioberney afin de profiter encore un peu de cette vallée magnifique.
Deux jours de grande qualité.
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Le col du Cheval de Bois par la cascade de Prelles, le dimanche 9 septembre 2018

9 personnes pour ce circuit qui est une découverte pour certains. Le col du Cheval de Bois est une classique, mais y aller par la cascade de Prelles est moins commun.
Nous partons du parking des Auberts et tout de suite les traces des violentes inondations du lieu sont visible. Des coulées de roches sous les arbres, des travaux pour rétablir la passerelle sur le torrent d'Isola, des tonnes de pierres descendues des hauteurs vers le Drac de Champoléon et ayant enseveli le pont de la piste forestière...Tout au long de la piste, les modifications du paysage sont visibles. Nous arrivons à la cascade de Prelles, la dépassons et trouvons à droite le cairn qui signale ce sentier non répertorié sur les cartes.
Dès les premiers mètres, l'ambiance est donnée: montée raide dans la végétation, marches inégales, sol glissant...
Nous sommes encore à l'ombre mais l'activité déployée rend les polaires inutiles. La chaudière interne fonctionne à plein rendement.
Une petite pause est appréciée, même si le courant d'air frais dissuade de la prolonger trop longtemps. Nous repartons, traversons le torrent et nous retrouvons dans une petite cuvette. Puis la montée continue dans les éboulis, traversées de torrents à sec. Le soleil a franchi les montagnes et il fait bon. Après avoir suivi une petite vire au pied des parois, nous débouchons sur une zone moins pentue et parcourue par des ruisseaux qui serpentent dans la pelouse d'altitude. Quelques flaques et zones humides parsèment la prairie. Puis la traversée d'un ruisseau plus large nous amène au lac de Prelles enchâssé dans la pelouse humide. Des grandes plantes aquatiques ondulent dans l'eau au grès de courants invisibles. Des tritons alpins peuplent le fond.
Nous faisons le tour du lac et puis il faut repartir car le col est encore 300 m plus haut.
La montée se fait dans les alpages où broutent quelques moutons surveillés par de vigilantes marmottes dodues. C'est assez raide et la progression se fait lentement. Le col est en vue: encore un effort pour vaincre ce qui reste de pente à monter.
Nous trouvons un endroit presque plat pour le pique nique. Mais il y a de l'air, les nuages s'amoncellent et il faut se couvrir.
Pas de sièste trop longue. Nous attaquons la descente en lacets qui nous ramènera vers le refuge du pré de la Chaumette. Le reste des brebis pature par là, sous la vigilance des chiens qui nous signalent juste leur présence par un ouaf tout juste convaincu. La bombe au poivre reste dans la poche.
Le croisement avec le pas de la Cavalre est atteint, puis la suite de la descente est enchaînée. En vue du refuge, et alors qu'il signalait celui ci, Alain L bute sur une pierre et fait un plongeon dans les broussailles. Bilan, mal aux genoux, nez écorché, cuisantes brûlures des orties, mais rien de grave.
Le carrefour avec le chemin du refuge est atteint et nous continuons par la piste car le GR est endommagé par les gros orages de l'été.
La piste est assez interminable: nous passons devant le départ de ce matin puis enfin arrivons au pont et peu après au parking.
Direction les Borels pour la mousse: fermé! Nous poursuivons sur Pont de Fossé: fermé!!! Finalement nous finissons chez Marie Blanche où au moins c'est ouvert!

 
Le refuge du Pigeonnier par la cabane du Vaccivier le dimanche 2 septembre 2018

C'est la reprise! Apres un mois d'août sans activité RCV, nous nous retrouvons 14 pour ce classique du Valgaudemar. Après avoir récupéré les 2 du Valgo à St Firmin, cap sur le refuge du Gioberney, départ de la rando.
La montée commence tranquillement en passant non loin de la cabane du berger. Un reste de névé occupe la combe à gauche Il y a bien longtemps qu'on en avait plus vu là!
Plus haut, un gros névé coupé en deux par le torrent présente tout de même des hauteurs avoisinnant les 3 m de neige tassée!
Il oblige même a un contour pour retrouver le chemin. Puis la montée continue et bientôt, après avoir passé le verrou rocheux, nous arrivons à la cabane du Vaccivier sous son gros bloc rocheux. Un troupeau est là. Mais pas de patou, seulement 2 border colley et le berger. Nous poursuivons la montée en profitant de la vue sur les montagnes environnantes. Un ravin où coule un torrent est franchi sur une passerelle toute neuve, puis arrivent les passages rocheux où il faut mettre un peu les mains. Enfin, à nos pieds le refuge du Gioberney, puis le lac du Lauzon et le lac bleu. Encore un effort et voici le refuge du Pigeonnier, juste à l'heure pour le repas.
Josette qui connait le gardien lui a demandé si nous pouvions utiliser les tables. Il n'y a personne à part nous. Nous nous installons et commandons des boissons par correction. Le repas se termine avec gâteau aux pepites de chocolat (de Josette pour son anniversaire de début août),et  brownies de Cathy( pour les mêmes raisons, mais de fin août). Petite sièste et amorce de la descente.
Celle ci a vu son cheminement modifié car certains passages sont endommagés par la fonte des neiges et les orages plus récents. Une déviation est en place pour éviter le gros névé et les pentes instables vers le carrefour du lac du lauzon. Elle amène à traverser le torrent en amont plus de 100 m plus haut.
Puis remontée vers le lac du Lauzon un peu envahit d'algues et de couleur sombre. Il n'y a plus beaucoup de circulation d'eau dans ce secteur. Une pause au lac, et nous attaquons la descente sous les premières gouttes. Des nuages ont en effet couronné les sommets. Il ne commence vraiment à bruiner que près des voitures. Aalin glisse et se fait mal au doigt 100 m avant le parking!
Les sacs posés, direction le Gioberney pour la traditionnelle boisson de fin de rando. C'est Josette qui régale pour fêter son anniversaire.
Retour sur St Bonnet, sans halte aux 3 Ton's.
Tour du Viso juillet 2018
 Remarque: Le récit ci après est celui d'un participant qui a effectué le circuit tantôt avec un accompagnateur, tantôt avec l'autre. Il ne relate que ce qu'il a vécu, hormis quand les 2 groupes étaient rassemblés.
 Premier jour: De l'Echalp au refuge Granero par le col Lacroix.
 Un peu de retard du au passage alterné d'Aiguilles, et tout le monde se retrouve sur le parking de l'Echalp. Nos accompagnateurs, Jérémy et Simon, nous donnent quelques règles à respecter, vérifient que nous sommes correctement équipés, forment 2 groupes et distribuent les pique-niques.
Puis le premier groupe attaque la montée vers le col Lacroix, choisi de préférence à Sellière car la météo est instable et des nuages accrochent les sommets. Les premiers lacets permettent aux accompagnateurs de régler l'allure. Nous traversons une forêt de mélèzes, dont certains sont très vieux. Quelques poses permettent aux groupes d'être parfois en tête, parfois derrière. Le sentier sort du mélèzin et traverse des alpages où foisonnent les fleurs. Il fait bon. Presque au col, une messe en plein air réunit des participants français et italiens (vielle tradition qui se perpétue depuis des siècles!). nous arrivons juste pour profiter du concert donné après la messe.
Un coup d'oeil en arrière et nous quittons la France pour quelques jours.
Nous découvrons le val Pellice que nous allons rejoindre en descendant une série de lacets dans la forêt. Nous y croisons des italiens qui montent vers le col, et des bergers en moto.
L'heure du repas approche et nous quittons le sentier pour un raccourci. Nous trouvons une belle clairière et nous nous installons pour manger. Le soleil disparaît d'un coup et la température baisse. De gros nuages noirs masquent les sommets.
Nous remettons les sacs et finissons la descente pour passer près du refuge Jervis.
Peu après, nous rejoignons l'autre équipe qui pique-nique. Nous continuons en remontant vers le fond de la vallée, très verte et parsemée de fleurs. Nous atteignons un hameau typique de la région, tout en pierres et couvert d'énormes lauzes. Pause boisson et nous repartons pour franchir le premier verrou. Il fait très chaud et lourd. Nous croisons des gens qui se sont fait mouiller plus haut. Quelques roulement de tonnerre nous font penser que nous n'allons pas y échapper! Nous traversons une zone plus plate et entamons le deuxième verrou au sommet duquel est le refuge Granero. Il fait moins chaud car le soleil a disparu.  Encore un effort et le voici, tout en pierre, volets rouges et jaunes, tout près d'un beau lac (lago Lungo) où vont aller se baigner nos deux inconditionnelles des bains glacés! Nous y préférons la douche chaude! Tout le monde se retrouve et nous investissons le dortoir.
La soirée se déroule comme beaucoup de soirées en refuge: douche,  mousse, amuse gueules offert par les gardiens, repas (pollenta) et dodo à 9 h.
 
Deuxième jour: du refuge Granero au gîte de Pian del Re par le col Manzol et le col d'Armoine.
 Déjeuner à 7 h 30, départ à 8 h 30. Les accompagnateurs proposent de brasser les groupes, sans grand succès.
Nous remontons vers le col à travers des alpages très fleuris et parsemés de blocs de rochers usés, de dalles rabotées par les glaciers. Les quelques nuages qui bouchaient  les reliefs s'estompent.
La montée vers le col est agréable. Nous apercevons un bouquetin à grosses cornes qui fait le beau en haut d'un pic. Nous surplombons le Lago Nero puis arrivons au col Manzol.
Très belle vue sur la plaine du Pô. L'atmosphère est assez claire pour que l'on distingue au loin le mont Rose et le Cervin. Au pied de la montagne on voit la ville de Pinerolo (Pignerolle du temps où le Piémont était français et dont la citadelle a servi de prison au Masque de fer et au superintendant des finances Fouquet), première agglomération située sur la plaine.
Une descente assez raide nous attend. Certains passages sont équipés de chaînes qui font office de mains courantes. Le rocher où se situe l'ancrage d'une d'entre elles a cassé, et c'est la chaîne qui retient le rocher!
La pente diminue et nous nous retrouvons dans d'énormes blocs de rocher. C'est là aussi très fleuri. Une pause s'impose pendant laquelle nous observons nos camarades descendre le col. Nous reprenons la route pour remonter le vallon jusqu'au lago Arbancie où nous déjeunerons, bientôt rejoints par les copains. Nos deux inconditionnelles des eaux glacées se baignent dans le lac!
Reprise de la montée vers le col d'Armoine où un joli spectacle nous attend. Dans des rochers situés à gauche du col se trouvent des bouquetins mâles, des femelles avec leurs petits. Nous les approchons assez pour obtenir de bons clichés.
Puis c'est la descente vers Pian del Re. Le Viso n'est pas visible car accroché par la nebbia bien souvent omni présente dans le massif coté italien. Nous sommes en face du col et du tunnel de la Traversette qui permettent de rejoindre la France (tunnel creusé en 1480 pour faciliter le commerce du sel entre France et Italie).
Dans la pente se trouvent les vestiges d'un blockhaus détruit par un obus. Il sert d'abri aux chamois!
La descente continue à travers des alpages très fleuris. Un lac est visible en face. Le deuxième groupe suit un autre itinéraire qui converge au niveau de Pian del Re.
Puis nous arrivons au gîte. Le Viso est visible entre deux montagnes et entre deux passages de nuages!
Tout le monde se retrouve, les dortoirs sont affectés et il n'y a plus qu'à aller boire une mousse en attendant une place aux douches. Certains vont voir la source du Pô, située à 200 m dans un éboulis: rien de bien spectaculaire.
Nos bagages arrivent, ainsi que les pique-niques du lendemain, menés par François au terme de près de 3 heures de route! Il passera la nuit ici et repartira demain avec nos affaires. Cela nous soulage car comme ça nos sacs ne contiennent que le nécessaire pour 2 jours.
L'heure du repas arrive: pollenta! Mais celle ci est différente, servie avec du fromage blanc battu et de la ciboulette, des pois chiches et lentilles en salade et de la confiture de framboise!!! C'est copieux comme à l'accoutumé en Italie.
Dodo de bonne heure pour un lever à 7 h  et départ 8 h pour une longue étape.