LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Les bouquetins du Tourrond – dimanche 21 avril 2019
13 randonneurs motivés pour ce dimanche de Pâques. En effet le temps ce matin est plutôt très gris et la pluie passe sur les sommets… Mais rien n’arrête le RCV ! La suite nous donnera raison.
Les sourires sont plutôt crispés à la descente des voitures aux Fermonds. De grandes bourrasques balaient la vallée et il ne fait pas chaud… Nous commençons la montée et rapidement les vestes tombent.
La neige a bien fondu et le chemin est libre hormis quelques restes d’avalanches. Nous regardons les côtés mais pas de bouquetins jusqu’au refuge. A partir de là nous voyons un bon nombre de gros males, juchés sur un promontoire ainsi que des plus jeunes broutant dans le vallon à côté. Nous les observerons en plusieurs endroits au cours de notre ascension. Des chamois avec leur robe plus foncée déjeunent également sur le versant un peu au-dessus. Quelques marmottes sifflent.
Nous continuons vers la cabane du berger et trouvons les plus jeunes restés là. Il y en a un peu partout et nous nous régalons de les voir évoluer sans trop de crainte des humains.
Pour l’instant le soleil est présent et le cirque du Tourrond couvert de neige brille.
La pause déjeuner se termine par un cake et une bouteille de Clairette pour fêter l’anniversaire de Catherine. D’autres ont apporté diverses sucreries : c’est Pâques et les cloches sont passées…
Nous reprenons la descente tout en observant les jeunes qui s’éparpillent dans tout le vallon. Un peu plus bas au refuge nous retrouvons le troupeau des mâles et de quelques jeunes. Ils se lancent dans des joutes où les cornes résonnent. Puis tout à coup ils se déplacent vers la droite et rejoignent avec maintes cabrioles et courses effrénées un ensemble rocheux. Ils doivent avoir une assemblée générale car ils sont tous regroupés…
Nous rejoignons les voitures sans avoir reçu de pluie malgré les nuages noirs qui sont passés. Une petite halte à l’auberge des Ecrins pour nous désaltérer clôture cette belle randonnée animalière.

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Le sommet du Suillet à Orpierre, dimanche 14 avril 2019
 La randonnée avait été reportée dimanche dernier pour cause de mauvais temps.
Après un trajet assez long, nous arrivons à Orpierre, village déjà provençal niché aux pieds de hautes falaises. Ce site attire de grandes quantités de grimpeurs car les voies sont de tous les niveaux. Nous garons les voitures au cimetière. Mais pas de traces du GR par lequel nous devrions partir. Après avoir visité une partie du village, au demeurant original avec ses rues étroites et pentues, ses passages couverts et ses vielles façades, voici la marque rouge et blanche. Nous remontons une vielle rue et au bout le sentier monte raide en épingles serrées. La vue sur le village vaut le coup. Nous contournons un gros doigt de roche et poursuivons dans des bois de pins sylvestre et de chênes. La pente est maintenant plus douce et régulière.
Le vent froid s'est calmé et nous sommes aussi plus à l'abri. Le sentier se transforme en piste et nous amène virage après virage au sommet du Suillet (1324 m). C'est un peu avant que la vue est intéressante, le sommet lui même est dans les arbres. Nous basculons de l'autre coté pour rejoindre un belvédère sur la vallée du Buech et les sommets familiers de St Génis, Beaumont, montagne de Chabre et plus loin les Monges et bien d'autres encore.
Nous descendons encore pour trouver un coin un peu plat pour le pique nique.
A la fin de celui ci, Alain K sort gâteau et Clairettes pour fêter son anniversaire. Après avoir tancé Cathy qui voulait ouvrir la bouteille en lui disant que c'est une histoire d'homme, il fait pêter le bouchon et arrose Barbie!
Enfin les verres se remplissent et le gâteau est coupé et distribué et nous pouvons lever nos godets à la santé de notre président.
S'ensuit une sieste passive pour certains et causante pour d'autres. Puis nous reprenons la descente, croisons une randonneuse, un traileur, deux jeunes grimpeuses. la pente est raide et les pierres du sentier roulent sous les pieds.
Un édifice de bois attire Alain L et René. Il s'agit certainement d'un poste de chasse. Il y a une belle vue sur la vallée. De retour, Cathy voit une tache orange sur une falaise et suppose qu'il s'agit d'un grimpeur.
Les jumelles sortent des sacs et nous ne pouvons que constater que ce n'est qu'un effet de la Clairette!
Plus loin par contre, des quantités de grimpeurs sont visibles sur toutes les falaises, avec une concentration impressionnante sur la via ferrata.
Nous arrivons au village et envahissons la terrasse du bar pour la boisson de clôture.
Puis nous remontons au cimetière récupérer les véhicules et en route pour chez nous.
Belle journée, beaux panoramas et de bons moments de rigolade.

 
Les marmites du Diable, le moure de l'Aigle, dimanche 31 mars 2019
 
C'est après avoir récupéré les trois gapençais que nous nous dirigeons vers la Faurie. Nous loupons la piste et faisons  demi tour, pour nous rendre au parking des marmites du Diable. Dès le départ, on est dans l'ambiance. Le ravin est très encaissé et un petit ruisseau y coule. Le sentier partage parfois le peu d'espace avec le ruisseau. La montée est raide. L'eau dévale des pentes sur des tobogans et plonge dans des trous appelés marmites. L'incessant passage de l'eau a creusé d'étroits chenaux parfois méandriformes dans le calcaire , d'abord larges quand le débit était fort, puis plus étroits au fur et à mesure que le débit diminuait.
Le sentier se développe au pied de falaises dans les éboulis de pente et manque d'adhérence. On patine parfois avant de pouvoir gagner en altitude.
Puis le vallon s'ouvre et on sort du défilé pour retrouver une piste de débardage. La pente est forte et nous n'avons pas les 600 cv des engins de débardage! Mais nous progressons vers le haut  avec quelques haltes pour récupérer. Nous quittons soudain la piste pour monter pleine pente à travers la forêt et déboucher sur la crête. Le moure de l'Aigle n'est pas loin mais nous décidons de faire la pause repas, profitant d'un beau panorama.
Le repas se termine par 2 gâteaux concocté par Lili et transportés toute la montée, ainsi qu'une bouteille de Crémant. Et ceci pour fêter un peu en avance les anniversaires de Lili et Alain qui seront absents le prochain dimanche.
Certains jugent opportun de siester, d'autres préfèrent jouer au jeu de devine qui est ce sommet. Finalement, décision est prise de monter sur le moure de l'Aigle, accessible plus rapidement que l'on pourrait penser. La vue y est très dégagée et porte loin (Ventoux), haut (Pic de Bure), bas (vallée du Buech). Le retour s'effectue par le même chemin, puis la crête que nous prolongeons avant de dévaler la pente pour rejoindre la piste de montée. Celle ci nous conduit jusqu'à Notre Dame, où des moines orthodoxes se sont installé. On peut y visiter une petite chapelle, un lieu de vente d'icônes et autres produits, et l'église très décorée de fresques et d'icônes typique de cette religion.
Reprise de la descente par un raccourci "marcassinier" qui nous fait traverser des broussailles piquantes dans une pente très forte. Nous n'avons pas le rude poil des sangliers et quelques rayures se font sur nos peaux! Puis nous retrouvons la piste et la remontons 5 mn pour retrouver les voitures. Soudain, le président effectue une drôle de danse, puis tombe, se relève, tombe encore. Nous le pensons touché par la grâce! Mais c'est finalement plus prosaïque: la boucle de ses lacets est venue se prendre dans les crochets de l'autre pied. Pas de bobo.
Nous décidons de retourner à la Freissinouse pour le pot de fin de rando où quelques anecdotes ponctuent les libations. Puis retour aux domiciles.
Belle journée et rando originale et esthétique. Merci à notre accompagnateur du jour: Yves.
Le trou de l’Argent et la montagne de la Baume à Sisteron - dimanche 24 mars 2019

L’hiver est terminé, les raquettes sont rangées aussi nous décidons de chercher la randonnée du dimanche vers le Sud. Le temps est très beau et surtout sec, car la destination choisie ne souffre pas l’humidité….
Les 9 participants sont saisis par le vent froid qui souffle au village de la Baume. Nous attaquons rapidement le chemin de montée qui débute dans le site du rocher d’escalade. Le sentier serpente dans la forêt et nous sommes abrités du vent. En s’élevant nous admirons Sisteron et sa citadelle en face de nous. La retenue d’eau est si bleue que certaines y verront une ressemblance avec les Calanques….
Le sentier serpente doucement et nous conduit en traversée assez loin de la falaise. Il y a presque 700 m de dénivelé à parcourir donc la pente arrive et nous grimpons au milieu des buis et genêts. Le silence se fait dans le rang…
Nous arrivons à la grotte. Le trou d'argent devrait son nom au fait que des fouilles archéologiques ont mis à jour des pièces de monnaies anciennes, cette grotte était déjà habitée au néolithique, puis plus près de nous au XVIème siècle elle fut investie par les protestants lors de la bataille de Sisteron pendant la guerre de religions. Il s'agit d'une première grotte en façade de la montagne, suivie d'un long boyau, toujours en façade, en quelques sortes, un enchainement de tunnels qui longent la falaise au lieu de s'enfoncer dans la terre, quelques fenêtres éclairent les lieux.
A la sortie les sceptiques ont enfin compris qu’il fallait bien se baisser pour ne pas se blesser…. Que la lampe était obligatoire… et que le panorama était superbe mais quelque peu vertigineux par endroits.
Quelques crochets métalliques nous permettent de franchir plusieurs passages de rochers où les mains sont très utiles pour tenir le câble et parvenir sur la crête. Nous déjeunons au sommet de la montagne de La Baume où il fait chaud et les Tshirts manches courtes font leur apparition. La vue est à 360° et nous énumérons les sommets….
Pour le retour nous empruntons le chemin qui descend vers le col de Mezien puis nous rejoignons le village de la Baume et son rocher d’escalade.
Un arrêt à l’aéroport de Tallard pour nous désaltérer est le bienvenu. Ce fut une ballade originale.

 
Le sommet du mont Sérieux le 17 mars 2019

7 randonneurs pour cette classique du 04. Départ de Piegut où le soleil brille et l'air est doux. Le sentier débute par un reste de vieille neige et commence son ascension dans un bois de pins sylvestres. Rapidement le panorama se dégage vers le Champsaur et Céuse. Piégut est à nos pieds. Nous quittons les dernières polaires car il faut doux, même lors de passages à l'ombre. Les lacets se succèdent presque régulièrement et quelques plaques de neige ou glace parsèment l'itinéraire.
. Bientôt nous voici arrivés à la piste forestière que nous suivrons jusqu'au pied du mont  puis en emprunterons une autre qui atteint le sommet. Dans les dernières épingles, pas mal de neige molle et peu profonde n'entravant pas la progression. Puis soudain, une belle plaque de glace vive provoque quelques glissades. Il faut passer en limite dans la terre ou la neige molle pour ne pas glisser.
Encore quelques plaques de neige et le sommet est atteint. Superbe vue sur pratiquement 360°. Nous essayons de nommer les sommets visibles. 2 pointes attirent l'attention. Elles sont loin vers le nord est. Une a la forme de l'Obiou, mais pas la bonne direction. Il s'agit en fait du roc de Garnesier (2383 m) situé au dessus de la Jarjatte à 45 km à vol d'oiseau.
Nous trouvons un replat abrité et herbu pour la pause casse croûte. Une petite sieste s'impose. C'est vers 13 h que nous rebroussons chemin en empruntant un autre itinéraire pour éviter la glace. Il nous fait descendre vers la crête du mont, puis par une piste forestière qui en contourne la base nous rejoignons le chemin de montée. Nous quittons la piste pour un retour dans la forêt.  Peu de temps après, nous sommes confrontés à un passage enneigé et englacé très raide. Il n'y a pas de contournement possible et nous décidons par sécutité de faire demi tour. C'est donc par le sentier de montée que nous regagnons Piegut
Reste à touver un bar ouvert, exercice difficile un dimanche après midi. C'est finalement à l'aérodrome de Tallard que nous clôturons la rando autour de mousses et autres boissons. Des nuages commencent de monter dans le ciel lorsque nous retournons vers le Champsaur.
Circuit de Serre Ponçon par les Curates
 
Afin de ménager les randonneurs qui revenaient à peine de 4 jours en raquettes en Piémont italien et le président qui refaisait surface après une grippe carabinée, Yves nous avait concocté un circuit aux petits oignons.
10 randonneurs se sont retrouvés à la gare de Chorges pour ensuite rejoindre la baie de Chanteloube.
Le circuit commence par une montée de 150 m pratiquement plein nord en traversant le hameau de Chanteloube et sa chapelle puis débouche sur de grands prés avec vue sur les hameaux au dessus de Chorges. Puis direction les Curates et le lac en traversant un bois de pins sylvestres. Le sentier assez gras monte et descend au rythme des traversées de ravines.
Un passage s'est avéré particulièrement gras et englacé et Alain est allé tremper ses mains dans la gadoue. Encore quelques montagnes russes et nous rejoignons le bord du lac au lieu dit Rougon. Celui ci est assez bas et ménage de jolis reliefs de vase en gradins. Nous poursuivons jusqu'en face de la chapelle St Michel qui est à 200 m de nous de l'autre coté de l'eau. La trace sur le GPS indique que nous sommes dans l'eau! Demi tour et pique nique sur la berge gazonnée.
Gâteau marbré offert par Patrice et goutte d'alcool de coing offerte par Alain clôturent le repas.
Nous reprenons l'itinéraire de l'aller, repataugeons dans la gadoue et atteignons le croisement du chemin de retour par le littoral. Celui ci n'a de littoral que le nom! Il monte et descend dans le bois, ménageant de belles vues sur le lac, le Morgon, les aiguilles de Chabrière...L'eau est 20 m en dessous. Pour ce qui est de gadouiller, c'est pas mal non plus! Nos chaussures prennent toutes la même couleur beige. Puis nous atteignons la pointe et apercevons de nouveau le viaduc de Chanteloube semi exondé. Nous faisons un détour pour nous y rendre et profiter des perspectives qu'il offre. Nous rejoignons la route et les voitures. Le temps est couvert mais sec.
Un arrêt à Chorges pour le pot de fin de randonnée s'impose.
Belle rando pas si plate que ça puisque 380 m de dénivelée cumulée ont été effectués, pour presque 12 km.

 
4 jours dans le Piémont italien du 4 au 7 mars 2019
 
Premier jour: col de la Trancoulette (2293 m)
 
Trois participants ont déclaré forfait, 2 pour cause de grippe (cadeau de leur petit fils) et 1 pour problème de genoux.
Le rassemblement des rescapés (12) se fait à la gare de l'Argentière. Nous y retrouvons le fils de Marc (la Vie Sauvage) et Laurent notre accompagnateur pour ces 4 jours.
Le ravitaillement commun, les raquettes, pelles, sondes, DVA sont transférés dans la voiture de Laurent et nous reprenons la route pour Puy Chalvin.
C'est là, lors de la distribution des raquettes et du matériel de sécurité, que nous constatons l'absence des bâtons! Laurent doit redescendre à Briançon en louer.
Après ce départ différé, chacun reçoit une pelle, une sonde et un DVA puis un élément du casse croûte. S'ensuit une formation au DVA.
C'est finalement vers 10 h que nous commençons la montée, raquettes sur le sac car il n'y a pratiquement pas de neige. Le ciel est très chargé mais sec pour l'instant.
Nous traversons le hameau, suivons un sentier puis retrouvons la route forestière  qui monte au hameau des Combes. La neige est présente en pointillés sur la piste mais Laurent nous fait mettre les raquettes car elle est molle et parfois verglacée. Le hameau passé, nous atteignons le départ du sentier du col. Il y a là pas mal de neige. C'est une belle montée dans les mélèzes dans le vallon suspendu de la réserve naturelle des Partias.
Le sentier monte par paliers, alternant faux plats et montées plus raides. C'est gris et sans relief. Dommage car le paysage est somptueux. Danielle fatigue: venant du niveau de la mer, elle n'est pas acclimatée à l'altitude. Le col est encore à une demi heure de montée assez raide. Quelques grains de grésil tombent.
Nous laissons Danielle et Richard nous attendre le temps d'un aller retour au col. La neige commence de tomber. Parvenus aux col, la visibilité est réduite mais on aperçoit quand même la vallée de la Durance en contre bas. La neige tombe dru maintenant et nous redescendons en trace directe, ponctuée de quelques chutes!
Nous retrouvons les deux autres et sortons le pique nique. Salade, terrine, fromage, dessert sont les bienvenus. Mais la neige qui tombe dru et recouvre la bouffe nous oblige à nous presser.
La descente s'effectue sous la neige jusqu'au hameau des Combes. Puis c'est fini, le ciel s'éclairci. Nous quittons une partie de l'équipement, profitons pour boire thé et café trimbalés depuis le matin.
Nous rejoignons les voitures et en route pour Thures, via Briançon et le col de Montgenèvre.
Nous arrivons au hameau, perdu en montagne sur le flanc d'une vallée. Le gîte est dans une ancienne maison typique de ces lieux. C'est à la fois rustique (pierre et bois, objets anciens...) et moderne (cuisine en inox, sanitaires impeccables).
L'accueil y est chaleureux. Nous prenons possession des chambres (une de 8, une de 4) puis c'est douche, mousse et repas copieux et varié (3 antipasti, lasagnes aux herbes, sauté de veau, dessert).
Un autre groupe accompagné par la Vie sauvage est aussi présent. Ils font le même parcours avec un jour d'avance.
 
Deuxième jour: col Chalvet, Cima del Bosco (2373 m)
 
Le ciel est clair, il a gelé à glace.
Petit déjeuner pris, nous nous préparons pour le départ. Cérémonie des DVA où après avoir vérifié le fonctionnement, nous passons un par un devant Laurent pour nous faire reconnaître,tout ça ponctué de bips.
Pas besoin de raquettes vu qu'il n'y a pas de neige. Par contre il y a de la glace. L'herbe est saupoudrée des quelques flocons tombés la veille. Nous traversons le vieux hameau avec ses maisons en ruine et d'autres retapées. Le paysage est agréable. Le mont Chaberton* nous surveille. On devine les tourelles à son sommet.
Nous traversons un hameau où des chevaux sont dans les prés puis obliquons à travers champs vers le col. Il commence à y avoir de la neige et les raquettes sont utiles par moment. Nous zigzagons entre les mélèzes puis quittons la zone des arbres pour une sévère montée enneigée qui permet d'atteindre le col Chalvet. S' il faisait bon pendant la montée, là haut c'est une autre histoire et doudounes, coupes vent et gros gants sortent des sacs. Pas de neige sur la crête que nous parcourrons pour atteindre la chapelle, point haut de la randonnée. Elle sert aussi d'abri et c'est à l'intérieur de celle ci que nous mangerons.
La vue est splendide: Sestrière à nos pieds, vue sur les Ecrins, sur les monts où nous irons demain, sur les monts de la Lune...Laurent nous énumère les sommets identifiables comme la Meije, la barre des Ecrins, le roc del Boucher... et aussi la vallée de l'Argentera.
Une famille d'italiens partage les lieux avec nous pendant le repas.
Celui ci est pris au sec et à l'abri du vent contrairement à hier: salade, saucisson, fromage, gâteaux, oranges (et pas de cristaux de neige dans l'assiette!).
Puis c'est la descente. Les raquettes deviennent vite utiles et Alain qui ne les a pas mises s'enfonce parfois jusqu'en haut des cuisses! La température augmente et il faut bientôt se dévêtir. Plus bas, Laurent propose une pause en plein soleil sur une pente déneigée. Nous bullons 20 mn, entre sieste et discussions.
Nous repartons à travers la forêt. En traversant une combe, Richard s'enfonce dans un trou d'où il a eu du mal à sortir!
La descente se termine sans les raquettes dans une gadoue semi liquide jusqu'au gîte.
Rituel habituel du soir et préparation des sacs pour une nuit dans un refuge de montagne le lendemain.
 
Troisième jour: refuge Mautino, crête frontalière (2300 m)
 
Le ciel est moins bleu mais il fait plutôt doux le matin au départ. Cérémonie des DVA terminée, nous partons rejoindre une piste. Ces fainéantes de raquettes se font encore trimbaler! La piste traverse le  hameau de Rhuiles puis nous atteignons le fond de la vallée où un pont permet de franchir le torrent. Nous voyons au dessus de nous la crête d'hier et le toit de la chapelle. Richard fait un dérapage non contrôlé sur la glace et tombe. Pas de bobo. La piste remonte. Elle est enneigée mais les raquettes sont superflues. Il faut juste faire attention à la glace. Nous progressons dans une forêt de mélèzes, traversons les ruines de Chabaud, au pied du mont Corbioun, dont nous allons faire le tour pour atteindre la vallée où se tient le refuge Mautino. Il y a de belle ouvertures sur la vallée. Le temps se maintient. Nous faisons une pause au point culminant de la piste Puis descendons pour rejoindre l'itinéraire d'accès au refuge. Un raccourci par la forêt devient une galère pour ceux qui tombent dans les trous de neige poudreuse. Certains chaussent les raquettes. Mais la piste est de nouveau atteinte. Elle est damée par le passage de chenillettes militaires.
Nous la suivons jusqu'au pied du plateau où est construit le gîte.
C'est à l'abri d'une chapelle que nous pique niquons, profitant des éclaircies de moins en moins nombreuses de ce début d'après midi. Le vent se lève, le ciel se couvre quand nous reprenons la marche pour le dernier quart d'heure qui nous sépare du refuge. Des chenillettes militaires montent et descendent.
Au gîte, nous déposons les affaires de nuit et certains d'entre nous repartent pour la crête frontalière, dans une neige un peu plus présente. Nous parcourons de grandes croupes de neige croûtée, contournons de petits lacs dissimulés sous la neige et atteignons la crête. Nous dominons la vallée des Fonts de Cervière. En face se détache difficilement du ciel noir la pyramide du pic de Rochebrune et quelques sommets du Queyras. Derrière nous, c'est bouché. On ne fait que deviner les sommets plus au nord. Nous repartons par un autre chemin quand soudain Lili ne trouve plus son appareil photo. Après avoir fouillé sac et poches, il faut se rendre à l'évidence. Elle a du le poser quand on s'est rhabillé et l'a oublié là bas. Marie Blanche et Lili rebroussent chemin et le retrouve sans problème. Le ciel s'est encore chargé quand nous arrivons au refuge Mautino, quittons raquettes et bâtons. Nous montons aux chambres (de 4) quitter nos affaires et rejoignons les autres dans la salle pour siffler une boisson. Il est encore tôt mais comme il commence de neiger, il n'y a plus grand chose à faire dehors. 2 poêles à granulés ronflent entretenant une douce chaleur.
Le refuge est une ancienne maison restaurée. Malgré sa rusticité (on voit à travers les lattes du plancher et les cloisons sont en frisette), elle est confortable et bien équipée en sanitaires (à condition de lire la notice des douches, pas vrai Christine?).
Le brouillard s'est levé et on ne voit plus rien dehors. Il neige doucement.
Puis c'est l'heure du repas (19 h), bon et copieux comme toujours en Italie. Enfin une polenta!
La météo donne de la neige pour la nuit et jusqu'en fin de matinée. On verra bien. Coucher et extinction des feux vers 21 h 30.
 
Quatrième et dernier jour: Col Begino (2301 m).
 
Petit déjeuner à  8 h. Brouillard et neige drue. Il a du en tomber 10 à 15 cm dans la nuit. Une chenillette arrive. Des militaires viennent boire un café et on apprend qu'on est en pleines manoeuvres franco-italiennes!
Nous envisageons les possibilités pour le reste de la journée compte tenu de la météo. Et puis, soudainement le ciel se dégage, la neige cesse et du bleu apparaît.
Laurent propose d'aller au col Begino pour profiter de la poudreuse avant de regagner le fond de la vallée pour le retour. Trois préfèrent rester au chaud. Les autres s'équipent chaudement. Les sacs sont pleins car on ne repassera pas au refuge.
Cérémonie désormais familière des DVA accompagnée des bips et nous dévalons la pente. A peine parcouru 200 m qu'il faut se découvrir car le soleil chauffe. La neige se transforme déjà. Nous atteignons la chapelle d'hier puis commençons de serpenter dans la poudreuse vers le col Begino, 300 m plus haut. Les raquettes montrent alors toute leur utilité car on s'enfonce quand même de 20 bons cm. Quelques pauses pour souffler. Un peu de vent souffle, quelques nuages passent mais c'est plutôt le beau temps.
Soudain, Laurent repère une grande harde de chamois sur le flanc du mont Corbioun. Ils sont assez près pour qu'on les voit à l'oeil nu. Nous les observons et photographions avant de reprendre l'ascension. Le col est atteint. Superbe vue sur les sommets, les vallées. Tout est de nouveau blanc et sans traces, exceptées les notre.
Quelques carrés de chocolat plus tard, il faut faire demi tour. Laurent laisse à chacun la liberté de sa trace et nous nous éclatons (au propre comme au figuré!) dans la poudreuse, avec chutes, glissades et rigolades. Philippe qui n'avait pas pratiqué la raquette bien souvent s'éclate encore plus. Fabienne pique une tête, Alain s'enlise jusqu'à la taille...
Puis nous appelons les copains pour un rendez vous repas à la chapelle et nous nous y retrouvons. Les chenillettes font des aller retour. Puis un peloton de militaires en ski apparaît, suivi d'autre en raquettes.
Nous commençons la longue descente jusqu'à Bousson tout en croisant des dizaines de militaires, tantôt français, tantôt italiens en raquettes ou ski, Famas à la main. Ils se dirigent tous vers le refuge et les crêtes frontalières.
Puis nous quittons la piste un peu fastidieuse pour un chemin direct rendu praticable par la chute de neige de la nuit. Il évite la piste toujours parcourue par des chenillettes et passe en forêt, longeant le flanc du vallon. Il faut enfin déchausser et patauger dans la gadoue avant de rejoindre la piste à 500 m de Bousson (encore une chenillette!)
Laurent y avait déposé sa voiture et il remonte à Thures avec les conducteurs des autres voitures.
La caravane nous rejoint et nous chargeons les véhicules, puis direction Cesana pour le pot de fin de séjour. Une enveloppe est remise à notre accompagnateur pour le remercier de sa bonne humeur et de sa compétence durant ces 4 jours.
Nous reprenons la route avec pour certains une halte à la fromagerie de Montbardon, difficile à trouver depuis qu'elle n'est plus au village éponyme.
Elle se situe en fait à Eglyers gare, sur la route de Réotier. Le plein fait (bleu du Queyras découvert à la Blanche), chacun repart vers son domicile.
 
Conclusion
 
Dommage pour les trois qui n'ont pas pu participer à ce séjour. Placé sous le signe du temps de chien d'après la météo, celle ci a évolué vers un temps correct.
2 heures de neige le lundi et une nuit le jeudi, rien à dire: nous étions en sortie hivernale. Pour le reste, la poudreuse tombée a été une providence.
Bravo à la Vie sauvage pour son talent d'organisation: super pique niques, hébergements sympas et bonne nourriture, accompagnateur compétent, cultivé,  sympathique et toujours de bonne humeur.
Bravo au petit groupe qui a profité de ce séjour dans la bonne humeur et la camaraderie, partageant les rigolades et les coups de main. Certains étaient de vieux habitués mais les plus récents se sont tout à fait intégrés.
A renouveler tant qu'on le pourra.
 
 
* Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur la victoire française face à la batterie du mont Chaberton: http://basart.artillerie.asso.fr/article.php3?id_article=962