LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Tour des volcans du Cantal, du mercredi 24 au lundi 29 juillet 2019.
 
Les 17 participants à ce trek estival se sont rendus le mardi au Lioran, lieu de départ du tour. Le rendez vous était fixé en fin d'après midi au gîte du Boufadou. Installation dans 3 dortoirs de 6 à 8 personne, pot d'arrivée et repas. Il faisait 35°, présageant que l'on allait suer le lendemain!
Premier jour: boucle par le sommet du Plomb du Cantal, le hameau des Gardes, les Chazes et  le col de Cère.
Nous avons obtenu de déjeuner à 7 h 15 pour un départ à 7 h 45. Il fait déjà chaud mais nous serons à l'ombre.
Le départ s'effectue par le GR400 directement du gîte en remontant une piste de ski. Nous cheminons dans une forêt assez dense. La pente est raide et soutenue. Il nous faut déjà puiser dans nos réserves d'eau! Puis nous sortons de la forêt à l'approche des crêtes. Les alpages sont brûlés par la sècheresse qui sévit depuis le début de l'été. Nous atteignons la crête et de l'air nous rafraîchit, même s'il n'est pas froid. Les pauses sont consacrées à la réhydratation, surtout pour ceux qui n'utilisent pas les poches à eau. Lili découvre qu'elle a oublié son appareil photo à la pause précédente et Alain et elle se payent un petit supplément de pente!
Le pas des Alpins clôt le plus gros de la montée et bientôt on aperçoit l'arrivée des télécabines, puis le sommet. La montée finale est constituée par un escalier en bois. Il y a de la brise au sommet, et pas mal de monde. Nous découvrons l'ensemble du paysage et ce qui nous reste à parcourir. Nous abandonnons là le GR400.
Nous redescendons jusqu'en dessous des télécabines et continuons par une piste de ski qui serpente dans une pente raide et brûlée par le soleil jusqu'au buron des Gardes. Il est l'heure du pique nique, il fait très chaud et nous cherchons de l'ombre que nous trouvons à l'orée d'un bois de hêtres. La pause nous permet de récupérer.
Puis nous cherchons le chemin de descente sans succès. la signalétique hors GR n'est pas évidente et nous n'en connaissons pas les codes. Ce qui, après confrontation des avis fournis par le GPS, la carte et Iphigénie, nous fait descendre par une sente qui se termine brutalement. La suite se fait à la sanglier dans les hautes herbes d'une raide pente. Puis nous retrouvons une piste forestière qui nous ramène en fond de vallée, sous les Chazes. Un agriculteur nous a dit y trouver un bar et de l'eau car nos réserves sont basses.
Après une halte désaltération, nous entreprenons la montée sur les Chazes, puis le col de Cère, heureusement en forêt car il fait très chaud. Une ondée soudaine nous oblige à revêtir les ponchos. Passé le col, l'ondée cesse progressivement et l'arrivée au Lioran se fait au sec.
Au Boufadou, mousse et autres boissons sont les bienvenues.
Nous avons survécu à cette première journée, consommant 2.5 à 3.5 l d'eau par personne, même le chameau de l'équipe!
La sècheresse a transformé les sols en farine noire, et la douche est plus que nécessaire.
Repas, détente puis direction les chambres que l'on a pu heureusement aérer et rafraîchir car nous sommes à plus de 1000 m.
 Deuxième jour: le Lioran -> Thiezac par la crête du Plomb du Cantal
 Départ vers 8 heures pour aller récupérer un sentier qui nous permettra de rejoindre la crête non loin du Plomb. Parcours en forêt pas trop pentu conseillé par notre hébergeur. Nous commençons à comprendre la signalétique constituée de petites flèches sur lames blanches avec un n° de PR et une couleur. Nous suivrons le vert. Il fait aussi chaud qu'hier et les haltes boissons sont nombreuses. Nous atteignons le flanc du Plomb que nous allons gravir par la crête de l'Arpon du diable! De nouveau ça monte raide et le groupe s'étire et se disloque: les costauds cavalent devant, un groupe suit moins vite et les plus fatigués par la chaleur ferment la progression. Puis tout le monde se retrouve pour le pique nique près de la crête. Pas un poil d'ombre mais un peu de brise nous permet de ne pas fondre sur place. Belle vue sur l'ensemble de la chaîne mais les lointains sont gommés par la brume de chaleur. Nous rejoignons la crête où nous allons cheminer plus de 6 km! Des vaches regardent dépitées l'herbe jaune et rare. Pas d'abreuvoir en vue. Nous nous demandons où elles peuvent bien aller boire?
Cette partie du circuit est un peu lassante et malgré le vent, il fait chaud. Nous sommes dépassés par des cavaliers, puis croisons 4 jeunes qui ont racheté un buron pour en faire une auberge (un peu perdue, sans électricité ni eau courante!). C'est là que nous retrouvons les arbres et la descente vers Lafon où se situe notre gîte. Enfin, pas tout à fait descente car le chemin est en courbes de niveau et remonte parfois, heureusement dans la forêt.
Nous débouchons sur une petite route et voici le gîte communal.
Chaussures enlevées, nous savourons les boissons fraîches avant d'aller sacrifier aux rites du soir. Le gîte est en gestion semi libre et nous le partageons avec des ouvriers roumains. Le repas est livré par un traiteur et le service est à notre charge. C'était finalement correct et copieux.
 Troisième jour: Lafon, Thiézac, Puy de la Poche, col du Pertus, Mandailles
 De Lafon, nous continuons sur le GR400 à travers un bois, puis le chaos de Castelinet, vaste éboulement de rochers granitiques éparpillés dans une forêt de hêtres tortueux et moussus où siège un rocher percé: la porte du Lion. Plus bas nous retrouvons une route à la Goutte. Celle ci nous mène à travers jardins et prés jusqu'à Thiézac, petite bourgade sympathique et où la végétation est assez verte. Une halte pharmacie pour Brigitte, et nous reprenons la progression vers les crêtes en suivant le chemin de croix, puis la chapelle ND de Consolation et la grotte des Ermites. Nous sommes en forêt, ce qui rend supportable la chaleur toutefois moins forte que les premiers jours. Nous croisons une équipe de randonneurs itinérants qui font le circuit en sens inverse (la seule sur les 6 jours!). Nous sortons de la forêt pour retrouver des alpages pleins de vaches Salers avec leurs veaux. Elles barrent le passage du GR. Soudain, une d'entre elles démarre en direction du groupe, flaquant la pétoche à Philippe qui est en tête. La crête rejointe, nous la suivons en montée, cherchant un coin d'ombre mais les pentes boisées sont très raides. les nuages montent rapidement de l'ouest. Finalement, nous mangeons sur une partie rocheuse rafraîchie par la brise et les nuages qui voilent le soleil. Reprise de la descente en passant sous l'Elancère. La forêt est belle. Elle nous accompagne jusqu'au col routier du Pertus. Une halte boisson et nous dévalons le flanc de la vallée de Mandailles, papotons avec un agriculteur (à qui Richard dit avoir vu des vaches noires camarguaises!), choisissons de quitter le GR pour un sentier creux et caillouteux, façon torrent, qui nous amène à Mandailles.
Nous repérons le gîte mais c'est encore fermé. Nous poursuivons jusqu'au village pour nous désaltérer sous de grands arbres.
Puis nous remontons au gîte pour nous y installer. Il se compose d'une partie gîte de 2 dortoirs de 7 lits et d'une chambre d'hôtes de 4 lits. Alain K attribue le gîte aux couples Chris et Bri, et Lili et Alain. Ce qui nous vaudra de ne pas déjeuner ensemble.
Installation, retour au village pour visiter puis retour au gîte.
Les repas ne sont pas pris au gîte, aussi retournons nous au village pour nous rendre au resto.

Quatrième jour: Mandailles, le Piquet, Cabrespine, saint Julien de Jordanne,  Mandailles
 Il a plu dans la nuit, quelques gouttes tombent encore puis ça se stabilise. Il fait frais pour la première fois depuis le départ. La boucle prévue à l'origine peut se raccourcir en cas de pluie.
Deux d'entre nous restent au gîte, Patrice a des fissures au talon et Brigitte H est patraque.
C'est très couvert et les sommets accrochés quand nous entamons la montée dans la forêt, puis dans les fougères denses où le chemin a ouvert une percée. Puis le soleil apparaît. Alain L a oublié son chapeau: il en confectionne un en fougères, sous l'oeil goguenard des autres.
C'est un circuit de traileurs et nous en croiseront plusieurs aujourd'hui.
Finalement, retour dans la forêt et sous les nuages pour la suite de la montée bien raide, à la mode cantalou. Quelques rares épingles nous font atteindre les alpages, puis le Piquet. Le vent souffle, nous sommes dans les nuages et la visibilité est réduite. Nous progressons vers Cabrespine quand la pluie nous surprend et nous contraint à enfiler les ponchos. Les rochers deviennent glissant. Un buron en ruine montre sa voûte prête à s'effondrer. Le passage de Cabrespine est en désescalade. Cathy glisse sur les rochers, tombe sur le coté et se fait mal à la fesse et au coude. Une boule se forme. Une séance de secourisme plus tard, tout le monde étant passé sans bobo, nous décidons de couper par le raccourci, à travers l'alpage. Nous visons un buron et allons y pique niquer, la pluie ayant cessé.
Puis nous visons une ruine de buron et retrouvons un chemin où stationne un gros troupeau de Salers avec les veaux Echaudés par l'expérience de la veille, nous contournons le troupeau avant de regagner le chemin. Celui ci plonge rapidement vers la vallée. Le temps se maintien et nous pouvons même nous permettre de manger quelques framboises. Nous débouchons sur une route qui mène à St Julien puis un chemin se dirige vers Mandailles que nous rejoignons pour une pause désaltérante. La pluie menace et nous regagnons le gîte.
Retour au village pour le repas. Il se met à tomber des cordes et le retour en sandales et sans imper est épique! Enfin, nous sommes à l'abri et pouvons faire sécher nos affaires.
 Cinquième jour: Mandailles, Ladouze, le col de Rombière, le Col de cabre, la brèche de Rolland, le puy Mary, col de Redondet, Mandailles
 Sur les conseils de nos hébergeurs, nous avons modifié le circuit qui est très long et fortement dénivelé.
Aussi partons nous par un PR qui passe à Ladouze, empruntant une petite route. Le ciel est nuageux mais pas de pluie prévue. Nous quittons le goudron après Ladouze pour nous engager dans une belle forêt où nous suivons la Jordanne, ruisseau qui donne son nom à la vallée. Nous débouchons sur la route au grand Virage puis continuons vers le col de Cabre toujours en forêt, puis dans les landes à genêts et bruyère calune, typique de ces lieux. sans oublier les myrtilliers omniprésents. Le col et atteint. Un vent violent et frais souffle sur la crête que nous allons parcourir jusqu'à le brèche de Rolland, nécessitant de se couvrir.
La brèche est une cassure de la crête qu'il faut descendre dans de gros blocs de granite, puis remonter en face sur des blocs encore plus gros. Il y a du monde, dont des traileurs et le passage est encombré, ralentissant la progression.
Enfin, tout le monde se retrouve au pied du Puy Mary, situé 200 m plus haut et accessible par un raide sentier consolidé par des marches de rondins et de pierre. Le vent souffle en rafales et le sommet est pris dans les nuages. Heureusement, le temps que nous l'atteignons, ça s'éclaircit et nous pouvons bénéficier de la vue. Nous retrouvons Brigitte H qui est venue en navette mais s'est sentie assez gaillarde pour monter au sommet.
Il fait froid et le vent persiste. Nous décidons de descendre de l'autre coté, au pas de Peyrol pour trouver un abri, et c'est sur le toit de la maison du parc que nous pique niquons. Le lieu n'est pas idyllique mais abrité. Nous prenons ensuite un café au bar souvenirs en face pour nous réchauffer.
Nous suivons la route (le GR passe plus bas et oblige à remonter ensuite) jusqu'au col de Redondet où nous quittons le GR pour un PR qui raccourcit le retour. Il descend d'abord dans la lande, puis la forêt où il chemine tantôt en montée légère, tantôt en descente avant de plonger sur Mandailles par le sentier du Piquet pris la veille.
Arrêt boisson habituel et retour au gîte.
Expédition resto habituelle, mais au sec. L'apéro nous est offert par la maison. ce resto était très bien: serveuses sympathiques, repas copieux et bien préparés, prix très raisonnables et comprenant "fromage et dessert", ce qui devient rare!
Retour au gîte par temps sec.
 Dernier jour: Mandailles, Ladouze, la blatte de Bos, puy Griou, col du pont de Cère, le Lioran
 Déjà le dernier jour. L'étape est courte, le dénivelé raisonnable, Nous partons un peu plus tard après avoir dit au revoir à nos hôtes.
Le chemin est le même que la veille au début. Mais les trotteurs de tête grillent la balise du GR et Alain K qui papotait avec son collègue venu nous accompagner est alerté trop tard. Nous emprunterons un autre chemin qui mène lui aussi au Griou. Belle montée en forêt humidifiée par les pluies de l'avant veille. Nous cheminons ensuite à flanc d'alpages avant de nous retrouver devant une rampe raide et pierreuse: c'est l'accès au Griou! Nous sortons de la forêt, dominés par le Griou, gros tas de blocs gris clairs appelés phonolithes en raison du bruit qu'ils font quand on marche dessus. Nous atteignons un col occupé par une petite prairie.
Il n'y a plus qu'à grimper en suivant la trace qui convient le mieux, tant il y en a de partout!
Certains finissent dans des dalles, d'autres entre de blocs. Il fait un temps splendide et la vue est époustouflante. Nous voyons nettement tout le chemin parcouru les 5 jours précédents.
 La descente est plus évidente et nous rejoignons Catherine qui manquait de motivation pour grimper là haut.
Une petite éminence un peu plus loin nous semble être un bon endroit pour le pique nique.
Puis nous continuons la crête jusqu'à retrouver le chemin de descente. Celui ci rejoint les pistes de ski du Lioran et nous croisons quantité de randonneurs de l'après midi qui montent ou descendent. Le col est atteint, puis le GR retrouvé nous mène au gîte du Boufadou où nous passerons la dernière nuit. Philippe lui regagnera Paris où un tournoi de Bridge l'attend.
Ce qui attend les autres, hormis la mousse, c'est le choux farci promis par notre hôte.
Comme nous sommes arrivés tôt, la fin d'après midi est consacrée au shopping ou au farniente. L'atmosphère est tellement pure que le plomb du Cantal semble à portée de main.
Sur la somme demandée pour le séjour, il reste un peu d'argent que nous consacrons à l'apéro de fin de trek, agrémenté de fromages et charcuterie fournies gracieusement pat le patron.
Le choux farci ne déçoit pas, ni l'île flottante qui le suit. Et c'est la panse pleine que nous regagnons nos lits.
 Epilogue:
 Ce circuit concocté par Alain K et dont il a organisé les étapes, assurant le gîte et le couvert à la troupe, y compris les transferts de bagages n'a pas déçu. Bravo à lui.
Les cheminements hors GR n'ont pas toujours été évidents, surtout au début quand nous ne connaissions pas encore la philosophie du balisage local, assez maigre de surcroît.
 

 

  
La grande Aiguille d’Orcières 2793m - dimanche 14 juillet 2019

Le départ est avancé à 7h à St Bonnet car la randonnée prévue est plus forte en dénivelée. 1300m pour seulement 10 km AR. Nous sommes 11 aux Audiberts (1466m). Des nuées sont présentes au-dessus du sommet et nous inquiètent un peu.
Nous cheminons sur un sentier où l’herbe est coupée ras jusqu’à la séparation avec un retour sur la base de loisirs d’Orcières. A partir de là l’herbe est haute et très humide. Les fleurs sont magnifiques car ce versant nord est encore préservé de la chaleur. Nous arrivons sur un grand champ où se trouvent des abreuvoirs, financés par l’Europe, que nous appellerons au retour « les trois tonneaux ». La montée continue dans les mélèzes avec une pente non négligeable jusqu’à un petit plat. Là un superbe panorama se découvre autour de nous : la grande Autane, le fond de la vallée d’Archinard, le plateau de Basset, le Mourre Froid, les Estaris, le Chaillol, … Nous avons déjà pris de la hauteur !
A la sortie un panneau nous indique qu’à partir de là nous entamons une partie difficile !! Rien n’arrête le RCV et nous continuons dans une pente qui se redresse jusqu’à la croix. A partir de là il n’y a plus d’arbres et le sommet est bien visible au-dessus de nos têtes… le sentier se déroule jusqu’à un gros cairn et devient rapidement plus caillouteux. De tous petits plats en grosses montées nous longeons la crête et comme dirait une randonneuse assidue « la pente se redressait encore »… nous faisons des pauses régulières pour reprendre notre souffle. Au milieu de ces cailloux quelques belles petites fleurs nous montrent que la vie est la plus forte ! Le final est une directissime mais toute la troupe arrive soudée et ravie au sommet. Nous avons gravi ce sommet en 3h45 : bravo à toutes et tous.
Nous déjeunons là-haut en jumelant les chamois dans le vallon des Gourniers au-dessous. Les nuages s’étant dissipés nous avons un panorama excellent.
La descente s’effectue par une variante un peu sportive sur le côté droit. Un peu de piment dans ce monde trop simple…. Quelques pauses pour refroidir les genoux et nous retrouvons les voitures.
Un arrêt à la base de loisirs d’Orcières afin d’admirer encore une fois cette belle Aiguille et nous désaltérer…
Une vraie rando d’été avec les difficultés et la dénivelée inhérente à notre belle montagne.



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Fête de la randonnée du CDRP05, les 28 et 29 juin 2019 à  Cervières
 Vendredi 28 juin
 Comme la fête se déroule assez loin, cela sert de prétexte à partir la veille pour faire une rando et coucher une nuit dans un gîte.
Cette année, la fête est à Cervières et nous irons coucher à Villar St Pancrace.
Nous voici partis rejoindre les gapençais à Chorges pour nous rendre ensuite à Puy Chalvin pour faire le col de la Trancoulette. Nous l'avions fait en hiver en raquettes mais dans la brume et sous la neige.
Après pratiquement 1 heure de bouchon à Savines pour cause de travaux (mineurs), nous arrivons à Puy Chalvin. Marie Blanche propose que l'on file jusqu'aux Combes en voiture pour rattraper le temps perdu, dont acte.
L'astiquage récent de la voiture de Régine n'a pas résisté à 2 km de piste poussiéreuse !
Il fait déjà chaud quand les 13 participants prennent le chemin du col, d'abord par la suite de la piste, puis par un sentier. Il y a des fleurs partout. Le chemin serpente sous les mélèzes et au milieu des rhododendrons en fleur, puis dans des prairies tantôt jaunes de boutons d'or, tantôt blanches de renoncules des Pyrénnées, tantôt bigarrées. La pente est raide et ça transpire. La montée finale du col est heureusement à l'ombre en grande partie. Puis nous débouchons au col (2293 m) et pouvons ce coup ci voir ce que le mauvais temps nous avait caché cet hiver. Là aussi, le vaste vallon est très fleuri. A notre gauche, la crête de l'âne de Passaga nous attire. De là, on doit voir du coté de Briançon et nous décidons d'aller y déjeuner. Il fait un vent fort, et malgré qu'il soit tiède, nous préférons nous abriter dans une dépression.
Après le repas, certains ont envie d'aller un peu plus haut. Et finalement, 2 d'entre eux montent jusqu'à la croix d'Aquila (2466 m) qui les narguaient au bout de la crête.
Retour au col où un sentier bien marqué (mais non représenté sur les cartes) permet de rejoindre le lac des Partias, situé dans la réserve naturelle du même nom. Un joli chemin en balcon, au milieu des rhodos mène à une pente herbue qui s'achève sur le lac. Déception, ce n'est qu'une flaque malodorante et sans intérêt. Nous prenons le chemin du retour, passant par des chalets d'alpage, puis des prairies fleuries et enfin le bois de mélèzes de la montée.
2 km de poussière plus tard, nous retrouvons Puy Chalvin puis descendons sur Briançon pour la mousse. Il fait 36 ° à la gare où nous prenons notre boisson, enfumés par un inconditionnel de la clope.
C'est ensuite la recherche du gîte à Villar St Pancrace, puis l'installation, la douche et un peu de repos avant le repas: tartiflette accompagnée de jambon et cervelas + gâteau. Pas vraiment de saison mais nous y avons toutefois fait honneur. Promenade digestive et coucher vers 10 h.
Samedi 29 juin 
Comme à l'accoutumé, tout le monde est déjà en place 20 mn avant l'heure prévue du petit déjeuner ! Ce qui fait que tout le monde est aux voitures 20 mn en avance. Nous prenons la route pour Cervières. Un service de guidage nous oriente vers le lieu de regroupement, puis on suit des ballons. Sauf que rien n'indique de tourner à droite.  C'est en se retrouvant au dessus du lieu que l'on voit qu'on a loupé la rue. Comme c'est par là que l'on part ensuite, on abandonne les voitures pour retourner à pied se faire reconnaître, boire un jus et croquer une viennoiserie. A l'exception de Marie qui opte pour le lac des Cordes, tout le monde est partant pour le Chenaillet.
Les groupes sont constitués et nous rejoignons les autos pour nous rendre au parking au dessus du mur des Aittes.
Là, comme nous sommes nombreux, 2 groupes sont constitués, avec animateur, serre file et géologue: le Chenaillet est connu pour présenter des terrains très anciens où se trouvent des formations rocheuses à la fois continentales et sous marines. Le géologue va nous expliquer cela durant la montée en faisant des stations sur les sites remarquables. Pour en savoir plus: www.geol-alp.com/brianconnais/_lieux_Claree_E/Chenaillet.html
Nous dépassons le premier groupe dont le géologue est plus bavard que le notre. La montée s'effectue dans les alpages, plus secs et moins fleuris que ceux d'hier. Les arbres se font rares mais il y a un peu d'air et le chaleur est supportable. Nous atteignons la cabane des douaniers. A partir de là, nous allons cheminer dans un monde minéral peuplé de roches aux noms barbares que nous décrit Michel.
Vu de loin, on pourrait penser que le sommet n'est atteignable qu'en escaladant des blocs énormes dans de gigantesques éboulis. Mais il n'en est rien: le sentier géologique est bien aménagé et la montée est aisée. Un névé est traversé et voici le sommet (à 2650 m) qui est un belvédère à 360 °. Dommage que ce soit brumeux mais on voit quand même bien les Ecrins, la Vanoise, le Queyras...et l'Italie.
Pique nique au sommet où il fait bon, avec une légère brise. L'autre équipe nous rejoint. Nous échangeons avec quelques connaissances puis il faut songer à la descente par un autre chemin, avec encore quelques explications géologiques. Les prés sont atteints. Il commence à faire chaud ! Les voitures sont en vue. Nous larguons les chaussures pour enfiler les sandales et cap sur Cervières où une collation nous attend. Le local où nous sommes reçus est celui qui, dans la série Hugo, est le siège de la police rurale.
Les groupes arrivent petit à petit. Nous retrouvons Marie enchantée par le circuit du lac des Cordes. Nous nous excusons auprès du président, mais le retour est long et nous n'attendons pas le discours de clôture. Il fait 35 ° à Briançon, le ciel est voilé.
Nous faisons un crochet par Guillestre pour faire le plein de fromages à la fromagerie de la Durance. Le ciel est de plus en plus chargé, mais finalement, il ne pleuvra pas quoique quelques coups de tonnerre se fassent entendre dans le Champsaur.
A notre avis, cette fête 2019 est une réussite. Merci aux membres de l'ARBB qui l'ont organisé.