LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Les refuges de Vallonpierre et Chabournéou, dimanche 13 octobre 2019
 
En cette matinée de dimanche au ciel mitigé, 11 randonneurs se retrouvent à St Bonnet puis se rendent à St Firmin où 4 autres les attendent, dont une personne à l'essai d'une rando du dimanche.
Le convoi repart pour le parking sous le Gioberney, point de départ de la rando. Nous rejoignons le sentier du ministre que nous allons suivre jusqu'à l'embranchement vers Vallonpierre. De gros nuages passent et les sommets sont accrochés mais la météo n'a pas prévu de pluie. Le sentier descend pour aller traverser la Séveraysse. Une halte permet de se dévêtir, car malgré l'absence de soleil, il fait très doux. La passerelle est franchie et nous rejoignons le GR54 que nous allons suivre jusqu'au refuge. Nous nous élevons dans l'alpage piqueté de champignons qui ressemblent à des coulemelles. mais en est ce bien? Dans le doute...
Se présente un torrent non pourvu de passerelle et où le passage pour le traverser ne saute pas aux yeux. Nous tâtonnons un peu, mais finalement personne ne prend un bain de pied. Deux jeunes femmes qui font la boucle en sens inverse attendent patiemment que tout le monde passe. La montée continue, enchaînant les nombreux lacets et ponctués de quelques pauses pour permettre à la nouvelle de souffler. Quelques rafales de vent rafraîchissent l'atmosphère.
Malgré les nuages le panorama est magnifique. Nous atteignons le bord du replat et nous dirigeons vers le lac et le refuge. Il n'est plus gardé. Quelques personnes se préparent à pique niquer, d'autres entament la descente.
Il est midi pile et la pause casse croûte est décidée près du refuge. Pas de soleil et du vent nous obligent à nous couvrir. Après le chocolat de Marie et les gâteaux d'Anne Marie, décision est prise du départ car ça caille!
Nous traversons tout le replat et descendons dans la dépression avant d'attendre les éboulis de la remontée. Il fait de nouveau chaud et les pelures rejoignent les sacs. Nous gravissons la pente, passons par le petit ressaut fraîchement câble et entamons le passage en balcon, peut être le plus beau passage de cette boucle. Josette repère un chamois en livrée hiver.
Le point culminant est atteint et commence la descente à travers les éboulis parfois remaniés par les précipitations et qui ont modifié le parcours. Puis nous désescaladons le dernier ressaut, lui aussi fraîchement câblé.
A part le passage à gué du torrent, habituellement gelé en début de saison, et pour lequel le parc vient de construire une passerelle non encore en place, rien n'entrave la progression jusqu'à Chabournéou.
Une pause est décrétée et nous investissons la terrasse inférieure. Nous recherchons aux jumelles le refuge de Chalance où nous avons couché mi septembre et d'où on voyait Chabournéou.
Puis c'est la descente des nombreux lacets avec vue sur l'ensemble de circuit. Les myrtilliers sont rouges, le ciel est de nouveau bleu. Le chemin du ministre est parcouru, un peu long et monotone comme d'habitude. Les passages au soleil alternent avec ceux à l'ombre que nous apprécions car il fait maintenant chaud!
Une d'entre nous se sent soudain mal et nous faisons une pause le temps qu'elle se remette. Un coup de chaud? de pompe? Mystère.
Nous attaquons la remontée vers le parking et regagnons celui ci.
Où boire un coup? Gioberney, fermé; la Chapelle, fermé; Saint Firmin, fermé! Finalement nous regagnons nos domiciles sans avoir sacrifié au rituel!
Le pas du Follet (Dévoluy) dimanche 6 octobre
 
Arrivée en ordre dispersé à l'Office du tourisme de St Etienne des 13 participants à cette rando automnale. Puis nous nous rendons en convoi au départ du téléphérique du pic de Bure où nous garons les voitures.
La montée commence par un fort raidillon goudronné qui nous permet de nous échauffer car il ne fait pas chaud et le soleil est encore derrière les crêtes. De plus, des nuées traînent sur les reliefs et dans le fond des vallées. La pente s'adoucit, et la piste redescend même alors que nous pénétrons dans la forêt, puis remonte doucement. La mousse a un peu reverdi suite aux précipitations, mais pas un champignon n'est visible.
A une bifurcation, nous quittons le surplus de vêtements et changeons de direction. Puis nous empruntons sur la gauche un raidillon qui nous mène dans un grand vallon (Vallon froid) enchâssé entre la crête d'Ane et la montagne de Barges. Le sentier est peu marqué et nous montons dans la prairie fort pentue jusqu'à atteindre un replat. La vue de face de la crête d'Ane est saisissante de verticalité! Nous atteignons un col et redescendons vers une combe avec un semblant de sentier glissant et pentu. Jocelyne dérape et part dans la pente, heureusement pas très loin. Plus de peur que de mal!
Nous finissons la descente au fond de la combe avant de remonter en face, toujours dans des pentes herbeuses où le sentier se devine à peine. Le panorama est somptueux, aussi bien vers le nord du Dévoluy que vers le pic de Bure qui nous écrase de ses vertigineuses parois!
La pente s'adoucit et nous découvrons le pas du Follet, à la verticale de la grande falaise d'au moins 600 m sous le pic de Bure (voie Demaison).
Le sentier continue dans un éboulis peu engageant et Yves décrète que nous pique niquerons au pied du pas que nous ne gravirons pas pour des raisons de prudence.
Une jeune femme le gravit avec précaution pendant notre pause. Il semble que certains passages soient délicats, surtout pour un groupe.
Puis le ciel se couvre et le vent forci donnant le signal du retour. Nous négocions la descente en serpentant dans l'alpage jusqu'à retrouver la combe de ce matin. Là, nous obliquons à gauche sur un sentier assez bien tracé qui suit le flanc gauche du vallon d'Ane et rejoint la cabane du même nom. Le sentier serpente dans un lappiaz parsemé de blocs de calcaire érodés et percés, typiques des ces lieux. Le Dévoluy est un massif calcaire constellé de gouffres appelés localement chourum et dont le plus profond atteint 980 m de profondeur!). Un circuit hydrologique (circulation d'eau souterraine) le parcours et rejaillit aux sources des Gillardes coté nord.
La cabane offre la possibilité de s'abriter et d'y dormir pour 4 à 5 personnes: lits avec couvertures, poële à bois, table et bancs.
Vous poursuivons la descente pour rejoindre la forêt en passant non loin d'une bergerie qui abrite en été jusqu'à 5000 brebis et 5 patous! Heureusement, tout ce petit monde est déjà parti!
Nous rejoignons la piste à la cabane de l'Avalanche, construction en rondins situés dans une jolie clairière avec tables de pique nique. Plus qu'à légèrement remonter, puis dévaler la rampe pour rejoindre le parking.
Pas un seul bistrot d'ouvert à St Etienne! Nous nous dispersons sans sacrifier au pot de fin de rando.
Randonnée "Tour du Giroulet" dimanche 29 septembre 2019.
 
Une journée splendide s'annonce: ciel bleu, pas de vent, température agréable comme l'arrière saison peut nous en proposer. 8 randonneurs se retrouvent à ND de Bois Vert, dont un nouveau qui souhaite voir comment se passe une rando du dimanche.
Départ à l'ombre dans les bois et rencontre avec des chasseurs en battue: c'est l'automne et ces rencontres sont fréquentes. Mais dans le 05, nous avons toujours cohabité avec les chasseurs sans se sentir des gêneurs. Nous franchissons le torrent sous le pas neuf, puis continuons par la piste élargie pour les besoins d'une coupe de bois. Nous voilà au dessus de Laye Station, puis au départ du sentier qui mène à Coste belle. Le soleil est déjà présent et les polaires au fond du sac. Nous enchaînons les lacets sous l'aiguille de Laye et atteignons le col sans nom. Une petite pose et nous continuons vers Coste belle, point culminant de la rando avec 2001 m.
Maintenant il nous faut parcourir la crête en son entier avec vue magnifique sur le Champsaur et le Dévoluy. Se succèdent Coste folle, le Giroulet, puis la descente vers le Bas col où nous décidons la pause repas. Une petite brise nous rafraîchi. Il fait bon, même en plein soleil et une petite sieste clôture le repas.
Puis nous continuons vers la montagne du Chamois. Dilemme: on passe dessus ou au pied? Finalement 3 choisissent le pied et le reste le sommet. De toute manière, les sentiers se rejoignent. La vue porte sur tout le chemin parcouru le matin. On aperçoit en dessous de nous l'éboulis de Chétive par lequel nous reviendrons vers Bois Vert.
Puis il faut s'attaquer à la descente hors sentier en travers de la pente herbue et pierreuse pour atteindre le GR93 qui passe en contre bas et rejoint le col de Chétive. Les cailloux roulent sous les pieds et les touffes d'herbe sèche glissent un peu, mais nous venons à bout de la difficulté et nous voici sur le sentier et très vite au col.
L'éboulis est partiellement à l'ombre et on pourrait penser que celle ci va gagner du terrain. Mais le soleil tourne vers le col, et c'est l'inverse qui se passe!
Quelques lacets plus bas, nous nous engageons dans ce grand éboulis qui vient de la montagne du Chamois et le traversons de diagonale jusqu'à rejoindre la forêt au dessus de la cabane des Pierres. Une pause à l'ombre des arbres permet de nous désaltérer et de nous reposer de la descente. La suite s'effectue dans de grandes prairies où le sentier suit les ondulations du terrain. Nous passons près d'une vielle caravane Eriba amenée là voilà certainement pas mal de temps. Pourquoi? Mystère! La forêt est de nouveau atteinte, puis la piste forestière et le chemin qui vont nous ramener tranquillement au point de départ, avec quelques petites cotes pour rompre la monotonie. Puis nous finissons le parcours sur la grande piste de Bois Vert qui passe près de la fontaine St Clair.18 km et 1100 m de dénivelée cumulée sont à notre actif.
Direction les 3 ton's pour le pot de clôture. Chemin faisant, nous revoyons des chasseurs et soudain un magnifique cerf traverse la route devant nous. Les chasseurs ont dû nous maudire de passer juste à ce moment là! Nous lui avons peut être sauvé la vie!

 
Le refuge et le col de Chalance – Dimanche 15 et lundi 16 septembre 2019
Rendez-vous matinal à 7 h à Saint-Bonnet pour les 11 participants afin de rejoindre le Valgaudemar et le Rif du Sap. Chacun récupère une partie des courses faites par notre Président et son épouse en prévision du repas du soir. Les sacs s’alourdissent et nous savons qu’il faudra encore prendre deux litres d’eau supplémentaires à la source au-dessous du refuge, car il n’y a pas d’eau potable là-haut !
La montée débute avec la vérification du cahier consignant que nous sommes bien prévus pour le couchage du soir au refuge. Tout est ok. L’ascension peut commencer. Le rythme est lent car le poids des sacs se fait sentir et accentue le mal au dos de certain, les machines ont du mal à démarrer. Le soleil nous rattrape et avec lui les vestes tombent, lunettes et chapeaux refont surface. Les corps réchauffés prennent leur cadence habituelle et la colonne avance doucement mais surement.
La montée tout en lacets nous laisse contempler la belle vallée du Valgaudemar. Une pause sur un replat et nous pouvons observer le versant opposé où se situe la cabane de la Lavine qui fera l’objet d’une prochaine rando. Les couleurs de l’automne commencent à s’imposer et nous admirons des rouges, des jaunes éclatants parmi les arbres du bas. Nous sommes rejoints par trois dames, connues de certaines, qui nous dépasserons un peu plus loin. Au détour du chemin nous apercevons enfin le refuge situé tout là-haut à côté du majestueux Pic Lambert. Nous rejoignons le replat où se trouvent les cabanes du berger ainsi que le patou … qui nous accueille bruyamment… vite arrêté par son maître situé un peu plus haut sur le sentier. Très gentiment le berger, connaissance d’une des nôtres, nous propose de nous offrir le café. Mais la montée est encore longue et nous préférons ne pas laisser refroidir nos muscles. Ce sera pour demain au retour. La pente se fait plus raide et nous passons quelques rochers où l’aide des mains est utile. Puis à travers les pâturages la trace est directe jusqu’à la cascade et la source où nous nous ravitaillons en eau potable. Les sacs sont très lourds et le pas se ralentit encore ! Mais nous progressons et arrivons au refuge dans le timing idéal pour le repas ! Nous envahissons la petite terrasse du refuge et faisons fuir plus haut dans les rochers les quelques occupants du moment. Deux randonneuses ont du mal à arriver et Philippe et Josette redescendent pour prendre les sacs et leur permettre la fin de l’ascension.
Une fois restaurés et la petite sieste faite pour certains nous reprenons les sacs, allégés au maximum, et partons en direction du col de Chalance. Plus que cinq volontaires très motivés, car il y a encore pas loin de 500m de dénivelé à grimper. Nous suivons le tuyau d’alimentation en eau du refuge sur une bonne partie de la montée au milieu des rochers et des éboulis. Une vire à passer qui requiert toute notre attention et nous reprenons notre ascension de caïrn en caïrn. Nous approchons du col sur la droite par un dernier éboulis bien glissant. Ca y est nous sommes à plus de 3000m. Une première pour Françis ! La vue s’ouvre sur le glacier et le lac de la Muande, le refuge de La Lavey, le lac des Rouies,… Tout simplement grandiose !
Quelques gros nuages sont au-dessus de nos têtes et Anne-Marie sent même deux gouttes… nous reprenons la descente au milieu de toutes ces roches, mais en utilisant les grandes plaques bien plus faciles pour l’adhérence. Philippe complète au passage, de manière artistique, quelques caïrns… ! Nous observons avec les jumelles les alentours mais nous ne voyons ni chamois, ni marmotte. Seule une perdrix sera aperçue dans la descente du col. Où se cachent les animaux ?
Après le savoureux cake de Lili servi pour le gouter, il est rapidement l’heure de boire l’apéro offert par Françis pour fêter son 3000m. Nous profitons de la terrasse et du somptueux panorama. Le soleil commence à baisser et nous rentrons pour souper. Les pâtes bolognaises, cuites al dente sont un régal. Bravo à Alain qui a tenu son engagement de nous faire goûter une vraie sauce bolognaise maison ! Une bonne tome de chez Marion et un cake marbré d’Edwige complètent le repas. Un Bourgogne, un Côte du Rhône et pour finir un génépi facilitent la digestion. Le panneau solaire nous permet d’avoir de la lumière : c’est le luxe ! Nous nous couchons de bonne heure avec un bon fou rire d’Edwige et Christine au sujet d’une photo, paraît-il audacieuse…. Que nous ne verrons pas. Dommage ! La nuit est tranquille dans le dortoir. Le ciel est dégagé, bien éclairé par la lune.
Réveil à partir de 7h, nous rangeons nos affaires et préparons le déjeuner que nous prendrons à l’extérieur en admirant le lever du soleil. La vaisselle terminée, le rangement du refuge effectué, nous prenons le chemin du retour et profitons à chaque étape du panorama et de la vision du charmant refuge de Chalance qui s’éloigne…
Nous nous arrêtons pour le café chez le berger avec qui nous partageons un très agréable moment. La discussion va bon train mais il faut repartir… le reste de la descente s’effectue avec quelques glissades sans gravité sur le sentier. Il est un peu plus de midi lorsque nous arrivons aux voitures.
Direction le Gioberney pour déjeuner. Après une arrivée au restaurant, où le personnel est légèrement grognon, nous nous régalons d’un bon « menu rando » avec des glaces énormes pour certains au dessert… 1 600 calories perdues pendant l’ascension 16 000 calories reprises en un repas… Le randonneur a un bon coup de fourchette !
Deux journées bien remplies. De la bonne humeur et de la convivialité. Un site remarquable. Tous les ingrédients sont réunis pour que la randonnée du refuge de Chalance devienne chaque année un incontournable à notre calendrier.

Le Châtel ou Bonnet de Calvin, dimanche 8 septembre 2019
 
Déjà du vent et des nuages dès ce matin à St Bonnet où se retrouvent les 6 courageux prêts à affronter l'ascension du Châtel. En fait, 5 membres du RCV et une personne venue tester la rando du dimanche:Corinne.
Direction Cordéac, qui a changé de nom et s'appelle maintenant Châtel en Trièves!
Un peu de piste carrossable nous mène au parking de départ. Des panneaux expliquent pourquoi il y  a des brises crues dans le torrent.
La rando débute par une raide piste caillouteuse, puis un sentier suit le ruisseau des Pavés.
 D'autres explications disent pourquoi le fond du torrent est pavé... Celui ci coule malgré la sècheresse présente aussi dans le Trièves. Le sentier monte en épingles dans la forêt de pins, d'épicéas et de hêtres, résultat d'un reboisement initié par la RTM au début du siècle dernier pour éviter le ravinement lors des forts orages. De nombreuses pistes forestières, pour la plupart abandonnées, sont coupées par le sentier. Le vent n'est pas très sensible sous le couvert végétal mais on devine qu'il souffle au dessus des arbres.
Bientôt nous débouchons dans les alpages et le Châtel s'offre à la vue. Des nuages défilent dans le ciel et accrochent les reliefs. La piste est rejointe, puis de nouveau abandonnée pour un sentier montant en lacets sur le flanc de la montagne. D'un coup, la vue s'ouvre sur le Trièves sud et le pied de l'Obiou (qui a la tête dans les nuages).
La progression reprend vers le premier ressaut qui franchit une petite falaise, puis une seconde un peu plus haute pour finir par le troisième ressaut qui permet de prendre pied sur la base du plateau. Encore un effort et le sommet est là. Le vent souffle fort et il ne fait pas chaud. 2 personnes y font des photos.
Nous nous couvrons et décidons de traverser l'alpage sommital pour aller manger à l'abri. Tout en descendant, nous profitons pour identifier les lacs et sommets visibles. Le lac du Sautet est suivi d'un second sans nom ( barrage de St Pierre Cognet), puis de celui de Monteynard.
Au delà de la Mure, les lacs de Laffrey sont visibles. On devine le Vercors, l'Obiou, les Ecrins, tous dans les nuages.
Nous descendons sur le sentier de retour et nous nous arrêtons dans une épingle pour le pique nique: plutôt peu confortable mais à l'abri du vent. Malgré cela nous ne traînons pas car il ne fait pas chaud et le soleil manque à l'appel. Le reste du sentier est dévalé et nous retrouvons la piste puis une bergerie et le carrefour du matin. Le sentier de montée est repris et l'abri des arbres retrouvé. Il fait meilleur et les doudounes retrouvent les sacs. Une pause ou deux pour boire un coup et la piste caillouteuse nous ramène aux autos, non sans quelques dérapages.
Il y a un peu plus de soleil.
Corinne a l'air satisfaite de sa journée et devrait bientôt faire partie des effectifs.
Nous reprenons le chemin du retour avec un peu plus de vue que le matin.
 
Dommage que la journée ait été si nuageuse et froide pour un début septembre. Le Châtel est un beau belvédère mais la vue y était limitée. On y retournera!

 
Le Pas de l’Olan mercredi 4 et jeudi 5 septembre 2019
Mercredi 4 septembre 2019 :
Départ de Saint-Bonnet à 8h avec quinze participants motivés pour ce mini-séjour. Il fait grand beau, aucun nuage ! Petit arrêt à Villar-Loubière pour garer une voiture en prévision du retour. Nous laissons les voitures sur le parking à la sortie de la Chapelle en Valgaudemar et attaquons la montée. Les lacets s’enchaînent et la pente est raide. Rapidement nous dominons le village. Nous longeons la cascade toujours bien fournie en eau. Nous croisons quelques équipes qui redescendent après avoir sans doute passé la nuit au refuge. Une halte à la première passerelle pour observer le paysage et reprendre des forces et nous continuons jusqu’à l’embranchement où nous virons à droite, direction le refuge de l’Olan. L’air est doux et nous cheminons vers la deuxième passerelle où une nouvelle pause s’effectue. Nous admirons le paysage et reconnaissons tous les sommets environnants. Nous arrivons sur un replat et la pause déjeuner s’impose : il est midi !!  Pour le dessert Cathy nous offre un brownie pour fêter son anniversaire. Quelques gouttes de mirabelles pour la digestion… Une petite sieste pour certains, des repérages jumelles pour d’autres, nous sommes très bien dans ce vaste espace herbu. Encore un petit effort et le refuge est en vue. Il surplombe la vallée comme un nid d’aigle. L’ancienne gardienne avance d’un bon pas vers ses souvenirs…
Nous profitons du reste de l’après-midi pour nous relaxer sur la belle terrasse et sans se lasser du paysage somptueux qui s’offre à nous. Quelques discussions pour nommer certains sommets…. Qui changeront de nom le lendemain matin avec la lumière du lever du jour…
Pour le goûter c’est Josette qui nous régale d’un gâteau au chocolat et nous offre les boissons en souvenir de ce lieu si cher à son cœur. Nous écoutons ses explications : Les glaciers ont fondus de manière conséquente ces dernières décennies, les courses sur la neige ne peuvent plus se faire en été, le réchauffement climatique est bien là et le manque d’eau prévisible…
Avec la tombée du jour la fraîcheur s’installe et nous sortons les doudounes. Le repas est servi à 19h et nous apprécions la soupe chaude. Nous sommes installés dans deux dortoirs afin d’éviter les échelles… Après quelques rires au sujet des boules Quies… le silence se fait et tout le monde récupère de la belle montée. (D+ 1250m pour seulement 6 kms)
Jeudi 5 septembre 2019 :
Réveil à 7h pour un petit déjeuner à 7h30. Cinq chamois (deux adultes et trois jeunes) sont présents derrière le refuge à moins de 100m. Ils lèchent la pierre à sel des moutons qui pâturent aux alentours. Nous profitons du spectacle et prenons des photos. A 8h30 départ vers le Pas de l’Olan qui est déjà illuminé par le soleil. La montée s’effectue sans encombre et nous arrivons sur le Pas de l'Olan où les quinze se serrent. La vallée du Valgo s’offre devant nous toute ensoleillée.
Nous débutons la descente en nous accrochant aux rochers sur quelques mètres. Puis le sentier très bien tracé reprend. Une hésitation, afin de choisir le passage direct sur la rive droite, vite résolue grâce à la rapidité de Philipe transformé en chamois courant sur la pente. Tout le groupe traverse sans encombre le petit ruisseau qui a fait changer le parcours du GR sur quelques longueurs.
Nous observons les nuées qui remontent de la vallée et nous cachent le Pas de l’Olan ainsi que le Col des Colombes que nous atteignons après la traversée d’un magnifique pierrier de toutes couleurs.
Malgré la brume, nous décidons de déjeuner au bord du lac Lautier. Les incantations de Cathy feront leur effet et le soleil (timide) se lèvera suffisamment pour apercevoir le lac en totalité durant notre repas.
Nous reprenons la descente par des lacets très pentus qui nous conduisent jusqu’à l’embranchement du Col des Clochettes que nous laisserons à notre droite avant de plonger dans le vallon, puis la forêt direction Villar-Loubière. Nous apercevons trois chamois qui grimpent dans les rochers avec aisance ainsi qu’une grosse marmotte gardienne d’un énorme rocher, bien décidée à ne pas le quitter...
Les genoux, hanches, orteils, talons…. sont bien sollicités et certains ralentissent le rythme. La descente est très longue et nous sommes une deuxième fois confrontés à un changement d’itinéraire dû à l’érosion. Nous devons remonter une portion du sentier, franchir une belle passerelle, puis plonger enfin sur le village de Villar-Loubière. (D+ 500m – D- 1800m – 14kms)
Les chauffeurs vont récupérer les véhicules à la Chapelle en Valgaudemar. Afin de clôturer ces deux belles journées nous partageons, en terrasse au « Loubard », le verre de l’amitié.
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Le Col du Pas de la Cavale et le Col de l’Aup Martin - Dimanche 1er septembre 2019
 C’est la reprise des randonnées pour le RCV en ce 1er septembre. Six courageux sont présents pour commencer en beauté (22kms – D+ 1300m) cette nouvelle saison. Nous croisons d’abord Baloo et Dolma les deux gros chiens de berger qui nous saluent de quelques aboiements mais nous laissent passer sans encombre. Les moutons sont dispersés tout au long du parcours jusqu’au plateau de séparation des sentiers en direction du Col du Cheval de Bois et du Col du Pas de la Cavale. Ils ont laissé sur place de belles crottes qui posées sur le sol mouillé font un sentier des plus glissant… Surtout ne pas tomber !
Nous nous élevons au gré des lacets très nombreux mais bien équilibrés en ce qui concerne le dénivelé. Nous traversons plusieurs ruisseaux sans aucun problème et pouvons admirer le Sirac et le reste de glacier accroché à ses pentes, le col de La Valette, le Col du Cheval de Bois, le Chaillol…. Les plissements des montagnes sont encore remplis en certains endroits des restes de l’orage de grêle qui a eu lieu la nuit dernière. L’automne est bien là.
Nous débouchons au bout de plusieurs « 300 m » sur le dernier plateau nous apercevons le Col du Pas de la Cavale. Un dernier effort et nous franchissons la porte. Il est midi et nous déjeunons dans l’herbe sur le côté du Col. La vue est belle sur le vallon du Fournel et les montagnes au loin. Des vautours fauves tournoient au-dessus de nous. Un fromage et un gobelet ont des envies de glissade…
Des gros cumulus commencent à encombrer le ciel. La dernière bouchée avalée nous partons pour rejoindre le Col de l’Aup Martin, souvenir de notre trek sur le GR 54 Tour de l’Oisans. Nous pouvons admirer le Pelvoux, la barre des Ecrins, l’Ailefroide et la belle vallée du fond de Vallouise.
Il ne faut pas traîner car le ciel se remplit de toutes parts et nous commençons la descente. Quelques gouttes nous ferons sortir les vêtements de pluie mais sans grande utilité jusqu’aux voitures. Nous descendons du côté où les éboulements se sont produits et le spectacle est saisissant de constater la quantité de roches issues de la montagne.
Une belle journée malgré les prévisions météo pessimistes. Une fois de plus nous avons bien fait de nous lever !