LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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La Sainte Croix au départ de La Saulce le dimanche 19 novembre 2017.

Ce matin il n’y a plus de brouillard sur le Champsaur mais l’air est frais -6° au thermomètre. Nous partons pour le Sud de Gap afin de trouver des pentes plus chaudes. Nous sommes 18 randonneurs au départ car nous accueillons quatre personnes de Sentiers 05.
Nous traversons le village de La Saulce et très vite nous comprenons, en voyant des points orange dans la colline, qu’une battue aux sangliers est en cours. Nous parlons fort et sommes accompagnés un bon moment par un chien de chasse qui préfère les randonneurs aux sangliers… Quelques coups de feu sont tirés et nous sommes attentifs à toute arrivée intempestive de gibier, mais nous ne verrons rien.
La montée en balcon est douce et nous arrivons au village de Lardier et Valença. Au-dessus du village une table d’orientation nous indique quelques sommets que nous connaissons bien : le Pic de Crigne, la montagne d’Aujour, la petite Céüze, la grande Céüze…
Nous continuons en traversant un vallon, dans lequel une formation de demoiselle coiffée est en cours, et nous montons jusqu’à un col qui nous fait découvrir l’autre côté avec au loin les montagnes bien connues du Champsaur. Un petit incident de parcours sans gravité permet à David de réviser ses cours de secourisme. Le sommet est proche et nous débouchons sur le promontoire de la Sainte Croix avec une vue panoramique sur toute la vallée de la Durance ensoleillée. La salle à manger est toute trouvée. Quelques délices sortent des sacs apportés par nos invités, gâteau, chocolat, vin (avec modération).
Nous reprenons prudemment la descente et arrivons au village de La Saulce.
Un arrêt « chez Lili » clôture cette belle journée d’automne.

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Tour du lac de Peyssier par Villauret et abbaye de Clausonne dimanche 12 octobre 2017


10 valeureux membres du RCV se sont rendus au Saix pour effectuer une boucle autour de la montagne de la Plane et passant par le lac de Peyssier.
Il fait beau lorsque nous commençons la randonnée près de la ferme de Donnayes par une route qui mène au gîte du Villauret. Des cochons noirs, noirs et blanc et blancs nous saluent au passage par des "groin!groin!". Puis la route devient piste forestière et suit un beau vallon encaissé où coule de l'eau, remarquable par ces temps de sècheresse. La piste s'élève ensuite sur le flanc de la montagne dans une belle forêt de hètres (fayards) jusqu'à un col sans nom: c'est le point culminant de la rando.
Nous entammons une descente assez raide qui nous amène sur la piste qui va du Saix au lac de Peyssier. Nous remontons celle ci pour aboutir au lac, presque complètement à sec après cet été chaud et cet automne sans pluie.
Le vent souffle fort et des gros nuages noirs obscurcissent le ciel. Quelques gouttes font même leur apparitiion.
Il nous faut trouver un secteur abrité pour la pause casse croûte. C'est en limite d'une zone boisée que nous nous installons. Il fait alternance de soleil et de passages de nuages. Le repas est assez vite avalé (un peu trop vite pour certain!).
C'est le retour par la piste qui commence. De splendides stratifications ornent les flancs du vallon encaissé, témoins d'un passé lagunaire qui a permis le dépôt de quantité de sédiments. Puis les mouvements tectoniques ont plissé les roches pendant des millions d'années. Enfin, l'érosion a désagrégé une partie des roches qui ont été emportées par de très gros torrents, laissant les paysages que l'on voit aujourd'hui.
Le retour se poursuit dans cet environnement. Bientôt nous atteignons le croisement qui mène aux ruines de l'abbaye de Clausonne, datant du XIIe siècle. Un organisme essaye de réssusciter les ruines. Des pans de mur, des voutes, des escaliers en partie reconstitués donnent une idée de l'architecture et de la taille des édifices.
Retour dans le vallon toujours dans un décors de falaises stratifiées puis arrivée au Fay, gîte d'accueil d'associations participant aux travaux de rénovation de l'abbaye. Là, nouvelle découverte: des oeuvres d'art édifiées à partir d'éléments de la nature (troncs d'arbre, pierres..) ornent les bords du chemin, ainsi qu'une gigantesque conque orientée vers les falaises. Elle sert à diffuser de la musique qui vient se rébervérer sur la roche, créant un effet acoustique particulier.
De nombreux véhicules de chasseurs descendent la piste, signalant ainsi que la chasse a pris fin sans que nous ayant entendu un coup de feu.
Plus bas, on aborde le défilé de Gouravour, où la montagne a été sciée par le ruisseau qui n'avait que ce moyen pour s'échapper du vallon.
Nous voici arrivés à l'entré du village du Saix. Une pause sur le pont permet de se désaltérer et de quitter les doudounes devenues inutiles car il fait meilleurs.
Encore 800 m et nous retouvons les voitures. Sitôt partis, quelques gouttes s'écrasent sur le pare brise. Ouf, nous avons eu de la chance!
Un arrêt à l'hôtel Azur permet de sacrifier à la tradition du chocolat et de la mousse.
La pluie nous accueille dans le Bayard et le vent à Saint Bonnet!
Tour de Cote Gélée à partir du col de Gleize, dimanche 29 octobre 2017

Toujours aussi sec dans le Champsaur, et la promesse de froid tarde à se réaliser. Du vent, oui, de secteur nord mais plutôt doux en ce matin. Nous sommes 12 au rendez vous du col de Gleize, dont 3 nouveaux inscrits. Nous allons effectuer une boucle autour de Cote Gelée.
Le chemin qui part du parking est tout d'abord une piste de débardage d'une ancienne coupe de bois qui descend dans la forêt de mélèzes (une fois n'est pas coutume, nous commençons la rando en descendant!). Au bout d'un moment, elle devient sentier taillé dans la pente assez raide du soubassement de Cote Gelée. Il faut être attentif car le ravin est assez profond en dessous du sentier et il y a plein de feuilles mortes qui cachent les racines et autres cailloux. Notre hardie mal voyante suit en confiance sa coach qui lui indique les pièges à éviter. Enfin, le sentier débouche dans de vastes alpages dominés par la crête déchiquetée de cote Gelée.
Un peu plus loin, il faut contourner une ravine qui vient du col de Guizière. Une ruine, un filet d'eau, des pâcages à vaches occupent le fond de celle ci. Puis c'est soudain une large piste carrossable qui vient de Rabou. Nous suivons celle ci en profitant de la vue sur le Puy de Rabou, le pic de Gleize, la crête de la Barre et le sommet des Templiers. Bien sûr, Rabou est en point de mire perché sur son éperon.
Dans une épingle part une piste qui permet de rejoindre la brèche de Charance. Nous l'empruntons en remplacement de l'itinéraire initialement prévu. Elle remonte le flanc du vallon qui rejoint la brèche. Puis nous la quittons pour une vague trace remontant une ravine et qui est un passage en raquettes en hiver. Cela grimpe dur sans une trace bien définie. Le coin est à l'abri du vent et des replats permettent de nous y installer pour le pique nique.
Puis des rafales nous incitent à écourter la sieste. La coach change et donne à sa suivante des indications du genre "attention, lève la patte, il y a une marche...". Et ma foi, ça à l'air de bien fonctionner!
A travers la pente de l'alpage, nous remontons afin de retrouver le sentier de Guizière, puis suivons celui ci jusqu'au col d'où la vue porte sur tout le bassin de Gap et des montagnes environnantes, jusqu'à l'Ubaye, le seynois, les Autannes...
Nouvelle descente par le sentier escarpé pour aller rejoindre l'itinéraire de retour au dessus des Serrigues.
Cette montée en balcon permet de rejoindre progressivement le col de Gleize en longeant la base du versant est de Cote Gelée.
Plus nous remontons, et plus le vent se fait présent: bienvenue dans le Champsaur!
 Et c'est accueillis par des rafales que nous rejoignons les voitures.
Descente du col, arrêt chocolat- mousse au bar du golf et retour vers St Bonnet où nous attend une  bise bien présente, comme d'hab !
Col des Tourettes, dimanche 22 octobre 2017

La pluie de la nuit ayant cessé, il reste des trainées de brume dans les vallées et la température est voisine de 3°C.  Mais rien n'arrête les "randonneurs du dimanche" du RCV! Et c'est une équipe de 12 personnes, dont 2 nouveaux, qui se rend à Prapic au départ de la rando.
Il y a pas mal de brume mais nous espérons que la bise déjà bien présente va dégager tout ça. La montée s'effectue tranquillement et nous restons habillés car il fait plutôt frais. Un troupeau de brebis poussé par un berger en quad nous oblige à nous ranger. Puis c'est au tour d'u 4x4 qui monte la piste vers les lieux où paissent les brebis.
Nous commençons à nous réchauffer en arrivant à la chapelle de la Saulce (puisque tel est son nom) mais le brouillard ne décolle pas, occultant la vue sur les reliefs avoisinants. Le saut du Laïre est atteint: le Drac ne coule pas fort et la cascade est maigrichonne.
La traversée du pont est une épreuve pour une d'entre nous qui craint de passer au dessus de l'eau et qui le franchit en courant et en fermant les yeux!
Après une petite pause, nous reprenons la progression encore "entravée" par une passerelle! Puis commence la montée vers la cabane de la Barre. Quelques déchirures permettent d'entrevoir le relief, dont le Mourre froid.
Passé la cabane, le sentier progresse dans des alpages valonnés bien jaunes après la sècheresse de l'été. Encore quelques efforts et le croisement avec le sentier qui se dirige vers le col des Terres Blanches est atteint. Le ciel est plus dégagé et permet de voir une bonne partie des montagnes environnantes, et les tourettes du col. Il fait maintenant meilleur car le soleil brille et nous accompagne jusqu'au col. Le lac au pied de celui ci est complètement sec.
Le col atteint, nous constatons que les nuages se sont empilés du coté Durance et la vue est complètement bouchée.
Nous nous installons sur des pierres plates au pied de la crête, tout près des tourettes. Nous somme provisoirement à l'abri du vent pour le pique nique. De temps à autre, des déchirures dans les nuages laissent entrevoir les sommets coté sud. Puis le vent se renforce et nous quittons le col pour nous engager dans la descente. la bise souffle et malgré le soleil, il ne fait pas chaud.
Enfin, arrivés à la bifirquation, ça se réchauffe et les doudounes peuvent regagner les sacs. Le ciel est maintenant tout dégagé et nous profitons des couleurs des mélèzes sous la lumière dorée du soleil de ce milieu d'après midi. Petite pause au saut du laïre avant de continuer la descente. Le soleil descend sur l'horizon et à la chapelle de la Saulce, nous nous retrouvons dans l'ombre.
Elle nous accompagnera jusqu'à Prapic dont l'orientation fait que le soleil l'atteint encore à cette heure.
Un arrêt plus chocolat chaud que mousse est le bienvenu. Il ne reste plus que quelques dizaines de mètres pour retrouver les voitures.
Les nouveaux ont l'air d'avoir apprécié la balade et l'ambiance gaie et bon enfant du RCV.
Retour à St Bo "le vent" où il caille vraiement.
Col de Basset par les Chabauds, dimanche 15 octobre 2017

8 participants à cette sortie automnale, plus un invité venu découvrir l'ambiance randonnée au RCV. Température fraiche le matin sur ce versant nord de Basset, mais comme ça monte raide, nous nous sommes vite réchauffés. L'itinéraire qui n'existe pas sur les cartes débute par une rude montée sur une piste forestière assez défoncée, puis se poursuit par un sentier peu fréquenté mais bien tracé et balisé de jaune.  Il traverse une forêt où des feuillus se mèlent aux mélèzes. Des teintes d'automne égayent le paysage encore dans l'ombre.
Puis le sentier sort de la forêt pour traverser un éboulis au pied des falaises. Il passe ensuite en corniche et se poursuit par des épingles serrées sur le fil d'une crête bordée par un ravin où coule un filet d'eau.
Le soleil commence à inonder le paysage et les mélèzes s'illuminent, les teintes allant du vert pâle au roux en passant par le jaune.
Le sentier débouche sur une pente moins raide qui mène au plateau de Basset. Il n'est pas facile de trouver les balises jaunes et la trace est assez effacée par le manque de fréquentation et le remue ménage que les moutons ont fait. Ils sont heureusement redescendus car lors de la reconnaissance nous avons eu à faire avec un patou patibulaire et collant, voire agressif.
La traversés du plateau s'effectue dans un paysage d'herbes jaunies par la sècheresse qui sévit en ce moment. Les zones marécageuses sont sèches.
Nous atteignons le point culminant à 2350 m. La vue porte des 2 cotés: coté saut du Laire et col des Tourettes à l'est et vers la vallée du Drac à l'ouest avec en fond le Dévoluy, Ceuse...
Pause casse croûte sur la crête. Pas un souffle d'air. Nous sommes en T shirts.
Des éboulements fréquents s'écoulent sur le flanc du Garabrut, certainement provoqués par la sècheresse et l'élévation des températures.
Nous reprenons la marche en direction de l'extrémité nord du plateau qui permet d'entrevoir Prapic et tout le domaine de Merlette, et aussi le massif du vieux Chaillom.
Le retour s'effectue en traversant le plateau pour aller rejoindre le passage qui mène à la crête par laquelle nous sommes arrrivés.
Les mélèzes flamboient sous la lumière dorée du soleil de ce milieu d'après midi sans nuages et au ciel bleu profond.
Le retour s'effectue par le même chemin, offrant des perspectives sur le ravin du torrent des Chabauds. Les feuillus se sont allumés sous le soleil qui l'après midi éclaire l'itinéraire de montée et des jaunes, oranges et rouges contrastent avec le vert des mélèzes qui n'ont pas encore viré de couleur en cette plus basse altitude.
Retour aux voitures et pause au plan d'eau pour la traditionnelle mousse de fin de randonnée.
Notre invité du jour a bien apprécié l'ambiance de notre petit groupe et deviendra certainement bientôt membre du RCV.