LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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Le Mont Guillaume dimanche 17 septembre 2017

Moins deux degrés en arrivant vers St-Bonnet… la ballade risque d’être fraîche.
Nous sommes huit au départ du parking bien couverts : gants, bonnets et doudounes. La montée régulière au milieu des grands arbres est un vrai plaisir et nous réchauffe un peu. Quelques rayons de soleil illuminent le ciel, dissipent les brumes accrochées au sommet du Mont Guillaume, et on se plait à croire que ça va durer. Petite halte à la chapelle des Seyères avec sa belle fontaine.
Nous reprenons la montée et sentons par moment de bonnes rafales de vent. Les nuages d’altitude passent très vite au sommet. Nous nous recouvrons au fur et à mesure que le ciel blanchit. Arrivés au sommet il fait un froid de canard. Nous décidons de ne pas continuer par les crêtes, la vue est nulle, le brouillard recouvre tout. Nous devons nous abriter dans la chapelle pour déjeuner et éviter le vent.
Quelques passages moins nuageux nous permettent d’entrevoir le paysage. Le lac dans sa totalité et les sommets enneigés des Orres.
Nous ne nous attarderons pas car le froid intense nous transperce. Nous redescendons par le même chemin avec des petits flocons autour de nos têtes. Nous croisons quatre jeunes très courageux qui font la montée avec leurs VTT. Nous les reverrons sur le parking à notre arrivée, tous entiers…
Au passage quelques champignons sont quand même ramassés pour des études plus poussées.
Ce sera notre première randonnée hivernale 
!
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Séjour dans la Drôme les 12,13 et 14 septembre 2017.

11 participants pour ces 3 jours dans la Drôme concoctés par Patrice qui nous a conduit d'un pas décidé dans la bonne humeur durant ces 3 jours.
 
Mardi 12 septembre.
9h30 au Mont Serein. L’horaire est respecté et nous sommes au complet pour cette première rando non pas dans la Drôme mais dans le Vaucluse : le Mont Ventoux. Température fraîche au départ mais qui deviendra glaciale lorsque nous approcherons du sommet. Vent violent par rafales  mais nous pouvons tout de même progresser sans trop de difficulté. En 1967, le vent avait soufflé à 320 km/h…moins violent aujourd'hui, nous pouvons pique-niquer à l’abri de maigres arbres. Le retour est rapidement bouclé par un sentier traversant pierriers et forêts.
12 km et D+ 600 m.
Une heure trente de voiture pour rejoindre La Ferme des Pauroux, notre gîte  à Mornans ( près de Bourdeaux). Acceuil chaleureux et bonne table.
Mercredi 13 septembre.
Grosse journée au programme, les massif des 3 Becs, constitué par 3 sommets consécutifs, le Veyou (1589m) - le Signal (1559m) et Roche Courbe (1545m).
Départ de l’Auberge des Dauphins,édifice en béton armé inspiré du Petit Trianon de Versailles, construit au début du siècle dernier par Maurice Burrus, riche industriel Alsacien.
Longue traversée dans la forêt de Saou. Souvent comparé à une coque de navire, l'ensemble de la forêt de Saou est quasiment fermé. Seules deux échancrures permettent d'y accéder par la route. C’est un espace à la riche biodiversité (chamois, marmottes, chevreuils, aigles royaux, etc.), aux milieux diversifiés (forêt, landes, pelouses, falaises, etc.).
A la sortie de la forêt se dresse devant nous le premier Bec. Le sentier est en réhabilitation. Travail titanesque d’empierrements. Nous enchainons les 3 sommets avec une coupure repas. Panoras magnifiques sous le soleil. Le dernier Bec franchi, nous prenons le chemin du retour en longeant la falaise sur quelques km, puis après avoir regardé Saillans au travers du Trou de la laveuse un sentier pentu nous fait rejoindre une piste plus large, interminable, qui nous ramène à notre point de départ. Grosse journée…
23 km et D+ 1450 m.
Jeudi 14 septembre.
Météo incertaine pour ce troisième jour pour marcher sur le balcon de la Roanne au départ de Saint Benoit en Diois .Sentier dans les vignes sans doute destinées à se transformer en Clairette. Quelques gouttes nous accompagnent avant le repas. Organisation parfaite, à midi nous nous installons sous un porche avec tables et bancs dans le petit village de Rimon et Savel.Il fait frais et nous repartons rapidement. Cette fois il pleut et la raide descente du retour est particulièrement glissante. Chacun restera sur ses pieds.
Pot de départ au village de Saint Benoit avant le retour au bercail.
13 km et D+ 600 m

 
Le Grand Morgon, dimanche 10 septembre 2017.


Le samedi très pluvieux n’a pas découragé les six randonneurs présents ce dimanche matin. Le soleil était de retour avec un grand ciel bleu, du vent et une grande fraîcheur … Les sommets alentours étaient enneigés. Ca y est l’hiver est proche !

Durant la montée la vue, sur le lac et le « pont de Savines » (de Cathy), est toujours très belle dans cette lumière crue du matin. Rapidement nous atteignons le plateau et apercevons un patou auprès de la cabane. Nous sommes prévenus les moutons sont encore là.

Durant la deuxième partie le vent se lève et nous avons de plus en plus froid. Les gants, bonnets et doudounes sont sortis afin de résister aux rafales.

Nous atteignons le sommet sur lequel nous ne nous attardons pas malgré la vue spectaculaire sur les deux branches du lac. Nous enclenchons la descente par les crêtes et voyons un beau chamois qui broute. Les moutons sont en dessous, avec deux patous… à notre arrivée le berger remonte son troupeau et nous assure que nous pouvons continuer notre chemin sans encombre. Nous atteignons le lac, presque vide, pour déjeuner. Un rayon de soleil vient nous réchauffer : c’est le bonheur !

Puis, retour aux voitures et petit arrêt à la buvette de l’abbaye du Boscodon pour reprendre des forces.
Une belle journée !

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Sommet de Cëuse par le pas du Loup, Dimanche 3 septembre 2017


Pour cette reprise après la pause estivale (malgré tout bien remplie pour certains d'entre nous), une toute petite équipe s'est retrouvée au départ de la rando, à Manteyer: 5 personnes.
Miracle, la bise est tombée et la température est assez clémente.
Nous commençons par suivre une petite route goudronnée qui passe par le hameau du Serre, puis se transforme rapidement en piste forestière qui s'enfonce dans une forêt de Hêtres. La montée est agréable, la pente clémente.
Puis soudain, la pente se redresse et commencent les choses sérieuses. Le chemin est certainement une ancienne piste d'exploitation forestière, et tracée pour les débardeurs dotés de forte puissance. Les piétons que nous sommes arrivent quand même à progresser. Il fait frais et ça aide. Quelques faux plats permettent de souffler un peu. Aucune vue pour l'instant car nous sommes dans une forêt dense.
Puis nous arrivons à un captage d'eau et à partir de là, la pente devient plus douce, et c'est par de nombreuses épingles assez longues que nous émergeons partiellement du couvert végétal. La vue est splendide, aussi bien vers le nord (Pic de Bure), que vers l'est (Gap, Cuchon, Charance, Ecrins, la chaine du Piolit...).
Les épingles s'enchaînent jusqu'à ce que nous venions buter sur les falaises. Le chemin devient sentier et bientôt la première vire apparait: elle est équipée d'une main courante en câble et fait une trentaine de mètres. Tout le monde passe, parfois collé à la paroi!
Puis, changement de direction et retour au dessus de la vire, en légère descente jusqu'à un petit pas d'escalade facile et équipé lui aussi d'un câble. Le pas du Loup est franchi et nous débouchons sur Cëuse. Il ne reste plus qu'à parcourir 1 km et 150m  de dénivellation pour parvenir au sommet à 2016 m.
La vue est imprenable sur 360° et l'on découvre tout le bassin de Gap, jusqu'à la Saulce et tous les reliefs du Buech, Dévoluy, Ecrins, et des Alpes de Haute Provence, sans oublier Lure et le Ventoux.
Pause déjeuner non loin du sommet et gâteaux et cidre pour fêter l'anniversaire de Cathy. Des planeurs nous survolent à la recherche de courants ascendants.
Puis un nuage vient occulter le soleil et la température baisse. Nous décidons de commencer la descente pour le moment par le même chemin.
Quelques frayeurs pour passser la vire à la descente, car la perspective est plus impressionnante, mais tout le monde passe sans problème.
Nous enchaînons à nouveau les épingles jusqu'à une bifurcation qui va nous ramener par un autre chemin, toujours dans la forêt.
Après une bonne descente, nous recoupons le GRP mais ne le suivons pas. Une piste qui devient chemin permet de regagner Manteyer par les bois et de retomber sur l'itinéraire de montée.
Bientôt, le clocher de l'église apparaît et nous retrouvons la voiture garée tout près.
Retour vers Gap où nous allons boire la "mousse" chez les K que nous avons récupéré au passage ce matin.
Et nous rejoignons ensuite Saint Bonnet où il n'y a presque pas de vent (suffisament rare pour le signaler!).

 
Col de Chalance et nuit au refuge éponyme, dimanche 27 et lundi 28 août 2017
 
Une vielle idée émise par Franck et qui a refait surface: une délégation de 3 personnes  s'est rendue au refuge non gardé il y a 3 semaines afin de voir les possibilités ( 11 places).
Puis les dates furent décidées.
Et nous voilà à 8 au départ de l'aventure au Rif du Sap, plus une personne qui n'y restera pas pour la nuit. Les sacs sont lourds car nous emmenons le ravitaillement pour 2 repas et un petit déjeuner.
La pente est assez raide au départ et nous passons devant la boite aux lettres où se font les réservations: ouf! personne d'inscrit!
C'est donc sereinement que nous entamons la montée. Il est bonne heure mais il fait déjà chaud! Et ce versant est très peu ombragé.
Nous progressons tranquillement, jouissant du paysage se révélant  au fur et à mesure des lacets de la montée. Le Valgo se découvre ainsi que le massif au sud. Le Sirac domine.
Un lambeau de forêt nous apporte un peu d'ombre, mais ça ne dure pas.
Nous nous enfonçons dans le massif et atteignons un replat où se situe la cabane de la Muande. Nous approchons avec précaution car des chamois viennent parfois lécher le sel des brebis quand elle ne sont pas là. Et banco, 2 d'entre eux se montrent avant de s'éloigner de nous, mais nous laissant le loisir de les observer.
La progression reprend sur un sentier moins bien tracé et nous franchissons un petit ressaut.
Plus haut, c'est la zone des sources et il y a de l'eau malgré la sècheresse de cet été.
Ne sachant pas si le captage du refuge est en eau, nous remplissons par précaution les bouteilles prévues à cet effet. 1.5 kg de plus dans les sacs!
Une aiguille se dresse à notre gauche, et à son pied on aperçoit le refuge.
Le sentier est maintenant typiquement montagnard, passant en travers de la pente assez forte.
Il nous faut contourner tout un relief au pied du Lambert pour atteindre le refuge. Et soudain, il est juste au dessus de nos têtes, tout près et pourtant pas encore atteint.
Les derniers lacets nous y mènent et nous débouchons sur le replat sur lequel il est construit.
L'eau coule en abondance du tuyau, mais elle doit faire 35°! Heureusement que nous avons l'eau de la source.
Et c'est la découverte des lieux: une pièce avec des châlits en bas (5 places) et au dessus, 6 places très basses de plafond! 2 tables avec bancs, un coin cuisine équipé de tout ce qu'il faut, et même des boissons en libre service à 2.5 € à déposer dans la cagnotte.
Devant une terrasse avec vue imprenable sur le massif coté sud (on voit le Sirac, le refuge de Chabournéou...).
Nous sortons une table, et c'est parti pour le casse croûte.
Le projet de l'après midi est de rejoindre le col de Chalance, situé 450 m plus haut et sans accès balisé.
Tout le monde est partant, sauf la malheureuse qui a un rendez vous le lendemain et qui rebrousse chemin bien tristement.
Quelques cairns montrent la direction générale dans un vaste dédale de blocs abandonnés par les anciens glaciers. Des passages en vire précèdent des rudes montées en cheminées.
Puis il faut franchir de grandes dalles lisses rabotées par les glaciers, parsemées de cailloux de toutes dimensions et couleurs.
Enfin, le col est en vue, défendu par un gigantesque éboulis non consolidé où il faut trouver le passage le plus stable. Plus trace des glaciers, si ce n'est de petits névés sales et des flaques d'eau trouble.
Un bouquetin surgit au col et nous fait le plaisir de se promener sur la crête, permettant quelques photos.
Enfin, le col est atteint, à 3016 m.
La vue porte loin du coté de la montée, et de l'autre coté  l'on découvre les vestiges des glaciers de la Muande et du Fond. Les Rouies nous dominent. Le ruisseau de la Muande coule vers le plan de la Lavey et la vallée de la Bérarde.
Le ciel s'obscurcit et un vent frais souffle.
Nous engageons la descente par un passage qui semble plus abordable: les blocs sont plus stables.
Le cheminement se fait un peu différemment et nous rejoignons le point de captage et le tuyau de près d'un kilomètre qui achemine l'eau à Chalance.
 
Nous suivons celui ci de loin en loin et parvenons au refuge.
 
Daniel extrait des mousses d'un coin au frais et nous savourons celles ci sur la terrasse.
 
Puis nous nous installons et c'est bientôt l'heure de l'apéro: une bouteille de Mainetou Salon blanc et les biscuits apéritifs, melon et saucisson.
Surviennent 2 personnes qui ont vu qu'il restait des places de couchage. Nous faisons connaissance tout en préparant le repas.
L'eau est mise à bouillir pour les pâtes bolognaises, plat principal du repas suivi de fromage, tarte maison de Lili et accompagné de bons vins rouges.
 
Puis, après un tour sur la terrasse pour constater qu'il n'y aura pas d'étoiles, nous gagnons nos couchettes.
 
Le matin, petit déjeuner pas trop bonne heure, rangement des sacs, mise en ordre du refuge et descente vers le parking. L'idée est d'aller manger au Gioberney.
En cours de descente, les mêmes chamois se montrent au même endroit et nous faisons une halte pour les admirer.
Il fait de nouveau chaud et la descente est éprouvante puis nous atteignons le parking.
 
Une fois débarrassés des chaussures, nous montons au Gioberney pour le déjeuner précédé de la mousse fraîche que tout le monde attendait.
 
Puis c'est l'heure de regagner nos domiciles après cette belle aventure de montagne qu'il faudra réitérer pour ceux qui n'ont pas pu y participer.

 
Trek dans les Pyrénées: canyons d'Ordesa et Mont perdu, brèche de Rolland
(24 juillet, 1er août 2017)


Le lundi fut consacré au trajet et à l'installation à l'hôtel à Tarbes où nous avons fait la
connaissance de notre accompagnateur Jean Luc.


Jour 1:
Départ en car pour Aragnouet au dessus de Saint Lary-Soulans pour aller passer la frontière
au col de Barroude.
Transfert des bagages et des cantines du car dans le minibus qui convoie nos affaires et nous
récupérera ce soir à la fin de la traversée.
Il fait gris et brumeux, mais pas froid.
Puis nous entamons la montée dans une vallée boisée et assez étroite parcourue par le torrent
de Barroude. Elle s'ouvre bientôt et la forêt est remplacée par des alpages verdoyants où nous
découvrons l'iris des Pyrénées qui pousse ici en quantité. Il y a beaucoup de vaches.
La pente s'accentue et nous nous élevons sur le flanc de la montagne où une série de pics
formant une muraille impressionnante nous séparent du cirque de Troumousse tout proche.
Un passage rocheux coupé par un éboulis récent nous fait prendre pied sur la vaste
dépression qui abrite une série de lacs. Sur une hauteur on peut voir les vestiges du refuge de
Barroude qui a entièrement brûlé. Le ciel se nettoie et le soleil fait son apparition.
Les pique niques sortent des sacs et nous apprécions la pause après cette longue montée.
Mais le col n'est pas encore franchi et nous reprenons le sentier pour l'atteindre, longeant un
des lacs.
Quelques lacets et nous sommes accueillis par de fortes rafales de vent au col de Barroude (
ou Puerto de Barosseta) à 2536 m. Encore un pas et nous voici en Espagne: la réputation n'est
pas usurpée, pas un nuage de ce coté ci!
Une longue descente nous attend sur ce flanc sud assez sec mais fleuri.
Lacets après lacets, il nous mène au refugio de Barorosa, puis nous franchissons le rio et
atteignons la forêt. De splendides aconits napell s'y font admirer.
Le sentier débouche sur une piste longue et monotone qui nous fait rejoindre la route et le
minibus qui nous transfère en 2 fois à l'hôtel où nous passerons la nuit.
Installation, douche, mousse puis attente de l'heure espagnole du repas fixée à 20 h 30.
Nous nous couchons vers 11 h.


Jour 2:
Espagne oblige, nous ne pouvons pas déjeuner avant 8 h. Aussi le départ s'effectue à 9 h avec
traversée du village de Bielsa.
Un raide sentier tortueux en forêt dense nous fait s'élever rapidement sur le flanc de la
montagne au dessus du Valle de Pineta et du lac de barrage sur le rio Cinca..
Il fait beau et chaud mais nous sommes bien à l'ombre dans la forêt.
Sur un replat nous trouvons le refuge Montinier. Nous suivons un bout de piste rapidement
abandonné au profit d'un sentier en escaliers qui s'élève dans une belle végétation et plein de
fleurs. Le paysage fait penser aux Dolomites avec son calcaire blanc très sculpté par les
intempéries.
Les arbres ont disparu et le sentier grimpe dans une combe minérale pour finalement atteindre
le Portillo de Tella à 2089 m.
Pause repas avec vue sur la vallée et au loin un grand lac de barrage.
La descente s'effectue dans un paysage de calcaire blanc très lappiazé parsemé de "coussins
de belle mère", grosses touffes sphériques de genêts épineux encore partiellement en fleur.
Dans les nombreuses fissures de la roche poussent des aconits napell de toute beauté.
De nombreuses vaches fréquentent ce plateau.
Nous débouchons sur une piste, puis la quittons pour couper les épingles, et ainsi de suite.
Nous retrouvons la forêt, puis longeons une longue barre rocheuse pour enfin la franchir dans
son point bas.
Le sentier est très encaissé et la végétation barre parfois celui ci. Un énorme buisson de ronce