LES RANDONNEURS du CHAMPSAURVALGAUDEMAR
                                                                                                      
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La grande Autane dimanche 23 septembre 2018
 Encore six participants pour cette randonnée avec un sommet à 2782 m. Le ciel est parfait ce matin, pas un seul nuage. Nous débutons notre chemin à Archinard, dans l’ombre du Nord. Un panneau nous interdit l’accès du sentier pour travaux. Mais nous sommes dimanche …. Et personne ne travaille !
La montée vers l’alpage et la cabane du berger se déroule dans un bon rythme. Le chemin est très bien entretenu. Les 400 premiers mètres de dénivelé sont franchis. La deuxième partie, jusqu’au col de Rouannette est un peu plus difficile à négocier : ça grimpe ! Le soleil est arrivé et la chaleur qui va avec. Nous atteignons le col en moins de temps qu’annoncé au départ.
Après une petite concertation tout le monde veut continuer. Nous attaquons les crêtes et profitons du superbe panorama. Il est midi. Arrivés au pied de la Grande Autane on se demande par où il faut grimper. La pente se relève et seuls les cailloux dominent. Deux personnes préfèrent s’abstenir en raison d’un manque d’entraînement et de douleurs.
Nous reprenons l’ascension en escaliers tout en bord de crête. Le vrai sommet est un peu caché derrière celui qui nous apercevions du bas. Nous touchons au but. Le spectacle à 360° est grandiose. Le ciel toujours aussi pur. Nous déjeunons en citant les sommets environnants.
La descente est plus facile car nous dominons les passages. Nous rejoignons nos deux collègues qui ont profité de ce moment de repos dans un carré de verdure bien ensoleillé. Le retour sur Archinard se déroule avec quelques haltes afin de détendre les muscles bien sollicités… Un arrêt à Pont-du-Fossé pour se réhydrater et commenter nos 1260 m de dénivelé.
Ce fut une très belle journée d’automne.
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Le refuge et le Col de Chalance dimanche 16 et lundi 17 septembre 2018
 Les six participants se retrouvent à St-Bonnet avant l’heure indiquée : tout porte à croire qu’ils sont pressés de découvrir les lieux annoncés. Au Rif du Sap nous notons nos noms dans le cahier du CAF. La montée peut commencer. Le temps est beau mais des nuées commencent à apparaître vers les sommets. Nous progressons au rythme des nombreux lacets et juste avant de déboucher sur le premier plateau nous apercevons le refuge perché, tout là-haut, sur son piton. Les cabanes de berger de la Muande gardent les lieux vides de tout troupeau. Les plants de myrtilles virent au rouge, l’automne est annoncé… Le Pic Lambert nous domine dans toute sa majesté.
Nous reprenons notre progression dans une bonne pente jusqu’à la source où il est noté « pas d’eau potable au refuge. Faites le plein ici ». Nous remplissons la totalité des gourdes emportées en prévision. Les nuées remontant de la vallée se sont multipliées et cachent par moment les sommets  Nous croisons ceux qui ont passés la nuit au refuge.
Un dernier effort pour traverser en direction du Pic Lambert et contourner le massif qui nous cache le refuge. Nous le découvrons enfin au-dessus de nous… accessible ! Le panorama est un peu brouillé par la brume qui va et vient. Nous déjeunons sur la terrasse où il fait bon. Un temps de repos s’impose.
Nous décidons de monter vers le Col de Chalance malgré tout. Nous suivons le beau tuyau qui amène l’eau au refuge et vient de très loin au-dessus.  Nous avançons prudemment en suivant les cairns disposés tout au long du parcours… au milieu des pierres, cailloux, rochers, éboulis de toutes sortes. Le paysage est totalement minéral. Enfin le Col de Chalance (3053 m) est là et nous plongeons nos yeux dans les glaciers situés de l’autre côté. Le vide est impressionnant. La vue est totalement dégagée. Le soleil est revenu. Quelle chance !
La descente n’est pas plus aisée bien que facilitée par les grandes dalles polies par les glaciers où nos chaussures adhèrent bien. Un phénomène particulier nous fait penser à une apparition au milieu d’un arc-en-ciel… l’atmosphère est étrange. Nous rentrons au refuge à 18h00. Nous contemplons le paysage qui progressivement s’est un peu éclairci. Il est temps de se préparer pour le repas. Cake au thon et carottes, saucisson, pâtes fraîches bolognaise, reblochon et gâteau au chocolat : un festin !
Après 1600 m de dénivelé nous sommes un peu fatigués et nous gagnons nos couchettes vers 21h. La nuit se passe toute en douceur et calme.
Lever à 7h00 avec une vue totalement dégagée et nous assistons bientôt au lever du soleil pendant le petit déjeuner. Que de beauté ! Nous rangeons le refuge et remontons au point de vue sur la vallée situé un peu plus haut pour profiter du panorama exceptionnel. Ensuite c’est la descente depuis ce lieu magique. Une halte sur le plateau situé au-dessus des cabanes pour finir le gâteau au chocolat de Cathy. Nous rejoignons les voitures à 12h45 et nous allons déjeuner au Chalet du Gioberney afin de profiter encore un peu de cette vallée magnifique.
Deux jours de grande qualité.
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Le col du Cheval de Bois par la cascade de Prelles, le dimanche 9 septembre 2018

9 personnes pour ce circuit qui est une découverte pour certains. Le col du Cheval de Bois est une classique, mais y aller par la cascade de Prelles est moins commun.
Nous partons du parking des Auberts et tout de suite les traces des violentes inondations du lieu sont visible. Des coulées de roches sous les arbres, des travaux pour rétablir la passerelle sur le torrent d'Isola, des tonnes de pierres descendues des hauteurs vers le Drac de Champoléon et ayant enseveli le pont de la piste forestière...Tout au long de la piste, les modifications du paysage sont visibles. Nous arrivons à la cascade de Prelles, la dépassons et trouvons à droite le cairn qui signale ce sentier non répertorié sur les cartes.
Dès les premiers mètres, l'ambiance est donnée: montée raide dans la végétation, marches inégales, sol glissant...
Nous sommes encore à l'ombre mais l'activité déployée rend les polaires inutiles. La chaudière interne fonctionne à plein rendement.
Une petite pause est appréciée, même si le courant d'air frais dissuade de la prolonger trop longtemps. Nous repartons, traversons le torrent et nous retrouvons dans une petite cuvette. Puis la montée continue dans les éboulis, traversées de torrents à sec. Le soleil a franchi les montagnes et il fait bon. Après avoir suivi une petite vire au pied des parois, nous débouchons sur une zone moins pentue et parcourue par des ruisseaux qui serpentent dans la pelouse d'altitude. Quelques flaques et zones humides parsèment la prairie. Puis la traversée d'un ruisseau plus large nous amène au lac de Prelles enchâssé dans la pelouse humide. Des grandes plantes aquatiques ondulent dans l'eau au grès de courants invisibles. Des tritons alpins peuplent le fond.
Nous faisons le tour du lac et puis il faut repartir car le col est encore 300 m plus haut.
La montée se fait dans les alpages où broutent quelques moutons surveillés par de vigilantes marmottes dodues. C'est assez raide et la progression se fait lentement. Le col est en vue: encore un effort pour vaincre ce qui reste de pente à monter.
Nous trouvons un endroit presque plat pour le pique nique. Mais il y a de l'air, les nuages s'amoncellent et il faut se couvrir.
Pas de sièste trop longue. Nous attaquons la descente en lacets qui nous ramènera vers le refuge du pré de la Chaumette. Le reste des brebis pature par là, sous la vigilance des chiens qui nous signalent juste leur présence par un ouaf tout juste convaincu. La bombe au poivre reste dans la poche.
Le croisement avec le pas de la Cavalre est atteint, puis la suite de la descente est enchaînée. En vue du refuge, et alors qu'il signalait celui ci, Alain L bute sur une pierre et fait un plongeon dans les broussailles. Bilan, mal aux genoux, nez écorché, cuisantes brûlures des orties, mais rien de grave.
Le carrefour avec le chemin du refuge est atteint et nous continuons par la piste car le GR est endommagé par les gros orages de l'été.
La piste est assez interminable: nous passons devant le départ de ce matin puis enfin arrivons au pont et peu après au parking.
Direction les Borels pour la mousse: fermé! Nous poursuivons sur Pont de Fossé: fermé!!! Finalement nous finissons chez Marie Blanche où au moins c'est ouvert!

 
 
Le refuge du Pigeonnier par la cabane du Vaccivier le dimanche 2 septembre 2018

C'est la reprise! Apres un mois d'août sans activité RCV, nous nous retrouvons 14 pour ce classique du Valgaudemar. Après avoir récupéré les 2 du Valgo à St Firmin, cap sur le refuge du Gioberney, départ de la rando.
La montée commence tranquillement en passant non loin de la cabane du berger. Un reste de névé occupe la combe à gauche Il y a bien longtemps qu'on en avait plus vu là!
Plus haut, un gros névé coupé en deux par le torrent présente tout de même des hauteurs avoisinnant les 3 m de neige tassée!
Il oblige même a un contour pour retrouver le chemin. Puis la montée continue et bientôt, après avoir passé le verrou rocheux, nous arrivons à la cabane du Vaccivier sous son gros bloc rocheux. Un troupeau est là. Mais pas de patou, seulement 2 border colley et le berger. Nous poursuivons la montée en profitant de la vue sur les montagnes environnantes. Un ravin où coule un torrent est franchi sur une passerelle toute neuve, puis arrivent les passages rocheux où il faut mettre un peu les mains. Enfin, à nos pieds le refuge du Gioberney, puis le lac du Lauzon et le lac bleu. Encore un effort et voici le refuge du Pigeonnier, juste à l'heure pour le repas.
Josette qui connait le gardien lui a demandé si nous pouvions utiliser les tables. Il n'y a personne à part nous. Nous nous installons et commandons des boissons par correction. Le repas se termine avec gâteau aux pepites de chocolat (de Josette pour son anniversaire de début août),et  brownies de Cathy( pour les mêmes raisons, mais de fin août). Petite sièste et amorce de la descente.
Celle ci a vu son cheminement modifié car certains passages sont endommagés par la fonte des neiges et les orages plus récents. Une déviation est en place pour éviter le gros névé et les pentes instables vers le carrefour du lac du lauzon. Elle amène à traverser le torrent en amont plus de 100 m plus haut.
Puis remontée vers le lac du Lauzon un peu envahit d'algues et de couleur sombre. Il n'y a plus beaucoup de circulation d'eau dans ce secteur. Une pause au lac, et nous attaquons la descente sous les premières gouttes. Des nuages ont en effet couronné les sommets. Il ne commence vraiment à bruiner que près des voitures. Aalin glisse et se fait mal au doigt 100 m avant le parking!
Les sacs posés, direction le Gioberney pour la traditionnelle boisson de fin de rando. C'est Josette qui régale pour fêter son anniversaire.
Retour sur St Bonnet, sans halte aux 3 Ton's.
Tour du Viso juillet 2018
 Remarque: Le récit ci après est celui d'un participant qui a effectué le circuit tantôt avec un accompagnateur, tantôt avec l'autre. Il ne relate que ce qu'il a vécu, hormis quand les 2 groupes étaient rassemblés.
 Premier jour: De l'Echalp au refuge Granero par le col Lacroix.
 Un peu de retard du au passage alterné d'Aiguilles, et tout le monde se retrouve sur le parking de l'Echalp. Nos accompagnateurs, Jérémy et Simon, nous donnent quelques règles à respecter, vérifient que nous sommes correctement équipés, forment 2 groupes et distribuent les pique-niques.
Puis le premier groupe attaque la montée vers le col Lacroix, choisi de préférence à Sellière car la météo est instable et des nuages accrochent les sommets. Les premiers lacets permettent aux accompagnateurs de régler l'allure. Nous traversons une forêt de mélèzes, dont certains sont très vieux. Quelques poses permettent aux groupes d'être parfois en tête, parfois derrière. Le sentier sort du mélèzin et traverse des alpages où foisonnent les fleurs. Il fait bon. Presque au col, une messe en plein air réunit des participants français et italiens (vielle tradition qui se perpétue depuis des siècles!). nous arrivons juste pour profiter du concert donné après la messe.
Un coup d'oeil en arrière et nous quittons la France pour quelques jours.
Nous découvrons le val Pellice que nous allons rejoindre en descendant une série de lacets dans la forêt. Nous y croisons des italiens qui montent vers le col, et des bergers en moto.
L'heure du repas approche et nous quittons le sentier pour un raccourci. Nous trouvons une belle clairière et nous nous installons pour manger. Le soleil disparaît d'un coup et la température baisse. De gros nuages noirs masquent les sommets.
Nous remettons les sacs et finissons la descente pour passer près du refuge Jervis.
Peu après, nous rejoignons l'autre équipe qui pique-nique. Nous continuons en remontant vers le fond de la vallée, très verte et parsemée de fleurs. Nous atteignons un hameau typique de la région, tout en pierres et couvert d'énormes lauzes. Pause boisson et nous repartons pour franchir le premier verrou. Il fait très chaud et lourd. Nous croisons des gens qui se sont fait mouiller plus haut. Quelques roulement de tonnerre nous font penser que nous n'allons pas y échapper! Nous traversons une zone plus plate et entamons le deuxième verrou au sommet duquel est le refuge Granero. Il fait moins chaud car le soleil a disparu.  Encore un effort et le voici, tout en pierre, volets rouges et jaunes, tout près d'un beau lac (lago Lungo) où vont aller se baigner nos deux inconditionnelles des bains glacés! Nous y préférons la douche chaude! Tout le monde se retrouve et nous investissons le dortoir.
La soirée se déroule comme beaucoup de soirées en refuge: douche,  mousse, amuse gueules offert par les gardiens, repas (pollenta) et dodo à 9 h.
 
Deuxième jour: du refuge Granero au gîte de Pian del Re par le col Manzol et le col d'Armoine.
 Déjeuner à 7 h 30, départ à 8 h 30. Les accompagnateurs proposent de brasser les groupes, sans grand succès.
Nous remontons vers le col à travers des alpages très fleuris et parsemés de blocs de rochers usés, de dalles rabotées par les glaciers. Les quelques nuages qui bouchaient  les reliefs s'estompent.
La montée vers le col est agréable. Nous apercevons un bouquetin à grosses cornes qui fait le beau en haut d'un pic. Nous surplombons le Lago Nero puis arrivons au col Manzol.
Très belle vue sur la plaine du Pô. L'atmosphère est assez claire pour que l'on distingue au loin le mont Rose et le Cervin. Au pied de la montagne on voit la ville de Pinerolo (Pignerolle du temps où le Piémont était français et dont la citadelle a servi de prison au Masque de fer et au superintendant des finances Fouquet), première agglomération située sur la plaine.
Une descente assez raide nous attend. Certains passages sont équipés de chaînes qui font office de mains courantes. Le rocher où se situe l'ancrage d'une d'entre elles a cassé, et c'est la chaîne qui retient le rocher!
La pente diminue et nous nous retrouvons dans d'énormes blocs de rocher. C'est là aussi très fleuri. Une pause s'impose pendant laquelle nous observons nos camarades descendre le col. Nous reprenons la route pour remonter le vallon jusqu'au lago Arbancie où nous déjeunerons, bientôt rejoints par les copains. Nos deux inconditionnelles des eaux glacées se baignent dans le lac!
Reprise de la montée vers le col d'Armoine où un joli spectacle nous attend. Dans des rochers situés à gauche du col se trouvent des bouquetins mâles, des femelles avec leurs petits. Nous les approchons assez pour obtenir de bons clichés.
Puis c'est la descente vers Pian del Re. Le Viso n'est pas visible car accroché par la nebbia bien souvent omni présente dans le massif coté italien. Nous sommes en face du col et du tunnel de la Traversette qui permettent de rejoindre la France (tunnel creusé en 1480 pour faciliter le commerce du sel entre France et Italie).
Dans la pente se trouvent les vestiges d'un blockhaus détruit par un obus. Il sert d'abri aux chamois!
La descente continue à travers des alpages très fleuris. Un lac est visible en face. Le deuxième groupe suit un autre itinéraire qui converge au niveau de Pian del Re.
Puis nous arrivons au gîte. Le Viso est visible entre deux montagnes et entre deux passages de nuages!
Tout le monde se retrouve, les dortoirs sont affectés et il n'y a plus qu'à aller boire une mousse en attendant une place aux douches. Certains vont voir la source du Pô, située à 200 m dans un éboulis: rien de bien spectaculaire.
Nos bagages arrivent, ainsi que les pique-niques du lendemain, menés par François au terme de près de 3 heures de route! Il passera la nuit ici et repartira demain avec nos affaires. Cela nous soulage car comme ça nos sacs ne contiennent que le nécessaire pour 2 jours.
L'heure du repas arrive: pollenta! Mais celle ci est différente, servie avec du fromage blanc battu et de la ciboulette, des pois chiches et lentilles en salade et de la confiture de framboise!!! C'est copieux comme à l'accoutumé en Italie.
Dodo de bonne heure pour un lever à 7 h  et départ 8 h pour une longue étape.